DEUX NUITS AVEC LISA BERKANI À VENISE !!

Deux Nuits Avec
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Lisa Berkani est une joueuse de basket, internationale française, qui évolue à Venise cette saison et dispute l'EuroLeague.
Lisa est totalement fan de basket : elle passe des journées à la salle d'entraînement, regarde tous les matchs possibles en rentrant et file même parfois encourager l'équipe de troisième division masculine de Mestre, ville voisine de Venise.
Miniature : Agence Omada
Nouveau jingle par Lucciano Espeso
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#venezia #basketball #basket
Comment tu te sens aujourd'hui ? En forme ?
Je me sens super bien, dans mon élément, en forme.
Bienvenue dans un nouvel épisode.
Je crois que c'est la première fois que je viens en Italie.
Et je viens voir notre chère Lisa Bercani.
Une des meilleures joueuses françaises de basket.
Est-ce que Lisa, pour commencer, tu peux te présenter s'il te plaît ?
Je m'appelle Lisa Bercani, j'ai 26 ans.
Et c'est ma première... 27 ans.
Et c'est ma deuxième saison à Venise.
Et puis voilà, je suis plutôt heureuse.
Alors, j'ai joué en France à Bourges, Montpellier,
Mondeville, Villeneuve, Charleville.
Ensuite, je suis partie en Belgique un an.
Et là, ça fait deux ans que je suis à Venise.
Et je joue arrière-meneuse.
Pourquoi Venise ?
Parce que c'est un des plus gros clubs d'Europe.
Donc, dès qu'ils m'ont contactée,
c'est vrai que j'ai trouvé la proposition plutôt intéressante.
L'entrée du gymnase.
C'est aussi la salle de match, du coup.
Toutes les joueuses qui ont laissé leurs affaires, chaussures.
Moi, je suis là.
Mon numéro, mon nom et le logo du club.
C'est vraiment très professionnel.
Déjà, on a trois kinés avec nous.
Donc, le staff médical est vraiment omniprésent.
On a la cryothérapie juste derrière.
Je ne sais pas si c'est ouvert, mais on peut checker.
Là, il y a des tables de massage et il y a la cryo ici.
D'ailleurs, on peut la faire ce soir si on veut, ils nous ont dit.
Il y a des tables de massage partout, franchement.
Il y a la salle de muscu là-bas.
Là, il y a une salle vidéo.
Ils mettent la vidéo au projecteur.
Et il y en a la salle ici.
Voilà.
On a à peu près tout ce qu'il nous faut, franchement.
Donc, entraînement et match au même endroit.
Oui.
On s'entraîne ici une ou deux fois par jour
et on joue nos matchs là en semaine et le week-end.
L'ambiance, c'est comment ici ?
Ça dépend des équipes contre qui on joue.
Plus les équipes sont fortes, en tout cas sur le papier,
plus les fans viennent et nous supportent.
Le 9, c'était vraiment bien parce que les fans,
peu importe le match qu'on joue, ils sont tout le temps là.
Ils sont vraiment tout le temps là.
Après, en France, il y a beaucoup de salles où c'est bien bourge.
Il y a beaucoup de monde, mais je pense que les supporters,
ils sont un peu plus âgés, donc c'est un peu plus calme.
Mais il y a du monde.
Et Basketland aussi, ça vit beaucoup.
Là, on a entraînement de 16h30 à 18h15, à peu près, 18h je pense.
Il faut venir deux arbitres, ils nous ont dit ce matin.
Ah oui ?
Parce qu'il y a trop de bagarres à l'entraînement.
Ils nous ont dit qu'ils voulaient faire des petits matchs,
un peu de cinq minutes.
Donc, ils ont emmené deux arbitres pour réguler,
que ce soit un peu plus simple.
Et bienvenue à Venise, au Humana Rayer Venezia.
Il y a donc une équipe féminine et une équipe masculine.
L'équipe féminine dans laquelle évolue évidemment Lisa,
joue l'Euroleague.
Donc, ça va être une très, très grosse saison pour Lisa à venir.
Ça va être sa deuxième saison.
C'est un des plus grands clubs d'Europe, du coup.
Et j'aime beaucoup la salle qui forme un dôme et qui est circulaire.
Alors si, en plus, pendant les matchs d'Euroleague, il y a du monde,
ça doit être très, très agréable de venir ici.
Et surtout, on s'abonne pour que les aventures continuent.
Moi, je descends tout juste de l'avion.
On est arrivé directement à la salle.
Il faut savoir que Lisa est arrivée une heure en avance,
ce qu'elle fait généralement.
C'est vraiment la première à chaque fois arrivée à l'entraînement.
Et ça, je crois depuis des années, des années, des années.
Elle est mordue de basket,
mais je pense que vous allez vous en rendre compte.
Et comme d'habitude, au plus près de l'entraînement,
toujours avec Denis avec.
Merci au club, vraiment, qui me laisse carte blanche.
Ah ouais, c'est énorme.
Pour s'entraîner dans les meilleures conditions,
le club a fait venir deux arbitres.
Et donc, il y a deux arbitres, je ne sais pas si c'est officiel,
en tout cas, qui sont là pour que ce soit des conditions optimales,
comme en match.
Et ils ont également ramené les balles d'Euroleague,
qui apparemment diffèrent des balles du championnat italien.
Comme ça, ils prennent l'habitude de s'entraîner
et c'est plutôt intelligent de faire ça.
Et petite correction,
les arbitres présents sont des anciens arbitres
qui font partie du club maintenant.
Et je vais aller voir Pietro,
qui est dirigeant ici et qui parle parfaitement français
parce qu'il a vécu et travaillé à Paris.
Je suis avec Pietro.
Quel est ton poste officiel ?
Est-ce que tu peux me le rappeler ?
Je suis team executive,
c'est-à-dire que je suis dirigeant qui s'occupe en particulier
de l'équipe féminine,
donc de l'organisation et de toute la vie de l'équipe.
Est-ce que tu peux forcément nous parler de Lisa ?
