Carte Blanche / Le Blanc (36) - DocumentTiers

LaGrotteDuBarbu
9 abonnés
14 nov. 2024
petite visite du Tiers Lieu Carte Blanche, dans la ville du Blanc dans l'Indre, situé à la Maison Amicale à côté de l'hôpital.
Merci à Pauline, Charlotte et Julien pour leur temps et leurs témoignages
Premier épisode de la série "DocumenTiers" où je visite des tiers lieux un peu partout en France
Allez, il est temps de faire un petit tour de Carte Blanche, qui est le tiers lieu du Blanc dans l'Indre.
C'est l'ancienne maison médicale qu'ils ont renommée en maison amicale et qu'ils ont bien sûr investi.
Il y a une cuisine, il y a des bureaux pour les permanents, il y a aussi plein d'associations qui sont hébergées.
J'ai fait un tour relativement exhaustif mais pas complètement précis de tout ce qui s'y passe.
C'est sur trois étages, il y a un rez-de-chaussée, un étage et un sous-sol.
Et si je me souviens bien, ça fait à peu près 700 mètres carrés, donc il y a un petit peu de place.
On va descendre justement au sous-sol où il y a leur atelier, un atelier plutôt ouvert et plutôt grand,
où ils font plein d'activités, de la scierigraphie, je ne sais plus les autres choses qu'ils font exactement.
Pour plus de détails, contactez-les directement.
Mais il y a plutôt des grands espaces, il y a même une CNC qui traîne.
Il y a des espaces de rencontres et une de leurs grosses activités justement, c'est d'héberger des associations
mais aussi des gens pour y travailler.
Il y a des salles de réunion que les gens peuvent louer, il y a des espaces de coworking,
des bureaux partagés, des bureaux pas partagés qui sont loués au mois, à l'année, etc.
Et puis aussi plein d'autres activités.
Merci à Quentin d'ailleurs de m'avoir guidé dans cette aventure
et on va pouvoir continuer un peu notre visite avec justement les studios de Radio Dynamo.
On voit d'ailleurs le joli fond d'écran avec Didier Super,
qui est une radio qui est au blanc et argenton
et qui est hébergée à carte blanche.
Mon impression c'est que c'est vraiment un peu un fouillis, mais un fouillis intéressant
avec plein plein de choses, plein d'activités, plein de gens qui sont là, plein d'associations
et qui permet justement une espèce de synergie entre tous ces gens là
qui sont dans le même bâtiment.
En tout cas c'est un bâtiment plutôt agréable
et je vous invite si vous êtes dans la région à aller leur rendre visite
et leur faire un petit coucou de ma part.
Je suis Pauline Tricoche, j'ai 27 ans et je suis salariée à carte blanche.
Je suis coordonnatrice et animatrice du café associatif
parce que dans cette asso on n'est que deux salariés
et que ma collègue s'occupe de la coordination générale de l'association
et que moi je suis vraiment sur le café associatif
et puis d'autres petites choses comme l'atelier partagé dans lequel on se trouve actuellement.
Le lieu en lui-même s'appelle la Maison Amicale
parce que c'est une ancienne maison médicale du Blanc
qui a été récupérée suite à la lutte contre la fermeture de la maternité
de l'hôpital du Blanc, juste à côté.
Donc c'était le bâtiment qui avait été acheté par la SCI des médecins précédents
et puis on a fini par s'y installer.
Carte blanche a fini par grandir dans ce lieu en 2020.
On a fini par en acheter les murs début août 2023
et du coup, si je ne me trompe pas,
il y a à peu près 300 m² par étage
et on a un sous-sol, un rez-de-chaussée et un premier étage
donc on a à peu près beaucoup d'espace.
Et on se situe juste à côté de l'hôpital du Blanc
sur le parking en plein cœur de la ville du Blanc dans l'Indre.
Parce que je pense qu'il y a une particularité
qui est un peu propre au tiers-lieu que de se dire
on a un lieu, qu'est-ce qu'on en fait ?
Et je pense qu'il est unique parce que les gens entrent dedans
et disent on aimerait bien faire ça
et nous on est juste là à notre bureau
on fait ok, on doit pouvoir le mettre en place
et en fait c'est au fur et à mesure des gens qui sont venus
en disant on aimerait bien avoir un atelier
on aimerait bien avoir un lieu pour avoir des rencontres
pour boire des coups avec les copains à la sortie
on ne sait pas où travailler
on aimerait bien avoir un vrai bureau à nous
enfin tous ces trucs-là ont fait que
Carte blanche s'est construite un peu tout seul.
