À quoi s'attendre en licence droit ? Quels sont les débouchés ? Quelles sont les matières en licence de droit ? On vous présente cette licence très demandée sur Parcoursup ! #Droit#Licence#Parcoursup
0:00 : Introduction et présentation de l'intervenant 2:10 : Présentation de la prépa (CFJ) 4:55 : La licence de droit, comment s'y préparer, les spécialités au lycée ? 11:17 : Comment s'organisent les 3 années de licence de droit (matières...) ? 19:00 : La différence entre le droit privé et le droit public ? 26:30 : L'organisation des 3 années (la spécialisation) 31:55 : Y'a t-il des arrêts incontournables à connaître ? Quelles sont les erreurs à ne pas faire ? En quoi le CFJ aide t-il ? 39:40 : Le stage de pré-rentrée est-il payant ? Pourquoi choisir le CFJ ? Quels sont les débouchés ? 43:55 : Remerciements
Rebonjour à tous et bienvenue sur ce live dédié à la licence de droit.
On va répondre à toutes vos questions,
donc n'hésitez pas à les poser soit via le chat YouTube
ou sur le site internet de TOTIS.
Et donc pour ce live, je suis avec Mathieu Gérardet
qui est un enseignant en droit privé au CFJ.
Bonjour Mathieu.
Bonjour Thibault, merci de me recevoir.
Avec grand plaisir.
Merci à vous et merci au CFJ pour la collaboration sur ce live.
Dans un premier temps,
est-ce que vous pourriez peut-être vous présenter s'il vous plaît Mathieu ?
Oui, tout à fait.
Alors moi, je suis enseignant, comme vous l'avez dit,
en droit privé au centre de formation juridique.
Mon parcours est le suivant.
J'ai fait toutes mes études à l'université de Paris 2 Panthéon-Assas
qui s'appelle d'ailleurs depuis le 1er janvier 2022
l'université Panthéon-Assas
et qui tente une nouvelle expérience d'université expérimentale.
C'est une évolution dans cette université, l'enseignement à vie.
J'ai fait deux masters également.
Master 2 à Paris 2, donc à l'université Panthéon-Assas.
Un master 2 d'abord recherche en droit international privé,
ensuite un master 2 professionnel en contentieux arbitrage
et mode alternatif de règlement des différends.
Après quoi, j'ai été chargé de TD pendant une dizaine d'années
à l'université de Paris 12,
qui est l'université de Créteil, l'UPEC.
Et puis j'ai enseigné en parallèle dans différentes prépas
et depuis maintenant une quinzaine d'années
au centre de formation juridique.
Et parallèlement également, je suis maître de conférence
à Sciences Po Paris.
J'interviens dans le cadre d'un master
qui s'appelle Mastercare judiciaire et juridique
et qui prépare principalement les futurs candidats
au concours national de l'ENM
qui est l'école nationale de la magistrature.
Donc voilà, j'interviens dans le cadre de cette préparation
des futurs magistrats français.
Merci encore une fois Mathieu pour cette présentation.
Effectivement, on a donc, vous l'avez compris,
c'est ceux qui nous regardent, un très bon interlocuteur
pour nous parler de la licence de droit.
Justement pour commencer, Mathieu,
est-ce que vous pourriez nous présenter les grandes lignes
de cette prépa en guise d'introduction ?
Alors, le centre de formation juridique,
c'est une prépa de droit qui s'adresse à principalement,
on va dire, deux catégories d'étudiants en droit.
On a d'abord des étudiants qui sont en licence de droit
et le CFJ, à cet égard, se veut, si vous voulez,
un accélérateur de performance.
C'est-à-dire qu'on augmente les performances des étudiants
et on a en fait deux catégories d'étudiants.
On a les étudiants qui sont un peu justes
et qui sentent qu'ils sont un peu justes
pour suivre ce nouveau rythme
qu'est la licence de droit
et je pense qu'on aura l'occasion d'en reparler
parce que c'est évidemment une licence
qui est particulièrement difficile
et sans doute beaucoup plus difficile
que ce que l'on ne peut s'imaginer
et beaucoup plus difficile que l'idée
qu'on peut en avoir communément.
Et donc, on a des étudiants qui rapidement, en fait,
viennent dans notre prépa pour essayer
de sortir un petit peu la tête de l'eau
et on ressort la tête de l'eau, évidemment,
et généralement au Phemex Lab
puisqu'ils peuvent ensuite valider leur année
avec un petit peu de marge et un petit peu de confort.
Puis on a également des étudiants
qui sont déjà d'excellents étudiants
qui ont eu une très bonne note au bac
mais qui veulent augmenter leurs performances.
Alors parfois, ça peut être pour intégrer
des filières d'excellence à l'université
comme par exemple à Paris,
l'université de Paris Panthéon-Assas.
Il y a ce qu'on appelle le collège de droit
et puis dans d'autres facs,
il y a aussi des filières d'excellence,
l'école de droit,
souvent le collège de droit ou l'école de droit,
et qui veulent intégrer ces filières d'excellence
et qui viennent chez nous
pour augmenter en fait leurs moyens.
Et puis, on a également une autre catégorie d'étudiants,
ceux-là un peu plus âgés,
qui viennent chez nous en fait dans l'objectif
de préparer des concours et des examens
comme le diplôme national du CRFPA
qui est le diplôme pour devenir avocat.
C'est un diplôme dont les épreuves se passent
à partir du début du mois de septembre chaque année
et donc les étudiants s'inscrivent.
En ce moment, ils s'inscrivent beaucoup
pour commencer à préparer cet examen
qui est redoutable.
Et pendant tout l'été, on accélère le rythme
pour vraiment faire d'eux des machines de guerre
pour qu'ils arrivent parfaitement préparés
début septembre.
Et puis dans le même ordre d'idées,
on a également des étudiants
qui veulent préparer le concours de l'ONM,
l'école nationale de la magistrature
et qui s'inscrivent chez nous
pour préparer son concours.
