Real Madrid 0 - 4 Barcelone : Le débrief complet de l'After Foot

RMCSport
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2 Vues de vidéo·27 oct. 2024
Personne n'avait imaginé un score si large pour ce Clasico. Le FC Barcelone a donné une leçon d'efficacité au Real Madrid de Carlo Ancelotti et prend la tête de la Liga avec 6 points d'avance sur les madrilènes.
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Le gros match de la soirée en Europe, le Classico version originale,
Real Madrid 0-0, FC Barcelone 4-0 à Santiago Bernabéu.
C'était sous les yeux d'Edgar Grollo qui a commenté cette rencontre pour RMC
et qui est de passage dans l'after. Rebonsoir Edgar.
Rebonsoir tout le monde.
Edgar, avant de donner la parole à nos consultants,
refais-nous un petit peu le fil d'une rencontre.
On a eu quand même deux périodes très différentes.
Le Real qui aurait pu virer à la pause avec un gros avantage
s'il avait mieux exploité les situations dans le dos de la défense d'un Barça
qui a joué avec le feu au niveau du hors-jeu,
mais qui a tenu bon avant de punir, de sanctionner en seconde période.
4-0 score final, doublé de Lewandowski, but de Yamal, but de Rafinha
et désormais six points d'avance déjà en tête de la Ligue.
Exactement, on avait une bonne impression du Real Madrid en première période,
mais c'est vrai qu'ils ont gâché des occasions
parce qu'ils étaient clairement au-dessus dans le jeu.
Il y a eu ces situations de hors-jeu qui ont été très bien négociées par le Barça
avec ce piège du hors-jeu.
Sincèrement, vu effectué aussi précisément,
avec autant, aussi haut sur le terrain à ce niveau-là,
j'ai rarement vu ça, c'était vraiment maîtrisé à la perfection.
Ça a beaucoup coûté à Kylian Mbappé qui a eu ce but de refuser à la trentième.
Et puis en deuxième période, il y a eu l'entrée de Frenkie de Jong
à la place de Fermin Lopez et il y a eu un autre match,
surtout il y a eu deux buts de Lewandowski
qui ont complètement renversé la rencontre.
Après, il y avait beaucoup plus d'espace pour le Barça
et on a vu vraiment une machine se mettre en route.
C'était assez impressionnant de fluidité dans le jeu, de simplicité.
C'était toujours les bons choix côté Barça.
Et on a vu une nouvelle fois les lacunes défensives du Real
qu'on voit depuis le début de saison,
c'est-à-dire qu'il y a trop d'espace entre les défenseurs centraux et les latéraux,
qu'il y a trop d'espace dans le dos de la défense à chaque fois.
Et il y a notamment le but de Lewandowski où il arrive tout seul face à Lounine.
On a vu l'écart de niveau ce soir entre l'alignement de la défense du Real
et l'alignement de défense du Barça.
Lewandowski se retrouve complètement seul, alors qu'il doit être hors-jeu,
parce que Ferland Mendy couvre la ligne.
Il a deux mètres de retard sur tous ses coéquipiers.
Et donc forcément, à ce niveau-là, ça paye cash
et le Barça gagne de manière logique ce soir,
même s'ils n'avaient pas forcément maîtrisé leur première période.
Aujourd'hui, c'est la meilleure équipe qui a gagné.
Et de toute façon, depuis le début de la saison,
la meilleure équipe, c'est le Barça par rapport au Real, ça c'est sûr.
Transformé depuis l'arrivée d'Andrzej Flick sur le banc catalan cet été,
Walid, sur la performance du Barça ?
Avec le constat d'Edgar, c'est vrai qu'en première mi-temps,
on a eu une équipe du Real Madrid qui était plutôt cohérente
et qui était la plus dangereuse.
Mais en deuxième mi-temps, il y a eu le changement de De Jong,
la réadaptation de Pedri et puis surtout ce premier but
sur ce très beau service de Casado, qui a fait un match énormissime,
qui derrière fait basculer la rencontre.
Tu as un Lewandowski qui est létal, contrairement à Mbappé,
juste après, qui a le même face-à-face et qui bute sur Peña.
Et après, ça vire à l'humiliation.
C'est-à-dire qu'en deuxième mi-temps, clairement, c'est une leçon de football.
Sur les transitions offensives, on a vu un Rafinha qui en première mi-temps
était très timide, mais en deuxième mi-temps a complètement régalé.