Nous sommes ouverts du lundi au vendredi
de 9h30 à 17h
et il y a des horaires
ça c'est les horaires d'accueil où nous on est là aussi
mais c'est aussi un lieu qui est un peu utilisable
par des gens en dehors des horaires où nous on est là
donc par exemple on a des ateliers qui s'organisent
avec les gens qui ont les clés, qui viennent, qui font des choses
et puis nous les permanences du Cafébiens par exemple
elles se tiennent le soir donc parfois jusqu'à 22h
et puis quand on a des concerts ou des dates
on est ouverts aussi à d'autres moments
mais ça tout se suit sur les réseaux
il y a du coup de la mise à disposition des espaces
donc il y a effectivement des bureaux à l'année
pour des assos mais aussi du coworking
mais aussi des salles de réunion qu'on peut emprunter
on a du coup ce fameux pôle atelier partagé
dans lequel il y a des cours
dans lequel on peut venir se former
qu'on peut aussi utiliser d'une façon complètement autonome
si on sait comment servir des choses
il y a du coup le Cafébiens
qui est le café associatif
dans lequel il est aussi possible de venir profiter
mais aussi d'être bénévole
mais aussi de proposer des choses
par exemple on a des repas partagés
qui s'appellent la cantoche
où c'est des bénévoles qui viennent cuisiner
pour en général 45 personnes
et nous on les accompagne dans cette démarche
mais on fait aussi de l'accompagnement d'initiatives
n'importe qui qui vient avec une idée ou un projet
on les aide à trouver des financements
essayer de le mettre en place
le réfléchir ensemble
ou mettre en lien
et ça c'est un peu à l'échelle de Carte Blanche
mais on est aussi en partenariat
avec d'autres gens sur le territoire
comme le parc naturel de la Brenne
on fait plein de choses
avec plein d'autres assos qui sont là
notre mission est un peu de tisser le lien local et social
je pense que chaque tiers lieu
a son identité propre
en fonction de c'est quoi son coeur
en gros il y a des gens qui vont créer un projet
en disant le coeur du projet
c'est une salle de ciné
et puis autour ils mettent des choses
et je pense que Carte Blanche
au début ça a été un lieu de lutte
où les gens pouvaient se retrouver
avec un objectif commun ensemble
et puis au fur et à mesure
ça a fini par être une émulsion
je dirais que c'est surtout le café bien
mais en fait s'il y a tellement d'autres choses
je ne saurais pas dire
on a des publics spécifiques à chaque activité
par exemple on n'a pas les mêmes gens
qui viennent faire de la poterie le samedi
et qui viennent aux soirées Concert Punk
à d'autres moments
on n'en a pas tout le temps
mais c'est vrai qu'on a un public assez intergénérationnel
parce qu'en fait on a quand même
une association ici la MFR
qui pour le coup reçoit des jeunes
trois jours par semaine
qui ont entre 15 et 25 ans
si je ne me trompe pas
et on a aussi par exemple
Emmaus Connect qui lutte contre la fracture numérique
et qui du coup a un public
qui peut être relativement senior
mais on a aussi des gens qui viennent
du Cadat de Bélabre
qui ont besoin d'être là aussi
pour d'autres raisons
parfois on a des enfants qui viennent
avec Affiche la couleur
Porteur de handicap ou non
en fait c'est vraiment très
très éclectique
de par les assos qui sont ici
après notre public cible à nous
entre guillemets
il est quand même moins axé sur les enfants
parce qu'on n'a pas d'activité spécifique
ou de choses spécifiques à leur attention
moi je dirais
que c'est un endroit
soit qui existe
soit qui est né de l'imaginaire des gens
où juste les gens ils sont venus dedans
et ils se sont dit
venez on imagine plein de choses
et on bricole pour essayer
de faire que ça marche
et du coup ça peut être tout
et n'importe quoi dans un lieu
avec des gens
non là pour le coup je crois que le terme
tiers lieu est pas mal utilisé
parce que
enfin c'est pas ce que je veux dire
c'est qu'on n'est pas particulièrement infablable
par exemple
on n'est pas particulièrement
il n'y a pas un bout de carte blanche
qui ressort plus que les autres
du coup maison amicale j'aime bien
parce que c'est plutôt
c'est une maison des possibles
une maison des rencontres
carte blanche
il y a un conseil d'administration
d'une petite vingtaine de personnes
je crois qu'ils sont 17
plus un bureau
qui est composé de six personnes
et deux salariés
du coup ma collègue et moi
et donc
même si le CA et le bureau
on va vraiment les voir pour tout ce qui est
décision principale
et majeure
on est quand même pas mal autonome
sur ce qui se passe ici
mais que ce soit juste en termes d'activité
de ce qu'on fait
et après tout ce qui vraiment
est de l'avenir de l'association
par exemple les travaux du bâtiment
ce genre de choses
dès qu'il s'agit de bouger
des grosses sommes sur des comptes
parce qu'il faut qu'on fasse des choses sur le bâtiment
et bien là d'un coup
toute la gérance elle revient
d'abord sur le bureau en petits groupes
pour faire de la réflexion
cérébrale à six personnes
parce que c'est vachement plus simple
que de s'y mettre à 35
et puis une fois qu'on a défini
un plan d'attaque
on le présente au conseil d'administration
et si jamais il est bon
on s'arrête là
et s'il faut en rediscuter
on repart sur des réunions
plus petites
non ça vient plutôt de nous
ça vient
