Streamers / Espagne-France : Jacquin raconte les gestes racistes contre les Bleus

RMCSport
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2 Vues de vidéo·13 oct. 2024
Les Bleus ont dénoncés des gestes racistes dans le public espagnol, lors du match entre les streamers Espagne-France. Le match a été arrêté avant de reprendre. Sur place, notre journaliste Alexandre Jacquin raconte sur RMC les faits sordides..
Est-ce que tu peux nous raconter ce qui se passe ?
Là, on a les images avec Roland, on voit les joueurs français qui reviennent.
A priori, il y a des messages qui ont été passés,
parce qu'il y a eu des gestes racistes détectés par l'équipe de France.
C'est ça, hein ?
Ouais, exactement. Alors moi, je me trouve derrière un des buts du stade,
de la Totico Madrid, au bord du terrain.
Et en fait, effectivement, à l'instant, il y a Amine qui est sorti,
donc Amine, le capitaine de l'équipe de France,
qui s'est adressé au micro à tout le public
en leur disant que c'était intolérable d'entendre des cris racistes dans le stade.
Notamment un joueur qui a été visé, qui s'appelle Brock,
c'est lui qui s'en est plaint.
Il est allé s'en expliquer auprès d'un supporter,
ce qui a fait que le match a été interrompu.
Donc Amine a demandé à tout le monde de revenir un peu à la raison.
C'était inadmissible.
Il a aussi dit qu'il y avait des supporters français
qui sont un petit peu disséminés dans tout le stade,
qui avaient été insultés de salle arabe ou de salle noire.
Il a dit qu'il ne faut pas qu'on continue à jouer dans cette ambiance,
c'est un match de divertissement, il ne faut pas en arriver là.
Et donc, il a dit que malgré tout, ça reste un événement
pour lequel on a été invité, organisé par José Mario,
qui est le capitaine des Espagnols.
Donc il a dit, nous, on n'a pas envie de gâcher la fête non plus,
mais on ne peut pas continuer comme ça.
Donc il a demandé à José Mario, le capitaine espagnol,
de lui-même s'adresser à son public,
ce qu'il a fait, du coup, en prenant le micro.
A priori, ça a l'air de porter un peu ses fruits,
puisque les gens ont eu envie, a priori, de se calmer un petit peu.
C'est vrai qu'il y a pas mal d'électricité dans les tribunes.
On avait l'impression au départ que c'était un peu Bon Enfant,
mais c'est vrai que là, ça a dérapé à quelques endroits.
Et le joueur en lui-même, Braut,
qui a été visé par les attaques racistes de certains supporters,
s'est lui aussi exprimé au micro.
Il a dit que c'est la première fois que ça lui arrivait,
et que lui, au départ, c'est même pas un joueur de foot.
Donc il était un peu déconcentré par tout ça,
et voilà, il a demandé du respect.
Donc a priori, le match va reprendre.
Les joueurs sont en train de se remettre en place.
Voilà, on espère que tout le monde va retrouver un peu son calme
et que ce genre de propos inadmissibles
ne vont plus être entendus pour la suite.
– Juste un mot, Alex, toi qui est présent dans le stade,
derrière un but, tu sens cette tension ambiante ?
Tu as senti que c'était déjà tendu, même pendant la première période ?
– Ouais, bah en fait on le sent,
parce qu'en réalité il y a beaucoup de supporters français qui sont un peu partout.
Alors des fois ils sont par petits groupes,
parfois ils sont un peu isolés.
À la mi-temps d'ailleurs, on était à côté d'un bout de tribune
où un supporter français avait sorti son maillot
et en fait il a dû se faire évacuer par les stadiers
parce que ça chauffait un peu pour lui.
Donc voilà, il y a par endroits, c'est bon enfant,
par endroits on sent que c'est un peu électrique.
Le public, il faut le rappeler, est très jeune ici.
À mon âge, je pense que c'est 18-20 ans.
Donc tout le monde n'a pas la maturité, je pense,
pour ne pas faire déraper la situation.
Après nous, c'est vrai qu'en bord de terrain, avec le bruit, etc.,
où j'étais, je n'ai pas entendu des cris racistes, etc.
mais c'est vrai que c'était à l'autre bout,
quand Braux en est plein,
et tout de suite tout le monde a réagi,
le banc français a couru vers lui,
tous les joueurs l'ont soutenu,
donc on a tout de suite senti qu'il se passait quelque chose.
Pour être honnête avec toi, j'ai tout de suite pensé à ça.
Je ne voulais pas présager ce qui s'était passé,
mais ça se sentait que ça.
Il y avait eu des mots plus que des insultes
parce que depuis le début, il y a des doigts d'honneur,
il y a des petites insultes,
mais là on sentait qu'il y avait eu autre chose.