Merci Mathieu.
Donc là, on a bien compris le CFJ.
Donc si jamais ça vous intéresse,
n'hésitez pas aussi à vous rendre
sur les réseaux sociaux du CFJ.
Justement, nous, notre audience,
c'est plutôt une audience lycéenne
qui va actuellement s'inscrire sur Parcoursup.
Par rapport à ça,
qu'est-ce qu'ils doivent savoir
sur la licence de droit ?
Comment aussi anticiper, se préparer dès maintenant
pour maximiser ses chances,
d'une part d'être pris
et puis de réussite aussi ?
Alors, déjà, que vous le sachiez,
quelles que soient les spécialités
que vous avez pu prendre
pour le baccalauréat,
il n'y a pas de matière imposée
sur Parcoursup
pour pouvoir s'inscrire à l'université en droit.
Rien n'est redébitoire,
il n'y a pas de spécialité obligatoire
et c'est un message
qui est directement inscrit
sur la plateforme de Parcoursup.
Simplement, le droit,
c'est, suivant les années,
la deuxième ou la troisième filière
qui est la plus choisie par les étudiants.
C'est donc une filière qui est en tension.
Il y a énormément de candidats
pour moins de places disponibles
que de candidatures.
Donc, forcément,
il y a une sélection
qui se fait université par université
et du coup,
les universités tiennent compte
non seulement des résultats
qui sont obtenus par les bacheliers,
mais également de leurs spécialités.
C'est-à-dire qu'il y a
certaines spécialités
qui vont apporter plus de points
que d'autres.
Alors, les spécialités
qui rapportent le plus de points,
c'est d'abord ce qu'on a maintenant
l'habitude d'appeler les humanités,
c'est-à-dire HGGSP,
HLP, LLCE, SCES,
ou encore les humanités.
Et encore à côté de cela,
à côté des humanités,
il y a également une spécialité
qui rapporte des points,
c'est les mathématiques.
Si vous voulez,
ça c'est pour les principales spécialités
qui sont généralement choisis
par les étudiants.
Ensuite, vous le savez,
il y a également l'option droit.
Alors, on nous demande parfois
si l'option droit est obligatoire,
pour intégrer une université en droit.
La réponse, c'est non.
Ça n'est pas obligatoire.
Bien entendu, c'est un plus.
Ça rapporte là aussi des points
qui sont intéressants
pour Parcoursup,
mais ça n'est pas rédhibitoire.
Et sachez que l'option droit,
elle n'est pas proposée
dans tous les lycées.
C'est finalement même assez rare,
je peux vous dire,
que l'option droit soit proposée.
Et donc, ça n'est absolument pas
rédhibitoire de ne pas avoir choisi
cette option au bac
pour intégrer l'université.
Ensuite...
Oui, Thibault ?
Non, non, allez-y, allez-y.
Alors, voilà.
Ensuite, vous me disiez
comment se préparer
peut-être durant la fin de cette année
ou pendant l'été
pour entrer à l'université en droit.
Votre principal objectif,
on ne va pas se mentir,
c'est le baccalauréat.
Donc, je dirais qu'à ce stade,
c'est encore sans doute prématuré
de parler de préparation
pour entrer dans une université.
Concentrez-vous déjà sur les matières
que vous devez réviser.
Bien entendu, j'ai envie de dire
que la meilleure préparation,
c'est déjà de bien travailler
les matières que vous devez passer au bac,
de le faire avec l'application.
Et sachez qu'il y a certaines matières
qui vous serviront directement
l'année prochaine.
D'où l'intérêt, justement,
de bien les travailler dès maintenant
parce que ça aura le double avantage d'abord
de vous permettre d'avoir une bonne note au bac
et en plus d'être bien préparé
pour l'année prochaine à l'université de droit.
Par exemple, la philosophie ou l'histoire.
Vous verrez, la première année en droit,
elle est très généraliste.
Là, je pense aussi qu'on aura peut-être l'occasion
de détailler un petit peu ce point.
Mais dans cet aspect généraliste,
vous aurez à utiliser des connaissances
que vous aurez acquises
dans le cadre de vos enseignements
d'histoire, de littérature
ou encore de philosophie.
Mais je pourrais multiplier comme cela les exemples.
Ensuite, cet été,
s'il y avait quelque chose à faire,
c'est déjà bien se reposer
parce que vous aurez terminé un cursus
qui est assez long.
Vous aurez bien mérité de vous reposer
parce que vous aurez bien travaillé
pour réviser votre bac.
Et une fois que vous serez bien reposé,
à partir du mois d'août,
vous pourrez commencer à vous intéresser
à l'université de droit.
Là, ce sera peut-être l'occasion
de ressortir des fiches de cours
que vous avez faites pour réviser le bac,
des fiches de cours en histoire, par exemple.
Il y a un programme en histoire
qui est très utile à la fac de droit,
c'est l'évolution de tous les régimes politiques
depuis le début du 19e siècle.
Vous savez, l'histoire en droit,
elle commence souvent à l'époque
de la Révolution française.
Donc, bien revoir toute l'histoire
et toute l'évolution des régimes politiques
depuis la Révolution française,
c'est un acquis qui est très intéressant
pour se préparer à entrer
dans les études de droit.
Et puis, ensuite,
peut-être qu'on en reparlera là aussi,
mais il y a des prépa,
et le CFJ en fait partie,
qui propose ce qu'on appelle
des stages de pré-rentrée
et qui permettent de se mettre
un petit peu le pied à l'étrier.
Ça se passe généralement fin août,
début septembre,
et donc là, pendant dix heures,
on va préparer les étudiants
pour qu'ils entrent
dans les études de droit,
qu'ils embrassent ces études de droit
de la meilleure manière possible.
Merci Mathieu,
on y reviendra tout à l'heure.
