Kylian Mbappé est sorti du silence dimanche en se confiant dans une interview pour aborder sa période de turbulence et le constat est unanime dans l’équipe de Rothen S’enflamme… Le capitaine de l’équipe de France n’a fait qu’un semi mea culpa. Christophe Dugarry, Éric Di Meco et Jérôme Rothen sont déçus de cette nouvelle sortie de l’ancien parisien.
Pour être très clair, oui, je m'attendais, mais encore une fois, je me place dans le journalisme sportif, tu vois, donc pas dans le grand public.
Pour le grand public, je pense que c'était réussi sa sortie, il n'y a pas de soucis, il a répondu comme tu l'as dit, il n'a éludé aucun sujet.
Moi, je dis juste que pour le spécialiste de foot que je suis, j'attendais en effet un plus grand mea culpa de sa part, une plus grande remise en question de sa part.
Mais ça, après, ce n'est que personnel. Et après, tu fais le bilan de son interview.
Alors encore une fois, pour le grand public, ils vont dire ouais, tu vois, il reconnaît ses erreurs là.
En fait, au PSG, peut être que ce qui s'est passé sur la dernière année, ça ne reflète pas ses sept ans ou ses deux dernières saisons et ses prolongations.
Son arrivée au Real Madrid, la relation avec le Qatar et avec Nasser El-Ralaifi, son arrivée au Réal, comment elle se passe dans le vestiaire au PSG en équipe de France.
En fait, il a répondu à tout. Mais c'est très contradictoire, Jean-Louis, en fait, sur plein de choses.
Et la plus grosse chose, moi, qui m'a un petit peu choqué, c'est ce qu'il avait dit avant l'euro, parce que je m'en souviens encore et on en avait parlé.
On en avait fait un thème, c'est à dire qu'avant l'euro 2024, au mois de juin, au rassemblement, il dit une bouffée d'oxygène, retrouver l'équipe de France.
Parce que franchement, le PSG, ça a été un enfer. J'étais malheureux. C'est bien ses termes. C'est pas mes termes.
C'est entre guillemets. J'étais malheureux. Et là, donc, six mois après, après avoir vécu un euro très compliqué en termes d'images à tous les niveaux,
même en termes de communication, de vivre un début au Real Madrid plus que compliqué, qui est dans la continuité de son année sportive au Paris Saint-Germain.
On est d'accord avec ça. Donc on ne retrouve pas sur le terrain le grand Kylian Mbappé, le grand joueur qu'il est et qu'il a été, qui n'est plus aujourd'hui.
Et en fait, tu te dis que le Mea culpa, il aurait dû le faire déjà, là. Dire j'ai fait une erreur. En effet, j'étais pas malheureux.
Parce que là, moi, je ne dis pas qu'il a manqué de sincérité ou qu'il a menti, parce que ces mots, ils parlent très bien.
Mais vu que c'est très contradictoire, moi, je dis juste que pourquoi cette sortie au mois de juin sur le Paris Saint-Germain ?
Et pour te couvrir un petit peu de ta mauvaise fin de saison et même de ton attitude et ta communication et nous dire là, j'avais aucun problème.
Même le Qatar, même l'émir, son Altesse l'émir, beaucoup de respect. Il m'a dit à la fin, avec le président, j'ai bien noté, avec le président, la communication.
Écoutez, ils lui ont dit si tu as besoin de quoi que ce soit, le Qatar est encore là. Nous, on est là avec toi.
Donc pour quelqu'un qui a été malheureux, qui a vécu l'enfer, c'est très contradictoire.
C'est un peu le mea culpa qu'il fait à la fin quand même en disant j'ai pas su dissocier les choses, les conflits entre les personnes, le club, etc.
Les conflits avec les personnes déjà, qui citent les personnes, parce que si tu cites un conflit avec...
Encore une fois, le président représente le Qatar, on est d'accord, le président Nasser al-Ralaifi.
Aujourd'hui, il y a les tribunaux, ils sont devant les tribunaux pour une affaire de 55 millions d'euros.
Donc c'est que ça s'est mal passé, ou en quelque sorte, il en veut à certaines personnes, dont au président, ou au Qatar.
Donc pourquoi ça, tu ne l'exprimes pas ?
Et puis moi, je finirai là-dessus, je donne la parole à Eric et Duga, et puis on va reprendre, on va parler d'autres sujets aussi.
Mais là où c'est aussi contradictoire, c'est ce qu'il dit sur son frère.
Il veut nous prendre par les sentiments, nous disant moi, mon frère, c'est plus que tout, et tout ça, ceci, cela.
Mon frère, vous n'imaginez même pas ce qu'il a vécu, ça, je l'ai pris en pleine gueule.
Puis il nous explique que même si son frère, vu que c'était son rêve de jouer au Paris Saint-Germain, qu'il a réalisé son rêve comme lui, c'est son rêve de jouer au Real Madrid,
si son frère lui avait dit on reste, donc tellement il était malheureux, comme il nous l'a dit au mois de juin, il était prêt à rester, Jean-Louis, au PSG.
