Retour sur l'incroyable fin de match entre la France et l'Australie en 1987

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29 oct. 2024
Australia v France 1987 (SEMI FINAL RUGBY WORLD CUP) / Coupe du monde de Rugby
La surprise que je vous réservais, ce sont les 5 dernières minutes de l'équipe de France face à l'Australie hier.
Écoutez, ça vaut vraiment le coup, parce que c'est 5 dernières minutes fabuleuses.
Écoutez, regardez.
21-21 entre l'équipe de France, avec ici Pascal Onda, et l'équipe d'Australie.
Le premier qui marque gagne maintenant.
Eric Chant qui détourne pour Dubroca.
Dubroca la balle au sol, pour qui ? Pour les Australiens à Navarro.
Il n'y a pas d'avantage, on laisse jouer quand même.
Le molle debout évidemment.
Libération pour Fargeant.
Et qu'a pésé maintenant ?
Fargeant qui gagne.
Il fallait gagner du temps, le travailler pour nous.
On voit ici, la balle semble être reprise par un Australien,
alors que monsieur Anderson avait déjà signalé la pénalité
d'une balle soi-disant qui n'avait pas été récupérée,
alors qu'elle est dans les mains des Australiens,
donc qu'il y avait une récupération de balles.
Malgré ce, eh bien c'est une pénalité.
On va revoir cette phase de jeu ici,
où Serge Blanco va récupérer la balle qui n'est pas sortie en touche.
Maintenant on peut dire malheureusement qu'elle n'est pas sortie en touche.
Il tente le tout-faut-le-tout avec Lagisquet.
Lagisquet donne une passe longue par terre à Didier Camberabéro,
contré, mis au sol, qui a lâché la balle.
La preuve, c'est un Australien qui en a érippé.
Didier Camberabéro, malheureux.
Malheureux Didier Camberabéro.
Est-il responsable ?
En tout cas pour monsieur Anderson,
c'est un cadeau offert à Michael Laina face au poteau.
Et trois points donnés pour ainsi dire.
Ce n'est pas possible qu'on perde hommage sur une phase comme ça,
après une telle partie.
Comme l'équipe de France, on a perdu bien d'autres.
Dans le passé.
Et le voilà.
Et 21 points la France.
Il y a des arrêts de jeu, c'est vrai.
Mais quel cadeau nous leur avons fait.
C'est vrai qu'au départ nous avons joué avec le feu.
Il faut bien le dire.
On a tenté le diable.
Mais à l'échec de cette initiative,
y a-t-il pénalité ou pas,
Didier Camberabéro a lâché la balle.
On l'a bien vu en gros plan.
La preuve c'est qu'elle a hérité aux Australiens cette balle.
Puis ils ont fait un mot l'an suivant.
On sait bien qu'ils l'ont récupérée quelque part.
Et qu'on leur a pas empêché de la jouer.
Mais monsieur Anderson s'était précipité.
Et avait déjà noté.
Je vois le sourire qui revient sur les lèvres de monsieur Alain John.
Ancien prof de français mais qui a oublié son français en passant.
Andrew Slack, le capitaine des Wallabies,
qui donne les conseils maintenant.
Parce que c'est une place en finale qui se joue.
Les deux dernières minutes du temps réglementaire.
Daniel Dubois qui a son tour.
Pour les dernières consignes.
Et Michael Laina.
Celui par qui la défaite arrive.
Allez c'est fort.
C'est peut-être pas la solution de jouer fort.
Faut qu'on joue des ballons pour les récupérer.
Car il reste trop peu de temps pour donner la balle à l'adversaire.
Pour lui gagner du temps.
Comme ici Laina il l'a fait.
Et comme il va le faire sur la remise en jeunesse.
Bamberg il va pas la jouer rapidement.
Il va se faire mentir.
Il a trouvé l'occasion de gagner du terreur.
C'est bien fait.
Dans le camp de l'équipe d'Australie.
La dernière minute du temps réglementaire.
Allez à coeur français rien n'est perdu.