Alors justement,
on va considérer que
celles et ceux qui nous regardent
sont acceptés en licence de droit.
Pour commencer,
on a Romane qui nous dit
quelles sont les différences
entre droit public et privé.
Comment vont s'organiser finalement
ces trois années d'études ?
D'abord, Romane,
avant de voir quelles sont
les différentes matières
qui vont être enseignées
pendant ces trois années,
vous devez comprendre qu'il y a
un fonctionnement à l'université
qui va être radicalement différent
de ce que vous avez connu jusqu'à maintenant.
D'abord,
les années vont être divisées en semestres.
Ce sont des semestres qui font
douze semaines, et vous m'avez bien compris,
il s'agit plutôt donc de trimestres,
mais on appelle cela quand même des semestres.
Et il y en a
deux par an. Et donc pour valider
la première année, par exemple,
il va falloir valider
le semestre 1 et le semestre 2.
Et puis en deuxième année, il y aura
le semestre 3, le semestre 4,
et en troisième année, le semestre 5 et le semestre 6.
Donc c'est divisé en semestres.
Ensuite, autre grande différence,
c'est qu'il va y avoir deux grandes
catégories de cours.
Ce qu'on appelle les cours magistraux
qui ont lieu en amphithéâtre
avec souvent
plusieurs centaines de personnes,
parfois c'est plusieurs milliers de personnes.
Par exemple,
à l'université de Paris Panthéon-Assas,
il y a des amphis qui sont remplis
de 1500 à 2000 personnes.
Donc des cours en amphithéâtre
qui,
dans 95%
du temps, ne permettent
aucune interactivité avec l'enseignant.
Et donc ce sont des cours
dits magistraux parce que l'enseignant
parle, l'étudiant note.
Et puis à côté de ces enseignements
magistraux, il y a ce qu'on appelle
les travaux dirigés.
Les travaux dirigés sont des cours en
petits groupes, non pas avec votre enseignant
qui vous donne le cours
en amphithéâtre, qui lui
sera soit un professeur
agrégé, soit un maître
de conférence, mais
ces travaux dirigés
sont dispensés par ce qu'on appelle des
chargés d'ETD, qui sont
généralement des étudiants
en cours de thèse
et qui font une thèse généralement
avec l'enseignant qui vous dispense le
cours en amphithéâtre, qui dispense
l'enseignement magistral. Et durant
ces ETD, les groupes
sont restreints, il y a
une trentaine d'étudiants par
ETD, et durant ces
ETD, il y a des exercices qui sont
traités par les étudiants
et par le chargé d'ETD. Et au cours de ces
travaux dirigés, pour le coup, il y a
une interactivité, donc
c'est une ambiance qui va davantage
ressembler à ce que
vous avez connu jusqu'à maintenant.
Mais en première année,
par exemple, suivant les facs,
il y a deux ou trois
ETD par semaine qui durent une heure et demie.
Donc ça vous fait au maximum
quatre heures et demie
de travaux dirigés par semaine
et donc c'est très très peu
par rapport à ce que vous avez pu connaître
en terminale.
C'est la distinction
entre les deux grandes catégories
de la manière d'enseigner.
Et puis ensuite, il faut
distinguer les différents types
de matières que vous allez devoir
apprendre et qui sont enseignées.
Il y a d'abord ce qu'on appelle
les matières fondamentales.
Les matières fondamentales, elles sont
systématiquement enseignées
en amphithéâtre
et en TD, c'est-à-dire qu'elles font
l'objet d'un double apprentissage.
D'abord, un cours qui est dispensé
en amphithéâtre par
votre professeur ou votre maître de conférence.
Il y a
trois heures qui sont à peu près
trois fois cinquante minutes pour être précis
qui sont
attribuées aux matières
fondamentales par matière fondamentale
et puis ensuite un TD d'une
heure et demie par matière fondamentale.
Et durant ces travaux dirigés,
eh bien, on va
insister sur certains thèmes
qui ont été enseignés en
amphithéâtre et il y aura des exercices
qui sont attachés à ce thème
qui feront l'objet de notations
par votre chargé de TD.
Donc, pour les matières
fondamentales, il y a
une double notation. Il y a d'abord
la note du contrôle continu
qui vous sera donnée par votre chargé
de TD, qui vous aura notée
durant les travaux dirigés,
parce qu'il aura corrigé
un devoir fait à la maison, parce qu'il
vous aura fait passer une interrogation,
parce qu'il vous aura
corrigé un galop d'essais, donc il y a
une note de contrôle continu.
Et puis, il y a un partiel
à la fin du semestre. À la fin
de chaque semestre, il y a des partiels qui sont organisés.
Vous voyez, par exemple, pour l'Université
de Paris Panthéon-Assas, les partiels
se sont terminés cette semaine.
Donc, il y a eu des partiels toute la
semaine. Et le partiel, c'est
une série
d'épreuves, d'examens
qui ont lieu en amphithéâtre.
C'est anonyme, c'est trois
heures pour les matières fondamentales,
donc trois heures, ça paraît long, mais en réalité
c'est quand même très court.
Et ce partiel fait
l'objet d'une note également.
Et on va donc faire la moyenne
entre la note du contrôle continu
et la note du partiel. Donc vous voyez, même dans la notation,
ça va être très différent
de ce que vous avez connu en terminale.
Ça, c'est pour les matières fondamentales.
Ensuite, à côté des matières fondamentales,
il y a ce qu'on appelle les matières
complémentaires. Il y a des
matières complémentaires qui sont enseignées
en cours magistraux.
Je pense,
par exemple,
à une matière comme
problème économique contemporain.
Et donc, vous avez
36 fois 50 minutes
sur le semestre pour cette
matière complémentaire.
Pas de note au cours du semestre, seulement
un partiel à la fin
du semestre qui fait soit l'objet d'un
oral, soit ce qu'on appelle parfois
un oral écrit, c'est-à-dire que
c'est une épreuve écrite qui dure une heure.
