The Follower est un film français écrit par Kévin Mendiboure & Vincent Darkman et réalisé par Kévin Mendiboure avec Nicolas Shake, Chloé Dumas, Paul Bandey... Sortie française le 15 Février 2018 en VOD. Synopsis : Une femme solitaire et excentrique fait appel à David Baker, un blogueur vidéo, pour l'aider à trouver la cause des phénomènes surnaturels se produisant dans sa maison. Au début, il ne trouve rien à signaler. Mais en retournant dans son appartement quelques jours plus tard, il va vite se rendre compte que quelqu'un (ou quelque chose?) l’a peut-être suivi…
Alors aujourd'hui nous sommes dans le village de Sars,
plus précisément sur le décor de mon premier long-métrage The Follower.
Voici la maison en question.
C'est une maison qui est dite hantée par les habitants du village,
c'est la raison pour laquelle j'ai voulu tourner dans cette maison.
Alors à savoir, elle date de 1905,
tous les décors sont d'origine, on n'a rien retouché,
et c'est ce qui fait le charme si particulier de cette demeure
et ce qui vous transposera dans le film dans une atmosphère vraiment particulière.
Alors The Follower, ça raconte l'histoire de David Baker,
un YouTuber qui fait des vidéos sur le paranormal, qui a une chaîne YouTube.
The Follower, c'est quand on s'abonne à une chaîne YouTube justement, ou un réseau social,
il va donc rencontrer une de ses abonnés qui s'appelle Carole Anderson, sa follower,
il va aller dans sa maison car apparemment elle dit voir des phénomènes paranormaux.
Donc lui il va enquêter, il n'y croit pas trop au début,
mais à sa grande surprise, en retournant dans son appartement quelques jours plus tard,
ça va se retourner contre lui, donc il aurait peut-être été suivi.
La particularité de ce film, c'est qu'elle est vue à travers les caméras du héros David Baker,
qui va placer des caméras un peu partout dans la maison, dont la sienne qu'il a manuellement,
et voilà, tout le film est vu à travers ses yeux, donc on ne peut voir que ce que voit David Baker.
C'est un projet vraiment motivé par des passionnés, un projet de passionnés,
on est 16 personnes à avoir tourné ce film, alors que sur un long métrage il y a une centaine de personnes habituellement,
on l'a tourné en 12 jours.
Pour moi c'était important, en revenant dans le sud-ouest de la France,
d'utiliser des techniciens locaux, donc j'ai fait appel à Cyrielle Odibert,
qui est régistreuse générale, qui a été fantastique sur ce tournage,
parce qu'il n'y avait que 16 personnes, et elle qui est habituée à être sur des plus gros projets,
elle a vu qu'il fallait s'adapter, elle a vraiment bien fait son travail.
On a de même le chef opérateur du film, qui s'appelle Harry Arnault,
qui vient d'Osgore, et qui nous a aidé aussi à réaliser ce film.
Ça a été tourné entre Angleterre, Sars, Biarritz, Bardos,
tous les décors que vous verrez dans le film sont 100% du Pays Basque,
avec des acteurs anglophones, donc tout est en anglais,
parce que je voulais une distribution internationale,
c'est pour ça que j'ai tourné ce film dans cette langue.
À la base j'avais une petite idée de pitch dans ma tête qui me trottait depuis plusieurs mois,
puis finalement j'ai réussi à me décider sur une idée,
et je voulais m'entourer d'un scénariste, c'était hyper important pour moi,
parce que je suis réalisateur, mais j'avais besoin d'un co-scénariste
pour m'épauler sur les dialogues, surtout en anglais,
et donc c'est Vincent Darkman qui a écrit The Follower avec moi,
il s'est occupé de tout ce qui est dialogue et réorganisation de l'histoire,
et donc voilà, on a bossé pendant peut-être 4 mois sur l'écriture du scénario,
ensuite il y a eu le casting et le tournage.
Une fois le tournage et le montage terminés au mois de mai 2017,
on a envoyé à plusieurs festivals,
on a eu la chance d'être pris à San Diego pour le Fantastic Horror Film Festival,
on a eu 3 nominations pour commencer,
c'était le meilleur thriller, meilleur film international et meilleur montage.
Donc ça nous a encouragés, on est allés sur place avec des membres de l'équipe
pour voir le film en grand écran,
et plus récemment, en janvier 2018, on a eu le Macabre Fair Film Festival
qui a sélectionné le film, on a eu 8 nominations,
donc c'était énorme pour un petit film comme ça, tourné aux Pays Basques,
d'aller à New York, c'est juste énorme,
et on a eu le prix de la meilleure image.
Il n'y a pas de musique, c'est un choix personnel,
parce que dans le film, tout est vu, comme je disais tout à l'heure,
à travers les yeux du héros, donc à travers sa caméra
qu'il a installée dans la maison, il en a plusieurs des fixes ou une mobile,
et donc pour moi, il ne pouvait pas y avoir de musique,
parce que quand on se balade dans une maison,
il n'y a pas de la musique qui sort tout le temps,
pour moi tout est justifié dans le film,
donc les seules musiques que vous entendrez, c'est celle d'un poste de radio,
ou d'une voiture, quand il allume sa radio aussi,
c'était voulu de même que la lumière,
on n'a pas voulu faire trop de lumière artificielle, tout est réaliste,
il y a une lumière naturelle très intéressante dans la maison,
un petit côté clair-obscur super dans l'ambiance film d'horreur,
donc on a voulu utiliser ça et ne pas utiliser trop de lumière,
donc pas de musique non plus, c'est vraiment un film qui est très immersif.
Il faut savoir qu'une fois que le film a été terminé,
j'ai démarché des distributeurs américains,
parce que je voulais une distribution dans les pays anglophones,
et on a eu la chance de trouver, après beaucoup de batailles,
un distributeur américain du nom de Terror Films,
qui nous a sorti le film aux Etats-Unis, en UK, au Canada,
et plus récemment en France.
The Follower va être doublé et sous-titré dans plus de 120 pays,
grâce à la plateforme iFlix,
ce qui est pour nous inespéré, on ne s'attendait pas du tout à ça,
donc de faire un petit film dans le Pays Basque,
qui va être distribué dans autant de pays, c'est vraiment génial.
Ce qu'on espère, c'est que le film va séduire le public français,
amateurs ou pas de films d'horreur, parce que tout le monde peut aimer,
c'est un thriller, je répète encore, ce n'est pas un film gore,
où il n'y a pas du sang dans tous les sens,
et par la suite, on aimerait bien sortir sur Netflix,
Netflix serait la prochaine étape, comme ça on aurait encore plus de visibilité,
et bien évidemment, faire la suite, ou même un remake,
financé par une vraie production, une vraie structure,
pour faire la même chose qu'on a fait là, mais en plus gros.
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