Les Inconnus nous JUGENT 🤣 [HD]
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Les Inconnus
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325 Vues de vidéo·11 janv. 2025
Toyota, Yamaha, Minolta, Honda, Aiwa, Tendeka, Toshiba, Nissan, Subaru, Fujitsu, JVC,
Denon, Canon, Casio, Sanyo, Sony, Panasonic, Ryobi, Sankui, Atari, Fuji, Iseki, Suzuki, Kawasaki, Itachi, Mitsubishi, Made in Taiwan, Made in France.
Radio, et on s'écoute tout de suite de la French Music.
Sun, sun, sun, sun, radio.
Et oui, tout de suite de la French Music avec l'aspect de la Maxi Geek, de la surfers dans les chars.
De la French Music, bien sûr, tout de suite avec Vanessa Paradis.
Euh, Vanessa Paradise.
Sun, sun, sun, sun, radio. La radio vraiment différente des autres.
Alors Ginette, elle regarde le type, elle lui dit pourquoi il fallait mettre une capote.
C'était donc les salastries du midi.
On retrouve Philippe Trémieux pour les nouvelles de la mi-journée.
Merci Maryse. Terrible accident ce matin au sud de Hanovre.
Un DC-10 de la Taiwan Airlines aurait percuté, selon témoins, un pylône.
De très nombreuses victimes, parmi lesquelles des Français.
Combien sont-ils exactement ? Vous allez le savoir tout de suite, après une page de publicité.
Chérie, c'est décidé, je t'invite chez Mac Gerbal.
Mais mon petit loulou adoré, et ton patron ?
Mon patron, je m'en moque, je t'invite chez Mac Gerbal.
Mais mon petit loulou adoré, t'as oublié mon rendez-vous.
Mon flûte.
Et non, chez Mac Gerbal, on vous propose la toute nouvelle formule express avec frites, steaks et moutardes en suce.
Tout ça en moins de deux minutes, montre en vain.
En moins de deux minutes ? Mais ma femme pourrait être à l'heure à son rendez-vous, chérie.
Eh bien, je suis là, qu'est-ce que t'attends mon petit loulou adoré ?
Eh bien, moi je pense, Zeb Saint-Troise, pour les auditeurs de Tropique FM qui nous écoutent,
moi je pense, Zeb, que ta musique s'inscrit en droite ligne de la Mouvemce Ragamuffin.
Oui, oui, je pense que ma musique...
Je ne suis pas d'accord avec toi, Zeb Saint-Troise.
Moi, je pense que dans ta musique, il y a du rap freestyle et du zouk.
Quelle est ton opinion, franchement ?
Oui, je pense que ma musique...
Tu ne peux pas penser des choses pareilles aux Zeb Saint-Troise.
Dans ta musique, elle s'inscrit dans le marasme sociologique.
Qu'en penses-tu vraiment ?
Oui, je pense que ma musique...
Mais pourquoi tu dis des choses pareilles aux Zeb Saint-Troise ?
Sur Trip, on nous signale un terrible accident sorti A4.
Heureusement, nos gentils pompiers sont déjà là pour dégager les corps en chartis
et nettoyer la chaussée qui doit être maculée de sang et de cervelle.
Fic, il est 15h et il fait bon sur la borde FM.
Bien, alors maintenant, une question de Mme Trude.
C'est pour ça qu'elle finit.
Mais Mme Trude, dis donc, il faut bien viser.
Je précise, Mme Trude Limoges, bien sûr.
Non, c'est pas de balle, sinon ça aurait été Mme Trude.
Chérie, c'est décidé, je t'invite chez Mike Gerbal.
Il m'a donné.
Et ton patron ?
Mon patron, je m'en moque.
Mais oui, tout ça, je vois bien.
Bien sûr, c'est au maxi-rock que la radio, bien sûr, qui s'écoute avec les oreilles.
Max, max, max, maxi-rock.
Et tout de suite, pour guider le kit, ou alors pour guider le t-shirt,
s'il te plaît, tu t'envoies des gosses dans le film.
