L'OM de Roberto De Zerbi a étrillé Montpellier (5-0) ce dimanche en clôture de la 8e journée de Ligue 1 et a désormais une semaine pleine pour préparer le Classique contre le PSG. Plus de Kylian Mbappé, la bête noire phocéenne à l'horizon, alors existe-t-il des raisons de rêver ? L'OM peut-il rivaliser avec le PSG ? Le débat de "Rothen s'enflamme" avec Christophe Dugarry et Éric Di Meco.
On va commencer par ce qui s'est passé ce week-end,
l'OM qui arrive avec trois points de retard sur le PSG,
après la probante victoire à Montpellier 5-0 des Marseillais hier.
On reviendra sur le naufrage montpellierain à 18h30 bien sûr,
mais d'abord, Jérôme, est-ce que cette équipe marseillaise
peut rivaliser avec le PSG de dimanche ?
Vous pouvez nous appeler au 3216 pour débattre.
Est-ce que tu l'imagines serré ce match ?
Oui, je l'imagine très serré.
Pourquoi ? Parce que Marseille s'est bien remis dedans avec ce match-là.
Il faut relativiser un petit peu parce que Montpellier était à l'agonie
et est à l'agonie depuis le début de saison.
C'est plus facile quand tu démarres un match
et que tu marques au bout de 38 secondes.
C'est sûr qu'il y a beaucoup de doutes qui disparaissent.
La confiance revient et on a senti qu'à Montpellier,
il n'y avait rien dans les chaussettes,
rien dans les chaussures, rien dans les jambes, rien partout.
Et donc Marseille a mis la main sur ce match, logiquement.
Mais ce n'est pas anodin non plus de marquer 5 buts à l'extérieur.
La confiance des attaquants, on a revu un grand Greenwood
qui avait un peu disparu, comme l'équipe.
On a vu un bon milieu terrain avec Hochberg au milieu pareil qui a rayonné.
L'apport de Rabiot, oui, même s'il n'a pas fait le meilleur match de sa carrière,
mais il n'avait pas besoin en plus, Eric.
À ce rythme-là, il était très bien.
Et je pense qu'en effet, je suis d'accord avec De Zerbi sur ce qu'il a dit,
quand tu as une doublette au milieu terrain, Hochberg, Rabiot, ça a de la gueule.
Donc automatiquement, ça aura de la gueule sur le classique.
Parce que déjà, le fait d'être excité,
l'excitation particulière au stade Vélodrome, un stade plein,
les gens pensent comme nous là-bas à Marseille.
Alors peut-être que c'est excessif avec la ferveur
qu'ils se sont vraiment bien rapprochés du niveau du Paris Saint-Germain.
Moi, je pense qu'il y a encore un écart.
Mais sur ce genre de rencontres,
il n'y a rien qui empêche les Marseillais de croire à une victoire.
J'imagine que dans l'état de ce club,
avec ce qui se passe depuis le début de saison,
même s'il y a eu un trou pendant 3-4 matchs,
là, ils sont bien repartis après cette victoire d'hier soir.
J'imagine qu'une semaine complète de préparation,
l'enthousiasme, la ferveur, ça va monter au fur et à mesure tous les jours.
Plus le fait que Paris joue un match de Ligue des Champions demain,
et il y aura certainement de la fatigue,
mais aussi peut-être des blessés.
On ne le souhaite pas du côté parisien,
parce que je préfère que les deux équipes et leurs forces
vivent dimanche soir sur le terrain.
Mais tout ça fait que je pense qu'en effet,
on va avoir un grand match avec un peu plus d'instabilité
en termes de résultats que sur les autres années.
Et que Marseille, très logiquement,
et c'est ce qui se dégage aussi de l'équipe dirigeante
et des joueurs du vestiaire sur les échos que j'ai,
j'ai parlé avec certains,
sur un match, ils se disent que c'est possible.
Après, sur une saison,
on ne va peut-être pas mettre la charrue avant les bœufs.
Il va falloir montrer d'autres choses encore,
de la continuité, de la progression.
Mais sur un match comme ça,
poussé par 60 000 personnes,
sur-excité,
je suis persuadé que ça va être difficile pour les jeunes parisiens.
