« Paris, Coeur de Lumières » : un spectacle immersif sur Saint-Sulpice !

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8 nov. 2024
Pendant un mois, la plus grande église de Paris devient le cadre unique d'un vaste spectacle en son et lumière qui plonge les spectateurs dans l'histoire de la construction de Saint-Sulpice aux XVIIe et XVIIIe siècles. Derrière cette narration immersive de 1h30, ce sont plus de 350 bénévoles, figurants et techniciens, et 50 professionnels qui participent à cette aventure à la fois humaine, patrimoniale et spirituelle. Un spectacle à découvrir du 16 octobre au 23 novembre 2024.
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À Paris, l'église Saint-Sulpice accueille un spectacle immersif de son et lumière
intitulé Paris, cœur de lumière.
Une création ambitieuse qui offre une expérience unique à des centaines de spectateurs
qui viennent chaque soir découvrir le spectacle, comme Grégory et Clément.
J'ai été totalement époustouflé par le spectacle des lumières de la mise en scène.
C'était vraiment super.
Ça permet de découvrir l'église sous un angle pas habituel.
Paris, cœur de lumière, plonge le public dans l'histoire de la construction
de l'une des plus grandes églises de Paris, Saint-Sulpice.
Sa première pierre fut posée au milieu du XVIIe siècle
en présence d'Anne d'Autriche, mère de Louis XIV.
Pour le père Henri Delahougues, recteur de l'église,
raconter cette histoire avec les technologies les plus avancées
est le moyen idéal de redécouvrir le patrimoine parisien.
Il y a quelques années, au conseil pastoral,
il y a des paroissiens qui se sont dit que pour faire connaître Saint-Sulpice,
qui est la plus grande église de Paris, mais qui n'est pas si connue que ça,
ça serait bien de faire un son et lumière.
Et quelques mois après, une société de production
qui est venue nous proposer de faire un spectacle à Saint-Sulpice.
Ensemble, nous avons cherché le thème et on s'est dit que monter un spectacle
qui racontait un peu les 150 ans de construction de l'église,
ça pouvait à la fois faire connaître l'église Saint-Sulpice,
mais aussi faire découvrir la vitalité, la foi, l'espérance
et la charité de tous les fondateurs.
Ce travail d'envergure unit faits historiques et récits imaginaires.
Au cœur du spectacle, les vies de plusieurs générations de bâtisseurs de l'église.
Ils traversent de nombreuses épreuves,
immergées dans les périodes complexes de l'histoire de France,
comme les tumultes de la Fronde ou les prémices de la Révolution française.
Pour Damien Fontaine, le metteur en scène,
raconter 150 ans d'histoire de l'église en un seul spectacle
représentait un véritable défi.
Quand j'ai commencé à écrire des spectacles pour des intérieurs d'églises, de cathédrales,
j'ai trouvé que déjà le public me semblait beaucoup plus à l'écoute même
que dans une salle de théâtre ou de spectacle habituel.
Parce que justement, ce n'est pas quelque chose qu'on a l'habitude de voir
et d'entendre dans ce type de lieu.
Et après, bien sûr, on raconte quelque chose en adéquation avec l'édifice,
en lien avec la spiritualité, en lien avec cette élévation naturelle
qui nous pousse vers le haut, liée à l'édifice dans lequel on est.
Formidable !
Voilà donc un chantier qui se présente sous les meilleurs auspices.
J'ai fait venir notre architecte, M. Gamart,
afin qu'il vous expose les plans qu'il a dessinés pour notre église.
Sur la scène, plusieurs équipes de plus de 350 artistes bénévoles
contribuent à donner vie au spectacle.
Les voix des acteurs ont été enregistrées en amont par des artistes renommés.
Cela permet une rotation régulière des interprètes.
Le spectacle peut être ainsi joué deux fois chaque jour pendant un mois.
Les artistes, de tous âges et horizons, sont invités à participer.
Parmi eux, Patricia, cadre de santé,
qui prête ses traits au personnage d'Anne d'Autriche.
Je suis paroissienne à Saint-Sulpice.
