Le papier sur les émissions de GES de l’alu : Saevarsdottir, G., Kvande, H. & Welch, B.J. Aluminum Production in the Times of Climate Change: The Global Challenge to Reduce the Carbon Footprint and Prevent Carbon Leakage. JOM 72, 296–308 (2020). https://doi.org/10.1007/s11837-019-03918-6
Et salut amis bidouilleuses et bidouilleurs.
On ne va pas y aller par quatre chemins.
Pour fabriquer de l'aluminium, il faut extraire de la bauxite.
De cette bauxite, on extrait de l'alumine.
Et de l'alumine est extrait l'aluminium.
Et c'est cette partie qu'on va voir dans cette vidéo.
Pour ça, j'ai embarqué mon fidèle cadreur
pour aller filmer l'usine du groupe Trimette à Saint-Jean-de-Maurienne.
Une vieille usine qui date de 1907
et qui a évolué au fil du temps et des technologies.
N'oubliez pas vos équipements de protection individuelle,
chaussures de sécurité, tenue résistante aux projections d'aluminium liquide,
lunettes, casque, masque respiratoire, bouchons d'oreille.
À certains endroits, il y a beaucoup de bruit.
Je vais faire de mon mieux pour que tout reste audible.
Et bien sûr, ne prenez pas de carte bleue, de carte magnétique avec vous,
pas de montre ou d'objet métallique.
C'est bon ?
Et bien c'est parti !
L'usine d'aluminium est divisée en trois grosses parties.
La vidéo est dans le sens de notre visite.
Mais vu qu'on commence par la fabrication des anodes,
il faut que je vous explique à quoi ça sert.
Sinon, vous n'allez pas comprendre pourquoi on fabrique d'énormes blocs de carbone
alors qu'on est censé parler d'aluminium.
Dans la nature, l'aluminium n'existe pas à l'état pur.
On n'extrait pas du minerai d'alu.
Ça n'existe pas.
Ce qu'on trouve dans le sol, c'est de la bauxite.
La bauxite est raffinée pour en extraire de l'alumine,
qui est de l'oxyde d'aluminium.
Sa formule est Al2O3,
donc deux atomes d'alu et trois atomes d'oxygène.
Et c'est cette alumine qui arrive par train à l'usine de Trimette,
de Saint-Jean-de-Maurienne.
L'extraction de l'aluminium se fait en séparant l'aluminium de l'oxygène
via électrolyse.
On obtient de l'aluminium métallique pur,
qui va ensuite partir pour la troisième étape,
à savoir l'élaboration.
Bien sûr, on parlera de cette partie quand on y sera.
Pour avoir des ordres de grandeur,
il faut environ 4 tonnes de bauxite
pour faire 2 tonnes d'alumine,
pour faire 1 tonne d'aluminium.
Actuellement, on n'extrait pas de bauxite en France
et très très peu en Europe.
Tout est importé.
Et le raffinage en alumine n'existe quasiment plus en France.
Il reste une usine qui continue à fabriquer de l'alumine
au nord de Marseille,
mais elle fait des alumines très spécifiques pour la céramique.
C'est pas utilisé directement pour faire de l'aluminium.
Alors que c'est au pays de la tartiflette
qu'a été inventé le procédé de fabrication
de l'alu industriel au 19ème siècle.
Pas mal, non ?
C'est français.
Donc, en quoi consiste ce procédé ?
On va mélanger l'alumine dans un bain à plus de 1000°C.
Ce bain est composé de cryolithes,
on en parlera plus tard.
Le procédé qu'on va utiliser, c'est de l'électrolyse.
Donc, on va utiliser l'électricité
pour casser les molécules d'alumine.
Au fond de la cuve, il y a la cathode,
qui est en carbone et qui est reliée
au côté moins de l'alimentation électrique.
Et l'anode, le côté plus, est aussi en carbone.
Ce sont d'énormes blocs suspendus
par des poutres en aluminium.
L'électricité va créer à travers le bain
une différence de potentiel électrique.
La réaction, que j'expliquerai plus en détail un peu plus tard,
casse la molécule d'alumine pour former
de l'aluminium au niveau de la cathode,
le côté moins,
et de l'oxygène qui se combine au carbone
pour fabriquer du CO2, du côté plus.
Donc, en gros,
s'il y a un seul truc à retenir pour l'instant,
c'est que pour fabriquer de l'aluminium,
il faut consommer du carbone.
Et ce carbone vient des anodes.
Ce sont des consommables
qui s'usent petit à petit dans le bain.
Pour obtenir une tonne d'aluminium primaire,
on consomme environ 415 kg de carbone,
ce qui donne environ 1,5 tonne de CO2.
On va parler du CO2
et de l'impact climatique de l'aluminium
à la fin de la vidéo.
Et du coup, on produit combien d'aluminium
dans l'usine de Trimet ?
Donc là, c'est 150 000 tonnes d'aluminium par an.
Il va falloir des milliers de tonnes de carbone
pour produire tout ça.
Au passage, la personne que vous avez vue,
c'est Thomas,
qui travaille à l'usine de Trimet,
et c'est lui qui m'a contacté
pour me proposer de faire la visite.
La communication a accepté,
donc c'était parfait,
on a pu le faire.
Et pendant cette vidéo,
vous allez voir beaucoup de gens
qui travaillent sur différentes parties
dans l'usine
pour nous expliquer comment ça marche.
Et je les remercie tous.
Voilà, c'était très intéressant,
et j'espère que ça va vous plaire.
Là, on va attaquer par le carbone.
Donc là, c'est la tour à pattes.
Donc la tour qu'on voit ici,
c'est vraiment le stockage
de ce qui va servir à faire les anodes,
c'est ça ?
C'est ça, oui.
Après, il y a du coq,
et derrière, il y a des silos de braie.
Et à gauche, là-bas,
on voit en fait le recyclé.
Donc c'est des anodes
qui ont été déjà utilisées,
Ici, on va récupérer
un petit peu tous les produits recyclés,
donc tout ce qui n'a pas été consommé
par l'électrolyse.
On va les broyer d'abord
après concassage.
On va également acheter
de la matière première,
du coq,
qui est livré par train,
et du braie.
Le coq et le braie
sont dérivés de pétrole
et de charbon.
Le but est de faire
des gros blocs de carbone,
donc on utilise du carbone.
Le recyclé va être concassé,
d'abord,
parce qu'on reçoit des gros blocs.
Ça va être envoyé dans la tour à pattes,
ça va être rebroyé à nouveau.
On va tout mélanger,
doser tout ça.
Le braie est solide
à température ambiante.
On l'utilise, nous,
entre 160 et 180 degrés.
Donc à cette température-là,
il est liquide.
Et on va mélanger
la matière sèche
et le braie ensemble
dans un malaxeur
pour obtenir une pâte
qui soit globalement homogène.
En fait, on fabrique
deux types d'anodes.
On a les anodes G
et les anodes F.
L'anode G fait une tonne,
l'anode F fait une tonne et demie.
Derrière,
on a ce qu'on appelle
des vibrotasseuses
qui vont à la fois vibrer
et tasser le produit
pour obtenir une anode
qui soit la plus dense possible.
L'anode sort ici
à peu près à 160 degrés
et elle va passer
dans un tunnel
de refroidissement
et partir dans le stockage
en attendant
l'opération suivante
qui est la cuisson.
Donc là,
il y a tout le tunnel
de refroidissement.