On trouve que Lisa était une joueuse qui nous manquait,
une joueuse qui nous apporte énormément de couleurs dans le jeu,
grâce à son talent, grâce à son esprit, grâce à sa faim.
Entre les hommes et les femmes avec qui j'ai travaillé,
je peux dire que c'est la joueuse la plus passionnée que j'ai jamais vue.
Elle vit de ça, elle respire le basket,
elle pense au basket,
elle est basket, basket, basket à 100% dans sa journée,
au point que parfois elle est là toute la journée,
elle vient shooter à 8 heures,
elle reste là à regarder l'entraînement des hommes
qui peut durer jusqu'à 2 heures.
Elle mange un truc ici,
regarde un bout de l'entraînement des jeunes,
ou alors si les jeunes ne sont pas là,
elle vient prendre un ballon et chute toute seule,
et fait son entraînement.
Elle est capable de passer une journée entière ici.
Il est arrivé qu'elle reste shooter toute seule après un match
et que les gardiens ont dû carrément l'expulser de la salle.
Elle pourrait améliorer beaucoup de choses.
Son italien déjà ?
Son italien sans doute, oui.
Beaucoup de choses, mais c'est délicat dans la mesure où
si on essaie de la changer,
si elle devient une joueuse ordinaire,
elle va perdre ce qui la rend spéciale.
Donc à un moment donné,
il faut savoir qu'on peut s'attendre du tout.
Après, c'est vrai qu'elle fait un gros boulot
sur sa discipline, sur le jeu,
sur la compréhension du système.
C'est pas une joueuse égoïste du tout.
Elle est même plus contente de faire marquer
une coéquipière que marquer.
Elle trouve tout ce qu'il faut pour être
une super joueuse au niveau de la Ligue.
C'est très bien puisqu'elle reste après l'entraînement.
Mais moi, j'ai pas prévu ça.
Moi, j'ai vu que des champions sortent de foot.
J'avais envie de me mettre devant la télé.
C'est bien sympa de progresser au basket.
Mais il y a quand même d'autres priorités aussi.
Franchement, c'était une catastrophe.
Mais c'est pas grave, ça arrive.
Tu m'avais l'air un peu énervée.
Ouais, un peu.
Mais déjà, je suis malade depuis deux jours.
On va dire que c'est mon excuse.
Je suis un peu fatiguée.
Ma tension est encore un peu basse.
Non, mais on a changé les ballons.
Du coup, c'était pas facile, déjà.
Et on vient de retrouver aussi notre joueuse
qui était aux Etats-Unis en WNBA.
Donc, le temps de se réadapter
et de mettre les 7 foulées pour elle.
Voilà.
Mais c'était pas un très, très bon entraînement
collectivement et individuellement.
Tu comptes rester jusqu'à quand, là ?
Vu que t'es là, je vais rentrer plus tôt.
Parce que je me sens un peu mal.
Mais normalement, ouais.
Bah oui, moi, je suis là pour te suivre.
Donc, si tu restes là, j'insiste.
Non, mais non, non, non.
Là, je vais poser le ballon, mes chaussures.
Et puis, on va rentrer.
J'ai pris le ballon pour la maison.
C'est le ballon du match.
Du coup, ce qu'on va faire,
c'est qu'on va dribbler avec.
Tu vois, pour se faire la main et tout.
Parce que moi, je veux pas faire un match,
passer à côté de mon match à cause du ballon.
Parce que là, les nouveaux ballons,
ils sont horribles.
C'est une catastrophe.
En route.
C'est pas ouvert.
J'ai dit peut-être qu'on va avoir Drake
dans le petit reportage.
Parce que Drake, il a investi dans le club, là.
Juste derrière.
C'est le Venezia FC.
Qu'est-ce qu'il y a à Venezia FC ?
Évidemment, le club de foot.
Bon, c'est quoi le programme ?
Vu que je t'accueille mal, je suis désolée.
On doit aller faire des petites courses.
Parce que j'étais malade depuis deux jours.
Donc, j'ai pas eu le temps.
T'es pas sortie.
Ensuite, on va sortir mon petit chien vite fait.
Mon petit prince.
Et ce soir, il y a des matchs aussi.
Donc, je voulais les mettre sur mon super
vidéoprojecteur.
Quel sport, du coup ?
Je pense au basket.
J'osais pas te dire qu'il y a PSG Arsenal
en foot en Ligue des Champions.
Bah non, il n'y a pas qu'il y a.
Ma collection de sacs.
Non, moi, je suis quelqu'un qui fait attention
à la planète.
Du coup, j'ai pas envie d'acheter des sacs
et de les jeter à chaque fois.
Tu sais que j'ai un peu peur d'aller faire
les courses avec toi.
Pourquoi ?
Je suis un peu gêné.
Pourquoi ?
Parce qu'on m'a dit que...
Bon, d'habitude, avant, tu allais avec un ballon,
paraît-il.
Je l'ai, c'est dans la voiture.
Il paraît que même quand t'as pas de ballon,
tu t'amuses à crosser les gens,
à faire des feintes et tout.
Voilà, je voudrais pas être témoin de ça.
Non, ça peut m'arriver, mais...
Tu vas en face de la personne et tu lui...
Ouais, voilà.
Mais je veux pas le faire avec toi
parce que je suis un peu timide.
Non, je suis un peu timide.
Mais pourquoi tu fais ça avec des gens
que tu connais pas ?
Quand t'arrives en face des pattes et...
Ouais, voilà.
On les crosse, feinte de passe,
avec mon frère ou avec Marie,
avec Zoé, Clarence.
Et t'en as qui le prennent super mal.
Ah ouais ?
Donc...
Mais pourtant, c'est rien de méchant.
T'aimais la mode ?
Ouais.
Tu veux pas un petit manteau, là ?
Tiens, un petit truc.
C'est cadeau.
Waouh, c'est honteux, Lisa.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Honteux.
Regarde ce qu'il y a au-dessus de ton panier.
