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##Sommaire 00:00 Intro 00:37 Cinq indicateurs clés pour décrypter les marchés 02:10 Un premier indicateur positif ? 04:01 Comment interpréter l'indice de la peur (VIX) ? 07:20 L’offre SYNAPSES LIVE + : comprenez les marchés et découvrez des valeurs de qualité sélectionnés par des pros 07:50 Une dégradation du côté du chômage ? 10:10 Actions vs obligations : un signal pertinent 12:52 Un indicateur qui en dit long sur la situation 18:22 Quels enseignements tirer de l'analyse de ces 5 indicateurs ? 20:28 L’offre SYNAPSES LIVE + : une sélection de valeurs à potentiel*
##Vidéo enregistrée le 10 avril 2024 Le dynamisme actuel des indices boursiers soulève de nombreuses interrogations. Les investisseurs se questionnent légitimement sur les bases de la hausse du CAC 40, du Nasdaq ou du S&P 500 et sur sa pérennité dans un contexte économique fragile.
Notre invité, Régis Yankovici, président de Luxavie et gestionnaire de portefeuille, souligne l'importance de ne pas confondre la santé de l'économie avec la performance des marchés financiers. Il insiste sur la nécessité de s’appuyer sur des données tangibles pour évaluer les perspectives du marché.
A cette fin, nous avons examiné avec lui les subtilités qui différencient la dynamique macroéconomique de l'effervescence des marchés financiers, en analysant cinq indicateurs minutieusement sélectionnés. Ces indicateurs clés, qu'il juge essentiels, permettent d'éclairer la compréhension des marchés actions et offrent des enseignements précieux pour une gestion optimale des investissements dans le contexte actuel.
N'est-il pas judicieux, dans les circonstances présentes, de sécuriser ses gains et d'adopter une approche prudente en matière d'investissement ? Quels actifs méritent particulièrement notre attention dans cette optique ?
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Bonjour à tous et bienvenue sur Synapses. Vous le savez, sur Synapses, nous cherchons
à ausculter les marchés financiers pour tenter de nous y repérer. Et notre invité du jour,
qui n'est autre que Régis Yankovici, président de Luxavie et gestionnaire de portefeuille,
nous dit que certains indicateurs qui étaient au vert commencent à se dégrader. On va en discuter
avec lui, bien évidemment. Mais avant, rappel rituel. Pour nous soutenir, car nous sommes une
chaîne indépendante, abonnez-vous, commentez les émissions, partagez-les et mettez un pouce vers
le haut si vous les appréciez. Régis, bonjour. Bonjour Vincent. Alors, on va s'intéresser aux
indicateurs que vous avez réunis. Ce sont des indicateurs macroéconomiques ou pas ? Alors,
essentiellement non, parce qu'on a tout à fait conscience que la dynamique d'une économie peut
être très différente de la dynamique des marchés financiers. Et ce sont les marchés financiers qui
font gagner l'argent à nos clients, donc on va s'intéresser à la réaction à l'économie
des acteurs, des investisseurs, et de voir comment ça se traduit à travers un certain
nombre d'indicateurs. Bon, donc la nuance est d'importance, la macroéconomie ne fait pas tout,
donc ce n’est pas parce qu'il y a de la croissance que le marché va bien se comporter, ça certains
investisseurs l'oublient, et inversement ce n’est pas parce que la macroéconomie est épouvantable
que les marchés ne vont pas performer. En général c'est même plutôt l'inverse. En
général. Revenons-en à vos indicateurs. Donc là, vous avez réuni une batterie de 5 indicateurs,
je crois. On en a certains qui sont tout de même positifs de votre point de vue. Exactement. Dans
l'ensemble déjà, si on peut un peu déflorer le sujet de manière générale, on a un certain nombre
d'indicateurs qui sont positifs, deux indicateurs qui sont négatifs, c'est assez naturel, mais on
assiste à une détérioration des indicateurs positifs et les indicateurs négatifs, eux, ne
s'améliorent pas. Globalement. Mais là, ce qu'on a préparé parmi ces cinq indicateurs, deux premiers
ne sont pas inquiétants, ou du moins pas encore. Et on verra trois qui appellent à une certaine
vigilance. Alors commençons par le positif, si vous le voulez bien. Donc le premier, là on parle
vraiment de marché financier, il n'y a pas du tout de macroéconomie. On parle du pourcentage de
valeurs qui sont au-dessus de leur moyenne mobile de 200 jours. Et on a au-dessus le S&P 500 et on
s'aperçoit d’une chose, c'est lorsque ce ratio est supérieur à 80 à 90% et qu'il commence à se
retourner, c'est-à-dire que la baisse devient de plus en plus étroite, c'est un indicateur de fin
de hausse des marchés. Or, actuellement, nous ne sommes pas encore là. Oui, on est sur des niveaux
élevés puisqu'on est en train de toucher la zone qui commence à être rouge. Oui, on tangente les
80%. Voilà, c'est ça, exactement. Mais on n'a pas eu encore une forme de plat et encore moins
de retournement. Donc on est dans une phase où la hausse s'élargit plutôt qu'elle ne se rétrécit.