En ce moment, tu dois t'envoyer sur ton appareil de t-shirt au maxi-rock.
Max, max, max, maxi-rock.
La radio est vraiment différente, t'as l'appareil des zones différentes.
C'était donc le 7e concerto inachevé en si bémol majeur
de Johann Wittmann Stroh
sous la direction de Sigmund Plakiewicz.
Nous allons maintenant écouter lui-même, Johann Wittmann Stroh,
le menuet en do mineur pour 126 violons.
Premier violon, Anton Karkovski.
Deuxième violon...
France Info, 10h23, Afghanistan.
Les moudjaïdines du peuple ont envahi le palais de Amastrich.
Des accords entre les Français et les Allemands sur ce matin.
Edouard Balladur a atterri enfin à la bourse de Paris.
Une hausse de France Info.
Une édition incomplète toutes les 15 minutes.
Oui, allô Rachel ?
Allô David ?
Rachel.
Oui, c'est Rachel à l'appareil, je voulais t'appeler.
Parce que je cherche des musiciens.
Oui.
Pour ma part, Mitzvah qui aura lieu le 21 mai.
Oui Rachel, c'est bien Rachel.
Ecoute Rachel, tu viens de tomber sur le bon numéro.
Je te cherche ça tout de suite.
T'es super David.
Oui.
Je voulais savoir, quand on appelle la France Info, c'est quoi ?
C'est un numéro VR ?
Enfin, qui c'est qui paye ?
En l'occurrence, Rachel, c'est l'auditeur.
C'est à dire ?
C'est toi Rachel.
Allô ?
Rachel.
Oui, oui.
Alors, j'aimerais savoir s'il ne...
Il faut le dire avec une certaine courtoisie.
Absolument.
D'ailleurs, comme le disait le général Von Rimmler,
il ne s'agit pas d'exterminer tous les étrangers.
Non, non, non.
Il ne faut pas tomber dans un extrémisme extrême.
Non, non, non.
Je le dis avec courtoisie,
mais tout de même, en zigouillant une bonne partie,
ça ne leur ferait pas de mal.
Absolument.
Mais zigouillez franchement.
Mais avec courtoisie.
Avec courtoisie, bien sûr.
Maintenant, nous allons passer au moment le plus attendu
par nos auditeurs.
Bien sûr.
C'est à dire ?
125ème violon.
Et on s'écoute tout de suite la version qui était sortie en 67
chez Riverside.
Oui.
On écoute tout de suite sur Jazz Hound.
D'accord.
Je précise, avec Dali Guzman au vibraphone
et Charlie Prentor au saxalto.
Oui, tout à fait.
On écoute, on en parle après.
On en parle après.
Mais moi, je trouve quand même que jamais le quartet de Phil Jones
avait gravé à la Columbia Sans un LP aussi original.
Et ce, et ce, grâce à la porte Bennet-Curtis et Joe Alessandro.
On écoute, on en parle après.
Je précise pour la petite anecdote, ce soir-là,
Joe Alessandro était grippé.
Il était grippé.
Et c'est David Guzman, le seigneur,
qui l'avait remplacé à la trompette.
On écoute.
Juste pour dire pour les jeunes qui nous écoutent
que le jazz, c'est pas réservé.
Le jazz, c'est une musique populaire.
C'est pour tout le monde.
On écoute, on écoute.
On me fait signe que le disque vient de se finir.
On va peut-être passer à la version 68
qui a été sortie chez Blue Note.
On en parle après ?
On en parle après, d'accord.
Janvier 70.
Vous êtes toujours sur Radio Villiers,
sur Marne FM, bien sûr.
Sur 88.7 FM.
C'est la folie dans le studio.
Cette semaine, des affaires en or.
Boucherie Ouslo & Fils.
Boulevard Vaillant Couturier.
Et à la demande générale,
on va écouter le dernier disque de François Valéry.
Aimons-nous vivant.