c'est mitigé en fait
ça dépend vraiment des sujets
il y a des sujets où c'est obligé
que ça vienne du bureau
ou du CA
parce que c'est des choses absolument
nécessaires à faire
et après tout ce qui est de l'ordre
de qu'est-ce qu'on fait ici
les activités
qu'est-ce qu'on pourrait faire en plus
qu'est-ce qu'on pourrait arrêter
tous ces trucs là ça vient de nous
mais au final c'est vraiment très mélangé
parce que le CA et le bureau
c'est pas comme si c'était
des entités supérieures inconnues
c'est des potes avant d'être des collègues
du coup c'est vraiment assez chill
et bien en cas de conflit
on prône beaucoup beaucoup la communication
donc on essaye de comprendre
à quel moment ça a foiré
et comment on fait
pour continuer d'avancer ensemble
donc il y a des moments
où on prend le temps
de démêler les émotions de chacun
qu'est-ce qu'on ressent
comment on fait
pour plus se sentir comme ça
et comment on fait pour bosser ensemble
c'est une très bonne question
il y a beaucoup de subventions
alors si je me trompe pas
il y a de la région
il y a du PNR
il y avait de l'Europe
pendant un temps
il y a vraiment
plein de bouts de financement
mis ensemble
pour faire et nos salaires
et du fonctionnement
et de plein de choses
et nous on essaye
de faire plein de financements
on essaye d'aller vers l'autofinancement
notamment avec les loyers
des assos qui sont là à l'année
mais aussi les cours d'art
par exemple
ça nous est très utile
pour faire fonctionner l'atelier
et puis le café bien
ramène quand même un peu
même si on s'en sert plus
pour faire fonctionner
le café en lui-même
faire venir des groupes
tous ces trucs-là
et après tout le reste
des subventions
vraiment je ne sais pas du tout
ça dépend du service
mais disons qu'on essaye
toujours de fonctionner
avec trois tarifs
ça fonctionne pour les loyers
mais ça fonctionne aussi
pour les repas de co-working
enfin les repas de la cantoche
de bénévoles
donc le but c'est d'avoir
un tarif classique
à peu près normal
classique
et pour permettre à des gens
qui ont moins de moyens
on a un tarif en dessous
et pour permettre
de compenser ce tarif
un peu plus bas
on met un tarif plus haut
pour les gens qui aimeraient
du coup
c'est ça
mais en fait ça ne veut pas dire
que parce qu'un jour
on a pris le tarif au-dessus
on doit tout le temps payer au-dessus
et parce qu'on a pris
le tarif en dessous
qu'on ne peut pas aussi
en fait c'est chacun
chacun choisit
et souvent
on s'en sort très bien
avec ça
et ça permet aussi
à tout le monde
de trouver une place
et si jamais c'est trop compliqué
on est aussi ouvert
à en parler
avec les gens
à trouver une solution
à s'arranger ensemble
parce que c'est aussi ça
qui fait que ça fonctionne
et puis on a pas mal de choses
qui sont gratuites aussi
par exemple
les soirées qui se passent
au Cafébiens
les concerts
par contre
pour consommer de l'alcool au bar
il faut prendre une adhésion
parce que ça c'est
pour le côté légal
parce qu'on n'a pas de licence
mais du coup
on garde quand même
on essaye de ne pas monter
le prix de nos boissons
de nos consos
de nos planches
parce que ça nous importe aussi
je suis pas en 200
alors nous
on est en plus rattachés
à la convention ECLA
du coup j'étais payée
1580 l'année dernière
et on a eu
une revalorisation
des salaires de 100 euros
donc je suis payée environ
1600 quelque chose
plein de choses en fait
je crois parce que
je suis arrivée en Indre
dans la maison d'enfance
de mon papa
il y a 3 ans
en plein Covid
donc la seule sociabilité
que j'ai trouvée
c'était vraiment
des workawayers
qui sont des bénévoles internationaux
qui venaient chez moi
donc vraiment
j'allais les chercher au blanc
pour les ramener chez moi
et je rencontrais personne
parce qu'il n'y avait vraiment
personne dans les environs
c'était absolument merveilleux
et au bout d'un an
quand ça a commencé
à se débloquer
j'ai un ami qui m'a dit
viens on va au café
au bar associatif
qui est au blanc
et moi je me suis dit
quoi il y a un bar associatif
au blanc
et en fait premier soir
j'arrive c'est une soirée théâtre
et je rencontre des gens
absolument merveilleux
derrière le bar
et je me dis
j'ai envie d'être leur copain
et j'ai envie d'être bénévole
et j'ai envie de m'impliquer ici
genre pour toujours
et au bout de 6 mois
j'ai rejoint le CA
enfin j'ai déjà été bénévole
longtemps
puis au bout de 6 mois
j'ai rejoint le CA
et puis je réfléchissais
à peut-être encore
m'impliquer plus
au moment où la collègue
précédente qui avait mon poste
a arrêté son contrat
et donc on m'a proposé
de reprendre la suite
et du coup
je me suis dit
ok
mais je ne suis pas du tout
formée pour ça
mais il y a vraiment
un truc de confiance
et de proposition
et de relation ici
qui est vraiment cool
donc on m'a laissé une chance
sur un poste
que je n'aurais pas pu avoir
du tout
et que j'aime vraiment beaucoup
parce qu'au final
je fais pas mal de programmation
maintenant sur le Cafébiens
parce que mon poste
a beaucoup évolué
et que j'organisais déjà
plein de choses
plein de concerts
et plein de trucs
quand j'étais jeune
parce que mon papa
a eu aussi une salle de musique
du coup la motivation
est vraiment bien
parce que c'est la possibilité
de faire tout plein de choses
ce que j'aime pas
