Invité ce mercredi dans L'Équipe du Soir, Philippe Diallo, le président de la FFF, a dressé un bilan de l'année 2024. Il a notamment assuré que Didier Deschamps "a rempli ses objectifs" et qu'il ira au bout de son contrat qui expire en 2026, après la Coupe du monde. ----------------------------------------------------------------------
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L'actualité ce soir, Philippe Diallo, candidat à la présidence de la Fédération Française de Football.
2024, c'est terminé pour les Bleus, on va faire le bilan des Bleus.
2024, année contrastée.
Certes, une demi-finale de l'Euro, mais lorsqu'on regarde l'audimat, les audiences sont en baisse.
Et question d'Étienne, qui vous est adressée.
Oui, c'est une question sur de l'actualité extrêmement récente.
On a vu deux équipes de France, celle de rugby et celle de foot, être diffusées sur TF1.
Et c'est celle de rugby qui a fait une bien meilleure audience.
Est-ce que ça vous inquiète ? Est-ce que ça inquiète aussi les sponsors de la Fédération ?
D'abord, ça ne m'inquiète pas les sponsors, parce que tous ont renouvelé la confiance.
Et puis, vous venez de parler du contrat Nike.
Au contraire, ils ont accru leur confiance dans la Fédération en s'engageant pour le long terme.
Donc, de ce point de vue-là, il y a une formidable attractivité.
J'entends cette petite musique sur les audiences, sur l'amour de l'équipe de France.
Mais je suis désolé, je ne vois pas exactement la même chose.
Moi, je me prenais la saison.
L'équipe de France, ça l'a joué, puisqu'on ne pouvait pas jouer au Stade de France.
Donc, on a joué partout en province à guichet fermé.
Tous les matchs de l'équipe de France se sont fait à guichet fermé.
On n'a fait qu'une fois un peu moins qu'on a joué à Lyon, parce que c'était un lundi soir.
C'est le seul match de la saison où on n'a pas joué à guichet fermé.
Vous ne percevez pas ce désamour pour le foot qui est quand même à tous les coins de rue ?
Dans les audiences télé, dans le nouveau contrat télé de la Ligue, même si ce n'est pas directement votre...
Vous savez, parfois, j'ai le sentiment que, sans être polémique,
mais parfois, j'ai l'impression que c'est certains journalistes qui sont en désamour plutôt que le public.
Moi, je vois les Français, ils sont dans les stades.
La faible affluence de l'histoire du Stade de France, il y a trois jours.
Donc, on ne peut pas trop dire ça, ne pas y assembler.
Vous trouvez que le match contre Israël, c'est un match dans un contexte normal ?
Au contraire, moi, je me félicite qu'on ait réussi à jouer ce match-là avec du public.
Je trouve que c'était à l'honneur du foot français et de la France de réussir à tenir son match.
Je vois que nos amis belges avaient délocalisé le même match en Hongrie.
Moi, je préfère avoir fait les 15 000 spectateurs qu'on a fait en France en respectant nos valeurs.
Philippe Gallo, les audiences sont en baisse, c'est ce qu'on veut.
Ça ne vous préoccupe pas du tout ?
Mais ce n'est pas du tout...
Tout va très bien, madame la marquise.
Non, je ne sais pas.
Je dis simplement que quand vous dites des amours, je dis que tous les stades sont pleins.
On a été en Allemagne, on a fait le record de spectateurs français, de fans français
qui ont suivi l'équipe de France en Allemagne.
On a fait 11 000 Français qui se sont déplacés en Allemagne, ce qui n'était jamais arrivé.
Quant à l'audience, chaque fois que l'équipe de France joue, elle est en tête de toutes les télés.
Donc, de ce point de vue-là, aussi en termes d'audience.
Après, il faut rentrer un peu plus dans le fond.
Aujourd'hui, la télé, tous les prime time, ils sont en baisse de 8 à 10 %, quelles que soient les émissions.
Donc, ce n'est pas simplement un phénomène foot, c'est aussi un phénomène de la télé
qui, notamment auprès des jeunes générations, attire moins.
Et donc, l'équipe de France, elle est aujourd'hui autour de 5 millions à peu près de moyenne d'audience chaque fois qu'elle joue.