Eric, sur ce que tu vois des deux équipes,
tu t'attends à quoi ?
Oui, c'est un peu le match qu'on attend
depuis le début de la saison.
Je n'ai pas l'impression d'ailleurs.
C'est le premier gros match.
Il y a eu le match à Lyon de l'OM,
puisque Lyon, malgré tout, est une équipe phare
de notre championnat,
même si ça ne se voit pas toujours dans les résultats.
Mais au niveau du budget, en tout cas,
avec Monaco, avec le PSG, avec Marseille,
c'est les équipes phares.
Donc il y a déjà eu le Lyon-Marseille.
Mais sur les trois premiers,
qu'on voit se détacher
et qu'on voit peut-être un petit peu
supérieur aux autres,
même si l'Île, j'ai l'impression que l'Île
peut faire un beau championnat.
Mais alors, cette Ligue des Champions,
on risque d'en reprendre un peu d'énergie.
Mais sur les trois équipes identifiées
comme les plus fortes pour le moment,
c'est la première confrontation.
Et donc, on va pouvoir un petit peu étalonner
cette OM,
puisque depuis le début de la saison,
on est tous à peu près d'accord
pour valider le travail qui a été fait,
c'est-à-dire le choix de De Zerbi,
les joueurs qui sont pour certains
inespérés pour l'OM cette année,
alors qu'on nous expliquait
pas deux Coupes d'Europe,
un budget en baisse
ou une économie un peu compliquée.
Et une équipe du PSG
qu'on sent peut-être un petit peu
moins forte que les autres années
parce qu'il n'y a pas la grosse individualité
qui te fait gagner les matchs
que tu ne dois pas gagner.
Et bien là, on va avoir la réponse,
c'est-à-dire on répond ce dimanche au soir.
Et quand on regarde un peu
ce qui se passe depuis le début de la saison,
et que tu es supporter marseillais,
et on n'est pas obligé,
quand on est supporter marseillais,
de penser que ce match-là
va générer le titre,
tu peux juste le voir comme
un match de haut niveau
contre ton adversaire historique maintenant.
Ton rival.
Et qui doit amener du bonheur, du plaisir.
C'est quand même ça le foot,
c'est un spectacle.
Il y a des gamins qui ont 15 ans
ou entre 15 et 18 ans
qui n'ont jamais vu l'OM gagner
au stade Vélodrome
en championnat contre le PSG quand même.
Donc ils n'ont pas le droit
d'avoir un peu de bonheur.
Et justement,
et ça viendrait donc valider
le travail de l'inter-saison,
ça viendrait réchauffer un peu
la ferveur marseillaise
qui a été après le résultat
un peu moyen,
ça s'est un peu dégonflé.
Et puis surtout,
nous les suiveurs
qui allons parler de foot toute l'année,
on n'est pas contents
s'il y a un championnat
où Marseille s'est rapprochée
de Paris et Monaco
qui est là au milieu
et qui a des arguments aussi.
Et puis peut-être que le PSG
va éteindre l'OM dimanche soir
et puis voilà,
tout le monde rentre à la maison
et ça va être comme les autres années.
Mais je n'y crois pas.
Franchement,
je pense que l'OM s'est vraiment
rapproché du PSG.
Dugar ?
Tu es d'accord, Dugar ?
Oui, je suis d'accord
globalement avec ce qu'il a dit.
Mais moi, j'irais même plus loin.
Je trouve que ça serait
une terrible désillusion
si Marseille n'était pas capable
de répondre à ce PSG-là.
Voilà, à domicile,
on a parlé tout à l'heure
des joueurs,
on a parlé du recrutement,
on a parlé une nouvelle fois
de l'investissement de l'actionnaire.
Voilà, tous les voyants sont ouverts.
Moi, je m'attends à ce que Marseille
fasse beaucoup,
beaucoup de mal au PSG.
Alors gagner,
on sait tous ce que c'est
que le football.
Oui, mais tu as raison,
c'est le code tenu
qui va être important.
Une faute défensive.
Voilà, une faute défensive.