Direct, des gâteaux.
Waouh, c'est chaud.
Est-ce qu'on peut dire la vérité, Vendy ?
C'est à qui ?
Je sais pas, c'est dans ton panier.
Dis la vérité.
De toute façon, les gens qui me connaissent,
ils savent que j'aime pas le chocolat,
donc c'est impossible que j'aie pris ça.
Maman, elle est rentrée, mon petit prince.
Bébé.
C'est bien d'avoir des animaux.
Franchement, je veux pas faire genre devant la caméra,
mais c'est la première fois,
mais je pense surtout qu'il est malade, du coup.
Sky, ça va, mon petit prince ?
C'est toujours ton petit prince.
Je t'ai venu faire un reportage tranquille.
Je dois nettoyer le vomi du chien.
Et du coup, quels sont les avantages d'avoir un chien ?
Alors déjà, quand tu vois qu'il rentre de l'entraînement,
comme aujourd'hui, ça s'est pas forcément bien passé,
donc t'es triste,
bah tu le vois, t'es de bonne humeur,
parce qu'il est trop mignon.
Il vient, il te saute dessus,
il veut jouer avec toi, il te fait des câlins.
Allez, cette fois, c'est bon.
Bienvenue chez Lisa Bercani.
Coucou.
Alors, petite présentation de la maison.
Déjà, t'as une maison.
Je vais pas te mentir que,
quand je vais chez les sportifs,
c'est souvent l'appartement.
Ouais.
Petite maison avec mon petit jardin devant.
Bon là, il fait nuit, on verra pas très bien.
Bah là, il y a le salon.
Pourquoi avoir choisi une maison, déjà ?
J'ai pas choisi, c'est le club qui m'a donné.
Ouais, il y a le salon avec la cuisine.
J'aime bien juste avoir deux chambres,
comme ça, quand mon frère vient,
c'est parfait.
Ça commence par...
Ouais.
Pas besoin de le présenter,
normalement, vous le connaissez.
Mike James.
Moi, c'est mon joueur préféré.
Le plus beau, le plus fort.
Ouais, je l'aime trop.
Il te connaît pas,
mais il t'a écrit quand même.
Non, mais il m'a envoyé un message
à la fin de saison.
L'année dernière,
juste pendant les finales,
quand on était à 2-0 contre Skio,
il m'a envoyé un message pour me supporter,
pour me souhaiter bonne chance
et me dire de gagner et de célébrer.
Donc, j'ai pas dormi
pendant la nuit qui suivait, forcément.
J'étais trop excitée.
Là, il y a ta chambre,
la chambre d'amis.
Un release jaune, toujours là.
Yep.
Le maillot de Mike James.
Pour Lisa.
Il a bien dit que c'était pour moi.
Mais tu oses pas te présenter à lui,
c'est ça qui me tue.
Ouais, non, bah...
Je suis un peu timide.
Quand je connais pas,
je suis un peu réservée,
donc non, je me suis pas présentée.
Et il y a aussi le maillot d'Isaiah,
qui joue à Bologne, juste à côté,
que j'aime beaucoup.
Et d'ailleurs, je suis bien contente
que le coach l'ait fait jouer pendant ses JO,
parce qu'on parle pas de lui,
mais ce joueur, il est vraiment trop fort.
Tu vas avoir le plus de matchs possibles en Italie, non ?
Pietro, il m'a dit que t'avais fait une petite carte
et que tu mettais tous les points
à moins de 2 heures,
où tu peux aller.
Bon, Pietro, il abuse un peu.
Mais oui.
Quand il y a...
Bah, Bologne, c'est à 1h20,
donc quand on est sportif,
on fait tellement des voyages longs,
habituellement, 9h, 7h, 10h,
qu'1h20 de voiture, pour moi,
c'est vraiment rien du tout.
Et il y a Milan aussi,
qui est un peu plus loin,
mais pour moi, je mets 2h30.
Donc quand je peux,
je vois aussi les autres équipes,
quand il y a Madrid qui vient,
quand il y a Monaco, du coup.
Il est là.
Il va m'accompagner dans la nuit.
Parce que je suis fan de lui
depuis que je suis vraiment toute petite.
Ça a commencé avec lui.
Parce que t'es fan de tout le monde, là, par contre.
Non, non, non.
Mon hobby, c'est quand j'étais vraiment petite.
Et Mike James est venu après, du coup,
avec Kylian.
On en parlera plus tard.
Voilà.
T'as une ceinture de champion, c'est normal ?
Ouais, c'est de l'année dernière.
Ma médaille avec ma ceinture.
Ah oui, c'est vraiment une ceinture de...
Je vais pas dire la vérité.
Du coup, il y a une salle de bain.
Ouais.
De ce côté-là,
j'aurais bien montré la terrasse,
mais j'ai un peu honte.
Il y a le jacuzzi,
mais je l'ai pas touché depuis cet été,
donc je pense qu'il est pas dans un très,
très bon état avec le bain froid.
Elle ne veut toujours pas enlever son sac à dos.
Ouais, parce que c'est pas touché.
Et là, du coup, il y a ma chambre.
Ça, c'est Simba.
OK.
Lui, c'est Gropo.
Gropo.
Et...
On appelle à celui.
Et ouais, lui, je viens juste de l'avoir,
et on sait pas encore comment on va l'appeler
avec les filles,
donc on attend pour être sûrs.
Et tu dors avec eux tous ?
Avec les trois, oui.
Je dors avec sept doudous.
Je n'ose pas les ramener
à chaque fois que je suis en tournage.
Où est Dame Cocotte ?
Ouais, Dame Cocotte,
c'est ce que j'allais dire.
Il manque Dame Cocotte.
Mais j'ai 20 ou 25 doudous chez moi,
et du coup, ils sont restés avec mon frère.
Je les ai laissés chez ma grand-mère
et avec mon frère.
T'avais fait un compte Instagram
à Dame Cocotte, non ?
C'est pas moi, c'est Zoé.