Et quand elle joue des grandes compétitions, parce que je pense que c'est aussi un phénomène important,
on a banalisé d'une certaine manière la victoire.
Moi, j'ai connu des époques où on faisait la fête lorsqu'on se qualifiait pour un tournoi final à l'Euro ou à un Coupe du monde.
Aujourd'hui, les Français...
Ça, c'était il y a 40 ans.
Oui, justement, les Français, depuis, ils ont pris l'habitude qu'on est qualifiés et qu'on va loin.
Et quand vous allez loin, match contre l'Espagne, demi-finale, on a fait 16 millions de téléspectateurs.
C'est la plus grosse audience de l'année.
Donc, voilà, je dis qu'il faut toujours être vigilant.
Mais de là à parler d'un désamour, je pense que c'est excessif.
OK.
Le jeu des bleus fait débat, mais pas pour Didier Deschamps.
Petite séquence à l'Euro avec un journaliste suédois.
Mais pour Didier Deschamps, il n'est pas suédois, il y a un truc.
Écoutez et regardez cette séquence.
Alors, on parle de la France avec ses joueurs de haute qualité qui sont assez ennuyeux.
Alors, quel est votre ressenti là-dessus ?
On veut un football un peu plus palpitant.
Vous êtes suédois, vous êtes sûrs ? Non, vous êtes déguisés.
Vous vivez en France, vous.
C'est sûr.
Écoutez, si vous vous ennuyez, vous regardez autre chose.
Ce n'est pas grave.
Vous n'êtes pas obligés.
C'est sur une boutade, mais ça a fait certains réagir.
Certains chroniqueurs de l'éducation ne peuvent pas dire ça.
Il est sélectionneur.
Il a les choses d'envoyer bouler un peu le client, le téléspectateur.
Mais vous savez, puisque j'ai vécu l'Euro avec l'équipe de France, j'ai eu cette chance-là.
Vous subissez, quand vous êtes Didier Deschamps, des critiques quotidiennes, permanentes.
Alors qu'il fasse une boutade une fois après avoir subi des dizaines et des dizaines ou des centaines de critiques.
Je crois que c'est normal.
Je pense qu'on oublie quand même que, en 24 mois, l'équipe de France a fait la finale de la Coupe du Monde.
Elle a fait la demi-finale de l'Euro.
Elle termine première de son groupe de Ligue des Nations.
Alors, pour une équipe qui ennuie tout le monde et qui est sans jeu, comme vous le dites,
c'est quand même, moi, je le sais, par rapport à tous mes collègues européens présidents de fédérations,
tous ils voudraient être à ma place.
D'avoir une équipe qui est aussi performante, qui, là encore, si l'Argentine avait perdu
ou avait fait ne serait-ce qu'un match nul contre le Pérou cette semaine,
la France aurait terminé premier au classement FIFA à la fin de l'année 2024.
Donc, tout n'est pas parfait, mais quand même.
Donc, vous n'ennuyez pas quand vous regardez les bleus.
Mais j'aurais préféré que l'équipe de France marque plus de buts à l'Euro.
J'aurais préféré revivre un scénario, comme on l'a vu à la finale de la Coupe du Monde,
où le match s'enflamme et devient légendaire dans les 20 dernières minutes et dans les prolongations.
Donc, vous êtes ennuyé comme nous.
Bien évidemment, mais sincèrement, si on était éliminé dans les phases de poule de l'Euro,
qu'est-ce que vous auriez dit ? Vous étiez amusé ?
C'était la crise.
Le jeu, est-ce que c'est important quand on est président de FED dans le dialogue ?
Déjà, moi, je voudrais comprendre quel lien vous pouvez avoir avec Didier Deschamps.
Quand vous êtes Philippe Diallo, président intérimaire de la FED,
enfin, intérimaire, oui, jusqu'à la fin de ce mandat-là, vous êtes face à Didier Deschamps.
Je suis président en plein exercice.
Oui, enfin, je veux dire...
Pas élu.
Oui, non, élu, oui.
Il était élu aussi.
Il était élu, pardon.
Président en cours de mandat.