Ils n'ont même pas eu besoin d'avoir un grand Lamine Yamal ce soir
qui met son but, mais qui n'a pas été grandiose.
Mais voilà, c'est le football qui a gagné ce soir.
C'est le football qui est récompensé depuis le début de saison
parce que ce que met en place ce flic, c'est extraordinaire.
Il faut appeler un chat à un chat.
Il a récupéré cette équipe avec très, très peu de moyens.
Il n'y a que Dani Olmo qui a renforcé ce club cet été.
Et Dani Olmo n'était pas titulaire aujourd'hui parce qu'il revient de blessure.
Et malgré ça, il a les intentions.
Il a ses 12 hors-jeu provoqués avec ce système très, très haut.
– C'est ça, ses 12 hors-jeu pour le Real et un seulement pour le Marseillais.
– Et cette gymnastique qui fonctionne très, très bien.
On pouvait se dire, attendez, mais comment il va faire au Real Madrid
face à Mbappé, face à Vinicius, face à Bellingham ?
Et il a été couillu, excusez-moi de l'expression,
et il a été récompensé ce soir.
Non, vraiment, félicitations au Barça.
Ça fait du bien quand même de retrouver ce Barça-là à ce niveau.
Moi, j'aime bien tous les footballs,
mais quant à ce football qui est pratiqué tout en haut
avec une équipe comme le Barça, c'est que le football va bien
et que le football va mieux.
Et moi, ce soir, je me suis régalé sur cette deuxième mi-temps,
quand on voit ces jeunes joueurs issus de la Masia
saupoudrés d'un peu d'expérience avec un Rafinha, avec un Lewandowski,
c'est un pur régal.
– Alors, on précise qu'on n'est plus du tout dans le tiki-taka
et ces clichés de redoublement de passe,
on est dans un football… – On est sur un football allemand,
espagnol, allemand.
– Deutsche Qualität, le football efficace.
– Une variété, une variété.
– Le football a gagné ce soir, Seb, t'es d'accord avec Walid,
parce que Walid l'a reconnu en première période,
le Real fait quand même une belle mi-temps, 45 minutes,
on se dit que ça va être compliqué pour le Barça,
ils vont finir par craquer.
– On le disait un petit peu à la mi-temps,
c'est-à-dire que t'avais un Barça qui, d'un côté, avec le ballon,
refusait un petit peu le jeu,
mais encore une fois, le fait de jouer ce système-là,
notamment hors-jeu face à des joueurs de la qualité du Real,
et notamment qui vont aussi vite,
c'est-à-dire que là, on parle à quelques centimètres près,
donc ce n'est pas un coup du sort.
Et après, la réorganisation de la deuxième mi-temps
fait qu'à un moment donné, ça bascule en faveur du Barça,
mais ce que je disais dans mes trois points,
c'est que des deux côtés, il y a le Real, il y a le Barça,
tu as des talents individuels hors du commun.
Après, collectivement, c'est beaucoup plus fort côté Barça,
c'est-à-dire qu'à un moment donné,
on attend trop de l'expo un petit peu individuelle,
à l'image de ce qu'a fait Vinicius en milieu de semaine,
du côté du Real,
alors que le Barça, il y a aussi du talent, forcément,
au moins autant que du côté du Real,
mais collectivement, c'est autre chose, c'est plus huilé,
les joueurs vraiment savent ce qu'ils doivent faire à tous les postes,
et à un moment donné, c'est récompensé,
même si, quelque part, à 3-4 centimètres près,
le match aurait pu être complètement différent.
— Ça, c'est sûr, ou avec un petit peu plus de réalisme,
Walid a rappelé que Mbappé a eu une ou deux occasions de marquer...
— Le 2-0, on en a vu, il a un face-à-face,
celui-là, il ne doit pas la rater.
En première mi-temps, c'était l'un des plus dangereux,
mais le problème, c'est qu'il s'est fait avoir trop naïvement sur les hors-jeu,
une fois, deux fois, je veux bien, mais huit, neuf fois...
— Mais même sur les ralentis, on voyait qu'il voulait revenir une ou deux fois,
et encore une fois, ce n'est pas mal joué,
mais sur la longueur...
— Oui, au bout d'un moment, avec sa vitesse, il peut peut-être en ramasser un peu plus.
— En attaquant sa classe, il peut comprendre que le Barça joue de cette manière,
et qu'il faut prendre un peu plus de marge.
— Sans être trop français, on peut juste parler encore une fois de la perf de Koundé.
— Oui, qui a fait un bon match, oui.
