Belgique-France : Mbappé, De Bruyne, Olise, le seum... les vérités de Benteke

RMCSport
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2 Vues de vidéo·13 oct. 2024
L'international belge Christian Benteke était l'invité de "Bartoli Time" ce dimanche soir sur RMC. L'actuel meilleur buteur de la MLS est revenu notamment sur la rivalité entre les Bleus et les Diables Rouges.
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Christian, tu es international belge.
Tu as eu 40 sélections avec cette Belgique.
Tu évolues aujourd'hui en MLS.
Tu es même meilleur buteur cette saison de MLS avec 23 buts.
Devant Messi et Suárez, excusez-du-peu.
Tu allais vraiment t'éclater.
Est-ce que tu peux nous raconter comment ça se passe là-bas?
Quel est le niveau du championnat?
Franchement, ça se passe plutôt bien.
Il nous reste encore un match le week-end prochain
pour essayer d'atteindre nos objectifs, c'est-à-dire les playoffs.
La vie ici, elle est complètement différente qu'en Europe, ça c'est sûr.
Et le niveau, franchement, je dirais que la MLS n'a pas du tout à se cacher d'autres championnats.
Et quand je dis d'autres championnats, je parle en dehors des championnats majeurs en Europe.
Je pense que la MLS grandit.
Ça fait des années que la qualité des joueurs progresse.
Parce qu'il y a beaucoup de joueurs, notamment européens comme moi,
et des autres joueurs, je dirais sud-américains, qui viennent dans le championnat.
Et ça ramène un peu une diversité entre les joueurs américains et les joueurs étrangers.
Christian, quand tu dis les championnats majeurs, est-ce que tu mets la Ligue 1 dedans?
Ah, c'est une bonne question.
C'est une bonne question.
J'ai vu dernièrement qu'ils avaient perdu leur coefficient européen,
je pense, leur place européenne, si je ne me trompe pas.
Ça va un peu mieux, mais c'est vrai qu'on est en bataille avec d'autres derrière les mastodontes.
Oui, mais je dirais quand même qu'il faut respecter le championnat français.
C'est un championnat reconnu mondialement.
Donc, bien sûr, ils font partie des championnats majeurs.
Tu parlais de MLS, Christian.
Est-ce que tu as ressenti, parce que ça fait deux ans que tu y es,
l'impact de l'arrivée de Léo Messi quand même?
Parce qu'il a donc rejoint l'Inter Miami, il est arrivé en provenance du PSG.
Il s'est passé quelque chose dans votre championnat?
Bien sûr, clairement.
Tu sens que Messi, c'est plus qu'un joueur de foot, c'est une marque.
Et ce n'est pas anodin qu'il ait eu un deal avec Apple
et que maintenant, partout aux États-Unis, tu peux regarder les matchs de la MLS sur Apple.
Il y a aussi les dates des matchs.
C'est aussi par rapport à quand est-ce que Miami joue,
quand est-ce qu'on peut placer Miami dans le programme
pour que tout le monde puisse regarder?
Et bien sûr, quand tu as un des meilleurs joueurs,
voire le meilleur avec Cristiano Ronaldo sous ta ligue,
sous ton pays, dans ton pays, c'est tout à fait normal
que tu dois essayer de fructifier au maximum sa présence.
Alors Christian, je l'évoquais, tu as 45 sélections en équipe nationale de Belgique.
Tu fais partie de cette génération dorée avec Eden Hazard,
avec Kevin De Bruyne, avec Thibaut Courtois.
Tu as 33 ans aujourd'hui.
Tu as encore des stats qui sont vraiment extrêmement intéressantes.
Et puis surtout, la Belgique aujourd'hui a beaucoup moins de force de frappe en attaque,
notamment avec l'absence de Romelu Lukaku.
Est-ce que tu rêves toujours, toi, de porter ce maillot des Diables Rouges?
Rêver, c'est un grand mot et je ne veux pas me faire passer pour un menteur.
Mais bien sûr, tant que je l'ai toujours dit,
même dernièrement, j'ai fait une interview pour une télé belge
et je leur ai dit que tant que je suis encore actif professionnellement
dans un club professionnel et à un niveau correct,
je ne vois aucune raison pourquoi je devrais fermer l'équipe nationale.
Il y a des joueurs aussi de mon âge et des joueurs plus âgés
qui jouent avec leur équipe nationale, bien sûr.
Bien sûr, c'est d'autres conditions.
Bien sûr, par rapport à mon âge, par rapport peut-être qu'au fait
que je joue aux États-Unis, la considération est moindre.
Mais tant que je jouerai, je ne fermerai pas la porte, quoi.
Mais je n'en fais pas une obsession et je suis conscient.
Je ne suis plus un enfant, je suis conscient du business que c'est le football.
Christian Benteke, attaquant international belge,
meilleur buteur de MLS et l'invité exceptionnel de Bartholy Time sur RMC, Marion.
Alors, effectivement, nous, en France, on a quelques soucis,
parfois énormément de débats avec l'équipe nationale.