Oui, voilà, je comprends.
Et vous êtes face à Didier Deschamps, qui est un monstre du football,
qui a tout gagné, qui a un immense joueur, qui a un palmarès d'entraîneur.
Qu'est-ce que vous pouvez lui dire, vous, Philippe Diallo, face à Didier Deschamps ? Rien.
C'est lui le patron, en fait, le vrai patron de la FED.
Vous croyez ?
Je sais pas, je vous pose la question.
Non, mais je pense que les choses...
Qu'est-ce qu'après l'Euro, vous êtes capable, vous êtes dans les yeux de dire à...
Qu'est-ce que vous avez été capable de dire à Deschamps, vous êtes dans les yeux, sur le spectacle, qui était quand même...
Mais moi, je lui avais donné un objectif, qui était d'atteindre les demi-finales de l'Euro.
Il a atteint cet objectif.
Donc la première chose que je lui dis, c'est bravo Didier, vous avez atteint l'objectif.
Et ensuite, je lui ai dit...
Vous parlez du jeu ensemble ?
Mais bien sûr.
C'est intéressant ce qu'a dit Didier, raconter votre parcours de joueur.
Mais bien sûr.
Le FC Nantes, en plus, c'est pas rien dans l'histoire du foot français ?
Par exemple, sans rentrer dans les confidences ou les dialogues qu'on peut avoir, mais par exemple, après l'Euro, moi j'ai reçu Didier Deschamps
pour faire le bilan avec lui.
Et d'ailleurs, je l'ai amené aussi devant le Comex, c'était la première fois qu'il avait une expression devant tous les élus du foot.
Justement pour lui demander qu'est-ce qu'on allait faire à la rentrée.
Et on a discuté.
Et c'est là qu'est apparu ce fameux terme qui a été beaucoup repris, d'oxygénation.
Parce que notre objectif aujourd'hui, c'est d'amener l'équipe de France le plus haut pour la Coupe du Monde 2026.
Et de se servir de cette Ligue des Nations, qu'on a commencé à jouer, pour justement permettre à Didier de tester des nouveaux joueurs.
De tester des tactiques nouvelles.
Pour faire en sorte que petit à petit, il puisse se faire son idée pour construire l'équipe qui va permettre à la France d'être d'abord qualifiée pour la prochaine Coupe du Monde.
Et puis j'espère briller en 2026 aux Etats-Unis.
C'est ça dont on a parlé.
Et il m'a dit, Président, peut-être qu'on va avoir plus de difficultés à la rentrée.
Parce qu'on va faire des tests.
On va introduire de nouveaux joueurs.
Et je lui dis...
Vous avez un nouveau message.
Un nouveau message.
Excusez-nous.
Pardon Bernard.
Un téléspectateur voulait réagir par rapport à Didier Deschamps, je suppose.
Exactement.
Beaucoup de questions pour vous, Monsieur le Président, sur l'équipe Connect.
Cette question, elle nous vient d'un téléspectateur qui demande.
Est-ce que vous craignez la compétition de trop pour Didier Deschamps ?
Et il prend l'exemple dans son explication de Joachim Löw avec l'Allemagne.
Moi, quand je suis arrivé, Didier Deschamps venait de re-signer un contrat de 4 ans.
Quand je suis arrivé.
Avec lui, on a fait l'Euro.
Il est demi-finaliste de l'Euro.
Aujourd'hui, on finit premier du groupe de la Ligue des Nations.
J'espère qu'on va jouer en mars un quart de finale.
Peut-être aller un peu plus loin.
Ensuite, il y aura les qualifications.
Ensuite, il y aura la Coupe du Monde.
Aujourd'hui, je ne sens pas parce que c'est une question que je lui ai posée aussi en juillet.
Je lui ai dit est-ce qu'il était usé physiquement, mentalement, après cet Euro, après presque 10 années à la tête de l'équipe de France.
Il m'a demandé quelques jours de réflexion, quelques jours de repos mental, surtout.
Il est revenu.
Je suis en pleine forme.
Je me sens prêt à repartir pour reconstruire l'équipe qui va nous amener à la Coupe du Monde 2026.