C'est super sur Radio Villiers, sur Marne FM.
On va s'écouter.
Avec tes manches de poulets,
des pinces mystiques, des chaussettes d'épaule,
et tout ça sur Kilowatt FM.
La radio est très différente
parce qu'elle n'est pas pareille
que les autres différentes.
Et Jérémy se tourna vers l'homme assoiffé
et lui dit...
Quelle voix sensuelle à l'appareil.
Oui, c'est une voix sensuelle, oui.
Je crois que c'est un garçon
que nous avons en ligne.
Oui, bonsoir, Super Pipa.
Bonsoir, c'est quoi ton petit nom ?
C'est Momo.
Momo, quel nom sensuel.
Alors, qu'est-ce que Super Pipa
peut faire pour toi ce soir ?
Disons que je cherche une jeune fille
pour une amitié longue,
mais juste pour une nuit.
Alors, est-ce que Nadege,
qu'on a entendu tout à l'heure...
Ah non, Nadege, j'ai écouté,
elle ne m'a rien excité du tout.
Je suis sûr que c'est un iceberg
qu'elle reste dans le réfrigérateur.
Alors peut-être Nathalie ?
Ah, Nathalie, non, pleine.
Je te jure, elle ne m'a rien excité,
rien du tout.
Non, mais j'ai déjà fait mon choix
depuis longtemps.
Celle que je veux, c'est toi,
Super Pipa.
Je t'écoute toutes les nuits,
tu dis des cochonneries,
quand t'aimes les filles, les garçons.
Je suis sûr qu'au plus marquant,
tu m'en parles.
Ce n'est que de la radio,
je ne suis que la coquine
l'entremetteuse.
Oui, mais je vais t'entremettre
la coquine, je vais te faire
la coquine.
Parfois, imaginez,
je vais te monter au septième ciel,
je vais...
Ah, on a perdu Momo,
c'est fort dommage.
On va prendre tout de suite
un autre auditeur en ligne.
Oui, allô ?
Allô ?
Quel poids sensuel à l'appareil.
Bonsoir, c'est Super Pipa.
Bonsoir, c'est un garçon,
c'est quoi ton petit nom ?
C'est Momo,
t'as cru que j'allais m'en déconner.
Et Bernard Kouchner,
qui s'est rendu une fois de plus
en Somalie
et qui a déclaré aux Somaliens...
Est-ce que je t'invite
chez Max Gérald ?
Non, tu veux voir ton patron.
Mon patron, je...
Il y aura mon patron.
La gêne.
Et devine qui sera
le parrain de mon fils.
Non.
Eh bien, ce sera
le général Von Rimmler, bien sûr,
qui s'est adressé
à la foularienne en 39
et qui leur a dit cette phrase
qui est restée célèbre.
La négritude est quelque chose
d'essentiel dans ta musique,
c'est...
Il faut le préciser.
Non, mais tu peux la fermer,
ta gueule,
on peut écouter mon disque.
Oui, mais...
On va perdre le temps de gueule.
Oui, mais...
On écoute le disque.
Oui, ton disque tout de suite.
Comme d'habit,
comme d'habit,
comme d'habit...
Le seul essai
de comme d'habitude
sera deviné
sûrement la fin.
Et dans le même genre,
on va s'écouter...
Andrew Davis Porter
qui a fait
très peu de monde
au bleu note,
moi, je trouve que c'est
un hommage.
Oui, c'est regrettable.
Il a fait très peu de monde.
Il a fait quoi ?
Il a fait 2 morts
et 15 blessés
à cause du malencontreuse
faute d'inattention.
N'oubliez pas d'allumer
vos...
Lumières,
lumières,
les essuies de la lumière
qui resteraient
lumières au sein
de la lumière.
Et Jérémy se tourna
vers l'homme assoiffé
et lui dit...
Je vais t'arracher
le slip avec le nain.
Je vais te faire
des trucs
super piquants.
Tu sais ce que
je vais te faire ?
Je vais t'enfoncer.
