51 Vues de vidéo·7 mai 2024
Barcelone n'est pas en France, mais ce n'est pas si loin quand même. Rien qu'un petite détour pour voir l'un des plus grand portrait de fantaisie de Jean-Honoré Fragonard. Portrait d'un de ses meilleurs amis, l'abbé de Saint-Non, à l'espagnole (ça colle bien !).
Quelle composition, quel coloris, quelle pose ! Regardez, découvrez !
Bibliographie et sitographie :
- Guillaume FAROULT, Fragonard amoureux, Album de l'exposition du musée du Luxembourg, Paris, Edition de la Réunion des Musées Nationaux, 2015.
- Claude MIGNOT (dirigé par), Daniel RABREAU (dirigé par), Temps Modernes, XVe - XVIIIe siècle, Paris, Edition Flammarion, Collection Histoire de l'art, 2011.
- Colin B. BAILEY, Philip CONISBEE, Thomas W. GOEHGENS, Au temps de Watteau, Chardin et Fragonard : chef d’œuvre de la peinture de genre en France, Tournai, La Renaissance du livre, 2007.
- Jean-Pierre CUZIN, Dimitri SALMON, Fragonard : Regards croisés, Paris, Mengès, 2007.
- Marcel CHEVALIER, Alain JOUBERT, Le siècle des lumières : Watteau, Chardin, Fragonard, Paris, Montparnasse, 2005.
- Jean-Honoré Fragonard : peintre de Grasse, Paris, Samogy édition d’art, 2006.
- Jean-Pierre CUZIN, Fragonard, Paris, Musée du Louvre, 2003.
- Musée du Louvre : https://www.louvre.fr/
Sources d'images :
- Sources personnelles
- Musée Cognacq-Jay : https://www.museecognacqjay.paris.fr/
- Musée du Louvre : https://www.louvre.fr/
hola
qualona et ça va s'arrêter là parce que
je parle pas du tout espagnol mais il y
a un Fragonard à Barcelone parmi les
trésors sublimes du Musée national de
Catalogne et que je suis allé chasser le
portrait de la BA de sainon habillé à
l'espagnol que je vais vous présenter
aujourd'hui et parce que de tels trésors
ne sont pas faits pour être ignoré du
monde aidez-nous en partageant cette
vidéo en vous abonnant à la chaîne et en
attendant arcotechnicienne
arcotechnicien c'est parti
qui est ce personnage porortaltier au
regard noble fier et dédaigneux c'est
l'abbé de Saint-Non Jean-Claude Richard
abbé de saintnon habillé à l'espagnol
c'est une très belle et grande huile
surtoile de 93,8 par 73,8 cm peinte en
1769 par le maître des coloristes le
crémier fouetteur des peintres français
du 18e siècle Jean aodoré Fragonard et
cette pièce-ci fait partie de la
collection Cambo conservée au Musée
national de Catalogne à Barcelone donc
comme d'habitude qu'est-ce que vous
voyez qu'est-ce qui vous marque à part
ce somptueux cadre aussi puissant que sa
peinture près d'un abrevoir un beau et
chaud jour de printemps où le ciel est
bleu et les nuages blancs un cavalier
fait boire son cheval vif dont il tient
encore la bride il se repose sur le bord
du bassin prend ses aises regardant
autour de lui les passants de ce petit
village espagnol où il s'est arrêté car
oui c'est un espagnol il est à la mode
d'Espagne ce colle en fraise cette
dentelle au poignet qui marque le statut
social noble cette grande étole ces
bottes les couleurs rouges et jaunes et
surtout cette chemise à manches ouvertes
c'est ce qu'on appelle habillé à
l'espagnol là c'est plus un fantasme
français du costume espagnol que la
vraie mode en Espagne au 18e siècle
c'est l'idée du costume original typique
parce qu'en fait là on est plus proche
de la mode à du costume de la
Renaissance française ce que vous voyez
c'est surtout du brun du brun partout
mais sous le ciel bleu on sent cette
sous-couche de brin ocre on voit aussi
du jaune et plus on resserre plus on
explose la couleur vive la lumière le
jaune pur qui soulligne la chemise rouge
et la chemise rouge qui soulligne le col
blanc qui lui soulligne le visage qui
est le vrai point focal et le sujet du
tableau la lumière et l'ombre se
remarque particulièrement sur le visage
on comprend que le soleil est dans notre
dos souvenez-vous ce n'est pas la
première fois qu'un visage est à moitié
dans la clarté et dans l'ombre franche
avec un effet de clair obscure rapide et