Si vous avez posé les questions, vous aviez un doute ?
Non, mais c'est normal.
Après une grande compétition, après beaucoup de critiques sur le jeu, sur le jeu et tout ça, évidemment qu'on le voit.
C'est pour ça que je lui ai demandé ce qu'il était aujourd'hui.
Il se sentait apte à reprendre le service et à avoir la force, la dynamique pour amener cette équipe qui est faite de beaucoup de talent à la place où elle doit être, c'est-à-dire au sommet.
C'est rarement un salarié qui dit à son président.
Allez-y, virez-moi.
Vous parlez d'oxygénation.
Il y a quand même une exception française qui veut qu'on maintienne son sélectionneur coûte-à-coûte, là où d'autres grandes nations du football ont changé, sont passées sur notre côté.
Quelle grande nation ? L'Italie qui n'a pas été à la dernière Coupe du Monde ?
L'Allemagne.
Le sélectionneur est parti, par exemple.
On a parlé de Joaquino.
Je pense au sélectionneur de l'Angleterre.
Il y a eu des changements.
Alors que le sélectionneur de l'Angleterre a amené deux fois l'Angleterre d'affilée en une finale de l'Euro.
C'est quand même une première dans leur histoire.
Ils ont décidé de partir sur autre chose parce que les dirigeants ont décidé de partir dans une autre direction.
On a l'impression qu'en France, non, il faut que ce soit figé.
Rien n'est figé.
Vous parlez d'un salarié.
Quand vous fixez des objectifs à un salarié et que systématiquement, il les remplit et qui fait en sorte que l'équipe de France est à une place qu'elle n'a jamais occupée sur les dix dernières années.
Championne du monde, finaliste de la Coupe du Monde, demi-finaliste de l'Euro, finaliste de l'Euro en France en 2016.
Vous en connaissez beaucoup des sélectionneurs qu'on se palmaraisse là ?
Vous avez évoqué le fait qu'il était sous contrat quand vous êtes arrivé.
Son contrat s'arrête en 2026.
Si son contrat s'était arrêté en 2024 après l'Euro, est-ce que vous lui auriez donné un nouveau contrat de deux ans ?
Le rôle d'un président d'une fédération, ce n'est pas de faire de la politique fiction.
C'est d'être extrêmement pragmatique et de vivre avec les éléments dont il a connaissance.
Je suis arrivé, il a un contrat de quatre ans.
Donc, ce contrat de quatre ans, il ira à son terme.
Ce n'est pas ma question.
C'est moi ma réponse.
S'il était en fin de contrat, est-ce que vous l'auriez prolongé ?
Vous ne pouvez pas répondre à cette question-là ?
Ce n'est pas une question, mais je pense y avoir répondu.
Encore une fois, je respecte les contrats des sélectionneurs que j'ai.
Encore une fois, je vous lis, je vous écoute et je sais tout ce qui se dit et s'écrit dans la presse française.
Donc, j'entends, mais moi, encore une fois, je suis dans une autre position.
Ma position, c'est de faire en sorte de mettre l'équipe de France et Didier Deschamps dans les meilleures conditions pour réussir.
Et il se trouve qu'il réussit.
Et donc, je trouve parfois excessif, bizarre, que ce qu'il réussisse, on veuille forcément le casser.
Vous trouvez que la France est injuste avec Didier Deschamps ?
Je pense qu'il y a manque, en tout cas, parfois, de reconnaissance pour ce qui a été accompli.
Il disait il y a 40 ans, on n'allait pas en Coupe du Monde.
Oui, mais effectivement, ces époques-là, elles ont existé lorsque l'équipe de France avait du mal à se qualifier pour un tour final,
lorsqu'elle n'allait même pas au tour final d'une Coupe du Monde.
Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
On devrait s'en réjouir et féliciter celui qui a été un des grands contributeurs de ses succès.
Et donc, je pense qu'il faut avoir ça.
Je vais vous dire, on a joué en Belgique.
On joue en Belgique.
C'est quand même une équipe du top 10 mondial.
On a été en Belgique avec une équipe très renouvelée.
Je crois que la plupart des joueurs avaient moins de 25 ans ou 25 ans.