c'est alors
je vais commencer par ça
parce que comme ça c'est fait
je suis très maniaque
et c'est vrai que
dans des espaces partagés
c'est un peu compliqué
de devoir passer derrière tout le monde
et de devoir ranger
ça peut être très fatigant
du coup au moins
je m'oblige
à lâcher un peu prise
mais ce que j'adore ici
c'est qu'en tout cas
aucune journée ne se ressemble
vraiment
je peux arriver au boulot
en me disant
je vais faire ça
et en fait
ça se passe pas du tout
comme ce qui était prévu
là par exemple aujourd'hui
je pensais pas du tout
me retrouver dans l'atelier partagé
face à une caméra
mais c'est vraiment le fait
que je peux me lever
en me disant
oh là là j'ai une idée
ça va être fou
je le propose à des gens
et ils peuvent me dire oui ou non
et s'ils me disent oui
je suis là genre ok
on y va
et ça c'est vraiment cool
on a vraiment la place
de faire des projets
Un mot de la fin
Bisous
Oui
alors
je m'appelle Charlotte
j'ai
37 ans
bientôt 38
voilà
donc
je suis animatrice
coordinatrice
du tiers lieu Carte Blanche
avec ma collègue Pauline
donc
l'association Carte Blanche
est située
au Blanc
à côté de
à côté de l'hôpital
et elle est située
dans les locaux
de l'ancienne maison médicale
alors
pas tout de suite
il a fallu
un petit peu de temps
mais
en fait
donc
comme l'a expliqué Pauline
c'est né d'un mouvement
en fait
de
un mouvement citoyen
pour défendre
la maternité du Blanc
et
les
donc tous les gens
de ce mouvement là
ont commencé à se structurer
se rassembler
et en parallèle
les médecins
qui occupaient
cette maison
médicale
ont déménagé
donc
ils ont gracieusement
au départ
mis à disposition
les locaux
pour ce mouvement
et au fur et à mesure
que le mouvement
s'est structuré
en association
les médecins
avaient pour projet
de vendre le lieu
mais ça a pris
un petit peu
de temps
et tout ça
donc au départ
c'était
ils mettaient à disposition
les locaux
à l'association
et puis
est arrivé un moment
où donc
ces médecins
qui étaient structurés
en SCI
ont souhaité vendre
puisqu'ils étaient
tous soit retraités
soit installés ailleurs
et
et donc
il a fallu
que l'association
puisse se retourner
assez rapidement
moi je n'étais pas encore
dans l'association
à ce moment là
mais si j'ai bien compris
en un mois
il a fallu
trouver les fonds
pour devenir
propriétaire des lieux
puisque
le risque était
que si ce bâtiment là
était vendu ailleurs
l'association aurait
trois semaines
pour partir
quoi
et en fait
ce qui est super
c'est qu'il y a eu vraiment
une grande mobilisation
de
de tout le monde
des adhérents
etc
pour
pour pouvoir
acquérir
le bâti
et donc
comment ça s'est passé
les adhérents
qui
ou même d'autres gens
qui gravitaient autour
tout le monde n'était pas
forcément adhérent
mais qui
pouvaient
se le permettre
on fait un
on fait un prêt
à l'association
et
l'association a échelonné
on commencera à rembourser
à partir de l'année prochaine
et en fonction des besoins
de chacun
tout ça ça a été travaillé
donc il y a eu une convention
de passer avec chaque personne
qui a prêté
et donc
l'association
est
officiellement
propriétaire des lieux
alors
le bâtiment
a été acheté
à 73 000 euros
oui
donc
on a
comme le disait Pauline
des horaires d'ouverture
où
l'accueil
est ouvert
donc c'est à dire
que n'importe qui qui rentre
doit trouver quelqu'un
pour l'accueillir
que ce soit
Pauline, moi
ou d'autres gens
qui sont d'accord d'être
à l'accueil de temps en temps
donc
du lundi au vendredi
de 9h30 à 17h
et puis
et puis après
déjà
les associations
utilisatrices
et les utilisateurs
individuels
eux
sont là
à des horaires
complètement variables
notamment la radio
eux parfois
ils sont là
tard le soir
ils sont là quand il y a
des émissions etc
donc après
chaque utilisateur
a la possibilité
de venir
quand bon lui semble
oui
alors
donc
il y a
des activités
c'est à dire
des choses mises en place
directement par l'association
carte blanche
dont Pauline
est coordinatrice
plutôt
donc
comme elle l'a décrit tout à l'heure
le café bien
par exemple
le café associatif
qui
à travers lequel
il y a
des événements
d'organiser assez régulièrement
l'ouverture
du café bien
au moins
deux fois par mois
avec potentiellement
des événements
à savoir spectacles
concerts etc
il y a aussi
donc
l'atelier partagé
qui est
l'espace dans lequel
on se trouve
là il y a
soit
des possibilités
d'initiation
à différentes pratiques artistiques
encadrées dans un premier temps
par Pauline
ou Amy
qui était là
avant moi
et
après il y a aussi
possibilité d'utiliser l'espace
de manière
autonome
il y a aussi
des intervenants extérieurs
qui vont
qui peuvent venir
faire des interventions
sur différentes choses
par exemple
de la vannerie
des choses très différentes
ça c'est les activités
qui se passent
à travers
carte blanche
l'association carte blanche
mais ensuite
il y a toutes les autres choses
qui se passent dans la maison
et qui sont elles
plutôt en lien
soit des projets
en partenariat
entre les différentes structures
qui sont dans l'établissement
ou alors
les associations
elles-mêmes
qui mettent en place
des choses
alors
j'ai l'impression
comme ça
que chaque tiers-lieu
est un peu spécifique
puisque
déjà il est beaucoup défini
par les gens
qui l'habitent
et les gens qui le font vivre
ici