tout ça avec avec ce coup de poignet
inégalable l'ensemble est cohérent mais
la touche est aosillante on la comprend
rapide mais assurée la composition de ce
portrait est absolument sublime même
s'il est pas fini pour la finition on
lui préférera certainement son pendant
plus tardif conservé au musée du Louvre
sur lequel on viendra ici ces traits
cette pause du personnage sont des
traits une pause qui revienne souvent
dans les portraits dit de fantaisy de
l'artiste avec un visage tourné de
tris/4 un torse de face mais appuyé sur
le coude et puis ces incroyables
raccourcis a des bras des jambes de tout
le bassin du personnage c'est la
maîtrise du corps de l'anatomie en
dimension de notre jeune maître dans la
force de l'âge à 37 ans tout imprégné de
l'AR italien et français au moment de
cette toile le raccourci en peinture
donc sur une surface plane c'est la
réduction de la perspective sur des
membres dont on connaît dont on sent les
proportions les cuisses ici sont en
raccourci la jambe droite avance puis
recule le pied est à l'horizontal de
notre point de vue c'est un effet he qui
se maîtrise par l'apprentissage et qui
participe ici à la prestance à la
nonchalance charismatique de notre
personnage à la posture assurée les
vêtements bouffants gonflant en
multiplle plis le corps de la baé cette
étole nouée ces choses de cuir cette
plume d'autruche s'échappant telle une
fumée de ce chapeau brasier orné d'une
fleur rouge même l'épée parmi tous ces
drapés semble ployer cette épée
d'ailleurs c'est l'une des quatre lignes
de recadrage du tableau notre tableau
est un rectangle mais le personnage tout
entier tient dans un magnifique losange
la main le chapeau le coude et le pied
sont les quatre angles de ce losange on
sait que la pyramide évoque plutôt
l'idée d'EnFace d'ascension que
l'horizontal c'est plutôt la narration
l'idée narrative l'histoire le rond
l'oval plutôt pour focaliser sur un
point central mais le losange le losange
va évoquer plusieurs choses le losange
évoque indirectement la croix et je
trouve que c'est pas trop mal pour un
abbé le losange c'est aussi l'idée de
l'union du ciel et de la terre et ici
c'est sensé parce que le pied est bien
appuyé sur le sol et touche le bord bas
du cadre la plume se détache dans le
ciel et touche le bord haut du cadre
donc le ciel la terre le céleste le
terrestre l'idée le concret je sais pas
ce que vous en pensez mais je trouve
qu'on est déjà pas mal alors pour ce qui
est du sujet l'abbé de Saint-Non donc
Jean-Claude Richard de Saint-Non c'est
l'un des principaux messenes de
jeanhonore et Fragonard avec berger de
Grandcour le marquis de verry ou le
baron de Saint-Julien sont des
commanditaires qu'on connaît pour le
verrou pour les Arux heureux de
l'escarpolette mais ce sont des
commanditaires ponctuels la médecin non
en l'occurrence bon l' d'être un homme
très bien il est né dans une famille
très aisée il est proche de milieu
artistique c'est un dernier de fraterie
donc une place qu'il est destiné à
servir l'église mais il ne pratique pas
d'office c'est vraiment pour le titre il
n'est pas trop versé dans une activité
religieuse dès qu'il le pourra il va
s'acheter un titre de clair d'avocat
exercé au Parlement de Paris et puis
après quelques événements il vend son
titre sa charge et vit sur la rente de
son Abay étant donné que c'est un Abé et
il fera alors tout pour passer du temps
à satisfaire ce qui le satisfait
vraiment son goût pour l'art sans en
faire son métier cela dit malgré le fait
qu'il soit bon peintre graveur et
dessinateur lui-même c'est un amateur
d'art éclairé comme on dit un amateur
d'art né en 1727 donc 5 ans plus vieux
que j'enoré Fragonard qui lui est né en
1732 Fragonard qui lui est 4 ans plus
vieux que Hubert Robert son meilleur ami
et si je vous parle de tout ce petit
monde c'est parce que des gens de la
même généra gration sont facilement
destinés à devenir amis quand ils se