Une équipe jeune.
On gagne en Belgique.
Plutôt que de se réjouir, je regardais les notes mises aux joueurs.
On avait 7 joueurs sur 11 qui n'avaient pas la moyenne.
Je me dis que c'est formidable.
Parce que si on arrive à gagner un match en Belgique, devant une équipe du top 10,
avec 7 joueurs qui n'ont même pas la moyenne,
quand on regarde, je me dis qu'il y a peut-être un parti pris.
Au niveau des exigences qui ont été élevées.
Parce qu'on ne peut pas rester sur les acquis d'il y a 40 ans.
Je ne vous parle pas d'il y a 40 ans.
Je vous parle de la finale de la Coupe du Monde 2022.
Je vous parle de la demi-finale.
Le joueur qui est absolument exceptionnel.
On a aujourd'hui relevé nos exigences.
On peut aussi être en droit d'attendre un peu mieux.
Dans le jeu.
Même dans les performances.
Vous pouvez espérer à la fin de l'Euro.
Moi, je suis sorti déçu.
La France ne sera pas allée au moins en finale et ne gagne pas 7 euros.
Je ne pense pas être complètement à côté de la plaque.
Vous n'êtes pas à côté de la plaque.
Parce que moi-même, je suis déçu qu'on n'ait pas été plus loin.
Je vais vous dire.
Je pense que si Kylian Mbappé et Antoine Griezmann avaient été au mieux de leur forme.
Je pense qu'on gagne l'Euro.
Voilà ce que je pense.
Je pense que c'est ça.
Parce qu'on était hyper solide.
On peut parler de Kylian Mbappé maintenant ?
Non.
On va tout de suite parler de Jean Thyssen.
Président, si vous êtes élu président.
Résultat le 14 décembre.
La Coupe du Monde 2026, est-ce que ce sera la dernière compétition d'Yves Deschamps ?
Je ne peux pas répondre à ces questions-là.
Pourquoi ?
Parce que vous pensez qu'aujourd'hui, c'est le sujet que j'ai en tête.
C'est de savoir si on fait la Coupe du Monde en 2026.
S'il va s'arrêter après.
Est-ce que depuis que vous êtes président de la fédération, vous avez rencontré Zidane ?
Vous avez eu un échange avec Zidane sur ce métier de sélectionneur d'équipe ?
Je l'ai rencontré une fois.
Pour être tout à fait transparent.
Dans une manifestation qui n'avait rien à voir avec le métier de sélectionneur.
Ou quoi que ce soit.
Voilà.
Tout le monde sait que c'est un immense joueur.
Tout le monde sait qu'il pourrait prétendre un jour être un sélectionneur de l'équipe de France.
Comme d'autres.
J'ai eu Thierry Henry il n'y a pas très longtemps.
Qui est aussi un grand.
Il n'est pas resté longtemps.
Vous l'avez vu passer quand même.
Le coup de vent a été rapide.
Oui.
Mais il vous a peut-être marqué quand même.
Puisqu'il nous a permis d'avoir la première médaille dans des Jeux Olympiques depuis 40 ans.
Pas mal.
Ok.
D'accord.
Le départ de Thierry Henry, je n'ai pas compris.
Je n'ai pas compris pourquoi il est parti.
Il faut lui demander.
Non.
Vous êtes le patron.
Il n'est pas venu.
Vous n'avez pas pris ça comme un désaveu pour vous.
Le fait qu'il quitte comme ça aussi rapidement.
Non.
Pas du tout.
Comme institution fédération.
Pas du tout.
Ce n'est pas respecteux de l'institution quand même.
Non.
Pas du tout d'abord.
Thierry Henry c'est quelqu'un qui lui aussi a amené tellement à l'équipe de France.
A la fédération.
Et qui revient là.
Puisqu'on a été.
J'ai été le chercher.
Il a accepté de venir.
Mais pas pour des raisons financières.
C'est parce qu'il y avait un challenge extraordinaire avec les jeux olympiques.
Il est venu.
Et je crois qu'il a justement enthousiasmé par le jeu qui a été produit par l'équipe.
Par la volonté qu'elle a mise.