Et là,
on a ce qu'on appelle
les balancelles.
En fait,
c'est ce qui permet
de trimballer les anodes.
Ça, c'est la balancelle
et là, on voit
les anodes crues
qui sont encore fumantes.
Ça sort de la tour à pâte
là-bas ?
Oui.
Voilà,
ça vient de refroidissement
tout le long.
Donc c'est comment ?
C'est de l'eau
qui est envoyée ?
Oui, c'est de l'eau.
C'est un gros brumisateur.
Oui, c'est à peu près ça.
Et ensuite,
on a les anodes
qui viennent de sortir.
Ça sort du refroidissement
mais on voit
que c'est encore très chaud.
Donc là, elles sont crues
mais elles sont moins chaudes
en extérieur
mais à l'intérieur,
elles sont chaudes
et on voit
que les bouchons
fument.
Donc ça,
c'est du carbone.
On dirait vraiment
du béton.
C'est compacté
donc forcément,
ça a l'aspect
un peu béton.
Là, celles-là,
elles font 900,
une tonne on va dire.
Une tonne, ouais.
Une tonne,
celles-là,
les plus grosses
font une tonne cinq.
Donc là,
en fait,
elles vont quitter
leur balancelle
pour les tomber
sur des tables à rouleaux
et après,
on verra tout le stockage.
Électrode de type F
au-dessus,
les plus grosses
et G en-dessous.
On voit bien
la différence de taille
entre les deux.
Là,
c'est le stockage automatique.
Donc dès qu'en fait,
on a les anodes
qui sont prêtes,
le pont,
il part,
il récupère,
il stocke.
Là,
il va descendre,
il va détecter
que c'est des anodes F
et après,
il va les prendre
et les mettre dans le stock.
Ça,
c'est les anodes crues
qui vont aller donc partir là
pour se faire cuire au four.
Voilà, au four.
Ça,
c'est la sortie du four en fait.
Oui,
voilà,
OK.
Vous voyez les rails là,
il y a deux trains
qui arrivent du four.
On envoie les anodes cuites
du four,
prennent les anodes
automatiquement
et les mettent
dans les stocks
de refroidissement.
Ça reste au refroidissement
dix heures.
Quand les anodes,
elles sont froides
dix heures de temps,
les ponts,
ils reprennent les anodes
et les mettent à la rainureuse.
Voilà,
c'est des cuits rainurés.
Le stock cuit,
il sert
si le four
a une grosse panne.
Un four à cuire,
on va le voir après,
c'est un four enterré
où il y a
énormément de masse dedans.
S'il s'arrête,
le redémarrage
ne se fait pas
en quelques jours.
Ça dépend des cas
qu'il y a eu,
la panne qu'il y a eu.
Il y a le temps de la réparer
et après,
il y a le temps de redémarrer.
30 jours,
en fait,
c'est assez court.
C'est confortable
mais ce n'est pas
la panne assez.
Ça,
c'est un truc
qui est assez important
à comprendre
et qui est valable
dans beaucoup
d'industries
de ce type.
On a certains éléments,
ça tourne H24,
il ne faut pas
que ça s'arrête
et quand ça s'arrête,
c'est très long
à réparer.
Du coup,
on va essayer
de mettre en place
tout un tas
de sécurité autour
et du stock d'avance
au cas où
pour éviter
de bloquer
toute l'usine.
Exactement.
Notre four à cuire
n'a jamais été arrêté.
J'ai hâte de le voir.
Je ne sais pas
si ça ressemble
à quelque chose.
Personnellement,
je m'attendais plus
à une sorte
de gros four de poterie
dans lequel les anodes
passent plusieurs heures
de cuisson.
En fait,
c'est un peu plus
complexe que ça.
Toute cette pièce,
c'est vraiment
la partie
où on va cuire
les anodes.
Déjà,
il y a un truc
très intéressant
à voir avec cette usine.
C'est qu'il y a
toute une partie
de l'usine
qui est faite
uniquement
pour fabriquer
des consommables
qui vont être utilisés
pour fabriquer
l'aluminium.
D'ailleurs,
vous êtes obligés
de fabriquer une usine
pour faire tourner l'usine.
On est actuellement
sur le four à cuire.
Là,
on est sur un four
qui a trois feux.
C'est un four enterré
avec 46 chambres.
Oui,
alors du coup,
c'est un four enterré.
C'est pour ça
qu'on ne voit rien
à la surface.
En fait,
les anodes
sont en train de cuire
à l'intérieur.
Les anodes,
elles sont exactement
dans ces alvéoles-là.
Ici,
là-dedans ?
Voilà,
dedans.
On appelle ça
une alvéole.
Une alvéole,
OK.
Ça,
c'est une cloison.
D'accord,
une cloison.
C'est ce qui fait
le passage du feu.
Pour faire cuire
ces anodes,
on a aux dispositions
des MSA.
Là,
vous avez la MSA 3
qui a plusieurs fonctions.
Elle peut aspirer,
elle peut restituer
le poussier.
Donc le poussier,
c'est ça en fait ?
Voilà,
c'est ça,
c'est cette matière-là.
Donc on va venir faire
un fond,
une hisse propre.
On va emballer
des anodes crus
pour pouvoir les cuire.
Et au fur et à mesure
de l'avancement du feu,
on les déballe.
Bon,
on va faire une petite pause
parce qu'il m'a fallu
un certain temps
pour comprendre
le fonctionnement du four
et c'est beaucoup plus simple
quand on visualise
ce qu'il y a sous nos pieds,
ici.
Dans les ingrédients
de l'anode,
il y a du bré,
un dérivé du charbon.
En cuisant à 1200°C,
il va créer
une structure cristalline
qui va donner
les propriétés particulières
de l'anode.
Cuisson qui dure 13 jours
au total,
dont 50 à 60 heures
à plus de 1100°C.
Ouais,
c'est du gâteau bien cuit.
Pendant la cuisson,
les anodes dégagent
des vapeurs inflammables.
On va en profiter
pour les brûler,
pour éviter d'envoyer ça
dans l'atmosphère
et en plus ça participe
à faire chauffer le four
donc c'est tout bénef.
J'ai sorti un modèle 3D
tout frais
et j'ai fait chauffer
la carte graphique
pour vous faire un petit
Un four annulaire
c'est comme ça qu'on l'appelle
est principalement enterré.
Celui-ci est constitué
de 276 alvéoles
regroupées en chambres
par 6.
Dans chaque alvéole,
on empile 12 anodes
de type G,
les petites,
et 3 de type F.
Donc vous avez les G
qui sont emballés
à la verticale
par paquet de 6,
2 fois 2 paquets de 6
et après
on refait
un lit de poussière
et on revient poser
3 anodes F
en surface
et après on recouvre
le tout de poussière
comme cela.
D'accord.
Les alvéoles sont séparées
par des cloisons
construites en briques réfractaires.
C'est là où il y a les trous,
ici.
Et si on regarde à l'intérieur,
on constate qu'il fait très chaud.
Je peux vous dire
qu'il faisait très chaud.
Si on fait une vue en coupe,
voilà à quoi ressemble
l'intérieur d'une cloison.
Le feu va suivre
un parcours en chicane
pour répartir la chaleur
sur toute la hauteur.
Les cloisons sont
toutes reliées entre elles,
y compris à l'extrémité
de la rangée
où une canalisation
va guider le feu
jusqu'aux cloisons voisines.
Ce qu'on appelle un feu
s'étale sur 11 chambres en tout.
