Comment favoriser la cohabitation avec les hapalémurs ?
Lémurien arboricole endémique de Madagascar, le grand hapalémur (Prolemur simus) est aujourd’hui en danger critique d’extinction. À cause de son alimentation très spécialisée, composée à plus de 80 % de bambous, cet animal vit principalement dans les forêts de bambous de l’île, un habitat fragmenté et menacé, tiraillé entre terres agricoles et villages locaux.
C’est dans ce contexte qu’intervient l’association Helpsimus, soutenue par le Parc zoologique de Paris, avec un objectif principal : concilier les besoins des agriculteurs avec ceux des populations de lémuriens pour atteindre une forme d’équilibre. En menant des actions pour limiter le défrichement des terres tout en répondant aux besoins des agriculteurs, l’ONG a permis de multiplier par 3 la population de grands hapalémurs en seulement 10 ans !
« Sans cet investissement des parcs zoologiques, cette espèce aurait clairement disparu. » nous explique Delphine Roullet, primatologue, fondatrice de l’association Helpsimus.
Et si vous souhaitez contribuer à votre niveau à la protection de cette espèce via le parrainage, on vous invite à vous rendre directement sur notre plateforme de collecte de dons en ligne soutenir.mnhn.fr
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l'enjeu de notre programme de
conservation c'est de trouver un
équilibre entre les besoins des
populations humaines et ceux des
populations animales et en particulier
des lémuriens et pour ça il faut qu'on
sorte les gens de leur situation de
survie et une fois que ce sera fait ils
seront alors en capacité complète de
protéger leur
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biodiversité considérant la situation à
Madagascar où les gens sont de plus en
plus pauvres et où les conditions de vie
sont de plus en plus difficiles si le
grand tap mur est encore là c'est parce
que les parcs se sont investis dans sa
conservation sans cet investissement des
parcs zoologiques l'espèce aurait aurait
clairement
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disparu alors le Projet de conservation
dont on s'occupe l'associationsimus
est localisé au sud-est de Madagascar et
a pour objectif de protéger euh la plus
grande population sauvage de grand tapal
mur un grand tap lémur c'est un
litmurien qui pèse à peu près 2,5 kg
donc c'est la taille euh un petit chat
c'est un lémurien qui a une alimentation
très spécialisé puisque euh 80 à 90 % de
son alimentation est composée de bambou
dont il va consommer toutes les partie
et donc ce lémurien ben on va le trouver
en particulier dans les forêts de bambou
alors le site sur lequel nous on
travaille c'est un site qui est très
particulier parce qu'en fait c'est pas
une forêt telle qu'on peut se l'imaginer
ce sont des terres agricoles sur
lesquelles on trouve encore des patches
de forêt de bambou et des patches de
forêts qui sont plus ou moins dégradé
donc faut imaginer une espèce de
mosaïque où tu as des villages des
cultures des forêts de bambou des
fragments forestiers et tout ça est
mélangé sur notre site alors pour
arriver à notre objectif c'està-dire
l'équilibre entre population humaine et
population animale on travaille sur
différents volets on a un volet
environnemental qui consiste à à
protéger l'environnement des animaux à
les étudier également pour savoir de
quoi ils ont besoin à travailler sur les
conflits que les lémuriens peuvent avoir
avec les résiculteurs parce qu'il
complètent leur alimentation avec du riz
à restaurer aussi leur habitat parce
qu'on a un programme de restauration
forestière on a un volet éducation on
soutient
les cinq écoles primaires publiques qui
sont présentes dans notre zone
d'intervention et où on développe
également un programme d'éducation
environnementale et le dernier volet
c'est un volet socio-économique qui
permet aux populations locales avec
lesquelles on travaille d'avoir des
revenus supplémentaires à Madagascar tu
tu peux pas faire un projet de
conservation sans avoir une dimension
humaine c'est un pays qui est
extrêmement pauvre et il y a une très
forte pression en tropique sur toutes
les ressources naturelles et sur notre
site en particulier il faut l'imaginer
avec beaucoup d'activités humaines qui
se superpose à la biodiversité à la
faune à la flore et si on nide pas les