Par des stades qui ont été pleins pendant tous les JO.
Jusqu'à une finale.
Qui a été une finale aussi formidable.
Là aussi on était mené 3-1.
On revient à 3 tours à 1.
Et on part dans des prolongations contre l'Espagne.
Et on obtient une première médaille olympique après 40 ans.
Je lui ai dit merci.
Merci Thierry Henry.
Vous avez plus d'émotions quand vous parlez des olympiques qu'à l'euro.
Je m'ennuie aussi.
On en a eu plus.
On en a eu un petit peu plus.
Vous avez bien voulu dire que j'ai un peu joué au foot.
Et que je le suis aussi pas mal de temps.
Donc tout ce que vous ressentez.
Je peux le ressentir aussi.
Simplement moi je ne suis pas exactement dans la même position que vous.
D'accord.
On a bien compris.
Vous pouvez tout dire.
Et vous êtes en fonction.
Vous êtes là pour soutenir également les personnes que vous avez mis en place.
Ou qui étaient là avant vous.
Bernard vous avez une question.
En général.
Non pas sur les bleus.
Mais sur la perception du football en France.
Actuellement je crois.
Il y avait quelque chose.
Vous parliez de désamour.
Alors désamour.
Ça crée quand même une notion.
C'est vous qui en parlez.
Moi c'est.
Non mais vous.
On parlait tout à l'heure.
De distance.
Oui.
Mais est-ce que vous n'avez pas.
Est-ce que je trouve plus grave.
Le sentiment qu'il y a un désintérêt général.
Pour le football aujourd'hui.
Notamment depuis les JO.
Je suis quand même assez surpris.
De ces commentaires.
Parce que.
Je vous l'ai dit.
Quand je regarde l'équipe de France.
Stade plein.
Je parle de l'euro.
Record d'audience avec l'équipe de France.
Je parlais de la Ligue 1.
Quasiment les records de spectateurs.
On a fait.
Ils doivent faire un peu plus.
27 000 spectateurs en moyenne.
Voilà.
Je vous.
Et nous.
Fédération.
On a fait.
Le record de licenciés.
En football.
En 2023.
2024.
2.
Millions.
400.000.
Personnes.
Qui ont une licence de foot en France.
C'est jamais arrivé.
Donc.
Quand je vois ça.
J'ai du mal à vous suivre.
Sur le désamour.
Le désintérêt.
Moi je crois.
Encore une fois que.
Vous allez voir.
On va jouer un quart de finale.
Ligue des Nations.
Ensuite on va faire.
Les éliminatoires.
L'équipe de France.
Comme je le souhaite.
Va à la coupe du monde.
Mais.
Vous êtes.
Je peux vous parier.
Tout de suite.
Que les Français.
Comme ils le font.
Derrière cette équipe.
On se mobiliser.
Derrière cette équipe.
Pour la suivre.
Partout où elle va.
Et.
Y compris.
Devant leur écran.
De télévision.
Parce que c'est une équipe.
Qui rassemble.
Tous les Français.
C'est l'équipe.
Des Français.
Et moi.
Je suis convaincu.
Qu'aujourd'hui.
Contrairement à ce que vous pensez.
Il y a beaucoup de signes.
Positifs.
Dans le football français.
Qui sont parfois.
Ternis.
Parce que.
A l'euro.
Par exemple.
On aurait peut-être.
Marqué.
Plus de buts.
Ça aurait été.
Plus d'enthousiasme.
On aurait eu.
Des scénarios de match.
Peut-être.
Plus virvoltant.
Ça aurait été peut-être mieux.
Ok.
Donc.
Voilà.
L'image.
De regarder du football français.
Excusez-nous.
D'insister.
On est lourd.
La ligue.
Qui je rappelle.
Est sous votre délégation.
La ligue.
C'est la règle du jeu.
Beaucoup fait.
Donc.
Pour cette atmosphère-là.
Les droits.
En chute libre.
Ça.
En chute libre.
La ligue.
Tendance à gestion.
Dans ses élections.
Donc pose question.
Il y avait une question.
Du général.
Stéphane.
La question.
Elle est très simple.
C'est pourquoi vous avez soutenu.
La brune.