Et on voit, ça a fonctionné assez bien par le passé, qu'on a d'abord cette forme de plateau,
une dégradation, un caractère plus étroit de la hausse, avant que les marchés ne baissent. Bon,
ça, c'est un indicateur technique très intéressant, en effet. Et là, ce que vous
êtes en train de nous dire, Régis, c'est que, oui, on est en train de constituer finalement
peut-être un sommet haussier, mais on est, d'après cet indicateur, on n'a pas encore vu le bout de la
hausse. C'est ça. On n'a pas encore matérialisé le fait que quasiment toutes les valeurs sont
au-dessus de leur moyenne mobile, mais surtout qu'il y en ait de moins en moins au-dessus de
cette moyenne. Là, il y en a toujours de plus en plus. Oui, il faut d'abord qu'il y ait le pic et
puis ensuite qu'on sente la détérioration, c'est-à-dire qu'il y ait cet affaissement et
qu'on en ait de nouveau de moins en moins. Et à ce moment-là, c'est la fin de la hausse. Là,
on passe au rouge sur cet indicateur. Bon, on n'y est pas encore. Donc ça, c'est un indicateur
positif qui est plutôt réconfortant. Second indicateur maintenant. Lui aussi réconfortant. Là,
on va comparer toujours notre S&P 500 qui est un peu le baromètre des marchés mondiaux au VIX. Le
VIX, je le rappelle, c'est la volatilité implicite du S&P 500 à un mois, qu'on appelle généralement
l'indice de la peur. L'indice de la peur, parce que quand les marchés baissent, Il progresse,
ce VIX, et quand les marchés montent, il régresse et il est relativement bas. Alors c'est un indice
qui est tout de même assez difficile à faire parler, surtout quand on cherche des points de
vente des marchés, parce qu'il n'y a pas de niveau à partir duquel il faudrait vendre. En revanche,
ce qu'on constate sur ce graphique, c'est qu'historiquement, les fins de hausse se
font non pas avec une volatilité baissière, mais avec une volatilité haussière, tout simplement
parce qu'il y a un certain nombre d'investisseurs qui commencent à chercher de la protection, et en
cherchant de la protection, ils font augmenter la volatilité. Ils achètent des puts, grosso
modo. Ils achètent des puts, exactement. Donc ils vendent leur position, ils se couvrent avec
des instruments. Ce sont des options. Ils jouent des baisses. Puisque dans le prix des options,
on a cette composante de volatilité. Et on voit que ça c'est évidemment, on ne va pas chercher de
correction de court terme, mais les corrections historiques majeures ont été faites dans une
volatilité haussière et supérieure à 20. Là encore, c'est une question de dynamique et de
niveau. Or, aujourd'hui, on voit que la volatilité dont j'ai indiqué une moyenne mobile. Oui,
là c'est la moyenne mobile du VIX sur 12 mois. Parce qu'effectivement, si on met directement
la moyenne mobile, on a l'impression que c'est un stéthoscope qui n'a pas de sens. On le filtre pour
lui donner du sens. Enfin, si on met directement l'indice, vous voulez dire. C'est ça, oui. Donc,
vous avez mis la moyenne mobile du VIX. Donc, là, reprenez ce qu'on voit aujourd'hui. Donc,
ce qu'on voit, c'est que le VIX est quand même à des niveaux bas et n'a pas entamé,
ou vraiment de manière extrêmement mineure, une tendance haussière. Donc, ça, c'est plutôt
rassurant. Donc, ce sont deux éléments rassurants. Bon, alors, je retiens tout de même l'information
importante, ce que vous nous disiez, c'est qu'en fait, l'accélération haussière du VIX,
de la volatilité, marque la fin de la hausse, ce n'est pas le début de la baisse. Exactement. Vous
avez très bien résumé les choses. Les fins de hausse se font dans une volatilité haussière.