— Oui, parce que j'ai souvent un peu...
— C'est le meilleur français aujourd'hui sur le terrain,
mais globalement, parce que si on peut insister sur le Real Madrid,
le Real Madrid, c'est n'importe quoi.
C'est-à-dire qu'on l'a vu ce soir, l'utilisation de Bellingham...
— Est-ce qu'il y a un problème Bellingham dans cette équipe ?
C'est la question que je vous pose, messieurs.
— Bellingham est utilisé à contre-emploi,
et moi, je pense que ça va faire jaser dans les prochains jours.
Vinicius a été extraordinaire contre Dortmund.
Aujourd'hui, il a, hormis sa première occasion,
en premier temps, il a été très peu trouvé et très peu touché.
Mbappé, on vient d'en parler, beaucoup trop naïf et pas assez létal devant le but.
Et puis, au milieu de terrain, on répète, mais Valverde, son match,
moi, je l'ai trouvé vraiment, vraiment très, très moyen.
Y a pas cette empreinte au milieu, ce système de jeu,
ce faux 4-4-2, là, ne fonctionne pas du tout.
Et j'ai pas l'impression qu'il y ait une patte anti-Lotti,
qui a un travail sur la longueur.
Heureusement qu'en premier temps, t'as la grandeur du Real,
le Bernabeu, pour faire un peu illusion.
Mais sur la durée, tu es rattrapé par ton niveau collectif,
et tu le payes cash.
C'est le mauvais élève qui a mal bossé depuis le début de la saison, le Real Madrid,
et qui arrive en se disant, bon, j'ai quand même des capacités
et un bagage sur les dernières années, mais tu tombes sur meilleur que toi.
Et le jour du bac, c'est feuilles blanches.
Ce soir, c'est feuilles blanches, c'est 4-0, et ça peut faire 5 ou 6 sur la fin,
parce que Lewandowski, il en rate deux d'énormes.
– C'est vrai, il en rate au moins une, un manqué, nous a dit Edgar.
Avant d'accueillir Thomas, supporter forcément déçu du Real,
qui a fait le 32-16 et qui patiente.
Edgar, on sait que les émissions en Espagne débutent tard.
Est-ce qu'il y a déjà des premiers échos de la presse, des médias madridiennes ?
On aimerait être devant Chiringuito pour écouter les copains,
ça ne va pas être tendre à mon avis.
On va être un peu dans la veine de ce que dit Walid.
Est-ce qu'on a déjà des premiers commentaires ?
– Bien sûr, avant de parler du Chiringuito,
on a déjà les articles d'As ou de Marca qui parlent d'une nuit d'horreur pour Kylian Mbappé.
C'est les mots utilisés par As qui fait la métaphore avec Halloween,
et qui dit que du 31 octobre au 26 octobre,
Halloween est arrivé quelques jours plus tôt pour Kylian Mbappé.
Il est vraiment au centre de tous les débats,
ça s'est senti ici aussi dans les réactions.
Je pense que la lune de miel, s'il y en a une,
en tout cas, la gentillesse qu'a pu avoir la presse espagnole autour de lui,
qui a accepté de prendre son temps avant de le critiquer,
je pense que tout ça, c'est derrière nous.
Et maintenant, Kylian Mbappé va vraiment en prendre pour son grade.
Ça se confirme aussi avec Marca qui parle aussi des difficultés de Kylian Mbappé,
qui dit que l'entraîneur et les joueurs, mais surtout Mbappé,
ont entendu ses premières protestations depuis qu'il porte le maillot blanc.
C'est-à-dire que là, maintenant, on n'accepte plus.
Et ça s'est entendu dans le public quand il parle des protestations,
quand Marca parle des protestations.
C'est les réactions du public qui a été insupporté par Kylian Mbappé ce soir.
Je les voyais devant moi, ils se levaient parce que Kylian Mbappé était hors-jeu
pour la septième, pour la huitième fois.
Et Walid en parlait tout à l'heure.
Une, deux fois, ça passe, mais maintenant, ça ne passe plus.
Et les supporters, à la fin, ils le voyaient tous d'où ils étaient,
que Kylian Mbappé était hors-jeu.
Et ils ne comprenaient pas comment il pouvait ne pas comprendre lui-même
où il était sur le terrain, qu'il était mal placé.
Et là, je pense que la lune de miel, je disais, est terminée.
Elle n'a pas été si belle que ça.
C'est ça, le problème.
Et maintenant, on n'accepte plus.