Parce que.
On votait la brune.
Donc.
Pourquoi vous avez.
Pourquoi vous avez soutenu.
La brune.
Est-ce qu'il est.
Parce que.
La ligue.
Comme l'a dit.
Olivier.
Est sous votre responsabilité.
Enfin.
Sous votre délégation.
Est-ce que c'est un bon.
Président de ligue.
D'abord.
Je voudrais quand même dire.
Par rapport à ça.
C'est que.
Il y a beaucoup de choses.
Qui ont été dites.
Sur ses élections.
Moi.
Je voudrais d'abord.
Rappeler.
Qu'elles ont été.
Faites.
Conformément.
Au statut de la ligue.
Qu'est-ce qui vous fait sourire.
Lola.
Qu'est-ce qui vous fait sourire.
En quoi.
Bah.
Cyril Linette.
Qui a passé parrainage.
Avec.
Tout ce qu'on a dit.
En quoi.
Sans la ministre des sports.
Il n'y avait pas d'élection.
Expliquez-moi.
Sans la ministre des sports.
Il n'y avait pas d'élection.
Il y avait un candidat.
Qui était.
Il y avait un candidat.
Et donc.
Il était élu.
Voilà.
Il y en a eu que deux.
Finalement.
Il y en a un qui a été élu.
L'autre.
A peine existait.
Vous oubliez.
Que.
Vous oubliez.
Que j'étais peut-être le premier.
A évoquer.
La question.
Justement.
Du fait.
Que c'était mieux.
D'avoir plusieurs candidats.
C'est vrai.
Donc.
J'étais le premier.
A le dire.
Et je l'avais dit.
A Vincent Labrun.
Je lui dis.
Si.
Tu dois être élu.
A nouveau.
A la.
A la ligue.
Bah.
Peut-être.
Que c'est mieux.
S'il y a d'autres gens.
Qui peuvent proposer.
Une intervention.
La mise.
Donc.
Vous le dites.
Mais vous n'êtes pas écouté.
Parce que.
Vous pensez.
Que toutes les interventions.
Et toutes les.
Les choses.
Se font.
Via la presse.
Bah.
Expliquez-nous.
Ouvrez-nous la porte.
Bah.
Ouvrez-nous la porte.
De ce qui s'est passé.
En fait.
Quand vous apprenez.
Et.
De ce point de vue-là.
Je pense que j'ai.
Bien oeuvré.
Parce que mon rôle.
C'est de faire en sorte.
Que les élections.
Se passent.
Régulièrement.
Il y avait.
Deux candidats.
Voire plus.
Il aurait pu avoir.
Plus de candidats.
Gervais Martel notamment.
Par exemple.
Vous n'avez pas soutenu.
Pour le coup.
Mais c'est pas une question.
C'est pas à moi de le.
C'est pas à moi.
De le soutenir.
Pour se présenter.
A la ligue.
C'est un peu compliqué.
Mais il faut.
Que les clubs.
C'est pas trop compliqué.
Mais.
Là aussi.
Moi.
Je suis intervenu.
Pour dire.
Il fallait que.
Les.
Dispositifs.
A la ligue.
Soit réformé.
Et de ce point de vue-là.
Je ne fais pas.
De parler.
J'agis aussi.
A la fédération.
J'ai fait modifier.
Tous les statuts.
Pour que.
Effectivement.
Dans le cadre.
De la loi de mars.
Deux-mille-vingt-deux.
Il puisse y avoir.
Une beaucoup plus grande démocratie.
Aux prochaines élections.
Qu'auront lieu le 14 décembre.
Il y a treize.
Il y a.
Deux listes.
J'ai créé.
Une enveloppe budgétaire.
Pour permettre.
Notamment.
A des listes.
D'opposition.
De pouvoir.
Avoir.
Des moyens financiers.
Pour pouvoir financer.
Leur campagne.
Donc vous voyez.
En matière de démocratie.
La fédération.
Je pense.
C'est à la pointe.
Et.
J'ai dit.
A la ligue.
Non mais j'ai dit.
A la ligue.
Les clubs pro.
Pèsent très lourd aujourd'hui.
Dans l'élection du président.