Zoé Ouadou.
Et là, du coup, il y a l'autre...
L'autre salle de bain.
Moi, je suis venue à Venise,
je me suis dit super,
on va faire des restaurants,
on va découvrir la ville.
Eh ben non,
je suis tombé chez Lisa Berkel.
C'est basket, basket, basket.
Mais comment ça se fait
que ça soit à ce point-là ?
J'ai jamais vu ça de ma vie.
Promis demain,
on fait un truc à Venise et tout,
on mange dehors même le soir style.
Mais comment ça se fait en vrai tout ça ?
Aussi folle de basket.
Parce que je pense que déjà,
regarder le basket,
ça t'aide aussi individuellement
à progresser, à avancer.
Mais après, surtout,
je prends vraiment du plaisir à regarder,
mais un peu plus le basket masculin,
c'est vrai.
Là, l'Euroleague n'a pas commencé,
du coup, on regarde un petit match d'Eurocup,
mais c'est pas mal.
J'aime bien aussi reproduire les mouvements
et j'aime bien aussi,
quand il y a certains plays,
je me dis,
oh, c'est smart de jouer comme ça.
Pour mon équipe,
ça devrait être pas mal.
Après, je peux en parler avec mon coach,
je peux en parler avec certaines coéquipières.
En fait, mon but,
c'est de progresser un maximum,
d'avancer et d'être la meilleure possible.
Donc, je mets toutes les chances de mon côté.
Donc, c'est 50-50.
Je prends beaucoup de plaisir,
mais je sais que ça peut aussi
m'aider individuellement.
La NBA, c'est le show,
l'Euroleague, c'est le basket.
Oh, c'est beau.
Voilà.
C'est une telle chaîne.
J'aimerais bien...
Enfin, mon frère m'a donné l'idée
vu qu'il me voit à chaque fois commenter
et moi, j'adore commenter les matchs.
On s'est dit qu'on pourrait développer
quelque chose autour de ça.
Vas-y, commente.
Temps mort, temps mort.
Mais oui, j'aime bien,
ça vient naturellement.
Donc, je suis plutôt à l'aise.
Je connais bien le basket quand même.
Et oui, j'aimerais bien coacher aussi plus tard.
C'est un petit mix de tout ça.
T'as déjà la fibre coaching, tu penses ?
Franchement, OK,
je veux pas dénigrer les coaches actuels,
mais je pense que je pourrais
vraiment aider dans le basket
parce que quand je vois
tous les clubs que j'ai fait,
et la façon dont les coaches fonctionnent,
je pense qu'avec toute cette expérience,
je pourrais apporter un petit plus.
Parce que je sais les choses que je ferais pas.
Ça, c'est sûr, ça.
Tu cuisines bien ?
Franchement, oui.
Moi, je me fais tout le temps à manger.
Genre, c'est rare.
C'est rare que j'aille au restaurant.
Quand les filles veulent y aller,
de temps en temps, je les accompagne.
Mais des fois, je les accompagne
juste pour être avec elles.
Je mange même pas avec elles.
Ah ouais ? À ce moment-là ?
Ben, ça dépend du spot
et de mon envie du moment aussi, bien sûr.
Mais...
Ah, il est là !
C'est si beau, là !
C'est quoi ta spécialité culinaire ?
Ben, les cookies, du coup.
Ben ouais, parce que les filles de...
Franchement, toutes les équipes
où je suis passée, c'était contente.
Mais elles, elles sont vraiment dingues, quoi.
Elles pourraient se battre,
s'entretuer.
Ça me fait plaisir, mais attention...
Non, ben non, te brûle pas,
c'est pas le moment,
t'es déjà malade, je te rappelle.
Non, non, non, non, non.
On a un petit saumon
avec du quinoa
et des légumes faits maison, bien sûr.
Donc patates douces,
courgettes et pommes de terre.
Avec une petite sauce surprise,
tu verras.
Et le petit citron qui fait la diff'.
Est-il vrai ?
Parce que je mets que des anecdotes sur toi.
Oh non...
Avant d'avoir ce chien,
t'as accepté de garder
tous les animaux possibles
quand t'étais dans le Nord.
Ouais, j'avais ouvert la porte
au sportif,
qui avait fait des chiens.
Et j'en ai gardé un,
c'était un Husky.
J'ai gardé le chien
d'un autre joueur à Lille,
plusieurs fois.
Mais toi tu partais en déplacement,
ou non ?
Ouais, mais on s'adaptait, en fait.
Quand eux, ils étaient en déplacement,
ils me le laissaient,
quand j'étais à domicile.
Et là, tu l'as acheté ici ?
Non, je l'ai acheté à Lille,
le petit prince.
Fin de cette première journée.
Je vais bien dormir
avec le maillot de Mike James.
Les visages accordés.
Je vous dis à demain
pour une longue et belle journée.
Faites de beaux rêves.
Allez, bisous, hein.
Vous arrivez à 7h, quand même.
Ouais.
Terrible.
Pour aller faire quoi ?
Quel est le programme
sous cette pluie ?
Parce que demain, après-demain,
il fait grand soleil.
Aujourd'hui, il pleut.
Il y a la prise de sang.
Apparemment, je vais devoir te soutenir,
te retenir de tomber.
Souvent, je m'évanouis
sur la prise de sang
depuis quelques années.
Puis ensuite, il y a le Média Day,
du coup, de 9h à midi.
On va faire toutes les photos
avec les maillots officiels,
le championnat Euroleague.
Et puis l'après-midi,
on a prévu d'aller à Venise,
mais bon...
On fera rapide.
Le temps, il n'est vraiment pas top.
Pas mal de points, tout ça.
Là, je suis à combien ?
10 points ?
12 ?
Pourquoi t'appelais le Tornado, du coup ?
Parce que je ne sais pas
si tu connais le K54,
le tournoi.
Et tu as toujours besoin
d'un nickname.
Et les filles,
je crois que c'était
Minia Touré,
je ne sais plus qui exactement.