Voilà. Et puis après, quand on dépasse les 20, 25, alors là, on est plutôt dans… Là,
l'indicateur passe au rouge. Est-ce qu'il faut prendre une décision sur un indicateur ? Nous
ne le faisons pas. Mais lorsqu'on voit cette dynamique d'indicateur devenir rouge, oui,
effectivement, ça incite à la protection. Là, en tout cas, c'est plutôt calme plat et ça serait
plutôt encourageant. Encore une fois. Absolument. Ce qui est important de signaler, c'est que ces
deux indicateurs qui sont rassurants, ce sont des indicateurs qu'on peut appeler de haute fréquence
puisqu'on les a à chaque instant, et donc peuvent se retourner assez rapidement. On a une moyenne
mobile, donc ça ne va pas se retourner du jour au lendemain, mais que sur quelques semaines,
ça peut devenir plus délicat. En tout cas, là, on n'y est pas. On n'y est pas, exactement. A priori.
Avant de continuer l’interview, je vous rappelle que Synapses est en live deux fois par mois pour
vous présenter des opportunités d’investissement définies par les experts d’Alphavalue ainsi
que des analyses exclusives pour vous aider à dynamiser votre portefeuille et à rester agile
sur les marchés. Pour vous inscrire cliquez sur la fiche qui apparait en haut à droite
de votre écran ou sur le lien en description. Ce ne sont pas les seuls indicateurs que vous
surveillez, et que d'autres, vous nous l'avez dit, sont en train de tourner à l'orange ou au
rouge. Absolument. Et je regardais, là on passe sur un indicateur de nature macroéconomique,
mais qu'on fait parler un peu différemment que peut le faire un économiste en général,
c'est de dire que la performance des marchés boursiers est bien meilleure quand le chômage
est élevé que lorsque le chômage est bas. Je peux vous assurer, je n'ai pas fait la statistique,
mais je... Vous y mettriez votre main à couper. C'est une évidence à Regardez ce graphique-là. Si
vous achetez le marché quand le chômage américain est en dessous de 7%, vous faites une bien moins
bonne performance que si vous achetez le marché quand le chômage est supérieur à 6
ou 7%. C'est une évidence. Donc aujourd'hui, ce n'est pas une bonne période pour investir
durablement sur les indices boursiers parce que non seulement Le chômage est bas, mais il est
en train de remonter. Et on voit historiquement que lorsqu'il remonte, il ne s'arrête pas tout
de suite. Il gagne de nombreux points de hausse simplement parce qu'on a un cycle économique qui
a une certaine durée. Et vous pensez que le cycle américain va se dégrader ? Absolument. Alors on a
un certain nombre d'indicateurs. Je regardais avant de venir le travail temporaire qui se
dégrade depuis de nombreux mois parce que les sociétés, tout simplement, avant de licencier,
réduisent le travail temporaire. Donc ça, pour vous, c'est un indicateur avancé de
dégradation du marché du travail. Absolument. Le fait que le marché de l'emploi soit pour le moment
plutôt dans une bonne configuration, puisque le taux de chômage est très bas, n'est pas une
période favorable à l'investissement en action. Exactement. Donc il vaut mieux attendre. Et là,
le début d'inflexion qu'on commence à avoir en bout de courbe, avec une remontée très minime,
encore une fois, tout le monde serait heureux, beaucoup de pays seraient heureux d’avoir
un chômage à un tel niveau, mais là c’est un indicateur de prudence. Là , on passe à l’orange,
on peut le dire comme ça ? On passe à l’orange. En insistant sur le fait que c’est un indicateur dont
on a les chiffres une fois par mois donc avec une inertie extrêmement lente, mais fondamentalement
cet indicateur est défavorable. Bon, ok. Indicateur suivant maintenant. Alors c'est
un indicateur là de marché, on ne parle plus de macroéconomie, et on va chercher un peu,
on va essayer de comprendre le comportement des deux grands marchés, que sont le marché action
américain et le marché obligataire américain. Donc on va comparer les deux en indiquant le S&P 500,
puis le ratio, le rapport entre le S&P 500 et les obligations de long terme à travers un ETF
qui s'appelle le TLT, ce sont les obligations américaines à plus de 20 ans. Alors, que nous
dit ce graphique-là ? Il dit plusieurs choses. La première chose, c'est que ce ratio, dans la durée,
on a quand même une durée assez longue, plus de 20 ans, il progresse. Ça veut dire que les actions
surperforment les obligations. Voilà, ce n'est pas étonnant d'avoir cette conclusion-là. Ensuite, que