par rapport
aux autres tiers-lieu
qui nous entourent
que ce soit au niveau
du département
qui ne sont pas très loin
je dirais que la spécificité
pour nous
qui est en train de se développer
en ce moment
c'est le côté formation
en fait
on a été labellisé
tiers-lieu de compétences
avec un projet
qui s'appelle
Campus Rural
et donc là
on travaille en partenariat
avec deux associations
qui sont
qui sont dans nos locaux
donc la MFR
et Emmaüs Connect
et là
il y a un vrai projet
de formation
l'idée c'est
de faire de ce lieu
un lieu
où il pourra
qui pourra recevoir
des formations
on a déjà l'OTDIF
qui vient faire des formations
je ne sais plus
toutes les semaines
ou toutes les deux semaines
alors l'OTDIF
l'Office Départemental
l'OTDI
d'information
pour les femmes
et les familles
quelque chose comme ça
donc il y a
par exemple ça
des partenaires extérieurs
qui viennent
faire des formations
dans nos locaux
et puis
l'objectif
de ce projet
Campus Rural
c'est
nous
de proposer des formations
et de répondre
à un besoin
qu'il y a sur le territoire
d'accès à la formation
et
oui voilà
de faciliter
l'accès à la formation
et de proposer
des formations manquantes
et de faire le lien
entre les formations
les entreprises
les gens qui sont
en besoin etc
ça c'est
je dirais que c'est peut-être
quelque chose d'un peu spécifique
qui est en train
de se développer
et bien
les publics
enfin
le public
de manière générale
il est
il est très
très
éclectique
c'est à dire que
déjà
chaque
utilisateur
ou chaque association
utilisatrice
a son public cible
puisque nous
l'objectif
du tiers lieu
c'est vraiment
d'avoir
une diversité
de personnes
qui viennent
utiliser ce lieu
et qui se rencontrent
alors que peut-être
en dehors elles ne se seraient
pas rencontrées
donc on a vraiment
public
en situation de handicap
public enfant
public jeune
des personnes âgées
des personnes
qui sont à la fleur de l'âge
je ne sais plus comment on dit
mais voilà
il y a vraiment
une diversité
des gens
qui sont
plutôt en rupture
avec le monde professionnel
enfin voilà
ça brasse
oui
donc
le but
aussi
à travers
carte blanche
puisque c'est un lieu
qui est vraiment
grand
où il y a de l'espace
et où il y a différentes salles
donc
l'objectif
c'était aussi
de proposer
des espaces de travail
de mutualiser
des espaces de travail
des bureaux
en mettant à disposition
aussi une connexion internet
peut-être
un espace où on peut aussi
échanger avec les autres
donc comment ça fonctionne
on a
des utilisateurs
qui vont venir utiliser
les espaces de co-working
soit de manière très ponctuelle
soit régulièrement
mais qui eux là
sont d'accord
de potentiellement partager
un bureau
quand les bureaux individuels
sont déjà utilisés
donc là il y a
soit un forfait à la journée
au mois ou à l'année
en fonction de l'utilisation
toujours avec l'histoire
des trois échelons différents
comme ce que disait Pauline
tout à l'heure
pour être sûr que tous les budgets
puissent accéder
aux services
et puis ensuite
donc ça c'est le co-working
et à côté
on a aussi
dans les utilisateurs
et les utilisatrices
du lieu
on a des bureaux attitrés
des gens qui sont là
eux
ont besoin d'un espace
qui reste défini
et donc là c'est vraiment
une mise à disposition
de bureaux
alors le terme tiers lieu
donc j'avais fait mes petites recherches
pour mon entretien d'embauche
c'était il n'y a pas si longtemps
donc je m'en souviens
mais non j'avais regardé
donc ça vient de
c'est un terme anglais à la place
à la base pardon
donc third place
et donc c'est un lieu
qui n'est ni le lieu familial
ni le lieu professionnel
c'est un autre lieu
en fait un autre lieu
où il pourrait se passer
des choses peut-être
qui se rapprochent
à ce qui se passe à la maison
ou sur le travail
mais qui sont définis
dans un lieu différent
et pour moi le tiers lieu
c'est vraiment
un lieu des possibles
un lieu qui est en mouvement
mais un lieu où on peut aussi se poser
enfin voilà
qui peut redonner une place
dans une collectivité
à tout individu
qu'on aurait envie ou besoin
mais je crois que
c'est assez difficile
pour Carte Blanche
de donner un titre
spécifique
je dirais que
là ce qui me vient en tête
puisque c'est vraiment
ce vers quoi on tend
que ce soit pour l'aménagement du bâti
ou que ce soit
pour les financements etc
c'est d'être un tiers lieu de compétence
donc vraiment un lieu basé
sur la mutualisation
des compétences
et aussi un lieu de formation
alors on a pas mal de financements publics
donc on a
on a une partie
on a des financements de l'état
on a des financements de la région
qui sont des financements
en fait tout est divisé
mais on va avoir des financements
qui vont être spécifiques sur nos postes
pour nos salaires à Pauline et à moi
ensuite on va avoir des financements
pour du fonctionnement en général
et puis
donc on a
l'état, la région
là on a eu l'Europe
avant on va retourner chercher l'Europe
donc on a quand même beaucoup
de financements publics
ensuite
là se poser la question
prochainement d'aller peut-être
chercher des financements privés
donc par exemple
du mécénat ou des choses comme ça
ou aller taper à la porte de certaines fondations
et puis
on a une part d'autofinancement
qui
n'est pas énorme
mais qui n'est pas à négliger non plus