Trois chambres sont
à la température maximum,
aux alentours des 1100°C,
avec les brûleurs
qui injectent le gaz
par impulsion.
C'est le bruit de respiration
de Dark Vador
qu'on entend régulièrement.
Donc là,
on va être en face d'allumage.
Donc on a arrêté la rampe,
qui était là-bas.
On l'a passée
par-dessus les deux autres
et on est venu
la placer ici.
Donc là,
on va passer en face d'allumage
sur cette rampe-là.
Le gaz est injecté
directement
depuis la rampe-là.
Voilà.
Une fois qu'elle sera en route,
ça se présentera
comme cela.
Là, on est à 1100...
Température,
1155°C,
53°C,
à l'intérieur de la cloison.
De la cloison, ok.
Pour guider le feu
et alimenter en oxygène,
on utilise
un système d'aspiration.
Une rampe de soufflage
d'un côté
et une rampe d'aspiration
de l'autre.
Le feu est poussé
dans le sens de la dépression.
Toutes les 29 heures environ,
on décale les rampes
d'un cran.
Le feu avance
dans ce sens
et la cuisson des anodes
est dans le sens inverse,
logiquement.
Elles sortent ici
au bout de 13 jours
de cuisson.
Mais on ne va pas recharger
les alvéoles directement
pour refaire partir
une cuisson.
Entre deux feux,
il va y avoir une phase
de maintenance
et pour ça,
il faut faire baisser
la température des alvéoles
pour pouvoir y descendre dedans.
On installe des rampes
de ventilation pour ça,
pour refroidir au maximum.
On enlève les cuites,
on réfectionne le four,
on le répare
et après,
on repose les crus.
Et ça continue
perpétuellement,
perpétuellement.
Mais c'est fou qu'il faille
le réparer à chaque fois,
par contre.
À 1200°C pendant
deux semaines et demie.
Vous n'avez pas trouvé
une recette miracle ?
Il y en a
qui travaillent dessus,
mais je n'en peux rien.
C'est du boulot
pour réparer un four.
On est actuellement
sur la MSA.
C'est le nom
du pont roulant
qui paraît sorti directement
d'un univers cyberpunk.
C'est tellement steampunk !
En vrai,
c'est encore plus
impressionnant à voir.
Oui,
j'ai développé
un intérêt
pour les ponts roulants
depuis que j'ai vu
celui du Hall d'Iter,
qui est un des plus gros
d'Europe.
Je n'ai pas la place ici,
mais en fait,
On va devoir monter.
On va grimper
dans le pont roulant.
On voit bien
les alvéoles ici.
Bonjour !
J'espère qu'on ne dérange pas.
On est sur le pont roulant.
C'est pour vous rendre compte
un petit peu du truc.
On est en train
de monter la structure.
Le machin,
c'est une maison.
Petit tour en pont roulant.
Tu as des influenceurs,
ils vont à Dubaï
sur des bateaux.
Moi, je suis en pont roulant.
Mais ça me va très bien.
La MSA est équipée
d'une pince
pour charger et décharger
les anodes.
Ça là, c'est la pince
qui récupère les anodes.
Petite pince quand même.
Et d'un système d'aspiration
pour pouvoir aspirer
le poussier dans les alvéoles.
C'est pour ça qu'il y a
des cuves et des tuyaux
de partout,
ce qui lui donne
cet aspect cyberpunk.
Quand on est dessus,
on a aussi une vue imprenable
du four,
avec ces trois feux
qui avancent d'un cran
toutes les 29 heures,
sans s'arrêter depuis 40 ans.
Et donc en fait,
le gaz avance comme ça,
le feu avance comme ça.
Le gaz et les vapeurs
dégagés par les anodes
s'enflamment à 800°C.
Quand le four est en marche,
on profite
de la chaleur
du précédent feu
pour réchauffer les alvéoles,
ce qui permet
de faire enflammer les gaz.
Par conséquent,
si on décide de stopper le four,
donc d'éteindre les feux,
il faudrait dépenser
beaucoup d'énergie
et de temps
pour faire remonter
la température
et pour faire repartir les feux.
D'où son fonctionnement
non-stop depuis 40 ans.
Et là, j'en profite
pour faire une petite digression
par rapport
à ma précédente vidéo
sur l'intérêt
de l'électrolyse
de l'hydrogène.
Certains ont posé la question
de l'intérêt de fabriquer
du méthane de synthèse
à partir d'hydrogène.
Donc, c'est du métal
qui est complètement artificiel
fabriqué à partir
de carbone et d'hydrogène.
Là, on voit
un exemple d'application.
On ne peut pas remplacer
ce four par un four électrique.
Ce n'est pas possible en fait.
Ou alors, ça demanderait
énormément de recherche
et développement.
Et entre-temps,
on ne peut pas arrêter
les usines.
Donc là, vous voyez concrètement
une application potentielle
du méthane de synthèse.
Ça permettrait de réduire
l'empreinte carbone
de l'usine.
Les anodes cuites
partent ensuite vers le stock
qu'on a vu précédemment.
Elles vont refroidir
pendant 10 heures
et vont passer
dans une rainureuse.
Alors, la rainureuse,
elle est là
pour faire des rainures
dans les anodes
afin d'évacuer au mieux
les gaz dans les cuves
en électrolyse.
C'est une amélioration.
Là, elle est en train
de se rainurer.
Ah ouais ?
Voilà, ouais.
OK, donc là,
on voit des anodes
qui sont non conformes
qui vont être envoyées
pour le recyclage.
Des anodes de type
F, si je ne dis pas de bêtises.
C'est ça,
c'est les plus grosses.
Et là, en fait,
je ne sais pas
si on a bien vu
à la caméra
ce qu'il y avait
le reflet de la vitre.
Je ne sais pas
si on a bien vu,
mais en gros,
le rainurage,
ça fait ces deux rainures
ici dans l'anode.
En fait,
c'est des énormes
lames circulaires
qui viennent tailler
directement dans l'anode.
Pour passer à la suite,
les anodes
prennent un petit téléphérique
et partent à l'atelier
de scellement.
Donc ici,
au scellement,
on assemble
une tige
avec l'anode
qui a été fabriquée
une fois à la tour à pâte,
qui a été cuite
au four à cuire.
Donc nous,
on fait l'assemblage
de ça
et le scellement.
De ce que j'ai compris,
ce qu'on a vu,
c'est assez impressionnant,
mais normalement,
ça ne se passe pas comme ça.
C'est automatisé,
c'est ça ?
Voilà.
Donc là,
on a eu un problème
avec le four
qui normalement
nous permet
de sceller les anodes.
On a été obligés
de mettre en place
un mode dégradé.
Pour l'instant,
tant que ce n'est pas réparé,
c'est des ouvriers
qui vont faire la manœuvre
manuellement.
C'est assez impressionnant
parce qu'à peine
on a coulé la fente,
on peut déjà soulever
le bloc,
alors qu'il fait plus
d'une tonne.
On refusionne la fente
qu'on a scellée
il y a à peu près
trois semaines.
Les tiges et les anodes
restent trois semaines
dans la cuve.
Les anodes sont utilisées
pendant trois semaines
dans les électrolyseurs
qu'on va voir après.
L'atelier de scellement
reçoit les anodes
consommées en électrolyse,
ce qu'on appelle un mégot.
Oui,
il ne reste pas grand-chose
du carbone.