C'est des questions de cours.
Pour avoir une bonne note aux matières
complémentaires, il faut bachoter.
Donc il faut apprendre par cœur
son cours et normalement, ça se passe bien.
Mais la difficulté, c'est
qu'il y a une seule note
pour ces matières complémentaires.
Et puis, il y a des matières complémentaires
qui sont enseignées en TD.
Là aussi, c'est une seule note à la fin
du semestre, mais la matière
est enseignée par un chargé de TD.
C'est le cas parfois
de l'histoire ou encore des langues.
Les langues sont des matières complémentaires qui sont enseignées en TD.
Et puis à côté de ces matières
complémentaires, il y a aussi ce qu'on appelle les matières
optionnelles. C'est-à-dire que
dès la première année, on va
vous donner le choix
entre plusieurs matières.
Vous aurez l'obligation d'en prendre
par exemple 2 sur 3
ou 2 sur 4, mais vous aurez une liste
de 4 matières et
à choisir 2 matières optionnelles
dans ces 4 matières.
Ces matières optionnelles font également
l'objet d'un partiel à la fin du semestre.
Et puis enfin, il y a ce qu'on appelle
les matières facultatives.
Vous avez le droit de l'apprendre
ou de ne pas l'apprendre. L'avantage,
évidemment, c'est qu'avec ces matières facultatives,
ça vous ajoute des points.
Vous pouvez grappiller quelques points comme cela
ce qui peut toujours être utile
quand on vise une mention par exemple.
Un exemple de matière facultative,
c'est l'informatique ou encore
le sport.
Dans le cadre maintenant,
et ça c'est pour revenir à la question qui était posée
dès le départ, c'est dans le cadre
de ces matières fondamentales que l'on va
distinguer le droit privé
du droit public.
Thibault, peut-être qu'on va développer
cette distinction ultérieurement ou est-ce que
je continue ? Parce que je suis très bavard,
donc il faut m'arrêter.
Merci Mathieu, c'est très complet.
En réalité, c'est plaisant aussi
de vous écouter. Justement, oui, je veux bien
que vous reveniez sur cette différence et puis ensuite
on avancera sur le problème du libre.
La différence, c'est vrai qu'elle est
importante.
Dès la première année,
on va
vous initier à ces
deux grandes branches du droit.
Je vais commencer par le droit public
par politesse parce que je suis enseignant
en droit privé, donc je vais commencer
par l'autre partie.
Le droit public, c'est
l'une des grandes familles du droit.
Le droit français, ce qui est
une particularité d'ailleurs de la
France, qu'on retrouve dans certains pays
comme la Belgique, mais finalement
assez peu, c'est que
le droit se divise en deux branches, droit public
et droit privé. Vous prenez
un pays comme par exemple le Royaume-Uni,
cette différence n'existe pas.
Il n'y a pas de...
Tout est un peu mélangé, droit public,
droit privé. Eux, ils vont plutôt distinguer
le droit pénal
qui sanctionne les infractions
des autres droits
et dans ces autres droits, il y a aussi bien
le droit public que le droit privé.
Alors en France, on va avoir ces deux
grandes familles, droit public et droit privé.
Le droit public, c'est le rapport d'abord
entre les
administrés et l'État
au sens large, c'est-à-dire
les administrations
ou encore
l'État, comme par exemple l'administration
fiscale ou
une administration quelconque, ça peut être aussi
dans les rapports avec
des établissements publics.
Le droit public va également s'intéresser
au rapport entre les administrations
les unes par rapport aux autres.
Le droit public va aussi s'intéresser
d'un point de vue international
dans les rapports
entre États et c'est ce qu'on appelle
le droit international
public.
Le droit public,
on commence à l'enseigner
dès la première année à travers le
droit constitutionnel. Le droit constitutionnel,
c'est l'ensemble des
règles qui sont
relatives au fonctionnement de l'État.
Donc, à travers le droit constitutionnel,
vous allez apprendre comment
fonctionne l'État,
quels sont les pouvoirs du Président de la République,
les pouvoirs du Premier ministre,
les pouvoirs du Parlement.
Vous allez beaucoup
travailler aussi un principe
qui est très cher à la France,
c'est le principe de la séparation
des pouvoirs.
Je ne vais pas ici vous faire
un cours de droit constitutionnel,
ce n'est pas ma spécialité,
mais pour un tableau
d'ensemble, voilà ce que vous allez apprendre
en première année, ce qui sera
particulièrement
intéressant pour vous
et c'est aussi une manière
de vous préparer
à l'année prochaine.
Cette année, il ne nous aura pas
échappé qu'il y a
une élection présidentielle.
Eh bien, typiquement,
les étudiants
qui sont en première année
cette année
avaient plutôt intérêt
à très bien réviser
la partie consacrée
à l'élection présidentielle dans leur cours
puisque c'est un sujet d'actualité.
Donc, si je peux quand même
vous donner un conseil pour
bien être prêt l'année prochaine,
c'est de vous intéresser aujourd'hui
à l'élection présidentielle
pour ne pas être
on va dire
en retard l'année prochaine
ou du moins il faut être au fait
de cette actualité.
Donc voilà pour le droit public
dans les Grands Lignes. A côté de cela, il y a
le droit privé. Le droit privé, c'est le droit
qui régit les rapports
entre les gens,
les individus, les particuliers,
entre Thibaut et moi, par exemple.
Quand vous allez acheter une baguette
de pain à la boulangerie,
quand vous passez un contrat avec un artisan
pour qu'il vous repagne votre salon,
lorsque vous conduisez
une automobile, lorsque vous achetez
une maison, lorsque vous
perdez un bien, lorsque vous
cassez quelque chose, lorsque vous
subissez un préjudice quelconque,
lorsque vous avez
passé un contrat avec
un opérateur de téléphonie mobile
ou un opérateur de fournisseur
d'accès à Internet, etc.
