Roberto De Zerbi est-il "l'homme de la situation à l'OM", comme l'a assuré ce mardi Medhi Benatia dans Rothen s'enflamme ? Walid Acherchour prend la défense du coach italien et rappelle la difficulté d'entraîner le club phocéen.
C'est pas parce que j'ai appelé de mes voeux et j'ai dit que c'était une immense opportunité pour l'Olympique de Marseille d'avoir Roberto De Zerbi
et j'avais félicité Medhi Benatia comme j'avais félicité Medhi Benatia pour Adrien Rabiot.
Si Adrien Rabiot, ça ne fonctionne pas à l'OM et si De Zerbi, ça ne fonctionne pas à l'OM,
mais on sera les premiers à le dire sans aucun problème.
Mais au bout de 11 journées, je trouve ça prématuré.
On peut, sur les débriefs de match, être exigeant, dire ce qu'on a vu contre Auxerre, c'est honteux, c'est indigne.
Maintenant, si on doit être en vol d'oiseau sur l'analyse et prendre un peu plus de recul,
moi je ne peux pas arriver et dire De Zerbi, c'est terminé.
Justement, combien de temps ?
J'ai pas mal de supporters marseillais qui disent, là j'ai Damidov qui dit « Mickaël parle bien De Zerbi ».
Je vois qu'il y a beaucoup de supporters marseillais qui rejoignent le discours de Mickaël.
Si tu prends 3-0 à la mi-temps contre Sinaïoko, contre Gaëtan Perrin et contre Ahmed Traoré...
Benazia a dit, il le répète plusieurs fois, c'est un projet de 3 ans, tout va bien, etc.
Après, c'est une histoire de projet de 1 an déjà.
On fera un bilan global, on verra où est-ce que l'OM.
Si l'OM est 5ème, 6ème, c'est un immense échec.
Il n'y a pas à tortiller 10 ans.
La réalité, elle est là, c'est comment les joueurs vont progresser.
Les actifs qui ont acheté l'OM et qui ont fait beaucoup d'investissement,
est-ce que De Zerbi les a fait progresser ?
Quels sont les résultats ?
Qu'est-ce que tu as fait en Coupe de France contre les gros ?
Qu'est-ce que tu as fait ?
On fera un bilan à la fin de saison.
Mais le problème, Thibaut, c'est qu'il faut le dire, aujourd'hui,
entraîner à l'OM, c'est un métier différent.
Moi, je veux bien, mais on a eu des entraîneurs.
On a eu Marcel Hinault, au bout de 5 matchs, il s'est fait chasser.
Alors que les résultats étaient bons, mais enfin, ils n'étaient pas si mauvais.
Il a eu la chape de plomb Panathinaikos,
mais en Ligue 1, il n'avait pas perdu une fois en 5 matchs.
Enfin, il a démissionné.
Bref, il y a eu toutes les histoires, on ne va pas refaire l'histoire.
L'année d'avant, Igor Thudor, il fait 3e de Ligue 1,
avec un jeu plutôt intéressant,
où pendant 3 quarts de la saison, il remplit le stade.
C'est spectaculaire, c'est extraordinaire, il y a un pressing.
Les gens n'étaient pas contents, c'était clivant autour d'Igor Thudor.
L'année d'avant, Sampaoli fait demi-finale européenne,
il fait 2e au classement, à la dernière minute,
sur un but de Ganago, qui lui donne,
et avec un 5-0 contre Strasbourg.
Il y avait beaucoup de clivage autour de Sampaoli,
son jeu, il est chiant, etc.
Qu'est-ce qu'on veut, en fait, au final ?
Qu'est-ce qu'on veut aujourd'hui, du côté de Marseille ?
– À part ça, gagner ne suffit pas, il faut aussi convaincre.
– Non, mais gagner ne suffit pas, avoir des résultats ne suffit pas,
avoir un contenu, mais pas les résultats, ne suffit pas.
Qu'est-ce qu'on veut, en fait, au final ?
– C'est pas ce que j'ai dit, Walid.
– Michael, pour conclure, vas-y, le mot de la fin.
– C'est pas ce que j'ai dit, Walid.
– Mais j'ai pas dit, je parle de Michael.
– Michael, Michael, vas-y, pour conclure.
– Ce que je suis en train d'expliquer par rapport à De Zerbi,
c'est que cette année, on avait une chance,
on a une chance, si on peut appeler ça une chance,
mais on ne fait pas de Coupe d'Europe.
J'ai dit cette année, l'Olympique de Marseille,
ça va être le Monaco de l'année dernière.
Si on se souvient du Monaco de l'année dernière,
ils avaient une équipe type, elles ne bougeaient pas.
Nous, on n'a pas de Coupe d'Europe,
et tous les week-ends, on a une équipe différente.
Donc je pense que c'est De Zerbi qui le fait.
Un jour, on a Condombia qui a un 6,
un jour, il est en train, un jour, il revient 6.
Brasier, un jour, il est à gauche, un jour, il est dans l'acte.
– Ça, on l'a dit, mais c'est ses choix,
et il est comptable de ça, et il n'y a pas de soucis.
Moi, tout ce que tu dis sur De Zerbi,
je fais les émissions d'après-match à chaque fois,
je suis complètement d'accord avec toi.
Mais quand tu as pris De Zerbi, il faut faire quoi, Michael ?
Explique-moi, en fait, toi, Michael, ce soir,
le 12 novembre, mardi 12 novembre,
on fait quoi avec De Zerbi ?
On lui met un coup de chausson ?
On doit dire quoi, aujourd'hui ?
– Ah non, on le garde, mais à un moment donné,
je trouve que sa sortie de dire
« si ça va pas, je m'en vais »,
je suis tout à fait d'accord avec Christophe Zugarri,
c'est une sortie lamentable.
– Mais on l'a dit !
– Mais c'est pour ça que je le dis.
– Mais donc tout le monde le dit.
Tu fais comme tout le monde.
– J'entendais Jennifer qui parlait de Benatia
Mais la seule chose qu'il peut dire à l'heure d'aujourd'hui,
s'il doit faire quelque chose,
c'est peut-être taper sur son corps,
s'il ne peut pas le faire.
Parce que Benatia, le travail qu'il a fait, c'est un magicien.
– Merci d'avoir été là.