Ligue des nations : "Personne n'en a rien à cirer", tacle Riolo

RMCSport
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11 Vues de vidéo·14 oct. 2024
À la veille de la rencontre de Ligue des nations entre la France et la Belgique, Daniel Riolo est revenu dans l'After ce dimanche soir sur le désintérêt que portent les gens sur cette compétition.
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Alors, pas mal de cinq changements dans l'équipe de France demain pour jouer contre la Belgique.
Ménihan dans les buts, Koundé, Konaté, Saliba et Dignes en défense.
Chouameni, Kone et Gendouzi, un 4-3-3.
Chouameni, Kone et Gendouzi au milieu et devant.
Tembélé, Marcus Thuram et Barcola.
Voilà ce qui est annoncé par nos reporters qui suivent les Bleus.
Ça doit nous faire réagir ?
Tu peux me dire que t'es content de voir Marcus Thuram titulaire, par exemple, comme Florent, qui est un de ses chouchous.
Je suis content d'avoir la confirmation que ce sont effectivement des matchs amicaux
qu'on essaye d'emballer avec un nom et une appellation absolument ridicules.
Une compétition à laquelle personne ne comprend rien d'ailleurs,
puisque l'autre fois, quand je t'ai demandé même
« Oui, mais quand on se qualifie à ça, c'est pour l'Euro ou la Coupe du Monde ou les qualifs,
j'allais dire comme d'habitude, tu t'es trompé, mais je pense que de toute façon, je ne peux pas trop me moquer parce que je me serais trompé aussi, et même Flo.
Donc on appelle ça la Ligue des Nations, mais...
Comment ça, je me suis trompé ?
Si, si, t'inquiète, j'ai reçu une tonne de messages derrière pour dire que Gilbert est passé à côté.
Mais bref...
Mais peu importe, je dis que personne de toute façon ne comprend rien aux modalités et à ce à quoi ça sert.
Et en fait, c'est juste que ce sont des matchs amicaux et quand tu fais autant de changements d'un match à l'autre,
c'est que t'es là pour faire des essais, que t'es là pour essayer des joueurs.
On en a un, on va en parler dans un instant, qui a décidé que ces matchs-là,
il a un petit peu comme nous, il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas,
à savoir que personne n'en a rien à cirer et qu'il jouerait quand il a envie de jouer.
Comme si nous, on disait, on va regarder quand on a envie de regarder et que d'ailleurs, on regarde que d'un œil.
Et que d'ailleurs, le public regarde d'un demi-œil quand on voit les audiences, maintenant.
Donc, à un moment, je ne sais pas, ça ne viendra peut-être pas, donc on va continuer à se mentir,
on va continuer à se dire que c'est intéressant, qu'on tire des enseignements, que ceci, que cela.
Alors que ça fait des années qu'on sait qu'il n'y a plus rien comme enseignement qui sert à quoi que ce soit
avant d'arriver à la compétition, quand elle commence.
Et que quand elle commence, il y a assez de surprises pour se rendre compte que tout ce qui a été fait avant, après,
il n'y a pas grand-chose qui sert à quoi que ce soit dans ces histoires-là.
Donc, on va assister au match contre la Belgique, on va voir les cinq changements, on va voir Manu Koné titulaire,
on va voir, c'est quoi, c'est Thuram Fajou en pointe ou il le met sur le côté ?
En pointe, Thuram en pointe, à priori, avec Barcola et Dembélé.
Ah oui, c'est Barcola et Dembélé, entouré par Barcola et Dembélé, c'est très bien.
On va regarder le match et puis après, on y accordera l'intérêt que chacun voudra y accorder.
Le mien sera un intérêt quasi nu, je vous le dis.
Le seul truc dans ce que tu as donné là comme compo, Gilbert, la seule info qu'on peut essayer de voir,
c'est un peu l'errance de Deschamps dans ces matchs-là, dans ce qu'il veut faire.
On avait dit avant ce rassemblement, plus en souvenir, il y aura sans doute peu de changements entre les deux matchs
parce qu'il n'a pas aimé vraiment ce qui s'est passé la dernière fois, notamment la défaite contre l'Italie.
Il est conscient que son vestiaire lui-même n'est pas tout à fait satisfait.
Donc, on prend ces matchs au sérieux et justement, preuve qu'on les prend au sérieux,
il y aura très peu de changements entre les deux.