On avait dit
« Allez, le Tornado,
ça te va bien
parce que tu cours partout,
tu bouges partout.
Tornado. »
C'est vrai que tu as
un jeu spectaculaire,
mais c'est vrai qu'on parle
que de ça.
Toi, tu n'en as pas marre ?
Si, c'est grave chiant.
Franchement, c'est super chiant
parce que, déjà,
je suis quelqu'un
qui défend
et on n'en parle jamais.
Donc, déjà,
ça m'énerve,
mais bon,
ce n'est pas grave.
Et c'est vrai que mon coach,
ici, il m'en va tout le temps
en mission défensive
sur la meilleure extérieure
de chaque équipe.
Donc, rien que déjà ça,
c'est la première chose
dont je suis fière.
Et après, oui,
le jeu spectaculaire,
c'est juste que c'est
les réseaux,
c'est les médias.
Dès qu'il y a
un beau panier ou quoi,
ils font passer le beau panier,
mais ils ne font pas passer
le décalage
qu'il y a pu avoir avant.
Donc, voilà.
Donc, non,
ce n'est pas que mon jeu.
Même si c'est une partie
de mon jeu
et je suis contente,
mais ce n'est pas que mon jeu.
Allez,
on attend que toutes
les joueuses arrivent
et le média day
va commencer.
Tout est en place.
C'est le média day
du coaching
et du commentateur.
Salut.
C'est pour ma reconversion,
je me prépare.
Vincent,
comment est-ce
que le média day, là ?
On est sur un média day
de mauvaise qualité
pour l'instant.
On est d'accord,
on s'ennuie,
c'est long.
On change de maillot
toutes les dix secondes.
Ils nous reprochent
de ne pas sourire,
de faire la tête,
d'être énervée.
Bref, il n'y a rien qui va
pour l'instant.
J'espère que ça va s'améliorer.
Les photos individuelles,
ça risque d'être mieux.
Eh, bienvenue sur Squeak,
les gars !
Ça, c'est à moi de le faire.
Moi, je prévends.
Bienvenue en direct
du palacio
des portées d'Italie.
Je suis avec Lisa Bercani
qui est aujourd'hui
la consultante
pour ce média day.
Salut Lisa.
Salut.
Comment tu te sens aujourd'hui ?
En forme ?
Je me sens super bien,
dans mon élément,
en forme.
Voilà.
Ça fait vraiment plaisir.
Alors, il n'y a personne
pour l'instant.
Le public n'est pas là.
Ça ne devrait tarder.
En tout cas,
nous avons une quatorzaine
de joueuses ici.
Est-ce que tu peux
nous les présenter un peu ?
Oui, je pourrais
vous les présenter.
Elles sont toutes
très motivées en plus.
Il y a la première,
il y a Awak.
On ne la voit pas.
C'est pas grave.
Une Finlandaise.
On n'est pas beaucoup
d'étrangères,
on est quatre.
Il y a Kamaya Smalls,
l'américaine.
Dragana Stankovic,
la serbe.
Et moi, la française.
Tu ne parles pas
italien, par contre.
Non, mais j'ai
quelques petits mots
comme ça.
Comme ?
Cosi.
Prego.
Scusi.
Ciao.
On va se quitter
sur ce magnifique ciao.
À bientôt sur Squeak.
C'était long.
J'aimerais qu'on revienne
depuis le début,
ma chère Lisa.
Comment, quand on grandit
à Beaumont,
en plein milieu de la France,
c'est pas loin de Clermont,
comment on en arrive
à jouer à Venise ?
Comment on arrive
au basket, déjà ?
Moi, j'ai commencé le basket
parce que mon frère
jouait au basket.
J'étais proche de lui
et je voulais faire comme lui,
comme les garçons.
J'étais un peu garçon manqué.
Ça m'a tout de suite plu,
donc je me suis entraîné
des heures et des heures
déjà quand j'étais très jeune.
À quel âge tu as commencé ?
Ouais, dans la rue,
tôt, 5-6 ans.
Et en club, un peu plus tard,
peut-être vers 9 ans,
je ne me souviens plus exactement.
Et après, franchement,
d'année en année,
les sélections,
elles ont commencé
et j'ai juste suivi
le parcours, on va dire,
d'un sportif banal
qui est arrivé au haut niveau.
C'est-à-dire,
tu as fait des sélections départementales ?
Ouais, j'ai fait
des sélections départementales,
régionales, nationales.
J'ai intégré Crepes,
l'INSEP,
centres de formation.
J'ai fait des équipes nationales
l'été.
J'ai signé mon premier contrat
professionnel assez jeune
et je ne me suis jamais arrêtée.
Quand tu étais petite,
tu avais toujours un ballon,
c'est ça, n'importe où ?
Oui, oui, oui, partout.
La nuit, dans ma maison,
en cours.
Et la nuit, c'est-à-dire
tu dors normalement ?
Ouais, ouais,
Comment on grandit à Beaumont ?
Franchement,
j'ai plutôt des bons souvenirs.
À l'école,
j'avais plein de copains et de copines.
En dehors, dans la ville,
vu que c'est quand même
une petite ville,
ce n'est pas un village,
mais c'est une petite ville,
tout le monde se connaît,
c'est très familial
et pour moi,
ça a toujours été très important.
Je l'ai plutôt bien vécu.
Après le bac,
j'ai juste fait
une formation
dans la petite enfance
quand j'étais à Villeneuve
mais je ne l'ai pas terminée.
C'était plus pour maïrer
un petit peu l'esprit
et parce que j'adore les jeunes,
j'adore les enfants,
donc c'était pour faire
quelque chose à côté
et voir si ça pouvait
un peu m'aider
à me canaliser
et à gérer mes émotions.
Je ne sais pas,
on va dire que je prenais
du plaisir à faire ça
mais ce n'est pas
ce que je veux faire plus tard.
Ouais,
si on assoit,
elles volent des bouteilles,
des packs entiers.
On va aller
découvrir Venise.