On ne va plus accepter que ce soit du côté des supporters,
que ce soit du côté des médias, que ce soit même, je pense,
petit à petit, du côté de ses coéquipiers.
On ne va plus accepter les performances de Kylian Mbappé.
Je me rappelle qu'il a été fait déchirer après la Talenta où on avait parlé
des belles images, Mbappé, Vinicius, Beningame, Disneyland.
– On parle de la Supercoupe d'Europe, le début réussi.
– Attention, on va attendre quand ça va mal se passer,
ce qui va se passer quand Beningame va devoir jouer à un poste
qui n'est pas le sien, que Vinicius, la même chose, etc.
On va voir comment ça va se passer.
Là, on est en plein dedans.
Et moi, je vais sortir les pop-corn parce qu'on avait dit,
l'association de stars, ça fonctionnera au Real Madrid.
Il n'y a que le PSG, c'est mal géré, etc.
Au Real Madrid, ça fonctionnera.
On va voir ce qui va se passer sur les prochains jours.
Moi, je suis pressé de voir ce qui va se passer
dans les médias et autour du club.
– Et parce que le paradoxe de ce Mbappé-Madrilen,
c'est que c'est 8 buts en 13 rencontres désormais,
mais il manque vraiment une influence dans le jeu
qui laisse plus qu'à désirer, c'est un euphémisme.
Et évidemment, il va y avoir très rapidement des comptes à rendre
parce que ça pose, on le disait...
– Parce qu'il y a une restructuration de la tactique.
– Beningame a disparu pendant ce temps-là,
et puis lui, il ne fait pas un mauvais début de saison,
mais ça reste pour un joueur de sa qualité.
Là, tu le sens, ce soir, il a un bon état d'esprit,
il a envie de bien faire,
mais c'est par rapport à la performance de Vinicius contre Dortmund
où ce n'est pas la même chose.
– Mais pour l'instant, c'est quand même Beningame
qui est victime de l'arrivée de Mbappé.
– Il a disparu, son influence s'en ressent dans le jeu.
On n'a plus le Beningame de l'an dernier,
même pas la moitié du Beningame de l'an dernier.
Et l'exemple frappant, l'exemple typique,
c'est le week-end dernier contre le CETA Vigo.
Mbappé fait un match absolument quelconque,
mais sur un de ses seuls ballons, il marque un but exceptionnel
qui sauve un petit peu les apparences.
– Et Simon, je pense juste, mentalement, pour Kylian,
ce soir, ça va être dur, parce qu'honnêtement,
sur la première période, tu sens qu'il a faim,
tu sens qu'il est en jambon, tu sens qu'il peut faire des différences.
– C'est ça le problème de travailler avec un doublet
pour un petit but à la première période.
– T'as l'impression que ça va être son match,
qu'il va mettre tout le monde d'accord ?
Il marque, tu te dis, c'est bon,
Kylian est arrivé au réel, et non.
Et finalement, il tombe dans ses travers,
et ça s'est senti sur ses positionnements sur la deuxième période
que mentalement, il n'y était plus sur ce match,
qu'il avait été battu par la défense,
pas footballistiquement, mais mentalement,
qu'il se faisait prendre au piège.
Et je pense que c'est un match qui va lui faire du mal.
– Bon courage pour les médias espagnols,
parce qu'on nous avait dit qu'on était très gentils,
enfin qu'on était très méchants l'année dernière.
Moi, on m'a dit, Walid, t'es très très méchant.
Bon courage, Kiki.
– Ah, mais là, c'est bon, là, il va prendre.
Et surtout, je vais vous dire la mauvaise nouvelle pour le Real Madrid,
c'est que là, on n'avait que des semaines à trois matchs,
là, il n'y a plus de matchs jusqu'au week-end prochain.
Et donc, on va parler que de ça, que de ça, que de ça, toute la semaine.
– Avec le contrôle Barça, ça fait tâche.
– C'est ça, avec l'effet de loop d'un classico, tout ce que ça fait.
– Sans lui, ils l'ont gagné deux fois l'année dernière,
et Beningame était deux fois l'héros des deux matchs, donc...
– Et en attendant, Vinicius va sûrement gagner le ballon d'Orlandi,
donc où est-ce qu'on positionne Kylian Mbappé par rapport à tout ça ?
– Eh ben oui, bon appétit, Kylian,
ça va être une semaine, en effet, compliquée, agitée,
mais peut-être que, voilà, l'adaptation, l'histoire du français passe par là,
il va falloir se montrer mentalement.