Tous ces rapports
entrent dans ce qu'on appelle
le droit privé.
Le droit privé, c'est une famille qui est très vaste.
A l'intérieur du droit privé,
il y a plein de matières
comme le droit civil
et l'ensemble des règles
que l'on trouve dans le Code civil.
Ça va du droit des personnes,
comment on s'occupe des personnes
qui sont en situation de faiblesse
comme les mineurs ou
les majeurs qui sont atteints
d'une altération de leur faculté mentale
qu'il faut protéger en les plaçant
sous curatel ou sous tutel.
Cela peut être aussi
des questions
d'état civil, est-ce qu'on peut
changer de nom, est-ce qu'on peut changer de prénom,
est-ce qu'on peut changer de sexe
à l'état civil.
C'est aussi le droit des biens,
c'est-à-dire, par exemple,
vous voyez Thibault, vous êtes devant
certainement un ordinateur, je suis moi-même
devant un ordinateur,
nous sommes donc des possesseurs.
La possession, c'est une notion
que vous allez apprendre
en droit des biens et en tant que possesseur,
Thibault, vous êtes présumé propriétaire
de l'ordinateur. Si c'est à vous,
vous n'êtes pas le propriétaire de cet ordinateur
mais vous en êtes déjà présumé
être le propriétaire.
On va apprendre des choses qui sont très concrètes
qui vont vous parler parce que ça fait
appel à des choses
que vous vivez au quotidien.
Je ne parle pas du droit de la famille
évidemment, on va parler de fiançailles,
de mariage, de divorce
et autour de vous, vous avez forcément entendu
parler de toutes
ces notions et donc vous allez
concrètement apprendre comment on gère
toutes ces situations.
Voilà, j'essaie
de partir un petit peu dans tous les sens pour montrer
que c'est extrêmement
vaste. Alors maintenant,
comment vont s'organiser
les trois années,
les trois premières années de vos études
de droit qu'on appelle la licence ?
Mathieu,
après je vais vous redonner la parole
juste là-dessus, puisqu'on a reçu pas mal
de questions, donc juste si on pouvait répondre
par rapport à ce que vous avez déjà dit,
on va répondre peut-être d'un mot.
Il y a Cam qui met, ça existe des langues
en matière facultative ?
En matière facultative,
ça va dépendre des
universités,
donc c'est difficile de vous répondre Cam.
Si je prends l'exemple
des universités parisiennes,
c'est pas une matière
facultative, ce sera une matière complémentaire
et ce sera obligatoire,
donc vous n'avez pas le choix. Ensuite,
est-ce qu'on peut prendre une deuxième langue là ?
Ça va être
université par université, il faut
simplement se renseigner.
Merci Mathieu. Encore quelques questions et puis après on revient
sur la trame globale.
Y a-t-il des notions de SES en droit ?
Oui.
Justement, dans les
exemples de matière complémentaire que je vous donnais
tout à l'heure, il y a ce qu'on appelle les problèmes économiques
contemporains et en fait, ça ressemble
beaucoup à SES.
De l'intérêt justement de bien travailler cette
matière, si vous maîtrisez bien cette matière,
bien sûr que PEC,
ça vous paraîtra, alors PEC, pardon,
problèmes économiques contemporains, ça vous paraîtra
relativement facile.
Merci Mathieu. Avant de répondre, il y a d'autres
questions mais qui arrivent
dans le live, donc restez bien connectés.
Je redonne la parole à Mathieu
sur l'organisation des trois années.
Comment vont s'organiser
ces trois années ? Parce que vous avez
compris qu'il y avait
énormément de matière
à apprendre. L'idée,
si vous voulez, c'est
une logique de spécialisation
croissante, c'est-à-dire que
la première année se veut très généraliste,
la deuxième année
un peu plus spécialisée et
la spécialisation, votre spécialisation
va vraiment arriver en
troisième année. La première année, elle est
très généraliste, vous allez avoir
deux matières fondamentales,
généralement, il y a
l'introduction
aux droits civils qui va permettre
d'apprendre ce que
c'est qu'une règle de droit, donc vous allez
travailler sur la définition de la règle de droit,
comment on invoque une règle de droit
devant un juge, donc on va parler également
de l'organisation judiciaire, quelles sont
les différentes juridictions qui composent notre
système judiciaire.
On va apprendre également qu'il existe
une hiérarchie entre ces différentes règles.
Lorsqu'une règle n'est pas conforme
à une autre, quelles règles
doit appliquer le juge ? Eh bien, ça
dépendra généralement de la
hiérarchie des normes.
Vous allez apprendre également qu'il y a
parfois des conflits de loi dans le
temps et qu'à un moment donné,
eh bien, on
peut avoir
une hésitation sur la loi qui doit
être appliquée, et donc
il y a aussi des mécanismes que l'on apprend
dans le cadre de ce cours de l'introduction
au droit. Ça, c'est une première
matière fondamentale, très généraliste
donc, et qui appartient
à la famille du droit privé.
Et puis à côté de l'introduction au droit,
vous allez apprendre également
le droit constitutionnel, comme je le disais
tout à l'heure, donc très rapidement,
le fonctionnement de l'État, des institutions,
les pouvoirs du président de la République,
du Parlement, etc., et c'est
ce qui appartient plutôt à la famille
des publicistes, donc
du droit public. Et puis, à côté
de ces deux matières fondamentales, vous allez avoir des matières
complémentaires, avec de l'économie, comme
je l'ai dit, mais aussi
avec de l'histoire, et
l'objectif ici, c'est de vous donner
vraiment une culture,
à la fois juridique, bien sûr,
mais aussi générale,
qui est absolument indispensable pour
ensuite s'épanouir correctement
en droit.
C'est pour cela, d'ailleurs, que sur Parcoursup,
il n'y a pas de matière imposée,
et qu'il y a des étudiants qui arrivent
un peu de tous les horizons,
ce qui est très enrichissant
pour le groupe, parce que
chacun va pouvoir
apporter sa pierre,
ses connaissances, sa culture.