La croûte au-dessus,
les anodes,
on a vu au scellement
qu'ils reviennent
sous cette forme-là.
La partie carbone
est consommée
et on a la partie bas
qu'on enlève.
Là, c'est vraiment
le début de la ligne
de production.
On récupère les éléments
qui sont restés
dans l'écume
et on les retraite.
On recycle le bas,
on recycle le carbone,
on recycle la fente
et on répare la tige
s'il y a besoin
et après on la rescelle.
Et ça tous les jours.
Pour comprendre
pourquoi les mégots
reviennent dans cet état,
il faut passer
à la deuxième partie
de l'usine,
l'électrolyse.
Alors là,
on est dans la série
d'électrolyse,
la série G.
C'est la dernière technologie,
la meilleure technologie
de cette usine
et nous,
notre métier,
c'est de faire
de l'aluminium pur.
L'aluminium,
c'est une poudre blanche
qui est très très fine
et qui contient
justement l'aluminium.
Donc l'aluminium,
c'est de l'aluminium
et de l'oxygène.
Nous,
dans nos cubes,
on sépare
l'aluminium
de l'oxygène,
on récupère
l'aluminium
sous sa forme métallique
et l'oxygène
réagit avec le carbone
des anodes
pour faire du CO2.
La méthode pour extraire
l'aluminium
s'appelle le procédé
Hall et Roux,
issu du nom
de deux ingénieurs,
un français et un américain
qui ont eu la même idée
la même année
en 1886.
Alors qu'ils ne se connaissaient pas,
ils étaient littéralement
sur deux continents.
On les surnomme
les jumeaux de l'aluminium
parce qu'ils sont tous les deux
nés en 1863
et ils sont tous les deux morts
en 1914.
Vous vous voyez
une simple coïncidence
mais moi,
non non non,
pas du tout.
De toute façon,
l'humain ne peut pas avoir
ce genre d'idée
donc la seule explication
c'est que des extraterrestres
le sont.
L'alumine,
c'est de l'oxyde d'aluminium,
de l'aluminium
avec de l'oxygène.
Il faut séparer les deux
par électrolyse.
Le problème,
c'est que l'alumine
ne peut être électrolysée
que sous forme liquide
ce qui demande de monter
en température
autour des 2000°C.
L'idée de Hall et Roux
est de dissoudre
l'alumine
dans un bain de cryolite
ce qui permet
de diviser par deux
la température
donc d'économiser
pas mal d'énergie
donc de rendre viable
économiquement
la production d'aluminium.
L'électrolyse
se fait dans un bain conducteur
de courant continu.
Le côté plus
c'est les anodes
on a vu leur fabrication.
Le côté moins
c'est la cathode
sous la forme de blocs de carbone
au fond de la cuve.
Cuve qui est un énorme
bac en acier
doublé par une couche
de briques réfractaires
pour l'isolation
ici en orange.
La cathode est là
en noir.
Elle est reliée
électriquement par les côtés.
Et d'ailleurs
si on regarde une cuve vide
on voit bien ici
les briques réfractaires
les cathodes forment le fond
et si on regarde
sans la cuve
carrément on a tout enlevé
on voit très bien
les connecteurs ici
sur les côtés.
Bien sûr
les cuves d'électrolyse
sont complètement démontables
l'usine tourne 24h sur 24
il faut bien pouvoir faire
des réparations.
A l'intérieur de cette cuve
tout au fond
il y a l'aluminium pur
liquide.
Au dessus
il y a ce qu'on appelle
le bain.
Et non
vous n'avez pas envie
de vous y prélasser.
Le bain
c'est de la cryolite fondue
à 1000° environ.
La cryolite
à l'origine
ça se trouvait
sous la forme naturelle
maintenant on la fabrique
elle est composée
de fluorure de sodium
et d'aluminium.
Elle permet de faciliter
l'électrolyse
en réduisant la température
et la consommation électrique.
C'est un bain
très chaud
dans lequel on va
dissoudre un peu d'aluminium
quelques pourcents à chaque fois.
Dans le bain
et sous la contrainte électrique
l'aluminium va se dissocier
en ion.
Un ion est un élément
sensible à l'électricité.
Les ions positifs d'aluminium
sont attirés
par le côté négatif
la cathode.
Ils vont récupérer
3 électrons
pour former de
l'aluminium métallique pur.
Les atomes d'aluminium
étant plus denses
que le bain
ils viennent se déposer au fond.
Le fond se remplit
progressivement
d'aluminium pur liquide.
Et les ions négatifs
O2-
vont aller à l'anode.
Le côté plus
où ils vont céder
des électrons
pour former
de l'oxygène
qui va réagir
avec le carbone de l'anode
pour former du CO2.
Dans la partie supérieure du bain
il y a des bulles de CO2
qui se forment
sur les anodes
et remontent à la surface.
Et d'ailleurs
si on fait des rainures
dans les anodes
c'est pour faciliter
l'évacuation de ces bulles
pour éviter qu'il y ait
des grosses poches de CO2
qui se créent
sous les anodes.
Alors là bien sûr
je vous fais la partie simplifiée
car la réaction
est en réalité plus complexe.
Il y a aussi des gaz fluorés
qui sont dégagés du bain
et qui sont toxiques.
Ce qui explique
les protections respiratoires
quand on ouvre les cuves.
Non, le CO2
il n'est pas piégé
il s'évacue
dans l'atmosphère.
Ce qui est piégé
c'est les gaz fluorés.
Les gaz sont traités
dans un centre de traitement
qui a une efficacité
supérieure à 98%.
Donc là par exemple
le CO2 tout ça
c'est aspiré
les fumées sont toutes aspirées
Tout est aspiré
c'est pour ça
qu'on voit quand même clair
d'ailleurs vous voyez
il y a des opérations
qui se passent
dès qu'on ouvre un peu les cuves
on a un peu plus de fumée.
Sur une cuve
qui n'est pas ouverte
on a
pas de fumée.
A la surface du bain
la cryolithe
se solidifie
à cause de la température
plus faible.
Ça donne une sorte
de croûte
qu'il faut casser
quand on veut changer une anode.
Cette partie solidifiée
est importante
car elle protège aussi
l'anode de l'air.
A presque 1000°C
le carbone prendrait feu
instantanément.
Et donc là avec la croûte
ça protège.
La profondeur
c'est combien du coup ?
Alors là
jusqu'au fond de la cuve
il faut compter
qu'il y a environ
18 centimètres de métal
et les anodes
sont à 4 centimètres du métal
à peu près.
Au-dessus ?
En fait les anodes
sont immergées dans le bain.
D'accord.
Il y a 17 centimètres de bain
18 centimètres de métal.
Vraiment pas profond ?
Non c'est pas très profond.
Chaque anode
a une durée de vie
d'environ 25 jours.
Donc on a besoin
de les changer
tous les 25 jours
et c'est pour ça
que vous voyez
qu'il y a des tiges
de différentes hauteurs
parce qu'on les change
alternativement.
Donc l'anode la plus usée
est la plus petite
et l'anode la plus neuve
a la tige la plus haute.
Il est très important
de garder toujours
la même distance
avec la cathode.
Les cuves sont équipées
d'un système
qui fait baisser les anodes
au fur et à mesure
pour compenser
la perte de matière.
La cuve n'est pas très profonde
même pas un mètre
avec une croûte à la surface
et un liquide en dessous.
Quand les anodes
sont consommées
on retire l'émégo
on enlève la partie solidifiée
au-dessus, la croûte
et on place
les nouvelles anodes.