et donc cette partie là
elle arrive sur
certaines recettes de certains événements
qu'on organise, les adhésions
la mise à disposition des espaces
les recettes
du café bien
ce genre de choses
Oui
alors
c'est pas toute seule
c'est à dire que
ça c'est quelque chose
en fait mon rôle
c'est vraiment de plutôt être proactif
dans qu'est-ce qu'on peut aller chercher
qu'est-ce qui existe
se tenir au fait
soit des choses qui vont se terminer
soit des choses
auxquelles on va pouvoir aller taper
mais après
c'est pas toute seule
pour deux raisons
déjà parce qu'il y a plein de projets
et donc bien souvent
c'est des financements qu'on va chercher
en consortium
en groupe
pour tel ou tel projet
donc quand il s'agit de monter
les budgets
on le fait ensemble
et puis ensuite
sur les
demandes de financement
qui sont propres à l'association
Carte Blanche
moi je peux en rédiger toute seule
mais il y a aussi vraiment
un soutien au niveau du bureau
et qu'on peut tout à fait aller solliciter
très facilement
les personnes ressources du bureau
pour être sûr qu'on fasse ce qu'il faut
et puis des fois c'est mieux à plusieurs
Alors les services
ça dépend
ils peuvent être
gratuits ou ils peuvent être payants
c'est à dire que
il y a certaines
il y a différentes choses
si on est sur l'utilisation de l'espace
comme la mise à disposition
des locaux
ça on demande une participation
mais par contre
on va dire que les événements
qui sont organisés
Pauline parlait tout à l'heure
de la semaine culottée
qui est un événement en partenariat
qui a été organisé en mars
et bien là tout ce qui est proposé
toutes les animations
toutes les choses qui sont proposées
l'accès est gratuit
donc en fait
il y a quand même
cette volonté
de pouvoir donner
un accès facile aux choses
qui sont proposées ici à tout le monde
après il faut quand même
c'est un peu le nerf de la guerre aussi
les financements donc il faut quand même
pouvoir s'en sortir
non non alors est-ce que je l'ai en tête
puisque ça fait
je gagne en net
oui je gagne en net
1670
quelque chose comme ça
donc
il y a deux
choses différentes
par rapport à la prise de décision
c'est à dire que
sur de la vie quotidienne
au sein de carte blanche
Pauline et moi
on peut vraiment
prendre des décisions
assez facilement
il y a des choses on se dit
bon est-ce que ça vaut le coup
qu'on en parle au bureau ou pas
non on peut faire ça tout seul
et voilà donc on a vraiment
de l'autonomie sur plein de choses
de la vie quotidienne
après il y a bien sûr
je dirais les grandes décisions
ou les choses sur lesquelles
on a vraiment besoin
soit de l'avis du bureau
du conseil du bureau
ou du CA
où là les décisions elles sont prises
ensemble
on va les consulter
les membres du bureau
ou les membres du CA
demander leur avis etc
mais dans tous les cas
on est vraiment sur un fonctionnement
plutôt horizontal
voire qui se croise dans tous les sens
qu'un fonctionnement vertical
par exemple
on est en collégial ici
au niveau de l'association
c'est à dire qu'il n'y a pas un président
un trésorier etc
on a six co-présidents
alors depuis mon arrivée
moi j'ai eu la chance
de ne pas assister
à un conflit
donc ce serait vraiment
de la supposition
comment ça se passerait
s'il y avait un conflit
je pense que la grande force
de ce lieu et de tous les acteurs
qui en font partie
c'est vraiment de croire
en l'échange
et la discussion
et de comprendre
de là où chaque personne
se situe
et essayer de faire avancer les choses
je dirais que s'il y a un conflit
l'objectif premier
ça va surtout être de ne pas faire
comme s'il n'y en avait pas
et de le faire éclater
s'il y a besoin
le plus rapidement possible
Dialogue, échange
peut-être comme on a aussi
au sein de l'association
beaucoup de structures
ou de gens qui sont formés
dans l'animation
il y a aussi beaucoup de techniques
pour pouvoir se mettre
à la place des autres
il y a plein de petites animations
différentes qui existent
donc on est aussi un lieu
où il y a plein de ressources
comme ça et on sait
et on saura les utiliser
quand il y aura besoin
Alors moi je suis originaire
du Blanc
et ça faisait 10 ans
que j'étais partie du territoire
j'étais partie faire d'autres choses
à l'étranger, ailleurs
et j'avais déjà
un peu en tête
mais comme quelque chose
d'un peu plus lointain
de revenir sur le territoire
parce que c'est un moment
de ma vie où ça a du sens
et des fois il faut savoir regarder
les signes je dirais
et par hasard j'ai vu
une adresse de Carte Blanche
je l'ai vue sur Facebook par hasard
du coup j'ai appelé Claire
une des coprésidentes
qui était ma collègue avant
et je lui ai demandé
plus d'informations
et s'il y avait déjà
quelqu'un de pressenti sur le poste
parce que des fois c'est aussi
comme ça que ça se passe
et du coup non il n'y avait personne
donc j'ai postulé
et parmi les 8 personnes
et bien c'est moi qui ai eu la chance
d'être retenue
donc voilà je suis revenue ici
parce qu'en fait à la base
j'ai fait un DUT carrière sociale
donc j'avais travaillé sur le territoire
déjà plutôt dans l'animation
après pendant 10 ans
j'ai fait des choses
pas trop trop loin quand même
du socioculturel
mais voilà j'ai fait un peu
d'enseignement tout ça
donc finalement je reviens
à ce que je faisais avant