De la fédération.
Pèsent très lourd.
Très lourd.
Plus lourd.
Presque.
Les 15.000.
Ou 16.000.
Clubs amateurs.
C'est quand même un paradoxe.
C'est incroyable.
J'ai dit.
D'ailleurs.
Et je pense que la ligue.
Est en train de le faire.
Puisqu'elle est en train.
De réformer ses statuts.
Pour simplifier.
Cette fameuse histoire.
Des parrainages.
Pour qu'ils soient.
Plus transparents.
Ils sont en train.
De le faire.
Et je crois que.
Le conseil d'administration.
De la ligue vient.
D'adopter.
Ces réformes.
Mais c'est.
A la ligue.
Sous mon impulsion.
Parce que.
Je pense que.
Si je suis élu.
Je demanderais.
Qu'il y ait des réformes.
Plus profondes.
A la ligue.
Donc.
Pas simplement.
Sur la partie de la gouvernance.
Mais.
Par rapport.
Au football professionnel.
Dans son ensemble.
Moi.
Je crois qu'aujourd'hui.
Les droits télés.
Qui ont subi.
La baisse.
Vous voyez.
Engendre une crise.
Et cette crise.
Je l'ai dit.
Le jour de l'élection.
De Vincent Labrune.
J'ai dit.
J'ai dit Vincent.
La crise.
Elle est là.
Mais elle va durer.
Et il va falloir.
Le football français.
Engage.
Des réformes.
Et une.
Tout particulièrement.
Le football professionnel.
Pour s'y adapter.
A très court terme.
Sinon.
On ne veut pas.
Et donc.
Vous considérez.
Que celui.
Qui a.
Une grosse.
Absoluté.
Dans la situation.
D'aujourd'hui.
Professionnel.
Et celui.
Qui va résoudre.
Le problème.
Derrière.
Mais.
Je crois.
Que là aussi.
C'est une.
Un raccourci.
De penser.
Que Vincent Labrune.
Est le responsable.
De la situation.
Dans laquelle on est.
Je pense que c'est.
Une succession.
Le Covid.
La France.
A été le seul championnat.
A arrêté.
En Europe.
Le lendemain.
De la décision.
Gouvernementale.
Nos diffuseurs.
On.
200 millions.
De pertes.
Pour les clubs français.
A ce moment-là.
Puisqu'ils ont été obligés.
De prendre.
En fait.
C'est.
C'est drôle.
C'est jamais.
De votre faute.
Non mais.
Il y a toujours un contexte.
Nous sortez les choses.
Je pense.
Que les gens.
Se disent.
Mais en fait.
C'est jamais.
De la faute de personne.
Les gens.
Fuient leur responsabilité.
C'est extraordinaire.
Je crois.
Il y a une situation.
Complète certes.
À un moment.
Les droits se cassent la gueule.
Vous étiez en train de nous dire.
Vous étiez en train d'essayer.
Ben oui.
Mais non.
Parce que.
Evidemment.
La vie.
Elle est souvent plus complexe.
Mais bien sûr.
Qui consiste de dire.
Ah ben c'est.
Il y a un bouc émissaire.
C'est lui.
Moi.
Ce n'est pas ce que je vois.
Moi.
Je vois que.
Vous étiez en train de nous dire.
Que vous allez renverser la table.
Pour.
Que ça ne se passe plus là.
Est-ce que vous allez.
Si vous êtes élu président.
Oui.
Il y a un encadrement de la ligue.
Il y a quelque chose.
Il y a.
Annoncez-nous des choses.
Peut-être.
Non mais oui.
C'est parti dessus.
C'est une question très simple.
Est-ce qu'il est normal.
Que le président de la ligue.
Gagne un milliard de par an.
Est-ce que c'est normal.
Mais ce n'est pas à moi.
Vous savez que la ligue.
On a 40 secondes de la pub.
Allez-y.
Concluez.
Excusez-nous.
Vous savez que.
La ligue.
C'est quand même une association.
Les clubs de foot.
C'est leur argent.
Un poste qui était bénévole.
Mais.
Eux avec Frédéric Therrier par exemple.
C'est pas ça.
Docteur.