Je suis désolé
j'ai une fixette là-dessus
mais ce pont roulant
est incroyable
encore plus que la MSA.
La cabine de pilotage
peut tourner
autour des outils
et ces bras
qui peuvent se déployer
c'est une merveille ce truc.
On pourrait en faire
un boss de jeu vidéo
genre Metal Slug
ou un truc comme ça.
Et en plus
ces engins sont blindés
électromagnétiquement
pour fonctionner
dans le champ magnétique
des électrolyseurs.
Parce que
on a compris
qu'il faut de l'électricité
pour que la réaction ait lieu.
Mais combien d'électricité ?
Une certaine quantité
on va dire.
En fonction de l'usine
en fonction du procédé
de fabrication
il faut entre 12,5
et 16 MWh
par tonne d'aluminium pur.
Ici à Trimet
ils sont à 13,5 MWh
ce qui est une très bonne
efficacité énergétique.
Pour se faire une idée
c'est la consommation
électrique annuelle
de deux foyers français moyens.
Pour produire
le poids d'une canette
en aluminium
vide bien sûr
il faut environ
0,18 kWh d'énergie.
Soit 2,5 fois
la capacité
de cette batterie rechargeable
de 10 000 mAh.
Ça fait 10 000 mAh ça ?
Bref, il faut
beaucoup
d'électricité.
Dans la série d'électrolyse
il y a 120 cuves en série G
et 60 en série F.
Ça c'est une cuve ?
Exactement.
Il y en a 120
qui sont alignées
les unes aux autres.
Et le courant
va passer en série
dans chacune des cuves
pour créer la réaction.
Elles sont toutes branchées
les unes aux autres.
Les cuves sont branchées
en série.
Via ces poutres ici,
le pôle moins
de cette cuve
est relié
au pôle plus
de la cuve suivante.
Oui, ces poutres
sont des conducteurs électriques.
La consommation totale
de la série G
donc celle qu'on voit là
est d'environ 300 MW.
Un tiers
de réacteurs nucléaires.
C'est pas pour rien
que certains appellent
l'aluminium
de l'électricité solide.
Et c'est du courant continu ?
À quelle tension ?
Chaque cuve
a à peu près une tension
de 4,2 volts.
4,1
4,2
ça dépend des cuves.
Donc en série,
ça s'ajoute là ?
Exactement.
Donc vu qu'on a
180 cuves en série,
il faut faire
180 x 4,2
on est à peu près
autour de 800 volts.
Entre chaque cuve,
on a 4 volts.
On peut toucher,
pas de soucis,
c'est pas risqué.
Mais entre une cuve
et la terre,
donc l'extérieur du hall
ou la structure métallique
du hall,
on a 800 volts.
C'est pour ça que le hall
est entièrement isolé
électriquement
et qu'il y a de chaque côté
une sorte de cloison
en brique ici.
C'est pour éviter
tout contact entre
la structure métallique
et les cuves.
Alors bien sûr,
pas avec quelqu'un
parce que les bras
sont pas assez grands.
Mais par contre,
avec un engin par exemple,
ça serait possible.
Mais ça,
c'est rien par rapport
à ce qui rend ce lieu
un des endroits
les plus incroyables
que j'ai visités.
Et pourtant,
je commence à en avoir vu
des trucs.
Mais en amateur
d'électricité que je suis,
ce qui se passe
dans ce hall
est complètement dingue.
On peut s'approcher
ou pas ?
Oui, vous pouvez,
par contre,
vous avez pas les visières,
on pourra pas aller très loin.
Genre juste au bord ?
Ouais, ouais, on peut,
bien sûr.
OK.
Euh...
Ouh là !
Il faut pas trop s'approcher.
Il s'est passé un truc,
c'est qu'on a voulu s'approcher
et la caméra s'est mise
à buguer totale,
le stabilisateur
s'est mis à buguer total
parce que...
Il y a combien d'ampères
qui passent dans les câbles,
là ?
Là,
il y a 350 000 ampères.
350 000 ampères
qui passent, là ?
350 000
répartis sur les 5
gros câbles.
Ouais,
répartis sur les 5.
Qui dit
très fort empérage
dit très fort
champ magnétique
et à tel point
que ça a foutu en l'air
la caméra.
On a même gardé
des cartes SD dehors
au cas où
pour pas que ça défonce
les cartes SD.
Faut pas avoir de montre.
Faut pas avoir de carte bleue
sinon ça la défonce.
Faut pas avoir de pacemaker.
Faut pas avoir
de pacemaker,
etc.
Et l'effet,
on l'a bien vu là
parce que dès que
je me suis approché,
le truc,
il était mort.
Alors bien sûr,
on pourrait faire
plein de blagues
à base d'électro-sensibilité
ou ce genre de choses.
On ne sent rien
quand on y est.
Je veux dire,
je me suis pas rendu compte
de la force du champ magnétique
jusqu'à ce que je me sois
approché avec la caméra.
D'ailleurs,
le seul truc qui marchait bien
quand on s'approchait
un peu des cuves,
c'était les téléphones.
Tout le reste,
les caméras,
tout ça,
tout partait en chips.
Pour se rendre compte
de la force du champ magnétique,
il faut des objets
comme un morceau de métal.
En fait,
ce morceau va essayer
de s'aligner dans le champ
ce qui montre la force
qui est à l'oeuvre
parce qu'il va vouloir
s'incliner en fait.
Oh mais c'est ouf !
Non mais c'est dingue !
Pour que ça,
à la distance où on est,
ça fasse ça.
Non mais c'est complètement fou !
Ah bah ça,
mais c'est surnaturel !
Cet endroit est hanté
et réalisé sans trucage.
Ce qu'il faut se rendre compte,
c'est que la puissance
d'un champ magnétique
diminue très très vite
avec le temps.
C'est-à-dire,
on peut le faire à l'expérience
avec l'aimant sur le frigo.
Quand il est collé au frigo,
il résiste beaucoup.
Mais dès que vous le décollez
de genre 2 mm,
de suite,
la force,
elle tombe drastiquement.
Donc,
pour qu'on voit
l'effet comme ça
à cette distance,
il faut des champs magnétiques
de malade.
Et bah donc,
le métal
qui est produit par la cuve,
il faut qu'il soit enlevé
régulièrement
sinon ce métal-là,
au bout d'un moment,
il déborderait de la cuve.
Donc nous,
on va venir l'aspirer
avec la poche
que vous voyez.
Il y a un tuyau
qui est dans la cuve.
Ça,
c'est un aspirateur.
Exactement.
Donc le métal
monte dans la poche
et c'est des poches
qui ont une capacité
de 11 tonnes.
Donc ensuite,
c'est chargé
sur un énorme camion
qui peut porter
ce type de poche
avec son connage
et ça va directement
enfondrer
dans les fours
de maintien
et d'élaboration.
L'alumine est ajoutée
progressivement
dans le bain
et on récupère
l'aluminium pur
toutes les 48 heures.
La poche d'aluminium liquide
est chargée
sur un camion.
Direction
la troisième partie
de l'usine,
les fours
pour l'élaboration.
On va rentrer
dans la partie fonderie
mais côté élaboration.
Ah ben voilà,
il y a justement
une berce
qui est en train
de s'effectuer.
Dans la fonderie,
on est 150 personnes
dont 135 personnes
qui sont postées.