On ne sait pas
ce qui peut se passer.
Mais moi, j'attends que Marseille
pose énormément, énormément
de problèmes.
Moi, je ne m'attends pas
à autre chose.
Je ne m'attends pas
à ce qu'ils se rapprochent.
Non, non, ça y est,
il faut y aller.
Comme je l'ai dit
en début de saison.
Il faut être capable
de rêver.
Il faut que ces joueurs
de l'Olympique de Marseille
soient capables de jouer
tous à 120%,
parce que ce sera
la seule solution
pour bouger ce PSG-là
qui, quand même,
parait habiter
tellement de confiance
en son collectif.
Ça va être
un match difficile.
C'est globalement certain.
Mais moi, c'est là,
je veux découvrir aussi
quelle tactique va être
mise en place
par ce coach
qui a une renommée,
qui est un coach
de grande qualité.
Voilà, moi,
il y a des joueurs
que j'attends au plus haut niveau.
J'ai des doutes,
toujours sur l'OM,
toujours sur le poste
d'avant-centre.
Même si hier,
c'était beaucoup mieux
de la part du PSG.
Oui, il fait
peut-être son meilleur match.
J'ai un doute.
Voilà, j'ai un doute
sur le poste de la tête
de l'OM,
qui va se frotter
au parcours
actuel,
qui est tout simplement
inarrêtable.
Donc, voilà,
j'attends de voir
comment l'OM va répondre
aujourd'hui
aux problèmes
que pose ce Paris Saint-Germain-là
et qu'est-ce qu'ils vont
être capables de faire
pour amener du tanger.
Tu vois, moi,
j'ai un doute
sur Harit.
Harit,
j'attends de le voir
au haut niveau.
Moi, Harit,
je trouve que ça
bricole un peu
à un niveau...
Il est mieux stadé,
quand même.
Oui, mais moi,
je trouve qu'il y a
des mauvais choix
de jeu,
de contrôle de balle
dans le sens du jeu,
dans le lien,
dans ce qu'il doit mener
dans la fluidité du jeu.
Je trouve encore
que ce garçon...
Bah, surtout
à cette position-là.
Voilà,
je trouve...
Pour un club
qui doit jouer
le titre
cette saison-là,
j'attends de voir.
Je ne te dis pas
qu'il n'a pas le niveau,
je n'en sais rien.
Bah, c'est pour ça
du gars aussi
qui voulait...
Il stagne un peu.
Il voulait apporter
d'alternance
avec l'argentin,
le jeune argentin
qui, malheureusement,
s'est blessé.
Et...
Ça va être compliqué.
Donc, c'est pour ça
que j'ai des doutes, Jérôme.
Enfin, j'ai des doutes.
J'ai des doutes
avec beaucoup d'espoir.
Voilà, moi,
j'ai vraiment hâte
de voir ce match.
Peut-être que même
si c'est moins offensif,
peut-être que le salut
passera par un milieu terrain
avec un Roger,
par exemple,
qui viendrait
donner un coup de main.
J'ai une petite question.
Peut-être que vous avez
la réponse.
Mais Brassier, là,
il était sur le banc.
Il était sur le banc, oui.
Il était sur le banc.
Peut-être qu'en ayant
un match par semaine,
parce que c'est le cas
de l'Olympique de Marseille,
peut-être qu'en termes
de gestion d'effectifs,
aussi, il n'a pas envie
de dégager
une équipe type tout de suite.
Je ne sais pas.
Je suis content
parce qu'on a vu
Rove, comme on dit chez nous.
Je suis content
de l'avoir vu sur le terrain
parce que, depuis le début
de la saison,
il avait montré
des bonnes choses.
Et, en fin titulaire,
tu vois qu'il y a
un potentiel.
J'aimerais le voir régulièrement
sur le terrain.
Après Lirola,
je ne comprenais pas
pourquoi il n'avait pas essayé
après la bonne rentrée
qu'il faisait à Lyon
alors qu'il n'y a pas
de latéral droit.
On l'a vu.
On ne sait pas
si tu as raison.
Confronté à Barcola,
oui, on peut faire
quelques nuits blanches.