Mais vous aussi, en Belgique, la sélection traverse quand même
une période compliquée, une élimination en huitième de finale de l'Euro
contre la France, justement, de partout, contre l'Italie jeudi dernier.
Christian, toi, quel regard portes-tu sur les performances de l'équipe nationale actuelle?
Surtout, encore une fois, que tu as pu évoluer dans cette sélection
avec les meilleurs joueurs belges.
D'un plan de vue extérieur, je dirais que c'est vrai qu'il y a beaucoup d'attente
autour de cette équipe, surtout après notre passage des dernières années,
où il y avait un grand engouement, où il y avait beaucoup d'attente aussi
avec la génération qu'on a pu avoir.
Et malheureusement, malgré ça, on n'a pas pu gagner de trophées.
Donc, il y a les restes et les restes qui sont que le public belge
a maintenant une attente particulière d'atteindre dans certains tournois,
par exemple, et surtout maintenant, avec cette nouvelle génération.
Ils ont eu l'habitude, les dernières années, de voir des bons matchs,
du spectacle, des victoires, match après match.
Et là, dès que tu vois un match nul ou une défaite, c'est vrai que c'est difficile
d'accepter que c'est une nouvelle génération et que ça peut prendre du temps.
Vous aviez une équipe monumentale il y a quelques années, Christian.
Vous avez fait demi-finale de Coupe du Monde.
Marion le disait tout à l'heure, mais il y avait Eden Hazard, Kevin De Bruyne.
Tu étais là, Lukaku, Thibaut Courtois et tous à un très bon niveau.
Alder Verel derrière.
C'est un peu dur comme question, mais est-ce que tu dirais, malheureusement,
que l'âge d'or du foot belge de sélection est passé ?
Je dirais...
Après, on ne sait pas ce que l'avenir est fait, peut-être de grandes choses,
de grands joueurs qui vont se former, qui vont se produire.
Mais actuellement, c'est vrai que la génération dorée, elle est passée
et on le sait tous.
Maintenant, il faut voir ce que cette nouvelle génération pourra rapporter.
Et si c'est une génération de bronze et qui rapporte aussi des victoires
et des trophées, on sera tous contents.
On parlait avec Marion du match qui nous attend demain.
Demain, c'est Belgique-France à Bruxelles.
Quel est ton regard, en revanche, sur l'équipe de France ?
Est-ce que tu trouves que nous aussi, on est dans une génération,
enfin, un creux de génération, entre guillemets ?
On a vu l'arrêt de joueurs tauliers comme Lloris, Griezmann, Giroud,
qui sont partis, Varane aussi.
Est-ce que tu penses que c'est la même chose pour l'équipe de France
ou est-ce que tu trouves que là, en revanche, en France,
il y a un réservoir plus important ?
Non, moi, je ne dirais pas que c'est la même chose.
Bien sûr, il y a des problèmes en interne, mais je dirais que l'équipe
de France a plus de joueurs confirmés qui ont une plus grande expérience,
qui jouent dans des grands clubs et qui jouent au haut niveau
depuis pas mal d'années.
Bien sûr, il y a l'arrêt de Lloris, il y a l'arrêt de Griezmann
et c'est des piliers, Giroud notamment.
Mais je pense que l'équipe de France,
je dirais, dans l'étendue de l'effectif, a beaucoup de joueurs de qualité.
Et je pense que c'est plus facile d'insérer un nouveau joueur que la Belgique.
La Belgique, on est plus limité dans le nombre de joueurs de qualité
et d'expérience en même temps, si ça a du sens, ce que j'essaie de dire.
Alors, Christian, il y a eu un immense débat la semaine dernière
sur l'absence du capitaine de l'équipe de France,
Kylian Mbappé, sur ce rassemblement national.
Vous avez la même chose en Belgique avec l'absence de Kevin De Bruyne.
On a pu en discuter la semaine dernière avec Marcel Desailly,
qui comprenait le choix de Kylian Mbappé,
ce qui est un petit peu aussi mon point de vue.
Est-ce que toi, en tant que joueur, est-ce que ça te choque que le capitaine,
les capitaines des deux équipes nationales ne soient pas présents ou pas?
Non, ça ne me choque pas du tout.
Et la raison est parce que quand les deux joueurs que vous avez cités,
De Bruyne et Mbappé, un joue au Real de Madrid et l'autre joue à Manchester City.
Et quand on regarde leur calendrier,
ils sont là, ils sont partis pour jouer minimum 50 matchs.
Et je pense que ça reste des êtres humains et ils veulent essayer d'avoir une gestion.
Surtout s'ils se trouvent, bien sûr, peut-être pour De Bruyne, ce n'est pas le cas,
mais je dirais d'une manière générale, s'ils sont dans une situation où ils peuvent gérer,
et c'est à dire peut-être pas jouer certains matchs qui ont moins d'importance avec leur équipe nationale.