C'est-à-dire
qu'ils ont un roulement
qui tourne en 6-4
pour 2 matins,
2 après-midi,
2 nuits
et 4 jours de repos.
Notre objectif,
c'est qu'on doit solidifier
les 400 tonnes de métal
par jour
qui sont produits
entre l'électrolyse
et le LRF.
Le LRF,
c'est le Laboratoire
de Recherche
des Fabrications.
C'est une usine
qui est à côté
de celle de Trinet.
Ils produisent aussi
de l'aluminium
qui part à la fonderie.
Donc là,
ce qui se passe,
c'est que le métal,
il arrive de l'électrolyse,
il est encore en fusion,
il est quasi
à 900 degrés
et là,
donc,
il est en train
de se verser
dans le four.
C'est un système
de poche qu'on appelle,
donc,
c'est un transporteur
de métal liquide.
À l'intérieur,
il y a environ
10 tonnes de métal
en fusion.
Ensuite,
dès que notre four
est plein
à un certain niveau,
l'opérateur va commencer
sa phase d'élaboration
qui va intégrer
des métaux
d'admission.
Les fours,
c'est ces gros blocs,
ici.
Il y en a neuf dans ce hall
et deux autres
dans le hall d'à côté.
Les deux du fond
servent à la coulée verticale,
les autres,
comme ceux-ci,
servent à faire
du câble d'aluminium
et dans le hall à côté,
il y en a deux
qui servent à couler
des lingots d'aluminium.
On va aller voir
comment ça fonctionne,
ça sera beaucoup plus clair.
Déjà,
pourquoi on utilise des fours
alors qu'on a déjà
de l'aluminium liquide ?
La première chose,
c'est qu'il faut le maintenir liquide
le temps qu'on le coule
pour en faire des plaques,
des câbles ou des lingots.
Ensuite,
on peut bien sûr
vendre l'aluminium pur
mais le plus intéressant,
c'est de le mélanger
avec d'autres métaux
pour créer un
boy's band des années 90.
Oui,
ça commence à être
une blague de vieux,
il faut se l'avouer à nous-mêmes
et puis, bon,
ok,
elle est facile
mais je suis sûr
que quelqu'un l'aurait faite
dans les commentaires.
Donc voilà,
au moins comme ça,
c'est fait.
L'aluminium est quasiment
tout le temps utilisé
sous forme d'alliage,
c'est-à-dire un mélange
avec de l'aluminium pur
et d'autres métaux.
Là,
c'est la zone
des matières premières.
On a plusieurs métaux d'addition,
on peut avoir du strontium,
on a du fer,
on a du zirconium,
on a du cuivre,
on a du chrome,
du titane
et ça,
en fonction
du cahier des charges
de notre client,
on va ajouter
nos certains métaux d'addition.
Donc le calculateur
va dire à l'opérateur
le nombre exact
de kilos
ou de tonnes
qu'il faut mettre
dans nos fours.
Ça, c'est du strontium.
Alors c'est vrai,
c'est les tablettes de chocolat,
quoi.
C'est ça.
Celle-là,
elle a été coupée
parce qu'admettons,
une tablette,
ça fait à peu près
7 à 8 kilos.
D'accord.
En fonction
de ce que le calculateur
demande à l'opérateur,
s'il lui demande
de mettre 2 kilos,
il va être obligé
de la couper.
D'accord.
On a quand même
un certain pourcentage
à respecter
pour pas qu'on soit
au-dessus de la norme.
J'adore le fait
qu'on prenne des blocs
de métaux,
un petit peu comme
des grosses tablettes
de chocolat
et qu'on mélange ça
dans le four.
Après tout ce qu'on a vu,
ça a l'air trop simple
comme procédé.
Pour les plus observateurs,
certains métaux d'addition
ne sont pas purs.
Le strontium, par exemple,
ne peut pas être stocké
sous la forme de tablettes
comme ça.
Le strontium pur,
au contact de l'air,
il prendrait feu.
C'est pas super pratique.
On le voit sur le panneau ici,
il est déjà sous la forme
d'alliage d'aluminium
à 15%,
ce qui est bien plus pratique
à manipuler.
Pareil pour le titane,
j'espérais contempler
une palette
de lingots de titane,
ça aurait été trop classe,
mais il est mélangé
avec de l'aluminium à 10%.
Après, quand on y réfléchit,
c'est ce qui rend possible
son mélange dans les fours
parce que l'aluminium liquide
est à 900°C,
le titane fond
à plus de 1600°C,
donc si on met
des lingots de titane pur
dans les fours,
ils vont rester au fond.
Pour vous donner une idée
de ce qu'est un alliage,
on classe tout ça en série.
Par exemple,
ce bout d'alu que j'ai récupéré
de la fabrication de câbles,
qu'on va voir après,
c'est la série 1000,
plus de 99% d'alu,
qui est notamment utilisé
pour faire
des conducteurs électriques.
Un alliage courant
est le 610-155,
alors je ne sais pas
si on dit ça comme ça,
mais en tout cas,
il est de la série 6000,
environ 0,6% de magnésium,
0,5% de silicium,
un peu de cuivre
et du titane.
On l'utilise
pour les câbles aériens
et pour faire
des pièces mécaniques.
Les profilés
qui tiennent le décor derrière moi,
c'est de la série 6000
et les canettes,
papier alu
et tout ce qui est emballage,
c'est de la série 3000
avec pour élément
d'alliage principal,
le manganèse.
Bref,
si on commence à regarder en détail
quel métal sert à quoi
dans les alliages
et comment on choisit
les proportions,
on est parti pour 3 heures,
c'est très très vaste
comme domaine.
Tu vois l'opérateur là,
il est en train de venir
avec un caisson.
Il a la liste
que le calculateur lui a donnée.
Il va faire son petit magasin.
Ensuite,
dès qu'il a tout mis
ses ingrédients dans le four,
il va prendre un racle
et à travers ça,
il va pouvoir
Ces éléments ici
posés sur le sol
sont des racles.
Alors,
j'ai oublié de les filmer,
j'ai dû faire un arrêt sur image.
C'est comme des grosses cuillères
pour touiller le four
et mélanger.
On n'a pas eu le temps
de filmer cette étape
mais on va pouvoir
aller voir ce qui se passe
après les fours.
On commence par la coulée verticale.
Une fois élaborées,
les fours se vident
en s'inclinant.
Ici,
on voit bien un four
qui est incliné
pour se vider sur le côté.
Pour la coulée verticale,
le vérin qui incline le four
est de ce côté,
à l'avant du four.
Le four va donc
s'incliner comme ça.
Donc,
l'aluminium va s'écouler
par l'arrière.
Le système des goulottes,
c'est que
dès que notre four
est aux normes
par rapport
à la qualité de charge
des clients,
le four se lève
par l'arrière
avec le vérin
qui est devant.
Le métal
circule là.
Vous noterez ici
la formanté de la goulotte.
L'intérêt est de pouvoir
alterner deux fours
les uns à la suite des autres
pour couler de l'aluminium
en continu
sans s'arrêter.
Ça passe par des poches.
Ça nous envoie
de l'argon
et du chlore.
Ça permet
de traiter notre métal.
Et ensuite,
ça part par une deuxième poche.
Ça, c'est une poche
de filtration.
Il passe par la goulotte
ici.
Donc là,
le métal est filtré
là-dedans.
Et ensuite,
là actuellement,
c'est en position repos.
Tout ce qu'on voit,
le bloc là,
donc ça s'avance
à ce niveau-là.