et je reviens sur le territoire
où j'étais avant
bon voilà
c'est quoi qui m'a marqué le plus
en fait c'est un peu étrange
parce que moi je venais ici
quand c'était une maison médicale
donc en fait je dirais que
c'était la redécouverte du lieu
avec finalement une structure
qui est tout à fait pareille
mais une utilisation
qui est complètement différente
et je dirais
c'est pour ça que c'est difficile
parce que j'ai redécouvert le lieu
et quand j'ai redécouvert le lieu
j'ai aussi redécouvert plein de têtes
que j'avais pas vu depuis longtemps
mais je dirais que
si je m'attache juste
au visuel du lieu
je dirais que ce qui m'a marqué
c'est qu'il y en a partout
ça je trouve ça
j'ai l'impression pour moi
c'est un peu trop tôt
mais ce que je sais
c'est que j'aime ce lieu
pour tout ce qu'il procure
je pense chez les gens
qui l'utilisent
à savoir
c'est un lieu
pour moi qui donne de l'énergie
qui peut en prendre aussi
mais qui en donne
et c'est un lieu
de vie
c'est un lieu où il y a des humains
l'interaction humaine
c'est ce qui prime
c'est un lieu qui
pour moi
permet de se recentrer
un peu sur ce qui compte
à mes yeux
être les uns avec les autres
partager
et après
je pense ne pas avoir
assez de recul pour identifier
quelque chose en particulier
que j'adore ou quelque chose en particulier
qui me pose question
c'est un peu trop tôt
je vais être comme Pauline
je vais dire là comme ça
je ne sais pas
je ne vois pas
je ne sais pas
ton ambulance
et ton tour de France
je trouve que c'est top
comme initiative
à bientôt
je ne sais pas
merci
moi c'est Julien
très original
ça fait rire beaucoup de monde
j'ai 40 ans
dans quelques jours
enfin un mois
je suis originaire du coin
je suis né au Blanc
je suis d'ici
à l'heure actuelle
mon travail c'est directeur d'antenne
de Radio Dynamo
une toute nouvelle radio
pour le secteur
je dis tout nouveau travail
parce que je ne faisais pas ça avant
et on a pris poste avec mon collègue Romain
depuis le mois de mai
de l'année dernière
je m'invente un boulot
et puis c'est parti
c'est de la balle
alors comment ça s'est passé
on a été en attente
de décision d'achat de carte blanche
du bâtiment pour nous s'ancrer
dans le bâtiment de manière pérenne
parce que déplacer tout le matos
d'une radio comme ça
ce n'est pas rien
donc dès qu'on a eu l'aval
de l'assaut sur l'achat du bâtiment
on a entamé une série de travaux
une rénovation parce qu'on est
dans l'ancien appartement
du bâtiment
et donc après travaux
on a installé le matos
et puis l'aventure est partie
on loue le local
on loue les presque 40m2
qui se composent en 3 parties
on a le studio en lui même
et puis au bout on a un bureau
de poste de travail
que l'on peut transformer
puisque pour l'instant
c'est douche et toilette
de l'ancien appartement
mais on va le mettre
en lieu d'accueil
et puis en poste de travail
supplémentaire
et après pour faire fonctionner
la radio
on a deux emplacements
d'antennes
on a fait le choix
d'investir dans les antennes
pour ne pas louer
un emplacement à 11 000€ par an
donc on a un emplacement
sur un bâtiment du Blanc
et un emplacement sur un bâtiment
d'Argenton avec une location
de 2 locales en dessous
alors plusieurs sujets
moi j'étais lié à carte blanche
au tiers lieu puisque je suis
un des, pas un co-fondateur
mais en fait j'ai fait partie
des prémices du projet
et puis c'est une évidence
que de mettre une radio
sur un pôle accompagné
par la mairie ou je ne sais quoi
mais sans passage
la radio n'a pas du tout
la même dimension
là on a énormément de passage
de gens, d'artistes, de professionnels
d'indépendants, d'associations
d'officiels, de gens des communes
ou des communautés de communes
on a un panel de gens incroyable
qui passe ici et qui fait fleurir
la radio
c'est une radio locale
associative
locale serrée
puisqu'on est sur 2 communes
qui sont à 40 km d'écart
sur les 2 antennes
donc on a un bassin
d'une centaine de communes
sur les 2 antennes
où on émet
et puis c'est un laboratoire
d'essais artisanal
on fait notre petite pop-up
on essaye plein de choses
autour de ce média
on essaye de donner la place
aux gens qui ont envie
de prendre place derrière le micro
de pouvoir concrétiser
les projets qu'ils ont envie de faire
c'est grave le nerf
on a la chance
pour les radios
puisqu'on a quelque chose
qui s'appelle le FSER
c'est le fonds de soutien
aux radios
qui est un truc complètement spécial
aux radios comme on l'a nous
grosso modo
il y a des budgets qui sont alloués
à la création et au fonctionnement
des radios associatives
donc là c'est des choses
qu'on peut aller chercher
jusqu'à hauteur de 40 000 euros par an
et puis on a un deuxième bolet
sur ce FSER
qui est fait pour le fonctionnement
selon ce qu'on y met dans la radio
si on parle du handicap
si on parle de choses
qui sont frappantes
et un peu essentielles
on rentre dans les cases
on a de l'argent supplémentaire
par contre c'est des dossiers
comme ça à faire forcément
et puis après on a des aides
à tous les étages
par l'Europe, par la région
sur l'emploi avec le Capasso
par l'état
et puis par le département
tous les niveaux
on essaye d'être à tous les niveaux
pour avoir des subventions
puisque le fonctionnement
est assez important
je crois que de mémoire