gens qui sont dans un état de survie ce
n'est pas possible de parler de
conservation ce n'est pas possible de
protéger la biodiversité quand toi même
tu n'es pas en capacité de te nourrir
correctement que tu ne sais pas comment
tu vas nourrir ta famille en particulier
tes enfants que tu ne sais pas comment
tu vas soigner tes enfants que tu as des
difficultés à envoyer tes enfants à
l'école l'éducation c'est quelque chose
de primordial que tu vis dans des
villages avec très peu d'hygiène que
l'accès à l'eau est compliqué tout est
compliqué en fait c'est
impossible de pouvoir avoir suffisamment
d'énergie à consacrer à autre chose que
ta propre survie donc si on n pas ces
gens euh sur les terres desquelles
vivent ces animaux on est chez des gens
on est dans des cultures c'est pas
possible de protéger les grands appal
les murs et cette population en
particulier en fait la menace principale
sur notre site c'est la perte de
l'habitat euh des grands app les murs la
perte de l'habitat euh elle est liéu au
défrichements qui sont faits par les
agriculteurs euh qui vont étendre leur
culture euh pour des raisons de survie
encore une fois et donc l'enjeu c'est de
faire en sorte qu'il n'y ait plus de
défrichement dans les zones de
restauration et de conservation qui ont
été définies avec les agriculteurs donc
par exemple sur le le programme résicol
euh on va euh développer ce qu'on
appelle le système de résiculture
améliorée euh donc c'est euh c'est des
techniques qui permettent de multiplier
par trois ou quatre le le rendement des
risières AL c'est très simple plutôt que
de planter les plans au hasard on va les
planter en ligne on va mettre une
distance bien spécifique entre chaque
plan de RIB pour qu' puisse se
développer euh au maximum et donc on va
multiplier le rendement comme ça des
risières pour faire ce travail de
formation bah on a des agronomes en fait
qui sont issus d'impact Madagascar qui
sont en permanence sur le terrain qui
vont former les gens et qui vont les
accompagner aussi pour que les
techniques soient bien maîtrisées donc
on distribue aussi du matériel on
distribue des semences et enfin on va
protéger ces risière des attaques de
l'émurien qui Mang le riz en mettant en
place le système de gardienage du coup
bah là on va maximiser le rendement des
risières ce qui veut dire qu'elles vont
produire au maximum de leur possibilités
et bien du coup ces agriculteurs ont
moins besoin d'aller fricher de
nouvelles terres de défricher de
nouvelles terres dans les zones de
conservation et de restauration qui ont
été défin avec eux le premier résultat
c'est que c'est la population de grand
tapal mur augmente et elle augmente de
façon exponentielle et cette population
elle a été multipliée par 10 donc
aujourd'hui on a plus de 660 grand tap à
mur suivi et directement protégés par
alpsimus mais il y a pas que les grands
appas les murs on a identifié cinq
autres espèces de lémurien donc il y a
l'émur à ventrerou dont on suit cinq
groupes et y a les availls de pereras
qui est un lémurien nocturne dont on
suit trois groupes en tout c'est plus de
700 lémuriens qui sont suivis et et
protégés directement par alpsimus et
puis il y a également toute la partie
humaine euh c'est c'est cinq écoles on a
construit 10 bâtiments scolaires enend
dur ce qui fait une vingtaine de salles
de classe on a construit cinq cantines
qui profitent en fonction des années
entre 600 50 et 750 enfants dont on
essaie de soutenir l'éducation et puis
il y a plus de 900 familles qui sont
impliquées dans le programme alors rien
n'est gagné mais du coup leur condition
de vie s'est beaucoup amélioré en 15 ans
grâce au grands appas murs et grâce
toutes les activités qu'on a mis en
place pour préserver cet animal donc le
parc zoologique de Paris est l'un de nos
partenaires qui finance un C nombre
d'activités et sans le soutien du parc
zoologique de Paris mais aussi des
autres parcs parce qu'on a une vingtaine
de parcs qui nous soutiennent bah psimus
n'aurait pas existé et probablement que
le grand aurait disparu le Grand T mur
c'est un exemple assez assez
significatif assez concret de
l'implication des parcs zoologiques
européens dans la conservation
instittu des espèces et en particulier
des lémuriens et c'est pour ça
qu'aujourd'hui B j'ai des choses
positives à dire et ça c'est plutôt bien
ça fait du bien je pense