Et le métal,
tu vois
ce qu'on voit
les espèces de socle
dessous là.
Ça, ça veut dire
qu'il y aura
quatre écoulements.
Ça va remplir
ce qu'on appelle
des lingotières.
Et ensuite,
dès que les lingotières,
elles sont remplies
dans les quatre angles,
ça va entamer
un système de descente.
Pour faire une grosse plaque
de métal,
on ne peut pas tout couler
d'un seul coup.
Il faut y aller par couche
pour qu'il soit bien uniforme.
L'astuce est de faire
descendre le fond
de la lingotière
pour couler l'alu
couche par couche
jusqu'à former
un énorme bloc.
Alors du coup,
ça, ça donne
ça là.
Voilà.
Donc là,
c'est des petits formats,
mais on peut aller jusqu'à...
C'est des petits formats.
Là, on avait
le fond de la plaque
où il début
en fait de la coulée.
Et en fait,
on est venu remplir
ça, ça,
de chaque côté
jusqu'à atteindre
la longueur.
A l'issue, du coup,
de la production,
on les emmène
dans une scie à ruban.
On vient trancher
le pied et la tête
parce qu'ils n'ont pas
des formes, en fait,
utilisables.
Et après,
on vient tronçonner
en sections au poids.
Et là, après,
ça passe dans des laminoires
pour faire
la feuille d'alu,
de la tôle.
Après la coulée verticale,
on passe à la fabrication
de câbles.
Ça, c'est le résultat.
Avec 3 lignes de production,
on en sort plus de
18 tonnes à l'heure
sans s'arrêter.
24 heures sur 24.
On va suivre le processus
avec Kevin
qui va nous faire
les explications.
Il y avait beaucoup de bruit.
Je vais faire mon mieux
pour rendre tout ça audible.
Sinon, je mettrai
des sous-titres
à certains moments.
L'alu, une fois
qu'il est élaboré
dans les fours,
les fours viennent basculer.
Là, le four
est en train de couler.
Là, on voit l'aluminium.
On est sur des machines
en coulée continue.
Le but,
c'est d'alterner
en chaque four
sans jamais interrompre
le flux métal.
Une fois que le métal
est élaboré,
on l'envoie,
on passe dans une poche
de traitement.
Même principe,
un rotor vient
injecter du gaz,
donc chlore et argon,
pour éliminer
l'hydrogène
et l'élément alcalin.
Donc,
traitement primordial
pour produire à la fin
un produit
qui est le plus pur possible.
Là, sur cette machine,
on fait que,
on va dire,
de l'aluminium pur,
de l'alliage nil.
Une fois que ce métal
passe la poche
de traitement,
on arrive, du coup,
jusqu'à la roue de coulée.
Vous savez quoi ?
Cette partie-là,
on va la faire en voix off.
Je me suis rendu compte
au montage
qu'il y avait
beaucoup trop de bruit.
L'aluminium à 700 degrés
arrive par ici.
Il est coulé
dans la gorge
d'une roue en cuivre.
Schématiquement,
ça ressemble grosso modo
à ça.
La roue en cuivre est ici.
L'alu va couler par là
dans cette gorge.
Pour contenir l'alu,
pour éviter
qu'il coule de partout.
La roue tourne
en étant refroidie
avec de l'eau
pour solidifier l'aluminium
à l'intérieur
qui ressort de l'autre côté
sous la forme
d'une barre rectangulaire.
Dans la vraie vie,
ça donne ça.
Ici, c'est l'endroit
où coule l'aluminium
dans la gorge de la roue.
Et si on recule un peu,
ça ressemble à ça.
On voit la roue
qui tourne ici.
Et là, c'est l'endroit
le plus intéressant,
en mon sens.
On aperçoit
un bout de la roue
qui tourne,
le ruban qui se décolle
et la barre d'aluminium
qui est démoulée
en continu.
Alors, ça ne paraît pas comme ça
mais elle est à 500 degrés
donc il ne faut pas toucher
même si c'est très tentant,
j'avoue.
A noter qu'on filme
au ralenti là.
En vitesse réelle,
ça donne ça.
Maintenant, on va suivre
la barre d'aluminium
pour voir la suite
du process.
Une fois qu'on a solidifié
notre ébauche,
on continue.
On a un système
de couteau ici
qui vient couper
des sections.
Donc, on prépare
la machine.
Une fois qu'on a
les bons paramètres
de couteau,
qui a une bonne température,
un bon refroidissement,
là seulement,
on envoie.
Donc là, ça ne paraît pas
mais il est à 500 degrés
donc là,
il ne faut pas le toucher.
Non, du tout.
Et là,
on va attaquer du coup
l'auteur du métier,
le laminage.
Parce qu'on l'a appris,
ça peut gicler
un petit peu d'émulsion.
Le principe,
ça va devenir
écraser la matière.
Pas l'usiner
mais vraiment
l'écraser,
la déformer.
Un coup au sens
horizontal
et un coup au sens
vertical.
Avec
une section
qui va devenir
de plus en plus petite.
Donc, on continue.
On vient lubrifier
avec un système
d'émulsion
pour
vraiment pas
d'avoir
d'accroche
sur les galets
et pas venir l'usiner
en fait,
pas faire de copeaux.
Là, on est vraiment
sur la déformation.
Moi, ça va
beaucoup plus vite,
là.
Donc, on part
d'une ébauche
qui fait à peu près
10 centimètres
de largeur
sur
5 centimètres
de haut
et on finit
avec un fil
qui fait 9 millimètres
de diamètre.
On arrive avec
une ébauche
qui est à
3-4 kilomètres
d'heure
et on finit
avec un fil
à 25 kilomètres
d'heure.
Ça doit être
un diamètre
intermédiaire
de 36 millimètres.
Là,
même principe
sauf qu'au lieu
d'avoir 2 galets,
on commence
on en a 3
à 120 degrés
qui viennent donner
un profil
un peu plus
gros
au film.
Particularité
de la machine,
on peut adapter
le diamètre
de sortie du film
en fonction
du nombre
de cages.
Pour bien ajouter,
on réduit
de plus en plus
le film.
Et là,
on a notre produit
du coup final
en 9 millimètres
de diamètre
qui sort
à 20-25 kilomètres
d'heure.
25 kilomètres
d'heure,
ouais.
Un appareil
de contrôle
pour venir
en fait
vérifier
qu'il n'y a aucun
défaut de surface
sur le film.
Contrôle des défauts,
contrôle de l'aspect
de surface.
Ici,
refroidisseur à eau.
Là,
on envoie à peu près
300 litres
par minute.
Là,
on est à peu près
150-200 degrés.
Avant d'atteindre
le poids de 2 tonnes,
le deuxième
enrouleur
se met en route,
atteint sa vitesse
de croisière
et on vient couper
le film
et le faire engager
sur l'eau.
On n'arrête jamais
la production.
Vraiment,
on continue.
Donc là,
à peu près
dans 2-3 minutes,
on va atteindre
les 2000 kilos
donc on aura le changement.
Là,
c'est le principe
du moulinet de pêche.
On enroule
et on vient se décaler
pour ne pas faire
de tourmorts
et de chevauchement
sur le film.
Et là,
on est reparti
pour 2 tonnes.
Oh,
mais c'est dingue !
Ça,
c'est un des points-clés
de ce procédé
parce qu'à 25 kilomètres
d'heure,
la moindre impureté
dans les goulottes
ou le moindre défaut de coupe,
c'est le crash.