le budget pour la deuxième année
parce que la première année
était très courte sur les émissions
sur la deuxième année
on doit être aux alentours
des 60 000 euros de fonctionnement
avec une super surprise
on a réussi à faire un autofinancement
de 20% avec les adhésions
avec les ateliers qu'on anime
avec des collégiens
des maisons de retraite
plein de choses comme ça
on arrive à rentrer un peu d'argent
on a des super t-shirts à vendre
Radio Dynamo à 15 balles
et puis des campagnes de pub
qu'on fait seulement
pour les artisans, commerçants
et assos du coin
voilà
c'est un peu le fonctionnement
de la radio
et pour avoir le droit d'émettre
on se rapproche de l'ARCOM
anciennement dit le CSA
donc ils nous disent
on a des fréquences de prévues
qui vont être prenables
postulées
et on vous dira si vous avez le droit ou pas
on a été sélectionné au blanc
avec 17 radios en concurrence
avec 17 radios au blanc
et 14 radios argenton
et on a eu les deux fréquences
donc un super
on avait un super dossier
donc on a eu une super récompense
et puis dans la foulée
après avec l'ARCOM
tu définis ton projet
où est-ce qu'on met les antennes
et puis après
une fois que toutes les autorisations
sont posées
et qu'internet est là
c'est parti
Ici à la radio
je suis salarié
j'ai quitté le CA
pour prendre un emploi à mi-temps
donc on a un ETP
qu'on se partage à deux personnes
chacun à mi-temps
donc on fait beaucoup d'heures
et ça paye
puisqu'on est en train de faire
les demandes de subvention
pour un deuxième poste
donc on espère avec mon collègue
passer un plein temps
et puis on a le super soutien
de notre Tom
on a eu un service civique
pendant un an
qui s'est donné comme un dingue
il passe 40 à 50 heures
par passion ici
et c'est super
on voit l'émulation
autour du projet
les prémices du projet
on a eu plein de gens qui étaient curieux
sur la première année de fonctionnement
on n'était pas très connu
parce qu'on n'a pas fait de com sur le projet
et maintenant les gens commencent
à savoir qui on est
pourquoi on est là
et beaucoup de gens nous sollicitent
donc ça peut être des écoles
des particuliers, des assos
des collèges, lycées
on a la possibilité avec un peu de matos
de faire du plateau extérieur
on prend la main en direct
sur la radio
donc on fait pause ici
et puis on prend la main en direct
depuis 200 bornes
vu qu'on passe par internet
et ça ça plaît beaucoup aux gens
alors aucun intérêt à 200 km
principalement la musique
j'y connaissais
concrètement rien en radio
mais j'ai mon pote Romain
qui avait déjà fait de la radio
et qui était très intéressé
par ce genre de projet
qui est d'ailleurs à l'origine
du projet il y a 7 ans déjà
il nous a proposé ce projet radio
dans lequel on s'est jeté
en vous passant les détails
on a eu un premier employé
qui est lui de métier
mais qui a été remercié
parce que ça ne l'a pas fait momentanément
et puis derrière
il a fallu combler le vide
de l'emploi
et du coup avec Romain
on a déjà bossé ensemble ailleurs
je sais comment ça va se passer
toi sur l'animation ça va y aller
moi sur la paperasse je vais gérer
et on va croiser les savoirs
pour faire un beau truc
et c'est comme ça que ça a matché
et du coup je me découvre
une passion pour le montage
le montage ça me botte
et puis la communication avec les gens
c'est un truc que je pratique
déjà depuis longtemps
et c'est top
je fais partie
des associations
de Leblanc
et d'alentours
depuis très longtemps
et depuis très longtemps
on avait un sérieux manque de local
pour faire du stockage
ou des réunions
peu importe
on avait un manque de local
en parallèle il y a eu la défense
de la fermeture de la maternité
qui s'est passé
qui a déjà dû être raconté par d'autres
j'étais pas trop présent
mais j'étais quand même dans ce truc-là
et puis au fur et à mesure
les assos, les copains des autres assos
on se retrouvait dans ce lieu
prêté par les médecins à l'époque
et en discutant
on a demandé aux médecins
on a commencé à investir les lieux
et on a vu le potentiel du projet
quand on est 20 assos
à avoir une même envie
pour un truc
ça crée un espèce de mouvement
qui est happant
et puis pour le devenir
quand on a un lieu
où on peut faire
ses réunions, son stockage
des ateliers
moi ce qui m'attirait le plus
c'était musique
théâtre, atelier, bricolage
décoration
pour des événements
j'avais vu le potentiel du truc
c'est ça qui m'a motivé
c'est parce que c'est le nôtre
il est particulier
parce que
c'est un sérieux manque au blanc
on est dans une zone
qui n'est pas très
c'est une zone rurale
et il nous manque toujours
un petit peu ces trucs-là
de mouvements, d'informations
de choses où ça émule plein d'idées
je dirais que c'est un peu
la particularité du lieu
c'est que ça crée
un mouvement
comme ça
tu me prends à froid
mais c'est pas grave
il faudrait que les gens
c'est mon ressenti actuel
il faudrait que les gens s'ouvrent
un peu sur leurs voisins
sur les gens qu'ils connaissent pas
quand on a peur de l'inconnu
il suffit de s'y intéresser
pour savoir qu'il y a du bon partout
et puis on découvre des trucs de dingue
ce qui est différent de nous
plus que de la contrainte
ça c'est un truc
c'est un peu une ligne de conduite
que j'ai adoptée depuis quelques temps
et ça roule bien
merci à vous