Et pour faire du droit,
faire du droit, c'est quoi ? C'est étudier
les rapports entre les individus,
et donc c'est extrêmement varié,
et pour cela, cela fait appel
aussi bien à l'histoire
que l'économie, que la littérature,
que aussi, évidemment, les notions purement
juridiques. Donc, en première année, on va vous
donner cette culture
générale. En deuxième
année, on va commencer
à vous enseigner des matières qui sont
plus techniques, c'est-à-dire que
on va entrer un peu plus
dans le vif du sujet,
avec deux matières fondamentales,
toujours une en droit
privé, une en droit public, et cela,
vous êtes imposé.
En droit public, vous allez
avoir le droit administratif,
qui va vous apprendre comment saisir le
juge administratif, quels sont
les pouvoirs du juge administratif,
quels sont les pouvoirs du préfet,
quels sont les pouvoirs du maire, donc
des choses un peu plus concrètes en droit
public, et une matière
également plus concrète en
droit privé, qui est le droit
des obligations. Le droit des obligations
se divise en deux semestres,
il y aura un semestre sur le droit
des contrats, comment on forme
un contrat, quelles sont les conditions d'aliénité,
comment on exécute le contrat, comment
on peut annuler un contrat, et puis
il y a, au deuxième semestre,
le droit de la responsabilité civile
délictuelle, si par exemple
je me fais renverser
dans la rue, comment je peux
obtenir une indemnisation, ou si
quelqu'un me pousse, me
frappe, ou si je subis
un quelconque préjudice, comment je peux
en obtenir la réparation.
Et ça, c'est donc ce qu'on appelle le droit
des obligations. Mais, encore une fois,
vous avez
l'obligation, si vous voulez, de suivre
tous ces enseignements,
et on veut au moins que pendant deux ans,
vous suiviez à la fois des enseignements
en droit privé et en droit public, pour avoir
suffisamment, ensuite,
de connaissances dans ces deux filières
pour choisir une véritable
spécialisation. Et cette véritable
spécialisation, soit en droit
public, soit en droit privé,
elle arrive en troisième année.
Donc la troisième année, c'est un peu l'année de votre envol,
l'année de votre spécialisation.
Il y en a qui se spécialisent en droit public,
et il y en a qui se spécialisent
plutôt en droit privé.
Et donc, vous avez
la possibilité, en troisième année, de choisir
quasiment l'intégralité de vos
matières. Et donc, vous choisissez une
filière particulière qui va ensuite conditionner
évidemment la suite de
vos études. Mais vous verrez
très vite, à partir de la deuxième année,
que vous vous sentirez plutôt publiciste
ou plutôt privatiste.
Merci beaucoup Mathieu, et je remercie
encore une fois le CFJ pour la collaboration
sur ce live. Alors justement,
on a reçu des questions qui se regroupent
un petit peu. Il y a Mkam qui me dit,
y a-t-il des arrêts incontournables que vous
conseillez de connaître avant
l'arrivée à l'université ? On a aussi
une autre question,
c'est, voilà, quelles sont les erreurs
récurrentes en droit
quand on arrive en première année ?
Justement, quelles sont les erreurs, les difficultés
auxquelles sont confrontées les étudiants, et surtout, en quoi
le CFJ aide aussi à répondre
à ces questions ? Alors,
d'abord, pour répondre à Mkam sur
les arrêts, simplement pour préciser la question
de Mkam pour tous ceux qui nous écoutent,
elle veut parler des
arrêts de la Côte-Cassation,
ce qu'on appelle plus globalement
la jurisprudence,
et effectivement,
dès la première année, vous allez
devoir travailler sur ces arrêts
de la Côte-Cassation qui enrichissent
notre droit.
Côte-Cassation, et puis en deuxième année,
Conseil d'État, bien entendu,
mais il n'y a pas d'ailleurs que la
Côte-Cassation, le Conseil d'État, vous allez travailler sur des
décisions du Conseil constitutionnel, bref,
vous allez travailler sur des décisions
de justice. Alors, pour répondre à Mkam, non,
avant d'entrer en première
année, ne vous plongez
pas encore dans les décisions de justice
que vous allez devoir connaître, vous aurez,
je vous assure, suffisamment de temps
en première année pour travailler sur
ces décisions. Non, je vous
dirais, les lectures éventuellement que vous pourriez faire
en terminale, c'est plutôt de la
lecture détente, que je vous conseille,
de reprendre des classiques.
Reprenez, vous voyez, les classiques du XIXe,
lisez Victor Hugo,
lisez Zola, parce que ça vous apporte
un
regard social
sur la situation de l'époque,
ce qui peut expliquer une évolution
d'un régime juridique.
Et ça, c'est très intéressant de pouvoir faire
le parallèle entre l'évolution de la société
avec l'évolution du
droit. Parce que le droit, il est fait pour les gens,
il est fait pour les hommes, et non pas
les hommes pour le droit. Et donc,
lire les grands classiques du
XIXe et du XXe,
ça, c'est très utile, et puis en plus,
c'est agréable. Mais ne vous
plongez pas encore dans les aspects techniques,
dans les aspects techniques du droit.
Alors ensuite, quels sont les pièges
de la première année ?
Je dirais qu'il y en a
plusieurs. D'abord,
je commençais déjà un peu à vous
en parler, mais il y a un rythme
qui est différent.
L'année est divisée
en semestres, mais en réalité,
il s'agit de douze semaines. Et vous allez voir
que douze semaines, c'est extrêmement
rapide, parce qu'il y a d'abord deux semaines
de cours magistraux,
dans lesquels
on prend un petit rythme
de croisière progressif, mais on n'est
généralement pas encore très affolé.