Et là,
tu as 12 kilomètres
de fil
qui sont crachés
dans le...
C'est ça.
Et en parlant
de 12 kilomètres,
c'est à peu près
la longueur
d'une bobine
de 2 tonnes.
C'est 10 kilomètres.
Donc là,
fabrication de lingots,
c'est ça ?
C'est ça.
On a les deux fours
au fond.
Le four au fond,
le principe
poche de traitement,
poche de filtration.
À l'extrémité,
là-bas,
on a remplissage
du métal.
C'est des moules
remplies d'aluminium liquide.
Et dessous,
on a les moules vides
qui repartent
au remplissage.
Là,
ils sont refroidis
après dans chacune
des zones.
On pourrait remplacer
par de la pâte à gâteau
auprès des gâteaux.
Ça refroidit
par les côtés au début
pour ne pas mélanger
l'eau et l'aluminium.
Et après,
on démoule.
Une fois que c'est
solidifié,
on vient finir
le refroidissement
dans la zone juste après.
Et là,
on voit les moules
à l'envers dessus.
Et les moules vides
qui repartent.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Non mais,
vous avez vu la taille
de ces lingots ?
Je ne vais pas récupérer ça.
Je veux dire,
c'est quand même
beaucoup trop gros.
Oh !
Oh bah ça alors !
Vous n'allez pas le croire.
Mais regardez
ce que j'ai trouvé par terre.
Je ne sais pas,
j'ai dû le prendre
sans faire exprès.
Bon,
maintenant qu'il est là,
je ne vais pas le ramener.
Puis de toute façon,
ils en ont plein.
Je suis sûr
que ça ne se verra pas.
Et puis,
ça se voit,
il y a un petit défaut.
Il est rayé.
Ils n'en voudront pas
de toute façon.
Et puis,
en plus,
j'ai eu de la chance
parce que l'alliage
est marqué dessus.
Ce n'est pas le cas
sur les autres lingots.
C'est quand même
un gros coup de bol.
7% de silicium,
0,3% de magnésium.
C'est un alliage
de la série 4000
qui est utilisé
pour fabriquer
des pièces moulées.
C'est pour ça
qu'il est vendu
sous la forme de lingots.
Et non,
je ne vais pas
m'en servir
pour mouler des trucs.
Sa place est
dans un décor de vidéo.
Il ne manque plus
qu'à trouver une place.
Le meilleur Final Fantasy.
On pourrait parler
des heures
sur l'importance stratégique
de l'aluminium.
En particulier
pour la transition écologique.
Pour faire simple,
je vais ressortir
le rapport européen
sur les matériaux critiques
paru en 2023.
J'en ai parlé dans ma vidéo
sur la possible
future mine de lithium française.
L'aluminium est considéré
comme un matériau critique.
C'est-à-dire
qu'il est très important
économiquement
tout en étant dépendant
de son approvisionnement.
L'Europe importe
89% de sa bauxite.
Les principaux fournisseurs
sont la Guinée
et le Brésil.
Elle importe aussi
58% de son aluminium brut.
Et le recyclage de l'alu
ne représente que
32% de la demande.
Il est donc important
d'avoir des usines
comme celle de
Saint-Jean-de-Maurienne.
Il n'y en a que deux en France
qui font ce qu'on appelle
de l'aluminium primaire.
C'est-à-dire
de l'aluminium
qui n'est pas recyclé.
Maintenant qu'on a vu
comment on fabrique l'aluminium,
on a aussi vu
beaucoup de consommation énergétique.
On a vu aussi
des énormes blocs
de carbone
avec les anodes.
Avec le réchauffement climatique,
tout ça,
est-ce que ça ne serait pas
problématique ?
Pour avoir des ordres
de grandeur,
je vais prendre des chiffres
qui viennent d'une étude
citée par le GIEC.
Lien dans la description.
Quand on compile les données
des usines de production
d'aluminium dans le monde,
on se rend compte
qu'une tonne d'aluminium
émet en moyenne
14 tonnes de CO2
pour sa fabrication
en prenant tout en compte.
Extraction de la bauxite,
raffinage,
transformation, etc.
Mais la consommation électrique
pendant l'électrolyse
est responsable
de 70% des émissions.
Donc en fait,
70% du CO2,
des gaz à effet de serre,
dépendent du mix électrique.
Avec quoi on produit
l'électricité ?
Ensuite vient le CO2
produit par l'anode
pendant l'électrolyse
à égalité avec le raffinage
de la bauxite en alumine,
puis tout le reste.
Pour fabriquer
une tonne d'aluminium,
si l'énergie électrique
vient des centrales au charbon,
on est à environ
11,6 tonnes de CO2
juste pour l'électrolyse.
En utilisant
des centrales électriques
à gaz,
on tombe à 7 tonnes.
Et si on passe au nucléaire
ou à l'hydroélectricité,
on est entre 0,2
et 0,3 tonnes.
Autrement dit,
en décarbonant
l'énergie électrique,
on divise par plus de 3
l'impact climatique
Historiquement,
l'usine de Saint-Jean-de-Maurienne
était alimentée
par de l'hydroélectricité.
C'est pour ça
qu'on a construit l'usine ici.
C'était pour profiter
des barrages dans les montagnes.
Et maintenant,
elle est raccordée
au réseau électrique français
qui produit une des électricités
les moins carbonées d'Europe.
En 2018,
seulement 27%
de la production mondiale
d'aluminium
utilisait de l'électricité
bas carbone.
Cet aluminium,
il est bas carbone.
Alors,
il n'est pas parfait,
bien sûr,
on peut améliorer les process
pour réduire encore plus
les émissions,
mais c'est mieux
pour la production mondiale.
Et il ne faut pas oublier
que cet aluminium,
une fois récupéré,
pourra être recyclé,
refondu,
pour être réutilisé.
Mais bon,
cette partie mériterait
une autre vidéo.
Bon,
j'espère que cette vidéo
vous a plu.
J'espère que ce petit tour
vous a plu.
En tout cas,
merci Thomas
pour cette visite.
C'était vraiment
très intéressant.
Ça faisait longtemps
que j'avais envie
de voir ça.
Malheureusement,
on n'a pas pu tout voir.
On aurait pu voir
les auxiliaires,
comme tu disais,
les annexes,
on aurait pu voir aussi
la maintenance.
Il y a la sous-station
où on peut faire
quasiment une vidéo
entière dessus.
La sous-station électrique
où on convertit
le courant en continu.
Alternatif en continu.
On peut faire aussi
tout le détail
de chaque process.
Mais là,
on a fait un bon tour
et c'était un plaisir
de t'accueillir ici.
Donc,
tu es bienvenu
si tu veux revenir.
Pas de souci.
En tout cas,
je remercie toute l'équipe
et je remercie Trimet
de m'avoir invité
pour pouvoir visiter
cette usine.
J'espère que ça vous a plu
et je vous dis
à une prochaine,
amis bidouilleurs
et bidouilleuses.
Donc là,
ce qu'on voit,
c'est des tapis roulants
à la Satisfactory,
mais en vrai.
Oui.
Je dirais que c'est du tapis
V1, V2, V3.
Non, ça, c'est du V1.
De toute manière,
après,
la tour à pâte,
elle ne fabrique pas assez vite.
Oui, c'est vrai.
Il faut trouver des limaces
pour la booster.
C'est ça,
pour l'overclocker.