La contrebasse
et les 146.
On est dans le...
La radio,
la radio d'aujourd'hui.
C'est la radio
d'aujourd'hui.
C'est la radio
d'aujourd'hui.
C'est la radio
d'aujourd'hui.
William,
salut.
Ça va ?
Tu vas bien ?
ça va bien.
Et toi Mireille ?
Excuse moi,
je suis vachement
en retard.
Recharges.
Ouais,
les périphs étaient bouchés.
Ah les périphs étaient
bouchés de recherche totale.
T'aurais pu me caler
t'as mis un téléphone
dans la voiture.
Oui mais j'ai qu'l'internationale
j'ai pas le national.
Henry Briss
n'est pas là ?
Je pense
s'il va arriver dans une few minutes. Moi, ce que je te propose, tu me fais un petit
topo briefing en attendant, puis on commence without, d'accord ?
Ok. Je peux take a chair ?
Ok, thank you.
Tout de suite.
Bon, si tu veux, j'ai une super good news
pour notre agence de pub, Pub of Saint-Ouen.
On a les pleins pouvoirs
pour mener la campagne présidentielle
du candidat Jacques...
Chirac ? Non, non, Jacques...
Glandu ? Glandu, voilà.
Je connais pas. Non, c'est pas grave,
l'essentiel, c'est qu'on ait les mains libres.
Qu'on ait ? Qu'on ait les mains libres.
Pardon, qu'on ait les free hands.
Ah oui, les free hands, oui.
Bon, si tu veux,
j'ai cogité un maximum, je me suis dit
Jacques Glandu, tu vois,
ça passe pas, tu vois. Il faut changer le nom.
Non, il faut le changer, oui. Pour les jeunes,
à la limite, ce qui se fait bien pour les jeunes, c'est de le mettre en verlan.
Glandu, tu le mets en verlan, tu fais...
On forget, hein.
On forgettait, oui.
Non, si tu veux, j'ai déjà pensé
le prénom, on peut le changer de Jacques
en Jacques. Déjà, c'est good.
Et William,
tu es with me ?
Petit coup de barre, excuse-moi.
Moi, j'aime bien Jacques en Jacques, ça me paraît bien.
Ah, c'est sympa. Et ensuite, pour le nom,
j'ai cherché du côté de sa femme qui descend en droite ligne
d'une famille de notables par un cousin par alliance.
Bref, ça nous donne à la
onzième génération, deux beaux regards.
Bon, j'oublie le deux,
ça fait un peu old regime, tu vois.
Ce qui nous donne Jacques
Beauregard. A côté de Jacques
Glandu, pour les élections, on gagne au moins
dix mille voices.
Complètement, ça me paraît bêteur.
Surtout que ça sonne français, tu vois.
Oui, alors par contre, là, on a un problème, c'est que son bras
droit, lui, il a un nom qui sonne pas vraiment
terroir français. C'est Ben Soussan.
Là, je lui ai beau chercher jusqu'à la trente-cinquième génération,
je suis tombé sur
Moïse.
On forget.
Pour la suite, j'aurai besoin d'un rebrief.
Oh là là, il est déjà dix-huit heures à New York.
Je peux le coller ?
Vas-y, vas-y, vas-y.
Non, non, excuse-moi, c'est un faux, c'est pour faire bien.
Attends, j'ai mon perso.
Deux secondes, je l'appelle.
Ah, c'est toi ? Ouais, c'est Benoit.
On est en plein topo-briefing, c'est super good,
c'est vachement bien.
Le mieux, c'est que tu viennes,
tu te faufiles, tu fais le plus vite possible.
D'accord, j'arrive le plus rapidement possible.
D'accord, on t'attend.
A tout de suite.
Oh, t'as fait vite.
Ça va, ça biche ?
Je te confie le dossier, tu touches à rien.
Les gars, j'ai bossé comme un fou toute la nuit.
Et en sortant de boîte de nuit vers 7h du matin,
j'ai trouvé The ID.