Intégrer un spectacle comme celui-ci auprès de cette belle église,
c'est vraiment un très beau challenge.
Il y a vraiment une super ambiance.
Ce qui m'apporte, c'est qu'en fait,
je vais maintenant à la messe avec plus de joie
parce que je sais que je retrouve plein de copains.
Donc ça c'est vraiment la chose très positive.
Qui sait si un jour je verrai la grande église Saint-Sulpice ?
Gilles, fidèle d'une paroisse de banlieue parisienne,
interprète le rôle de l'abbé Jean-Jacques Aulier,
premier curé de l'église au XVIIe siècle.
Ma chère paroisse, le temps est venu pour moi.
Ce rôle m'amène à beaucoup réfléchir
et à donner du sens à mon action d'acteur.
C'est ma manière de rendre au Seigneur
tout le bien qu'il m'a donné lui-même au cours de ma vie.
C'est une manière de partager ma foi
avec tous les gens qui veulent bien nous écouter.
Cyril, cadre de marketing et passionné de théâtre.
Il incarne Thomas Larmont, maître bâtisseur
et prie de Blandine qui deviendra sa femme.
Pour moi c'est assez naturel finalement
de jouer un amoureux et surtout de jouer un amoureux dans une église.
C'est quand même la maison de Dieu, la maison de l'amour quelque part.
Pour cette occasion, la crypte de Saint-Sulpice
s'est transformée en un grand vestiaire pour accueillir les artistes.
Blandine, l'une des costumières bénévoles,
gère chaque soir les transformations d'une centaine de personnages du spectacle.
Ce qui est le plus difficile, c'est de gérer les costumes par binômes
puisque les binômes de personnages n'ont pas forcément les mêmes morphologies.
Donc pouvoir adapter le costume n'est pas forcément chose très aisée à ce moment-là.
A travers leur engagement bénévole,
tous les participants de ce spectacle sont heureux de contribuer au bien commun,
témoignent Nicolas Germag, régisseur et accessoiriste.
Mon premier métier, c'est comédien.
Il se trouve que ma voix fait partie du spectacle, j'ai enregistré des rôles.
Et par une nécessité, j'ai dû moi-même me mettre à la technique,
monter le décor, le démonter, etc.
Et je trouve ça super, je trouve que ça fait partie de mon métier.
Moi, ça m'intéresse finalement de me mettre derrière,
comme de toute façon, quand j'enregistre, je suis derrière un micro, je suis dans l'ombre.
J'aime bien être dans l'ombre, c'est un endroit où je me sens bien pour servir une œuvre.
Cette collaboration hors norme entre différentes personnes et métiers
réjouit le curé de la paroisse.
Il y voit une occasion unique de rapprocher le public de l'église.
Au niveau de la paroisse, on est très contents parce que, d'abord, ça fait connaître la paroisse.
Ça crée une dynamique parmi les paroissiens, parmi les bénévoles.
Ça permet aussi à beaucoup de gens de découvrir la vie de Saint-Sulpice.
Et puis, c'est un spectacle aussi qui amène à une réflexion de fond
sur la construction des églises, sur la foi qui anime les communautés.
Et je pense que dans notre monde actuel, on a vraiment besoin de cette réflexion de fond
pour savoir où on va, qu'est-ce qu'on a envie de construire, etc.
Ça montre un peu une église dynamique, donc beaucoup de gens sont très heureux, et nous aussi.
Et c'est ce que constatent les spectateurs, comme Stanislas et Marguerite.
Ça m'a beaucoup plu, parce que je trouve que ça donne vraiment le sens de la foi.
En France, on voit juste les églises déjà construites et on peut en profiter.
Mais moi, ça me plaît de voir et de mieux connaître l'histoire des constructions et des bâtiments religieux.
C'est vrai qu'on a envie d'en savoir plus.
On a envie de savoir plus sur l'histoire de cette église.
On a appris plein de choses.
Le spectacle Paris, cœur de lumière embarque le public dans la grande épopée parisienne.
Il rappelle comment la foi chrétienne a inspiré les bâtisseurs du grand patrimoine français
à mener à bien leur projet.