ce ratio est en train d'atteindre des extrêmes, il est sorti de sa zone de régression linéaire,
puisqu'il est sorti même de la zone rouge et il est au-dessus. Alors pour essayer de matérialiser
le caractère tendu ou suracheté de ce ratio, on a mis en dessous un indicateur qui s'appelle le RSI
Relative Strength Index. On considère, je dis on, ce n’est pas nous, c'est la communauté financière,
au-dessus de 70. C'est suracheté, en dessous de 30, c'est survendu. Voilà,
c'est un indicateur de surachat ou de survente. Tout simplement. Soit d'un indice,
soit d'une action, enfin n'importe quel, en fait, vecteur d'investissement. Exactement. Et donc,
on essaye de faire parler ces deux éléments-là. C'est donc, un, est-ce que ce rapport est dans la
zone rouge, voire au-dessus ? Le ratio S&P 500 TLT. Exactement. Et si, en même temps,
il est suracheté, donc le RSI au-dessus de 70. Donc, c'est deux composantes. Et j'ai indiqué
avec une flèche rouge vers le bas, le moment où ces deux conditions étaient réunies. Donc
à chaque fois qu'on a une petite flèche rouge au niveau de la courbe du S&P 500, c'est quand les
deux conditions sont réunies. Exactement, elles sont réunies et on s'aperçoit que finalement,
ça n'a pas été de mauvais moments pour prendre quelques bénéfices. D'accord, c'est plutôt un
signal de prise de bénéfices. C'est plutôt un signal de prudence. Ça ne fonctionne pas,
évidemment, on n'a pas trouvé la martingale. Mais je trouve intéressant d'indiquer qu'en plus, sur
cette période-là, c'est un indicateur qui ne s'est pas allumé si souvent, et que là, depuis un an,
il s'est allumé deux fois. Bon, donc, ça milite au moins pour des prises de bénéfices, selon
vous ? Exactement, c'est un facteur de prudence. Et en plus, quand on vient rajouter l'indicateur
suivant, qui là est un indicateur sur les performances quotidiennes. du marché américain,
là c'est vraiment pure analyse chartiste. Il y a une figure qui s'appelle l'avalement baissier.
Alors il va falloir que vous nous expliquiez ce que ça signifie et ce que ça implique dans le
comportement, en fait qu'est-ce que ça traduit du comportement des investisseurs ? Parce qu'en
fait c'est souvent là que réside l'intérêt du chartisme. C'est un révélateur de la psychologie.
Exactement. C'est moins prédictif que révélateur de la psychologie. Exactement. C'est-à-dire que
si on n'est pas capable de faire le lien entre une figure et un sens du comportement
de l'investisseur, alors je trouve que ça a moins d'intérêt. Là, ce qui est intéressant,
déjà la définition de l'avalement baissier, c'est quand les cours d'un jour, le plus haut
est supérieur au plus haut de la veille, que le plus bas est inférieur au plus bas de la veille,
et que la clôture est en baisse. Voilà, ça c'est une définition. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça
veut dire qu'on a été dans une journée de bourse, qui à un moment de la journée était haussière,
et qu'il y a des investisseurs qui ont réussi à retourner la tendance au cours de la journée. Ça
veut dire forcément qu'ils ont une autre lecture des marchés financiers que le consensus qu’eux,
ils sont baissiers. Ils ont du poids. Et qui ont un poids. Alors, est-ce qu'ils sont seuls
ou alors un groupe d'investisseurs ? On ne sait pas. Mais qui a un poids suffisamment
puissant pour retourner un S&P 500, qui est le marché action de plus liquide au monde. Donc,
je trouve que c'est intéressant de faire parler cet indicateur-là, et là pour le coup, on a
été au-delà, parce qu'on a cherché à savoir si vraiment c'est un indicateur qui a fonctionné dans
le passé. Donc on a pris une période de 5 ans, et on a regardé combien d'avalements baissiers,
puisque si je ne l'ai pas dit, je le précise, c'est une figure de retournement baissier. Donc ça
doit intervenir après une période haussière, et ça doit anticiper une baisse. Donc quelques chiffres
très précis. Sur 50 marchés, on a 1346 séances de bourse. Sur ces 1346, on a eu 51 avalements
baissiers, 51 par rapport aux 1346, ça fait 3,8%. C'est précis. Déjà, ce n’est pas souvent qu'on
a cette indicateur. Effectivement. J'ai voulu affiner un peu, en précisant 1, que ça devait être
après une tendance haussière, parce qu'il peut y avoir des avalements qui sont au sein de tendances
baissières, donc ça a moins d'intérêt. Et puis, m'assurer que l'amplitude de l'avalement était
importante. C'est-à-dire qu'un avalement de très faible amplitude, quand par exemple on est au cœur
de l'été et qu'il n'y a aucun investisseur sur les marchés, ça a moins d'intérêt que lorsque