Et puis, les choses commencent
à devenir sérieuses quand commencent les
TD, deux semaines après le début des
enseignements magistraux. Mais bon,
la première séance de TD, c'est une prise de contact,
donc on se dit, voilà, ça va aller encore.
Et puis, on attaque vraiment
dans le dur à partir de la deuxième séance
de TD. Mais il reste neuf
semaines. Et en neuf semaines,
il va y avoir pas mal d'interrogations,
un galop d'essais,
il va falloir préparer des fiches de TD,
et en fait, on ne va plus voir le jour
à partir de ce moment-là. Donc, pour ne
pas se laisser piéger par ce
rythme, par ce faux rythme qui
paraît long et en réalité qui est très
court, eh bien, il faut,
je dirais,
être dans le rythme dès
le premier jour. Et justement,
au moment, au début de l'année, quand vous avez
du temps, précisément, parce qu'il n'y a pas encore
de fiches de TD à préparer, eh bien,
déjà, mettre en place,
mettre en ordre
tout ce dont vous aurez besoin
pendant l'année pour
faire un travail efficace.
Donc, ça suppose en amont
l'été de préparer sa chambre
pour que
un espace de travail soit
aménagé et que vous
n'ayez pas à faire de rangement
alors que vous êtes censé
travailler votre TD, par exemple.
Et puis, les stages
de pré-rentrée, justement, ça permet,
donc ça, c'est ce que peut apporter le CFJ,
c'est que, comme on les fait fin août,
début septembre, donc avant la rentrée de la fac,
les étudiants qui passent par nous,
ils sont déjà dans le rythme.
Et ils ont déjà
dix heures de cours de droit,
j'ai envie de dire,
derrière eux, et
immédiatement, ils ont compris, parce que
on leur a bien expliqué pendant
dix heures, ils ont compris ce
qu'il fallait faire dès le début. Et donc,
ils ne perdent pas de temps, ils sont tout de suite
dans le rythme, et les autres
vont être distancés par rapport
à ceux qui ont fait une
pré-pas de droit. Donc, il y a un rythme qui est
différent, ça, c'est un premier piège. Ensuite, il y a un
deuxième piège, c'est que
il y a un encadrement aussi qui est très différent.
En terminale, si
vous n'allez pas en cours, c'est tout de suite
repéré, voire
selon les établissements, signalé à votre
famille. Là, personne
ne va remarquer votre absence
dans un cours d'amphithéâtre
où il y a 1500 personnes,
vous vous doutez bien,
vous en doutez bien. Donc,
il y a des étudiants qui,
bon,
manquent un petit peu d'autodiscipline,
et qui se disent,
dans le fond, pas vu, pas pris,
je ne vais pas aller aux cours magistraux. Alors,
votre présence en TD,
elle, est obligatoire, donc généralement,
tout le monde va en TD, parce que si
vous ne justifiez pas
de vos absences ou de trois absences non justifiées,
c'est zéro, tout simplement.
Donc, ça veut dire que le partiel
est à repasser,
obligatoirement.
Donc, tout le monde va en TD,
mais n'aller
qu'au TD, c'est très largement
insuffisant. Donc, il y a un encadrement
qui est très faible,
j'ai envie de dire, et qui nécessite
de la part des
anciens bacheliers, qui étaient très
encadrés dans leur terminale,
beaucoup de disciplines,
et beaucoup, donc,
d'autonomie pour travailler tout seul,
et beaucoup de disciplines personnelles.
Et puis, enfin,
je dirais qu'il y a une ambiance, également, qui est
différente, parce que
à la fac de droit,
comme dans d'autres facs, il y a beaucoup de monde,
mais on se sent très seul.
On se sent très seul, parce que
dans un amphithéâtre de 1500 personnes,
si vous ne connaissez pas au départ du monde,
c'est difficile d'établir le
contact, parce qu'il y a un aspect
qui est assez inhibant
et impressionnant pour
certains, qui n'ont
pas forcément un contact très facile
de programmeur.
Le contact est plus facile quand on est en TD, parce qu'on est en groupe
restreint, mais dans le fond, on se voit,
vous savez, d'un TD à l'autre, droit constit
ou droit privé,
les étudiants ne seront pas les mêmes.
Donc, vous aurez
des étudiants
dans votre cours d'introduction au droit,
dans votre TD d'introduction au droit, qui sont des étudiants
différents dans le cours de droit constit. Donc,
chaque étudiant, vous les voyez une heure et demie par semaine.
Et c'est là aussi,
on eut des amitiés, mais dans le fond,
c'est assez
tardif, c'est plutôt à la fin
du semestre qu'on a repéré une tête
et puis qu'on discute un peu,
etc. Et là aussi,
c'est l'une des forces
des prépas, comme le CFJ,
c'est que
les étudiants se
rencontrent chez nous,
on aide un petit peu aussi à cette
socialisation,
et ce qui fait qu'ils se donnent rendez-vous pour aller à la
fac, donc ils ne sont pas seuls, et donc, quand ils sont
en cours d'amphi, ils sont plusieurs, ils sont contents,
ça fait un petit groupe, un petit groupe de travail,
et puis ensuite, en sortie de la fac, ils peuvent aller
travailler ensemble, donc là aussi,
ça peut aider.
Merci beaucoup, Mathieu. Alors, malheureusement, on arrive déjà
à la fin du live, donc c'était passionnant,
et j'aurais adoré qu'on reste un peu plus
longtemps ensemble, mais le problème, c'est qu'on enchaîne derrière,
donc peut-être qu'en guise de conclusion,
voilà, on a une question
de Cam qui dit, est-ce que le stage de pré-rentrée est-il
payant ? Voilà, pourquoi choisir
le CFJ ? Est-ce que c'est
payant ? Et peut-être revenir
très rapidement sur les débouchés après la licence au droit,
mais il faut le faire vraiment en compte. Je vais être
hyper conscient, je vous promets. Alors,
s'agissant d'abord du
CFJ, oui, on est une entreprise, donc
ce n'est pas gratuit,
c'est payant, vous pouvez
payer, vous avez des packs à l'année, vous avez
tout d'un coup, ou alors vous
prenez stage par stage, donc stage
semestriel ou stage uniquement pour
réviser vos partiels.