Et moi, je pense que de ces deux compos, on voit encore que Deschamps, c'est pas vraiment où il va.
Alors certes, Thuram était blessé pour le match précédent, c'est une chose.
Mais le match le plus dur des deux, celui contre la Belgique, tu mets Digne à gauche, d'accord ?
Moi, j'aime beaucoup le cas Digne, par ailleurs, et toute sa carrière.
Mais quelle est la signification de Digne par rapport à Hernandez ?
Hernandez contre Israël et Digne contre la Belgique. Je ne vois pas de logique.
Maintenant, tu remets Gendouzi et Conné.
Gendouzi et Conné ne sont pas censés être des titulaires des Bleus, comme dit Daniel.
Dans ce cas-là, on est dans l'ordre de l'équipe la moins forte contre l'adversaire la plus forte.
Pas la moins forte, mais surtout dans l'ordre des essais.
Si on est capable de dire aujourd'hui qu'il est l'équipe la plus forte.
Oui, mais en l'occurrence, c'est lui-même qui avait dit qu'il y aura peu de changements.
Je vais essayer de dégager quelque chose de titulaire en mode c'est une compète,
on ne fait pas n'importe quoi. Résultat des courses,
tu as effectivement des joueurs qui ne sont pas des titulaires en puissance,
qui vont donc affronter la Belgique, qui est, on va le dire, le plus dur adversaire des deux.
Et par rapport au discours des joueurs qui s'étaient inquiétés
et qui avaient pris la parole dans le vestiaire,
je ne suis pas certain qu'on ressortira tactiquement avec quelque chose de très clair.
Parce que même si demain, ça se passait bien avec cette équipe-là,
est-ce que tu penses vraiment, connaissant Deschamps,
que ça changera quoi que ce soit sur le poste d'arrière-gauche entre Digne et Hernandez ?
Bien sûr que non.
Donc en fait, il avait dit qu'il n'y aurait pas de changements, il y en a plein.
On avait dit qu'il y aurait tactiquement quelque chose de différent et un changement fort.
Bon, pas vraiment.
Olizé, on l'a vu là, dans un poste qui n'est pas là où il est le meilleur,
et là, on ne le voit plus.
Bref, ce qui manque en ce moment, c'est de la lisibilité, de la cohérence,
qu'on n'a pas du tout.
Parce que je pense que Deschamps lui-même ne sait pas exactement,
mise à part en gros son secteur défensif,
ne sait pas exactement comment animer offensivement son équipe.
Bon, et puis Chouameni, concernant la Ligue des Nations, dit, je cite,
« Ce n'est pas la compétition du siècle, on ne va pas se le cacher. »
Quand un joueur dit ça et ose dire ça,
ça veut dire qu'au fond, imagine ce qu'il pense.
Daniel, t'as vu, les joueurs commencent globalement à parler du nombre de matchs.
Ils commencent à se dire, tiens, maintenant, il faut le dire, on n'en peut plus.
Alors, pas seulement le côté nombre de matchs,
mais c'est vrai que ça ne veut rien dire.
Ça va être la transition pour Mbappé.
À partir du moment où t'as un mec qui commence à sortir de cette façon-là
sur les matchs qu'il a envie de jouer ou pas, et les matchs importants,
imagine ce que ça va traîner derrière.
Oui, mais il y a aussi l'histoire des cadences, des compètes.
Ça rentre dans ce contexte.
Ça veut dire qu'un mec, maintenant, va penser à gérer sa carrière, son nombre de matchs.
De toute façon, tout ça est un cheminement depuis les préparateurs individuels dans les clubs,
les joueurs qui avaient plus de moyens que les autres
et qui se payaient des préparateurs individuels pour se faire des séances l'après-midi,
des mecs qui avaient des meilleurs agents.
C'est un chemin initié depuis 10, 20 ans
où on va vers une individualisation absolue et totale du joueur.
À savoir que le gars dira...
Et d'ailleurs, si un mec comme Deschamps, qui était quand même le prototype
de l'entraîneur et du sélectionneur patron fort,
qui avait l'aura, la légitimité pour imposer ses idées,
à qui on ne disait pas non,
est en train de devenir, je ne veux pas dire un acteur de second rang,
mais en tout cas, lui-même, il intègre et il comprend
les exigences des joueurs et des clubs.
Absolument, tu as raison.
Ben voilà, c'est que le virage, il est pris.
Le virage, il est pris, le virage.