Remise en jeu Berbizier.
Allez il faut absolument cette balle les petits bleus.
Et c'est Lucas.
Oui oui oui.
C'est Christian Ballon vous le voyez.
Alors qu'il avait dégagé en touche tout à l'heure.
Exactement comme on a pénalisé
sur un plaquage à retardement tout à l'heure.
La dernière minute du temps réglementaire.
Quelle pèse lourde cette pénalité.
Je pense que Didier jamais ne s'est trouvé
devant autant de responsabilité.
Didier Camberabéro.
Une place en finale de la coupe du monde.
Car si Didier Camberabéro réussit
la pénalité qui lui est accordée.
Match nul entre les deux équipes.
Et on peut jouer les prolongations.
Didier Camberabéro.
4 coups de pied réussis sur 6 tentées.
Depuis le début de ce match.
Il va viser la barre.
Ou le poteau imaginaire
qui se trouve entre les deux.
Il va viser le milieu.
Il va se mettre dans la tête
qu'il y a un troisième poteau au milieu.
C'est celui là qu'il va viser.
Concentration.
Il faut qu'il ait tous ses moyens.
Il faut qu'il rentre dans la balle.
Il ne faut pas doser son coup de pied.
A ce niveau non.
Il tape.
Et c'est reparti.
Il doit s'assurer la touche à tout prix.
C'est ce qu'il fait.
Très bien.
40 mètres des poteaux français.
Remise en jeu par Lautreau.
Inspiré de mettre un buteur.
Un vrai buteur dans ce 15 de France.
Pour cette demi-finale.
Même si les positions de hors-jeu
mollent à l'avantage
effondrement de personnes.
On va donner la balle à qui ?
Aux jaunes.
C'est-à-dire aux Canaries.
Les Australiens.
Par John à l'introduction.
On va se former en mêlée.
Là, il faut faire le maximum.
Il faut que la troisième ligne se méfie.
Il faut qu'elle soit vigilante.
Il y a des hors-jeu
là-bas du côté opposé.
L'image est finie.
L'Australie joue devant son public
sur son terrain face à la France.
Elle est tenue en échec en demi-finale
de la Coupe du Monde 24 à 24.
On revoit ce grand coup de pied croisé
avec Didier Camberabéro au point de chute.
Bien joué de la part
de Lélié Beurre
qui a bien donné à l'équipier.
Ici, il y a un empilage.
La balle dissimulée.
Mais il y a eu...
Jean-Pierre Garouet a salonné cette balle en touche.
Balle poussée en touche.
Dominique Carbani qui tarde à se relever.
Qui en profite pour se désaltérer.
C'est de l'eau de France.
Pas de d'axe ? Peut-être.
Oui, monsieur.
Pourquoi pas ?
C'est Lolo qui l'a mené.
D'autant que Laurent Rodriguez est remis sur public
de l'eau de d'axe. Je soutiens de l'avoir fait.
À l'avantage des Australiens.
Par John.
Il pourrait prendre celui-là.
C'est un mur.
Campezé fait une faute grave.
Lorieux est arrivé comme un fou.
Comme Pierre Many.
Lélié, Lagisquet.
Lagisquet qui va donner à qui ?
Rodriguez toujours qui donne à Blanco.
Et là, c'est la course vers le bonheur.
Blanco, rien ne l'arrêtera.
Qu'il est né sous une bonne étoile.
Daniel Dubroca, le capitaine du 15 de France.
Il avait battu les All Blacks
chez eux.
Il a réussi le grand chlem comme capitaine de l'équipe de France
cette année. Et il bat les Wallabies
chez eux.
Rodriguez encore écharvé.
Qui fait une faute avec deux gars.
Heureusement qu'il a gardé la balle.
Qui a permis un grand raversement sur ce Lagisquet.
Excellent.
Qui met deux gars dans le ventre, qui redonne la balle à Lainel.
Contré. Et c'est encore Rodriguez qui est là.
Et qui offre la balle
de la finale à Serge Blanco.