Tout est bien expliqué sur le site
du centre de formation juridique,
donc je vous invite à
aller le consulter. Alors,
quelle est notre force, si vous voulez ? Pourquoi
les étudiants sont très contents
quand ils s'inscrivent au CFJ ? D'abord
parce qu'on leur donne une méthode de
travail. Le rythme est différent, ce qui
veut dire qu'il faut avoir une méthode
de travail qui est adaptée
à ce rythme-là. Donc, on leur donne
cette méthode de travail, on leur donne des
clés, des petites astuces, si vous voulez,
des techniques de travail. Ensuite,
on leur donne ce qui fait malheureusement
beaucoup défaut à la fac, c'est
la méthode des exercices, qui est
souvent mal expliquée, la méthode du
commentaire d'arrêt, la méthode du cas pratique,
qui est généralement pas assez
expliquée à l'université. Nous, au CFJ,
on la rabâche constamment.
Et c'est absolument
fondamental. Et donc,
même si vous n'inscrivez pas dans une trépas,
faites-moi la promesse
que si vous êtes inscrit en entrave de droit, vous allez
faire un effort particulier sur la méthode
des exercices,
la méthode du cas pratique, de la dissertation,
du commentaire d'arrêt, parce que c'est
absolument fondamental, c'est l'une des
clés de la réussite de la licence de droit.
Et puis ensuite, au CFJ,
on leur apporte de la
compréhension du cours. C'est-à-dire, aussi bien on insiste
beaucoup sur le vocabulaire,
il y a un vocabulaire juridique qui est tout à fait
spécifique, vous allez devoir
apprendre à parler le langage
juridique. Et donc, on
travaille ce langage juridique
au CFJ, ce qui permet
ensuite aux étudiants, à nos étudiants,
de gagner en précision, et donc
d'être compris par leur correcteur.
Ce qui fait une très grande différence par rapport
à ceux qui n'ont pas encore compris
l'importance du vocabulaire juridique.
Et puis, bien sûr, de la compréhension du cours,
parce qu'on repasse
une couche sur le cours,
en expliquant différemment. On prend le
temps si l'étudiant n'a pas compris.
A la fac, si vous n'avez pas compris, le cours continue
et personne ne va vous réexpliquer.
Au CFJ, on vous réexplique. Et moi,
je ne laisse pas sortir un étudiant de mon cours
s'il n'a pas compris une notion.
Et s'il n'a pas à la fin du cours compris une notion, je lui demande
de m'écrire et on débriefe ensemble.
Mais à la fin de la semaine,
il a compris la notion.
Et ça, c'est, on va dire,
le service après-vente Mathieu Gérardet.
Ensuite,
quels sont les débouchés, Thibault,
de la fac de droit ? Là, je pourrais être
extrêmement concis, ils sont extrêmement
vastes. Bien sûr, vous pouvez
avoir des débouchés en droit
avocat, magistrat,
greffier. Mais vous avez aussi
des, on va dire,
débouchés semi-juridiques,
comme commissaire de police,
officier de police. Et puis,
vous avez des débouchés
dans le
monde de l'entreprise également, avec
le juriste
d'entreprise. Mais,
ce que je n'ai pas eu le temps de dire,
parce que le temps file, c'est que
à l'issue de cette licence de droit,
vous avez également la possibilité
de vous réorienter.
Vous allez pouvoir intégrer en parallèle
un IEP,
un institut d'études politiques, comme Sciences Po.
Vous allez pouvoir intégrer
une école de commerce, ou alors
une école de journalisme. Et dans le fond,
le droit, ça mène à tout, parce que,
avec cette licence de droit, qui est une licence
qui vous donnera une culture
générale, ainsi qu'une méthode
de travail et une
méthode de démonstration et de raisonnement,
dans le fond, c'est un peu comme
avec les mathématiques, ça vous permet de faire un peu
tout et n'importe quoi, parce que vous savez réfléchir,
et que vous avez la culture G,
et vous savez vous exprimer.
Vous savez parler, vous savez écrire. Donc,
c'est une formation qui est extrêmement
complète, et qui vraiment, ensuite,
vous offre une très très grande
liberté dans le choix de votre
débouché, de votre profession.
Merci encore une fois Mathieu. Alors, j'en profite
juste pour, déjà, vous remercier
de votre présence. C'est vrai que les profils en
droit sont très recherchés. Et alors, voilà, juste pour vous montrer
le centre de formation, je vous aurais dit que vous tapiez ça
sur Google, vous avez le site.
Et donc, voilà, vous avez toutes les informations, etc.
Si vous avez des questions complémentaires.
En tout cas, c'était vraiment passionnant,
Mathieu. Vraiment, merci.
Je suis frustré même que ça s'arrête dès maintenant,
parce qu'on aurait pu continuer.
N'hésitez pas à donner mon adresse
e-mail aux étudiants, s'ils veulent
me poser des questions, je me ferai un plaisir de leur répondre.
Donc, voilà, c'est une
offre que je fais. D'accord.
Si vous voulez, vous pouvez dire la...
Vous voulez la dire maintenant ? Je peux la donner très facilement.
Alors, mon adresse e-mail c'est
mgirardet, comme mon nom, donc
mgirardet, tout à fait,
g-i-r-a-r-d-e-t
et arrobas
cfjuridic.com
Donc, n'hésitez pas à contacter Mathieu si vous avez d'autres
questions, voilà. Et puis sinon, à vous rendre aussi sur
TOTIS, on a pas mal d'étudiants ambassadeurs.
En tout cas, merci beaucoup. Mathieu, merci au CFJ.
Et puis, à très vite sur TOTIS.