Mais pourquoi pas ?
Parce qu'après,
tu peux défendre aussi
collectivement sur un garçon
comme Barcola.
Tu es à l'endroit,
tu es intelligent.
Et puis, Eric,
franchement,
l'équipe,
là, quand je vois
que Rabiot vient de rentrer
avec Huybert
qui est au milieu,
je me dis,
on n'est pas loin.
J'attends le petit Merlin.
On n'est pas loin
d'avoir l'équipe type.
Mais par contre,
c'est Brassier
qu'il faut voir sur le terrain.
Il y a Cornelius quand même.
Ça, c'est l'injustice
de l'année, là ?
Cornelius et Brassier ?
Non, ce n'est pas
l'injustice.
Mais moi,
si on m'explique
que Cornelius,
avec ce que je lui vois faire
depuis le début de la saison,
est meilleur que Brassier...
Après, on parle de deux personnes
qui débattent.
Il n'y a aucun vrai arrière-gauche
dans les deux.
Non, mais Cornelius,
il jouait dans l'axe hier soir.
Il a joué dans l'axe avec Garcia
sur le côté gauche.
Ah oui, Garcia.
Pardon, pardon.
Non, mais je pense, Eric,
de toute façon,
connaissant un peu...
Et c'est quand même
là-dessus qu'il a fait
ses preuves
de Zerbi.
C'est que très souvent,
dans les équipes
qu'il a été amené
à manager...
Il garde tous les mecs
sous pression.
Il fait des tournées.
Et puis surtout,
quand il joue des grosses équipes,
ce qui sera le cas
du Paris Saint-Germain,
il calque très souvent
ses équipes
sur l'adversaire.
Et donc,
c'est plus compliqué.
La preuve, regarde,
tu vois.
Calquer, Jérôme,
calquer sur ce Paris Saint-Germain
là, quand même,
ce n'est pas cadeau,
quand même.
Parce que ça va
dans tous les sens.
Alors, ça fonctionne,
attention,
ce n'est pas une critique.
Ça peut le paraître
dans ma bouche,
mais tu as l'impression
qu'il y a des fusées
qui partent de partout.
Donc, à un moment...
Ce petit jeune de 18 ans,
tu me l'as vu,
se faire ses sprites
dans la surface
de réparation
pour marquer ce premier but
et tout.
Non, mais ça va
dans tous les sens.
Non, mais quand tu vois,
tu as raison
sur la politique
de Louis-Henriquet,
c'est un peu ça.
Mais le point fort
du Paris Saint-Germain,
les deux accélérateurs
de jeu sont sur les côtés.
Donc, j'imagine,
quand même,
comme tu disais, Eric,
que l'arrière droit
qui va être mis en place
du côté de l'Olympique de Marseille,
voire le central,
va travailler à deux
pour bloquer Barcola
d'un côté
et de l'autre côté
qu'on ne verra pas Garcia,
Ulysse Garcia,
jouer face à Dembélé.
Du moins,
ça serait une hérésie
de voir ça.
Quand tu vois Ulysse Garcia
défensivement...
Il a déjà tenu en difficulté
contre Nordin.
Oui, qui est quand même
très en difficulté
quand il a un provocateur
face à lui,
ce qui sera le cas
tout le temps de Dembélé.
Automatiquement,
là, c'est pas complètement...
C'est un peu crédible
de voir Brassier ou...
Sur le côté,
s'il n'y a pas Merlin.
Le petit Merlin,
qu'est-ce qu'il a, du coup ?
Il y a quelqu'un
qui peut me dire ça.
Ah ben là,
il était blessé, lui.
Oui, mais ça fait combien ?
Ça fait un moment
qu'il joue pas, là.
Ça fait un mois.
Parce qu'il avait fait
un bon début de saison
et t'avais vraiment l'impression
que le système de Zerbi
le correspondait.
C'était un des grands gagnants
parce qu'il a
de grosses qualités offensives.
Il était souvent devant.
Il a fait des passes d'aise.
Il a été intéressant.
Tu vois,
j'aimerais vite le voir revenir
parce que je pense
que ça va changer, malgré tout,
ce côté gauche.