Bienvenuti a tutti.
Et voilà,
on est à Venise.
Enfin là,
on n'est pas vraiment à Venise.
Enfin si,
on est dans Venise
mais on est surtout
dans le parking.
Elle m'a promis
une balade touristique
et on n'arrive même pas
à trouver un taxi.
On cherche un water taxi
pour aller sur l'eau
directement.
Allez,
c'est parti,
les VIP dans le bateau.
Bête, bête.
On se croirait
dans une limousine là.
Ouais,
normalement,
ils ouvrent ça
mais là,
il pleut.
Je suis venue quelques fois
l'année dernière,
je dirais,
une dizaine de fois.
Quand on avait
des petits moments off
et de temps en temps,
quand il y a eu des events
avec les clubs,
surtout en début de saison.
Tu viens faire quoi,
manger, visiter ?
Ouais,
on vient marcher.
Franchement,
juste de marcher dans les rues,
ça te permet de couper.
T'es à 10 minutes
de chez toi
mais t'as l'impression
que t'as pris l'avion
et t'es parti.
Franchement,
le soleil,
je trouve que ça change
complètement l'île.
Ça m'énerve.
On va
voir la place
Saint-Marc.
Très bien.
Voilà,
c'est la place
la plus connue de Venise.
Ensuite,
on ira voir
le pont du Rialto.
On ne mange pas.
Ah oui,
pardon,
si.
Il y a un espèce
de petit restaurant,
on peut manger sur place
ou importer,
peu importe.
Ils font des vraies pizzas,
il y a plein de choix
et elles sont vraiment
trop trop bonnes.
Il n'y a personne.
Normalement,
tu ne peux pas circuler.
Tu évites les gens,
tu passes entre les gens.
Là,
il n'y a personne.
C'est pas mal.
Je meurs de rire.
En fait,
quand il pleut
un peu trop fort
ou un peu trop longtemps,
l'île,
elle est inondée.
Du coup,
ils sont obligés
de mettre des estrades
pour pouvoir circuler.
Sinon,
tu nages.
Donc,
tu décides,
soit tu nages,
soit tu prends l'estrade.
On prend l'estrade.
D'habitude,
dans les rues,
tu ne peux même pas circuler.
C'est pour ça
que c'est trop bien
qu'on ait nos contrats
juste entre septembre
et mai-juin.
Regarde la petite gondole.
Elle a une odeur sympathique aussi.
Tu la portes sur son dos.
C'est quoi ?
C'est une sorte de sac à dos.
Tu peux le mettre dans les poches.
Je lui mets ses jouets
pour quand on va au parc.
Je lui porte tout le temps ses jouets.
Il n'y a pas un petit sac à dos
ou une poussette pour chiens ?
Regarde !
Il y a la poussette pour chiens.
Mais non !
Il ne faut pas se fermer.
C'est un bateau.
Non, lui, c'est un bateau.
C'est un bateau.
Il est pas content, un bateau.
Ça va être bon.
On n'est pas mal.
Pas l'épisode de la France ici.
J'aimerais résoudre un mystère.
Imaginons qu'on se trouve
en 2017
à Abidjan.
Je n'aime pas ce qui s'est passé.
Il s'est passé tellement de choses là-bas.
Vous avez gagné les Jeux de la francophonie,
c'est ça ?
Oui.
Avec l'équipe de France.
Et il s'avère que le couvre-feu
est à 23h30.
Et un soir,
personne ne rentre à l'hôtel.
Tout le monde va faire la fête.
Personne ne respecte ce couvre-feu.
Que s'est-il passé ?
Il y avait une feuille à quatre,
blanche,
avec notre planning.
Donc 8h, petit déjeuner.
9h, shooting.
Midi, déjeuner.
Bref, match.
Et après le match,
il y avait écrit, je ne sais plus,
un truc du genre
23h, coucher.
Mais 23h,
on n'est pas en U16 ici,
et on avait un super bon groupe.
Et du coup, quand il se passait
quelque chose avec quelqu'un
ou un petit groupe de personnes,
tout le monde était hyper soudé,
donc c'était trop bien.
On voit ce 23h-là,
on ne calcule même pas,
on rigole, on s'en va.
Le coach ou la coach
avait écrit avec,
je pense que c'était un marqueur noir.
Du coup, j'ai juste pris
un bout de tape,
blanc,
et j'ai mis un petit bout de tape
sur le 2.
Et du coup, le coucher
s'est transformé
en 3h du matin.
Le lendemain, on a dit
que tout le monde était à l'heure.
Et on s'est fait...
On a pris cher,
mais au moins,
on était toutes ensemble.
Et du coup,
il y a tout à l'intérieur
d'un village olympique.
Il y avait des espèces
de micro boîtes de nuit,
où du coup,
tu as plein de musique,
et surtout,
tu n'as que les athlètes
à l'intérieur.
Donc on a dit,
on va découvrir,
on va avec les autres athlètes,
on ne va pas aller se coucher
à 23h
avec la seule nation
à faire ça.
Je n'ai pas pris
de parapluie.
Eh oui,
c'est le pont de Rialto,
évidemment.
Quel bonheur.
C'est comme ça,
Venise sous la pluie.
En vrai,
normalement,
c'est beau.
C'est très beau.
Oui,
mais avec le soleil,
c'est mieux.
On se régale.
En vrai,
c'est bien l'avantage
qu'il n'y a personne.
Et Venise reste
absolument magnifique.
Je suis trempé.
Si je tombe malade,
merci Lisa.
Allez,
on enchaîne.
C'est agréable
cette petite température.
On est bien rentrés.
On s'est séchés.
Ah ouais.
Est-ce que je peux avoir
votre attention,
Madame Bercani,
s'il vous plaît ?
Je n'ai pas vu son attention.
Tant pis,
c'était l'heure du cadeau,
mais je le garderai.
C'est l'heure du cadeau.
Comme j'ai été bien accueilli,
comme d'hab,
avec les scotches de chantier,
on ne peut pas faire autrement.