Franchement, il y a des choses qui sont incompréhensibles, et ça, c'est la réalité.
Duga, tu es d'accord avec Jérôme, ou est-ce que tu attendais autre chose, toi aussi, de Bappé ?
Oui, oui, il y a beaucoup de contradictions, il y a beaucoup de choses, ça part dans tous les sens, il dit un peu tout et son contraire.
Écoute, moi, j'ai vu un mec sympa, un mec intelligent, un mec souriant, qui s'exprime très très bien.
Est-ce que j'ai vu un mec abattu au bord de la dépression par ce qui se passe sur le terrain et en dehors ?
Clairement non.
Est-ce que j'ai été déçu par l'interview ?
Clairement oui, parce que cette interview, il a confirmé ce que je savais déjà, mais il ne m'a rien appris, il ne m'a rien appris sur ce que je ne savais pas.
Et je m'attendais, je ne te cache pas, alors peut-être que j'en attendais trop, mais je m'attendais à apprendre des choses, et ça n'a pas été le cas.
Or, du terrain, il fait une sorte de mea culpa.
Sur quoi tu voulais des réponses, Duga, précisément ?
Surtout sur ses prises de position, surtout sur quoi il est critiqué.
Moi, j'avais envie aussi de comprendre sur l'extrasportif, sur toutes ses petites phrases, sur tout ce qu'il a pu dire, sur toutes ses attitudes, sur le conflit avec le PIG,
et puis sur le terrain, j'avais envie de réponses.
Pourquoi il ne fait plus d'appels, pourquoi il ne court pas, pourquoi il ne fait plus d'appels en profondeur, pourquoi il ne fait plus de différences.
Moi, je voulais des réponses purement aussi football et techniques.
Je trouve qu'il ne va pas jusqu'au bout.
Et puis, le problème, c'est quand tu ne vas pas jusqu'au bout des choses, c'est-à-dire que sa prise de position extrasportive, il anoint en disant qu'il y a des choses que j'aurais fait autrement.
On parle des violences politières, l'affaire Nahel, etc.
Oui, mais ça et d'autres prises de position quand tu t'es exprimé sur plein de choses, sur Neymar, il y a eu plein de choses.
Ou sur la politique, quand il s'est positionné contre...
Voilà, sur la politique, sur plein de choses.
Donc, à partir du moment où tu ne vas pas au bout des choses et tu ne les nommes pas, alors tu ne peux pas tout nommer non plus parce qu'on n'est pas non plus à son procès.
Mais à partir du moment où tu ne nommes pas deux, trois choses importantes, je pense que ce n'est pas crédible.
C'est-à-dire que les gens ne te croient pas ou ne peuvent pas te croire et ça manque de crédibilité à partir du moment où tu ne nommes pas les choses.
Quand tu survoles les choses, tu as l'impression que tu donnes un peu, comme il le dit très bien et ça, ça me dérange aussi, mais ça, c'est encore autre chose.
Quand il dit tu donnes un peu à manger aux gens qui attendaient que tu parles, qui attendaient que tu t'exprimes.
Donc, tu leur donnes une petite carotte en disant oui, bon, je regrette certaines choses.
Mais à partir du moment où tu ne vas pas dans les choses concrètes et tu n'expliques pas les choses que tu regrettes concrètement, ça n'a pas de valeur et ça manque de crédibilité.
T'as l'impression que tu envoies quelque chose, mais que tu ne le penses pas vraiment.
Et c'est pour ça que je suis globalement déçu de cette interview.
Eric ?
Écoute, bon, moi, je ne peux pas être déçu parce que je n'attendais pas grand chose de cette interview.
Je ne faisais pas partie de ceux parce que je vous écoute tant que je ne suis pas avec vous.
Je sais que Jérôme réclamait une prise de parole.
Jérôme, si je dis une bêtise, tu le disais.
Il faut qu'il nous parle, il faut qu'il nous parle.
Je ne faisais pas partie de ceux qui attendaient que Mbappé parle.
Et vu le format de l'interview, je me doutais qu'on allait survoler certains sujets qui sont les plus importants pour nous.
Finalement, voilà cette interview.
Ne jamais du Galadis.
C'est un garçon qui est très intelligent, qui est conseillé.
Certains disent qu'il n'est pas toujours bien conseillé, mais il n'empêche que quand il va faire une interview sur ce média là, c'est parce qu'il veut atteindre certaines personnes.
Il ne nous parle pas aux spécialistes, aux grands fans de foot.
Il parle à tout le monde parce que Kylian Mbappé est sorti du cadre du football.
Il est dans la vie des gens maintenant.
Puisque dès qu'il fait un truc, ça fait la une.
Pas que des magazines de sport.
Il est allé parler au plus grand nombre.