– Moi, je continue de penser que ça ira mieux demain.
– Que ça ira mieux demain et que ça va s'arranger,
connaissant le caractère de l'oiseau,
il n'est pas interdit de penser qu'il va réussir à s'en remettre,
et évidemment, connaître le succès au Real.
Je précise à nos auditrices, nos auditeurs,
qu'on est en direct jusqu'à la fin de la Q3,
les qualifications du Grand Prix de Formule 1 du Mexique.
On retrouvera Jean-Luc Roy pour nous donner la grille de départ définitive
d'ici un petit peu plus de 3 minutes.
Avant ça, Thomas, supporter français du Real,
c'est mon très patient, on est ravis de l'accueillir dans l'after,
salut Thomas.
– Ouais, bonsoir tout le monde, j'espère que vous allez bien.
– Nous, ça va un petit peu mieux que toi, a priori,
puisqu'on n'avait pas vraiment de favoris pour cette rencontre.
– Non, après, je suis juste en perdurale, bien sûr,
mais après, il faut être un peu objectif aussi, quoi, donc…
– C'est-à-dire ?
– Vu la performance de ce soir, je ne peux pas être déçu, quoi.
– Même après la première période ?
Parce que Walid et Seb soulignaient quand même
que le Real avait fait une meilleure première période que le Barça,
piégé par le l'enjeu du Barça.
– Ouais, peut-être dans le jeu, mais le problème, c'est que…
comme vous l'avez souligné juste avant, sur la finition, ça ne va pas, quoi.
Par exemple, je prends l'exemple de Mbappé ce soir,
le mec, il est huit fois hors-jeu, quoi.
Enfin, c'est hallucinant.
– Et même sur les hors-jeu, à part une seule fois où il fait but,
Peña, il est toujours dessus, hein.
– Ouais, voilà, mais après, même sur les frappes, quoi,
je n'ai pas l'impression…
Le premier hors-jeu, là, où il ferme complètement son pied et il tire à côté,
le face-à-face sur Peña, là, où il bute sur lui,
mais en plein milieu, il essaie de la mettre entre les jambes et…
il la tape super mal, franchement, c'est moyen de faire…
– Il n'y en a qu'une, réellement, où il n'est pas hors-jeu,
c'est celle où, moi, je pensais même qu'il pouvait dribbler Peña,
parce qu'elle était déjà où, piquée, à 2-0,
où là, tu pouvais revenir à 2-1, il n'y a que ça.
– Et même en première mi-temps, il est un peu plus loin, bien évidemment,
mais un jour, de son talent, on peut faire mieux sur le petit lop-pi.
– En fait, c'est ça.
En fait, c'est ça, parce que, moi, en fait, je parlais avec des potes, là,
de la performance de Mbappé, ce soir, et même ses performances générales.
Ils me disaient, enfin, on me dit souvent, t'es hyper dur avec lui,
mais non, je ne suis pas dur, parce que le mec, Paris-Montréal,
on le présente comme, pas dire le futur Ronaldo,
mais quand même un très très gros calibre, quoi.
J'attends beaucoup plus de lui, c'est tout.
Il y a un an et demi, on le vendait comme le meilleur joueur du monde,
là, je n'ai pas l'impression de voir le meilleur joueur du monde, quoi.
Je ne suis pas déçu de lui, mais j'attends juste beaucoup beaucoup plus, quoi, c'est tout.
– Est-ce que tu penses que c'est directement le cas de Mbappé,
et les performances de Bellingham sont directement liées,
ou est-ce que pour toi, c'est un raccourci un peu trop rapide ?
– Ouais, il n'y a pas trop de liaisons.
Après, par exemple, là, Bellingham, sur le match d'aujourd'hui,
je ne comprends pas du tout, je ne sais pas si c'est Ancelotti qui a donné les consignes,
mais j'ai l'impression que sur la première mi-temps,
j'ai quand même l'impression que le mec, il joue limite arrière-droit, quoi.
– Oui, il fait le sale boulot, il doit défendre…
– Il fait le sale boulot, quoi, mais ce n'est pas son rôle,
parce que, si tu veux, le mec, quand même, il a la capacité de lancer les attaques,
tu vois, et si le mec, il est toujours derrière à défendre sur Baldé,
là, qui fait ses débordements, qui doit remonter pour aller soutenir l'attaque, revenir,
je m'étonne qu'il soit carbonisé après, le mec, ce n'est pas…
tu vois, je ne trouve pas ça hyper…
– Il y a un gros problème au milieu de terrain aussi,
mais Chouamini, Valverde, ça ne fonctionne pas.