Et après, en effet,
contre Dembélé,
peut-être qu'il vaut mieux
assurer avec Brassier
que Ulysse Garcia.
il ne faut pas exclure
qu'il soit là dimanche.
Ah bien.
Après, tu sais que côté gauche,
tu sais que côté gauche,
le petit Rove,
si c'est encore lui
qui est titularisé,
c'est un mec qui travaille.
Grenoud, de l'autre côté,
face à Bargola,
il travaille aussi.
Il était sur l'latérale.
Tu as quand même
deux attaquants offensifs
qui sont capables de travailler,
qui sont capables
de s'éduquer.
C'est la même chose.
C'est des mecs
qui font quand même
beaucoup d'efforts.
Après, moi,
ce qui m'inquiète un peu,
c'est qu'il va prendre Hakimi.
Si Hakimi joue un petit peu plus haut,
vient de se mettre
au milieu de terrain ou quoi,
c'est quand même...
Non, mais collectivement
et techniquement,
le PSG est au-dessus
de l'Olympique de Marseille.
On est d'accord.
Après, c'est en termes de caractère.
Marseille a très souvent failli
sur les autres années là-dessus.
Mais aujourd'hui,
on peut faire
les joueurs individuellement.
Bien sûr que le PSG
est au-dessus de l'Olympique de Marseille
quasiment dans toutes les positions.
Maintenant, derrière,
c'est en termes d'engagement,
en termes d'état d'esprit,
en termes de cohésion collective,
de moins tactique.
Comment là,
vous me parlez
des joueurs de côté
qui viennent défendre
avec le latéral droit
ou le latéral gauche.
Je pense qu'à Marseille,
ils seront obligés
d'être comme ça
s'ils veulent réaliser l'exploit.
Voyez-vous l'OM
rivaliser avec le PSG dimanche ?
Cédric nous rejoint
sur RMC,
dans Roten Sans Flamme.
Salut Cédric !
Comment ils vont,
les fratés ?
Écoute,
les fratés,
il n'y en a que deux.
Cédric,
c'est pénirable.
Comment tu vas ?
Quand tu m'avais dit ce matin
que j'allais discuter ballon
avec Dugas,
Eric et Jérôme,
c'est le cas.
Et en plus,
Cédric,
c'est gratuit.
Vas-y Cédric,
qu'est-ce que tu as
à nous dire
sur le classico ?
T'y crois, toi ?
J'y crois,
j'y crois.
Si je fais parler
ma lucidité
et qu'on ne s'enflamme pas,
qu'on parle vraiment
de ballon,
je pense que
tu as assez bien
résumé les choses.
C'est que
le PSG
est un peu moins bien
que les années précédentes.
Nous,
on est un peu mieux.
Après,
ça va se jouer
au caractère,
je pense.
Et ça,
ça va avec les joueurs
de talent
que Pablo a fait signer
parce que souvent,
ça va avec la technique.
Pour être un grand joueur,
il faut être fort dans les pieds
et fort dans la tête également.
Et des mecs
comme Pierre-Emile Rabiot,
même Greenwood
qui ont l'habitude
de jouer ces sortes de matchs,
je pense que
si on leur fait mal
sur chaque ballon récupéré,
je pense qu'au caractère,
on peut éventuellement
avoir une victoire.
Après,
pour moi,
je pense qu'il y a encore
un écart assez conséquent
entre les deux équipes.
C'est là où il faut faire attention
à l'inflammation.
Pour moi,
ils sont encore au-dessus.
Et sur les 15 dernières années,
on le voit.
Mais Cédric,
en fait,
je parle sous le contrôle
de Jérôme et de Duga,
je n'ai pas l'impression
que...
Tu peux parler aussi
sous mon contrôle.
Oui,
sous ton contrôle.
D'ailleurs,
je te connais,
toi.
On ne discute pas
tous les deux.
Je ne te connais pas,
mais je t'adore.
Non,
mais on se connaît.
Oui,
on se connaît,
on discute sur Instagram.
Vous connaissez tous,
à Marseille.
On se connaît tous
et on est tous
la même famille.