Merci.
Ca y est,
on a un cadeau.
On ouvre ?
En vrai,
c'est très bien.
Ouvre, ouvre.
Yes, ouvre.
Killian !
Skyward !
Mais non,
regardez,
c'est Killian !
Maintenant,
il faut expliquer.
Donc,
tu es fan de Killian Mbappé ?
Ouais.
Genre vraiment fan ?
Ouais,
vraiment fan.
Et du coup,
j'ai vraiment tout suivi sur lui,
même les petits reportages
qu'il a pu avoir
de deux,
trois minutes.
Ouais,
j'attends qu'il me réponde
parce que je ne veux jamais
envoyer de messages,
mais c'est vrai
qu'il a été identifié
dans pas mal de stories,
de posts,
et il y a même
Phoeba,
du coup,
de la Coupe du Monde
quand j'étais en Australie
il y a deux,
trois ans,
trois ans peut-être,
l'été,
qu'il l'a identifié
sur un post avec moi,
avec son maillot.
Donc,
j'attends toujours
qu'il réponde.
Pourquoi fan de Killian Mbappé,
justement ?
Eh bien,
parce que j'adore son histoire.
Déjà,
on est à peu près
de la même génération,
on doit avoir
deux ans d'écart,
trois ans d'écart,
et j'aime bien son histoire.
J'ai vu certaines choses en lui
qui étaient un peu similaires
à la mienne.
Sur certains trucs,
je m'identifiais un petit peu
et du coup,
j'ai commencé à le suivre.
Et puis,
au fur et à mesure des étapes,
je m'y suis vraiment accrochée.
Mais les gens qui disent
« Ouais, non,
mais t'es amoureuse. »
Non,
je ne suis pas du tout amoureuse.
Je l'adore,
mais physiquement,
non.
C'est vraiment
la personnalité.
Ah, c'est trop bien,
je vais le mettre
avec My James.
Regarde,
on va le mettre
avec son petit truc,
son petit manchon.
Ah oui,
aussi,
on peut dire
que tu étais
fort au foot.
Tu as même hésité
un temps
entre le basket
et le foot,
peut-être au niveau.
Ah oui,
ah oui.
Je ne sais pas
si tu as vu
pendant le Média Day,
mais il y a des skills.
Non,
je me débrouillais
vraiment bien au foot.
Tu as joué en club
ou pas du tout ?
Oui,
mais je jouais
avec les garçons
parce que dans ma ville,
il n'y avait pas
de foot féminin.
Donc,
en fait,
je jouais tout le temps
avec les garçons.
De toute façon,
tu préfères jouer
avec les garçons.
Oui,
de toute façon,
le basket,
le foot,
je préfère jouer
avec les garçons.
Donc,
j'ai dû faire un choix,
mais j'adore le foot.
Pourquoi avoir choisi
le basket
plutôt que le foot ?
Je crois que
c'était un peu
par rapport
à mes parents aussi,
le fait d'aller
voir jouer dehors
à l'intérieur
et j'avais quand même
plus de copains
et copines
au basket.
Mon frère
jouait aussi
et le club
était beaucoup
plus structuré.
Il y avait
le basket féminin
quand il n'y avait
pas de foot
pour les filles.
On est chez les fous,
je vous le dis.
Elles me forcent,
c'est le mot.
Aller voir un match
de D2,
voir de D3.
Ça va être
une division masculine.
Ça va.
De temps en temps,
il faut regarder
un peu de basket.
C'est quoi ton meilleur
outfit que t'as sorti ?
L'année dernière ?
Je pense que c'est
le costard rose
avec le masque
du coup
et aussi
le costard noir
qui brillait
vraiment là.
Ce qui est énorme,
c'est que c'est
de la D3,
troisième division
et qu'il y a
une ambiance.
Ils ont ramené
des copes.
Il y a Imola
qui ont ramené
5-6 gars
qui se déplacent
à l'extérieur
et mestrés
à domicile.
Ils ont un vrai cope,
je vais aller
vous montrer ça.
C'est sympathique.
Tu te dis
trop stylé touche ?
On dirait
les assiettes
de chez Lidl
en plastique.
Une mi-temps
et on rentre.
On va manger
et puis on va se coucher
parce que madame
est fatiguée.
Elle courait
après le chien
toute la journée.
On est éclatés.
Moi je suis éclatée
perso.
La journée
était longue.
Le Média Day,
le Média Day,
Tu nous as concocté
la chef Bercanin
ce soir ?
Là on est sur
des petits brocolis
tout sec.
Non,
avec une petite sauce
et il y a
le poulet aussi.
Ah il y a la sauce
du poulet aussi.
Comme tu veux.
Et un petit poulet
avec normalement
un petit assaisonnement
paprika.
Pour tous ceux
qui veulent se dire
que Lisa Bercanin
ne sait pas cuisiner,
il se trompe.
Là je le dis au effort.
Je t'en prie.
Avant d'aller dormir
parce que je sens
que tu es au bout du rouleau.
Est-ce qu'on peut quand même évoquer
les expériences à l'étranger
que tu as connues ?
On peut revenir
déjà en 2017
où tu es draftée
à la WNBA
par les Lynx du Minnesota.
Tu es draftée
mais tu ne vas pas
jouer pour eux,
c'est ça ?
En fait il y a
James Wade,
le mari d'Edwige Lawson.
Il était assistant
à ce moment-là
à Minnesota
et il m'avait suivi
un peu sur
mon année à Montpellier
et je n'étais pas au courant.
Moi même la veille
de la draft,
je n'étais pas au courant.
Donc je me suis fait
réveiller quoi.
Mon portable,
il sonnait
dans tous les sens.
Super nouvelle,
mais je ne m'y attendais
pas du tout.
Du coup,
je n'ai pas pu y aller
pour plusieurs raisons
que je ne vais pas évoquer.
Je vais garder le sourire.
J'ai envie de rester comme ça.