Et il est allé parler de, notamment le fait qu'on dit qu'il est en dépression.
Du Galadis, quand tu regardes l'interview, tu n'as pas l'impression d'un mec qui est en dépression.
Et tant mieux d'ailleurs, on est content.
Lui, il nous explique que ce n'est pas le cas.
Donc tant mieux, on est super content pour lui.
Parce que c'est vrai qu'on s'inquiétait.
C'est notre joueur star de l'équipe de France.
On n'a pas envie qu'il soit en dépression ou malheureux.
Ou que c'est juste du foot et que ça va revenir.
En effet, comme vous, je pense que j'aurais aimé qu'il soit interviewé par des connaisseurs de foot.
Qui lui parlent de ce qui s'est passé au PSG pendant la dernière saison.
Notamment au début de la dernière saison.
Qui peut expliquer beaucoup de choses.
Qui sont des choses concrètes de foot.
Tu ne fais pas une préparation normale.
Tu ne fais pas des matchs amicaux.
Moi aussi, j'étais sur la même ligne que toi.
Je me disais, s'il se fait interviewé par un spécialiste de football.
Un passionné de football.
Peut-être qu'il va rentrer un peu plus dans les détails de sa méforme.
Qui date de plus d'un an maintenant.
Peut-être qu'il aurait maîtrisé sa cop.
C'est pour ça que moi, je n'en veux même pas aux journalistes.
Lui, il a fait son job.
C'est son émission.
Tu vas à la match, tu sais ce que tu fais.
Il y a des sujets.
Il avait envie d'en parler.
Et d'autres sujets, il avait envie de survoler.
Jérôme, on peut le dire.
On l'a déjà interviewé, Kylian Mbappé.
On sait comment ça se passe.
Parfois, on a beau faire toutes les relances qu'on veut.
Il a son message.
Il a son truc en tête.
Et il n'en dévie pas.
Et tu as les gens derrière qui te disent, non, pas ça.
Ça ne sert à rien de se dire.
Qu'est-ce que ça aurait été avec d'autres relances, d'autres questions, etc.
Il est tellement fort en Kylian Mbappé que s'il ne veut pas dépasser la ligne.
Mais c'est pour ça.
Pour compléter ce que dit Eric.
Sur Didier Deschamps, par exemple.
Tiens, il n'a pas envie d'en parler.
On y reviendra tout à l'heure, Jérôme.
Sur l'équipe de France.
Ce qu'il nous dit.
Sur l'équipe de France, on y reviendra tout à l'heure.
On parlera de Griezmann.
C'est pour ça que je dis.
On va en revenir.
Mais quand on dit tous, c'est quelqu'un d'intelligent en termes de communication.
Mais moi, je ne l'ai pas trouvé excellent hier.
Parce que vu qu'il y a beaucoup de contradictions.
Quelqu'un qui est excellent.
Il n'y a pas autant que ça.
Mais c'est pour ça.
Parce qu'il ne va pas au bout des choses.
Parce qu'il ne les nomme pas.
Il survole les choses, Jérôme.
Donc à partir du moment.
En plus, on ne lui relance pas.
C'est-à-dire que Mouloud Achour ne relance pas sur certains sujets.
Où là, il faut aller en profondeur.
C'est-à-dire qu'à chaque fois, l'un survole.
Et l'autre lui renvoie une réponse qu'il n'en ait pas eu non plus.
Oui, mais comme tu l'as dit, Dugas.
C'est un moment sympa.
Oui, mais comme c'est un moment sympa.
Et que Bappé est quand même bon dans l'exercice.
Certains se disent.
C'était un super moment.
C'était une super interview.
Mais là, vous avez raison.
C'est quand on va dans le fond des dossiers.
On ne s'en prend pas grand chose.
Jean-Louis.
Là où je ne suis pas d'accord avec toi, Jean-Louis.
C'est que là, aujourd'hui.
Il y a trop de casseroles.
Ça ne peut pas être juste un interview sympa.
Oui, ça ne peut pas passer.
Quand il y a un ou deux problèmes.
Il y a eu une ou deux mésententes.
Ce n'est pas grave.
Mais là, il y a trop de problèmes.
Avec ce qui s'est passé en Suède.
Avec l'affaire du Paris Saint-Germain.
Avec l'histoire de l'équipe de France.
Avec ses déclarations.
Avec ses prises de position politique.
Et avec son niveau surtout.
Il y a trop de choses.
Tu ne peux pas faire un interview sympathique.
Ce n'est pas possible.
Parce que là, on parle.
Il y a des moments où ça peut être sympathique.
C'est-à-dire après la Coupe du Monde.
Quand il a gagné la Coupe du Monde.
Ou quand tout va bien.
Ou machin quoi.
Là, on écoute tout le monde.
Il est sympa.
On rigole.
On s'amuse.
Mais là, non.
Alors voyons ce qu'en pense Benoît.