l'avalement est important. Et on voit sur le graphique que l'avalement récent, il y en a eu
deux, mais très récent, il y a quelques jours, est vraiment important en termes d'amplitude. Alors
quand vous parlez d'amplitude, c'est l'écart entre le point à moins haut. Exactement. Lorsqu'on a
fait le ménage dans ces statistiques, finalement, on passe de 51 avalements baissiers à 16. On
réduit donc 1,2% du temps. Donc des avalements avec suffisamment d'amplitude et dans une tendance
haussière. Exactement. Et alors finalement, est-ce que ça marche ou pas ? Ça marche
11 fois sur 16. Et ça ne marche pas 4 fois. Alors, 11 plus 4 fait 15. Je ne tiens pas compte
de l'avalement actuel, puisqu'on ne sait pas ce que seront les marchés demain. Mais quand même,
ça veut dire que 75% du temps, ça se traduit par une correction. Exactement. Donc 75%,
ça donne une certaine qualité à l'indicateur qu'il faut écouter. Et alors, quel a été le niveau de
baisse ? Le niveau de baisse, c'est 12%. Le niveau de baisse moyen. Moyen. Parce que là, on a des
amplitudes qui peuvent être assez phénoménales. Exactement. Mais autant il y a des signaux qui
sont, on a dit 25% de signaux inadaptés, mais la quasi-totalité des grands marchés baissiers
ont été anticipés pendant un retournement de ce type. Donc c'est intéressant de les écouter. Et
en général, le délai de la baisse entre le signal et la baisse est extrêmement court,
parfois même dès le lendemain ou en moyenne une semaine. Bon, donc c'est un signal à prendre en
considération. Mais ce qui est peut-être davantage à prendre en compte plutôt que de partir dans
une temporalité de déclenchement du mouvement baissier, c'est le fait que là, on est eu. Ce
sont des figures assez rares, vous le dites, d'un point de vue technique, qu'on ait eu finalement,
dans un intervalle très bref, deux avalements baissiers assez significatifs. Exactement,
c'est extrêmement rare, et je crois qu'il ne faut pas négliger ce signal-là, qui pourrait être aussi
consolidé par un avalement baissier hebdomadaire mensuel. Donc le même raisonnement, mais sur une
temporalité hebdomadaire mensuelle. Ça, on ne l'a pas encore, et ce serait vraiment un message très
négatif pour la suite des marchés d'action. Bon, alors, on a deux indicateurs qui restent positifs,
qui sont au vert. On en a trois qui sont tout de même orange-rouge, on peut le dire. En matière de
stratégie et de tactique même dans la gestion de son portefeuille, qu'est-ce qu'on fait ? Ça veut
dire que c'est pour vous le moment de prendre des bénéfices, tout de même ? C'est ça le signal ou
pas ? Alors la façon dont nous l'interprétons chez Luxavie, c'est qu'effectivement il faut faire deux
choses. La première, c'est réduire le niveau de risque des portefeuilles, très concrètement, et
c'est ce qu'on fait depuis quelques jours. C'est vraiment très récent. La deuxième chose à faire,
et ça on le fait depuis bien plus longtemps que ça, c'est d'augmenter la diversification.
On cherche toujours de la décorrélation. Tous les investisseurs cherchent de la décorrélation,
sauf que acheter des choses qui ne fonctionnent pas juste pour le plaisir de décorréler,
ce n'est pas satisfaisant, mais là je crois que, par exemple, on en a parlé, les mines d'or
constituent un facteur de décorrélation attractive et en plus avec un potentiel très important, que
par exemple s'exposer de manière un peu maligne à l'économie chinoise,
c'est-à-dire qu'il n'est pas forcément nécessaire d'aller en Chine pour s'exposer à son économie,
vous achetez des Small caps allemandes qui quand on regarde le graphique de très, très,
très long terme, c'est un parcours juste prodigieux. Sauf que depuis deux ans,
ça baisse. C'est la catastrophe. Oui, c'est vraiment la catastrophe. Moi, j'ai une chance
formidable. C'est que, un, je gère des clients privés, des investisseurs privés qui ont du temps
devant eux et qui ont une confiance formidable. Et vraiment, je peux les remercier. Et donc,
ils ont le temps. Et je crois que le moment est particulièrement bien choisi pour aller sur des
choses un peu contrariantes qui sont délaissées par les investisseurs. Donc, prise de bénéfice,
diversification. Exactement. C'est le message clé de cette interview. Régis,
merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci à vous de nous avoir suivis. Abonnez-vous,
commentez, partagez et mettez un pouce vers le haut si vous avez apprécié. A très bientôt.