Je pense que c'est légitime ou du moins c'est humain de penser à gérer son corps,
surtout si tu reviens d'une blessure, si tu n'as pas eu une préparation complète.
Donc c'est d'essayer de trouver un équilibre.
Est-ce que ça me choque ? Non, pas du tout.
Après, Christian, je ne te cache pas que la polémique enfle en France.
Déjà parce que Mbappé, contrairement à De Bruyne, n'a pas 33 ans,
donc il n'a pas le même non plus vécu international,
même s'il a fait de grandes choses, notamment a triplé en finale de Coupe du Monde et qu'il est champion du monde.
Et surtout que malheureusement, il est capitaine de cette équipe.
On a dit qu'il allait profiter de cette trêve internationale pour se reposer
et on l'a aperçu à Stockholm en boîte de nuit, le soir du match de l'équipe de France.
Donc est-ce que tu comprends aussi ceux qui disent que c'est quand même un peu scandaleux
de le voir aller faire la fête alors qu'il doit se reposer et qu'en même temps, ses coéquipiers sont sur le terrain ?
Après, c'est vrai qu'encore une fois, Mbappé, c'est plus qu'un joueur de foot,
c'est une image, c'est l'image aussi de la France, qu'on le veuille ou pas.
Et c'est vrai que ça fait tâche, c'est vrai que ça fait tâche.
Je pense qu'on aura des débats pendant des heures et des heures.
On peut faire aussi l'arrivée à Carpenten avec certaines tenues, disons, un petit peu folkloriques.
Mais bon, on pourra en parler pendant des heures.
Moi, j'aimerais t'interroger, Christian, sur un joueur de l'équipe de France que tu connais bien.
Tu l'as vu percer au niveau à Crystal Palace, qui était un de tes clubs en première ligue.
C'est Mickaël Olizé.
Est-ce que sa progression t'a bluffé ou quand tu l'as vu évoluer à côté de toi,
tu t'es dit ce joueur-là, il va finir en équipe nationale en France ?
Non, dès qu'il est arrivé à Crystal Palace, c'était assez clair et évident
qu'il n'allait pas faire long feu à Crystal Palace.
Déjà, c'est un gaucher et on sait que les joueurs gauchers, c'est des joueurs qui sont assez spéciaux.
Et je n'étais pas étonné du tout.
C'était vraiment une question de temps, le fait de s'adapter comme il venait de la championship.
Et c'était vraiment de s'adapter à la première ligue.
Et franchement, c'était plus une question de temps que d'autre chose.
Et il est resté deux saisons, je pense, ou même pas une saison, si je ne me trompe pas.
Deux, deux, à Crystal Palace.
Deux saisons.
Et ensuite, il est parti au Bayern et c'est plus que mérité.
Et d'ailleurs, titulaire en équipe de France, il l'était jeudi.
Et même s'il a eu un match compliqué, c'est vrai que Didier Deschamps semble lui faire confiance.
Bon, on a une dernière question pour Christian Marion quand même.
C'est Belgique-France demain quand même.
Mais oui, un petit pronostic Christian, obligé.
Alors, je sais que tu n'es pas sur le terrain.
Et encore une fois, la seule fois où la Belgique a battu la France, tu étais sur le terrain.
Mais il nous faut un petit pronostic.
Étant donné qu'il y a pas mal de tensions des deux côtés, si une victoire belge peut,
on va dire dans un sens, diminuer ou apaiser un peu la tension belge,
je dirais une victoire de la Belgique.
La victoire belge.
Bon, on a le droit de te rappeler, ça fait 3-0 pour la France ou pas ?
Ah bah oui, j'espère.
Il n'y a pas de soucis, maman.
Pour info, après la saison, je suis à Dubaï.
Comme mes enfants sont là-bas, celui qui gagne payera un verre de café ou de thé, peu importe.
Et bien magnifique.
Et Christian, dernière question pour toi quand même.
Est-ce que c'est vrai ?
Est-ce que ce n'est pas un mythe, cette histoire de seum belge envers nous ?
Est-ce que vous avez vraiment un truc contre nous ?
Dis-nous la vérité, toi tu étais dans le groupe à cette époque-là.
Est-ce qu'il y a un truc contre l'équipe de France ?
Le seum belge.
Moi, je dirais que c'est plus une rivalité,
c'est plus de la compète que vraiment une haine ou quoi que ce soit.
Je pense que, bien sûr, après dans le langage un peu jeune,
dans l'argot, on dira le seum,
mais je ne pense pas qu'il y a une haine ou quoi que ce soit.
Bien sûr, on va dire que c'est plus être un mauvais perdant quand tu perds,
surtout contre un pays voisin.
Et c'est pareil aussi avec l'Hollande, parce que l'Hollande, c'est un pays voisin.
C'est les pays contre qui tu ne veux pas perdre.
Je pense que la tête de Oum Tissier en 2018, en demi, n'est toujours pas passée.
Tu vois, c'est un mauvais souvenir pour Christian, c'est sûr.
Mais c'est vrai que cette tête, elle a fait mal.