rencontrent à l'Académie de France à
Rome pendant que les deux artistes sont
en train d'étudier l'art donc notre abbé
c'est un ami c'est un messen Jean-Claude
Labé de saintnon emmènera d'ailleurs ses
deux copains en Sicile et à Naple et
ensuite il fera découvrir un peu plus
tard les villes du Nord à jeanhonoré
Fragonard et tous les trois ils vont
produire tout un tas de dessins des
images qui vont contribuer à un gros
projet la réalisation d'un livre Le
Voyage pittoresque de Naple et de Sicile
imprimé en 178 9786 gravé par les
meilleurs graveurs du temps comme Cochin
au chauffard entre autres mais cet
ouvrage financé par la bé sanom est très
coûteux et tout le monde ne pouvait pas
se l'offrir ce qui va ruiner quasiment
notre personnage Jean-Claude la BA
sainnon approuve aussi les idées
révolutionnaires il était même prêt à
donner spontanément de son argent à la
nation sauf que la nation et surtout la
révolution euh lui ont confisqué son
argent lui ont confisqué son Abé alors
même que la Binon était l'un des auteurs
qui avait préparé le terrain donc qui
avait écrit des textes qui avait préparé
cette révolution qui le laissera
absolument sans le sous et qui le
laissera mourir dans la ruine en
1791 un moment il faut s'attendre à ce
que tous ces personnages dont on parle
même si on commence à les apprécier au
fil de l'histoire meurent à un moment
donné du coup est-ce que ce portrait
colle avec ce que l'on sait du
personnage est-ce que ça confirme ou
infirme certaines idées soit se dit
qu'en connaissant sa biographie on en
fait un gentil garçon qui aime l'art qui
a la passion de l'art un penseur qui
veut plus de justice sociale quelqu'un
de bien soit on se dit que Fragonard a
cherché à représenter qui était vraiment
l'abé de saintnom donc quelqu'un d'un
peu plus ambitieux quelqu'un avec un
regard puissant on nuance cet amour
passionné de l'art et on ressent comme
une part d'ombre dans le caractère
peut-être ce tableau était ce que
Fragonard voulait voir en lui son
potentiel et en vérité mais c'est un peu
de tout ça donc il faut tout associer
pour être dans le vrai sans espérer
l'atteindre bon en tout cas du point de
vue strictement technique de Fragonard
ce portrait s'inscrit dans une tradition
le genre du portrait n'est pas très haut
dans la pyramide des genes en peinture
mais c'est une vraie passion dans
l'Europe entière on doit représenter et
se faire représenter pour le modèle on
montre qui on est quel est son statut de
quel côté on se place selon la façon
dont on se fait représenter et par qui
et pour un artiste réaliser un portrait
c'est entrer en considération de celui
qui est représenter et acquérir une
sorte de niveau social parmi les siens
parmi les autres artistes la
consécration c'est de faire le portrait
d'un pape ou d'un roi évidemment le
portrait est photographique mais il
s'agit aussi d'évoquer le caractère le
tempérament du modèle c'est pour ça que
le portrait a toujours sa place
aujourd'hui qu enfin malgré la
photographie de la part de l'artiste il
y a aussi une idée de réflexion
philosophique et psychologique pour
Fragonard en 1769 bon il est en France
il est rentré d'Italie depuis déjà 7 ans
ce tableau c'est un portrait un portrait
qui est pour lui dans le schéma de ses
têtes d'expression de ses portraits de
fantaisie chronologiquement on est entre
les hasards heureux de l'escarpolette en
1767 les scèes coquin des années 1770
ces portraits ses têtes c'est une
période pour notre artiste une période
durant laquelle il fait une quinzaine de
toiles stylistiquement proche toujours
avec des tons chauds ce coup de pinceau
fouetté avec rapidité la rapidité d'un
moment d'un instant du vif du vivant et
toujours pas avec bonheur voilà j'espère
que cette petite vidéo vous aura plu
n'hésitez pas à la commenter à la
partager à vous abonner à la chaîne
c'était Nicolas pour vous servir et
j'espère vousevir très bientôt sur
arcotch
[Musique]