– Même Chouamini, moi, je ne trouve pas…
– Chouamini, il a été très, très, très moyen.
– Ouais, bah, il s'en remet, il s'en remet.
Même Valverde, hein, Valverde, j'ai trouvé, encore une fois,
souvent, on le met en avant, mais là, je l'ai trouvé vraiment, vraiment en dessous.
– Non, et même moi, Chouamini, je le trouve vraiment très, très, très léger, quoi, pour le milieu.
– Après, Chouamini, moi, ce n'est pas la première fois que je le dis.
Bon, Auréal, c'est un peu mieux qu'avec l'équipe de France,
mais moi, je ne lui vois pas des qualités folles à ce joueur.
– Il y a beaucoup de joueurs qui pourraient faire ce qu'il fait, quoi.
– Et même, tu vois, même ce soir-là, par exemple, je prends l'exemple de Kamavinga, tu vois.
– Ouais, Kamavinga, en premier mi-temps, ça a été l'un des meilleurs,
pour moi, il n'est plus au milieu.
– Ouais, tu vois, je trouve qu'il n'est vraiment pas mauvais,
par contre, je le vois aussi hyper haut, limite milieu gauche, tu vois.
Sur la première mi-temps, je le trouve vraiment très, très haut, tu vois.
Il est vraiment hyper, hyper…
– Et puis après, il faut aussi dire que Courtois te masque énormément de…
de lacunes et de faiblesses toutes les semaines.
Il n'est pas là ce soir, et Lounine, il ne fait pas un arrêt ce soir.
– Lounine, on l'a vu, mais c'est juste sur les relances au pied, quoi.
Sur les relances au pied, si tu veux, tu es quasiment quelqu'un d'un peu peignant, franchement.
– Sur les deux premiers buts encaissés, aussi, l'axe, on a pointé du doigt Militao,
déjà, forcément, sur le deuxième but, par rapport à son positionnement.
Même sur le premier, tu ne peux pas ouvrir l'axe comme ça.
La passe, elle est magnifique, il n'y a pas de souci.
Et puis après, le fait que Lewandowski, aussi, neuf attaquants sur dix…
– Ils auraient touché le ballon trop loin, ils seraient allés au duel avec le gardien.
– Mais tu ne peux pas, à ce niveau-là, avec la qualité adverse…
– Le Lewandowski, c'est brutal, c'est méchant.
– Le premier but, il est exceptionnel, parce qu'il peut s'avancer 10 mètres encore.
– Même le deuxième, le gainage, la prise d'informations…
– Il est tout seul, hein ? – C'est net, sans bavure, il y a…
– C'est exceptionnel.
– Ramenez-moi la vision, mais juste pour moi.
– Juste pour revenir à Bappé, deux secondes.
– Rapidement, c'est vrai.
– On l'a certainement déjà dit ici,
mais je trouve qu'aujourd'hui, il fait vraiment pièce rapportée.
Et le problème, ça reste, pour moi, aujourd'hui,
ce n'est pas son talent, mais ça reste un problème de timing.
Et je pense qu'il n'est pas arrivé au bon moment,
et il se marche tout seul sur les pieds.
– D'accord, mais ils l'ont voulu, ils l'ont eu, ils voulaient y aller,
il y est, maintenant, il va falloir qu'ils s'arrangent, tous ces gens-là.
Le Real est un des meilleurs attaquants du monde,
a priori, sur le papier, ça doit marcher,
mais il y a énormément de choses à régler.
Il y a Ludin, Ferland-Mendy, Militao,
Tsuamény, le rôle de Benningham, l'efficacité de Mbappé,
tout ça, on confie ça au bon soin de M. Lotti,
qui a donc du boulot, qui s'est un petit peu agacé avec Andy Flick,
d'ailleurs, en fin de rencontre.
Merci beaucoup, Thomas, d'être venu partager tes impressions dans la fleur.
Merci beaucoup, Edgar.
On te retrouve, évidemment, demain, sur l'antenne de RMC.
Tu auras consulté la presse, tu auras regardé les émissions,
et tu auras quelques éléments à nous donner sur le réveil,
la gueule de bois de la presse et des supporters madrilènes,
demain, après la victoire, on le rappelle, du Barça dans le Clasico.
4-0 sur la pelouse du Real Barça,
qui prend donc 6 points d'avance en tête de la Ligue.