Tu aurais pu avoir
une seconde occasion,
tu es retournée
les dernières années,
en tout cas cette année
à Phoenix par exemple.
Parce qu'en fait
j'avais un contrat de 4 ans
avec Minnesota.
Vu que ça fait plus de 4 ans,
maintenant je peux aller
dans le club où je veux
en fonction de
ce que les coachs veulent,
comment ils veulent
construire leurs équipes
et s'ils sont intéressés
aussi par mon profil.
Et Phoenix était intéressé.
Malheureusement,
le timing entre
notre championnat en Europe
et aux Etats-Unis,
il se marche un peu dessus.
Donc c'était un peu compliqué.
Donc je suis allée
après ma saison,
mais ils avaient déjà commencé
depuis 2-3 semaines.
Donc les training camps
étaient passés,
les premiers matchs
étaient passés.
Mais au moins,
ils m'ont vue,
ils ont été satisfaits.
Tu as joué là-bas quand même ?
J'ai joué,
mais du coup,
pas avec l'équipe,
pas officiellement.
Mais tu es allée au Mexique ?
Oui,
il y a 2 étés je crois.
Ils m'ont contactée
pour les playoffs.
C'était la fin de mon été quasiment.
Ils me restaient
un mois de vacances sûrement.
Il y a une joueuse
qui s'est blessée,
une étrangère.
Et du coup,
ils ont dit,
on a vu que cette fille
était plutôt en forme.
Est-ce que ça lui dirait
de venir terminer
la saison avec nous ?
Moi, je suis amoureuse
du basket,
donc je me suis dit
que ça me fait
une expérience en plus.
Et ça me maintient en forme
et j'ai bien aimé
cette expérience.
Le niveau était bon
quand tu es arrivée là-bas,
comment ça se passe ?
Le niveau était vraiment bien.
Je ne m'y attendais pas.
J'avoue que j'avais
un peu sous-estimé.
Mais il y a pas mal
d'Américaines
qui vont là-bas.
Donc le niveau
était plutôt pas mal.
C'était assez agressif
par rapport aux...
Ouais, non.
C'était un peu dangereux
de temps en temps,
mais par rapport
aux Jeux Européens.
Tu étais dans quelle ville ?
J'étais à Guadalajara.
Ça,
on va mettre ça par-dessus
pour pas qu'il fasse
n'importe quoi.
En vrai, comme ça,
ça devra aller, non ?
Ouais, peut-être.
J'allais te dire bonne nuit.
Bonne nuit quand même.
Frérot,
pourquoi t'as fait pipi ?
Je suis un peu stressé
pour le départ.
Je fais ma valise
parce que je dois partir
demain assez tôt.
Il y aura quand même
la confession demain,
je vous dis.
Bonne nuit, messieurs-dames.
Bon, c'est le départ.
C'est le départ.
Il pleut,
c'est catastrophique,
mais il reste une dernière chose,
c'est la confession.
Lisa a quelque chose
à vous dire.
Bon, du coup,
j'ai une petite confession.
Il y a quelques années,
quand j'étais à Monteville,
je pense qu'on n'est pas
pas assez loin
de se faire assassiner.
On va pas se mentir.
Il y a une personne
qui a été schizophrène,
qui habitait au sud chez nous.
Et dans la résidence
où on était,
il y avait pas mal de joueuses.
Et il y a un soir
où il a commencé
à faire un peu n'importe quoi.
Bon, on n'était pas là,
mais on entendait
les bruits au-dessus.
Je pense qu'il devait
retourner son appartement.
Il jetait les verres par terre,
les assiettes.
Il devait sûrement mettre
les armoires par terre,
les chaises.
Enfin, c'était vraiment
n'importe quoi.
Donc, on a commencé
à taper un peu sur le plafond
avec un balai
pour lui dire
qu'il faut que ça cesse.
On a l'impression
que le plafond,
il va s'effondrer sur nous.
Et en fait,
il a continué,
il a continué.
Après, il a commencé à crier.
Donc, on a commencé
à frapper à sa porte
si je ne dis pas de bêtises.
Alors, je n'ai plus
exactement tous les détails.
Enfin, l'histoire
dans les moindres détails.
Mais je sais qu'au bout
d'un moment,
en fait, il descend
et il plante des couteaux
dans la porte.
Donc, moi, je suis avec
deux de mes meilleurs amis.
Et donc, on se met
directement au sol
parce qu'on se dit
qu'on va se faire tuer.
En fait, ce n'est pas possible.
Donc, on déplace une table
contre ma porte d'entrée
La porte, elle commence
à trembler un peu.
Nous aussi, au passage.
Et donc, on appelle
une autre joueuse de l'équipe
qui habite dans la résidence
d'à côté.
On lui dit,
bon, bah, voilà,
on va essayer de venir,
de fuir parce qu'on va
se faire tuer, quoi.
On reste 20, 25 minutes
au sol.
On attend qu'il n'y ait plus
de bruit.
On essaie d'entendre
s'il est remonté
dans son appartement.
Et au bout d'un bon,
d'un long moment,
on l'entend au-dessus.
Donc, on sait
qu'il est dans son appartement.
Donc, on se dépêche
de sortir.
Mais il faut une dernière
personne pour fermer
la porte parce que
je n'ai pas envie
qu'il rentre dans mon appart.
Et au moment où on sort,
on essaie vraiment
de ne pas faire de bruit
mais je pense qu'il entend.
Donc, il sort au-dessus.
On l'entend descendre
les marches.
Donc, je ferme la porte
à 2000 à l'heure.
On part en sprint
chez la joueuse.
Et voilà,
on était sauvés.
Donc, on a appelé
la police,
on a appelé tout le monde.
Et je pense qu'on n'est
pas passé loin du meurtre.
Franchement, il était
vraiment complètement fou.
Incroyable !
Bon, maintenant,
on peut juste conclure.
Merci Lisa pour l'accueil.
C'était incroyable.
Merci pour l'accueil.
Et puis nous,
on se retrouve très rapidement
pour de nouvelles aventures.