Il était peut-être
à Salon ce week-end.
Non,
mais j'ai quand même
l'impression
que cette OM de De Zerbi,
ce n'est pas une équipe
qui met beaucoup de rythme,
qui va faire le pressing.
Je n'ai pas l'impression,
tu vois,
parce que...
Alors,
peut-être que ça va venir
et qu'on risque peut-être
de le voir contre Paris,
mais en tout cas,
depuis le début de la saison,
on ne voit pas ça.
C'est-à-dire qu'il faudrait
être capable
de mettre du rythme,
de mettre de l'impact,
d'aller chercher haut,
de les faire déjouer,
tu vois,
de ne pas trop les attendre.
Je ne vois pas ça,
pour le moment,
du côté de l'OM.
Alors après,
c'est peut-être l'identité
du jeu de l'OM
et peut-être que ça va être ça
toute la saison
et que l'OM va être efficace
comme ça.
C'est un peu dû au profil
des joueurs,
Eric, du milieu terrain.
plus un contre,
plus une attente.
Quand tu vois un Rabiot
à Aubergne...
Est-ce que tu peux nous faire
un prono, Eric,
où il faut attendre
lundi matin ?
Moi, si vous voulez,
je vous envoie le prono
dimanche ce soir
avec tes trois heures,
si vous voulez.
T'as raison,
t'es capable.
Ça te va ou non, du gars ?
T'es capable.
Tu seras déjà au lit.
Oui, bien sûr,
je serai déjà au lit.
Non, mais tu sais, Eric,
quand tu parles,
et c'est vrai qu'on le voit
depuis quelques matchs,
Marseille,
on pensait à un gros pressing,
à la perte de la balle,
il reste haut et tout ça.
C'est vrai que ce n'est pas
ce profil-là
que dégage De Zerbi
aujourd'hui.
Non, mais même hier,
en gagnant 5-0,
ils ne mettent pas
ce rythme-là.
Et moi, je reste persuadé
que le PSG,
si tu n'es pas capable
d'élever ce rythme
et de les acculer,
un peu ce qu'a fait
par moment Arsenal
en Ligue des Champions,
où toutes les équipes
qui sont venues,
même Giron,
avaient réussi à le faire
au Parc des Princes,
tu vois,
ils sont trop attentifs.
contre eux,
c'est compliqué.
Je pense qu'ils vont avoir
beaucoup de mal.
Cédric,
t'as réalisé un de tes rêves,
de parler à tout le monde ?
Non, mais c'est fabuleux
ce que vous nous faites vivre.
Nous, on a des vies normales.
On va travailler le matin,
on est passifs.
Tu vois, je veux te dire,
et là, de parler
avec des gens comme vous,
ça fait toujours plaisir.
En plus, vous faites bien le taf.
Franchement, c'est un plaisir
de continuer.
C'est gentil.
C'est gentil, Cédric.
Tu rappelles lequel tu veux.
Cédric,
qui t'a fait le plus rêver ?
Tu peux me dire que c'est moi,
mais bon,
après, je ne t'en voudrais pas
si tu dis Duga ou Eric.
Je ne suis pas le supporter
qui est les parisiens.
Je joue au ballon quand même,
tu vois,
donc je sais que c'est
un sport compliqué.
Ça se sent.
Est-ce que tu as réussi
en tant que joueur pro,
au même titre que Eric
ou même Duga ?
C'est magnifique.
C'est le rêve
de tout genre de foot.
Moi, je ne suis pas
dans la haine de...
On peut rigoler
entre Parisiens et Marseillais,
mais putain,
on aime un sport,
il est magnifique.
T'as raison,
Cédric.
On est dans le délire de ouf.
Moi, j'ai ma vie,
ma famille.
Il n'y a rien
de plus important que ça.
Des mecs qui vont se battre
pour du foot,
pour moi,
ils n'ont pas de vie.
C'est des dingues.
Il faut arrêter
toutes ces conneries.
Bravo, Cédric.
On t'embrasse,
Cédric.
C'était un plaisir
d'échanger avec toi
et continue de nous écouter.
Allez, je vous embrasse,
les gars.
Bisous, bye.