Alors toute ma stratégie est basée
sur le curriculum.
Attends, je m'excuse, je n'ai pas eu le curriculum.
Oh mince, alors tu n'as pas le CUR ?
Non, je n'ai pas le CUR, ça va être toi, Benoit qui...
Tu as le CUR, Benoit ?
Benoit, le CUR.
Oh ouais, le CUR !
Bon, si tu veux, son parcours est assez classique.
Il a été ministre sous Giscard d'Estaing,
ensuite il travaille pour François Mitterrand
et aujourd'hui il hésite entre l'écologie et le Front National,
avec lequel il refuse toute alliance.
Donc ça nous donnerait
Jack Borgard pour une politique
ferme, mais pas trop.
Ouais, ça me parait pas mal ça.
Mais ça me rappelle quelque chose,
ça, ferme mais pas trop.
Disons que c'était notre campagne de publicité
pour le camembert bridoulou.
J'ai repris le concept, mais ça fonctionne.
Non, mais ça c'est grave, parce que si les gens
s'en rendent compte...
Si j'ai bien compris le profil du candidat,
Jack Borgard c'est l'homme qui rassemble la droite et la gauche
dans une nouvelle tendance politique.
Donc ça nous donnerait
la droite.
Ou la gauche, comme tu veux.
On peut aller plus loin.
Je follow.
Je me suis posé une question,
est-ce qu'on peut se servir de l'immigration ?
Je pense que oui.
Alors là on s'est dit avec Henri Brice,
surtout pas de clin d'oeil vis-à-vis du Front National.
Faire un choix.
Justement, c'est pour ça qu'il fallait trouver un compromis
entre dehors les Arabes et bienvenue aux émigrés.
Ça nous donnerait
maghrébins, ne partez pas tout de suite.
Qui c'est qui a trouvé ça, là ?
C'est moi.
Non, parce que moi j'aime pas du tout.
L'idée de départ, c'est lui.
Je vais te dire pourquoi.
Moi je suis un mec de gauche,
et là je vais te dire, l'électorat de gauche,
on le perd complètement.
On perd plus grand-chose.
William, si tu peux follow.
Je follow.
J'ai fait une campagne d'affichage avec des phrases simples
pour les gens.
Il faut cibler.
J'ai fait ça en plusieurs temps.
Première semaine, qui c'est qu'il nous faut ?
Accroche, réflexion.
Deuxième semaine,
qui c'est qu'il nous faut
voter pour ?
Besoin, nécessité.
Je comprends.
Troisième semaine.
Quand je t'arrête, il y a combien de semaines ?
Quinze semaines.
Tu connais la dernière direct, s'il te plaît.
Si tu veux, pas de problème.
La quinzième semaine, the answer, la réponse.
Jack, bon regard.
Là, les cocos, je suis en train de me demander
si bon regard, c'est le nom qui convient.
Moi, glandu, j'aimais bien.
Ça collait mieux.
Je pense qu'on retrouve bien dans ses yeux le compromis droite-gauche.
Moi, j'aime beaucoup ce que tu fais, HB.
Donc, on n'a plus le temps de tout changer.
On regarde la photo comme ça.
À la limite, Borgard, on peut le foutre ici.
Ça s'ouvre le truc.
Moi, je ne suis pas convaincu qu'il fallait la faire,
cette campagne.
On a combien de budget ?
Deux milliards.
Il faut la faire.
On a aussi les spots radio.
Les spots radio, c'est important.
Tu veux les écouter ?
C'est techno, Paul.
Un tiers, disons.
On l'a enregistré à l'île Maurice, pour la francophonie.
C'est efficace.
On a des pins Borgard, si tu veux.
Chaque personne qui votera Borgard,
gagne un pin.
C'est out of mode complet, les pins.
Si les gens voient ça...
Il ne faut pas oublier l'éthique de la maison, les enfants.
Il ne faut jamais prendre les gens pour des cons,
mais il ne faut pas oublier
qu'ils le sont.
Si ça ne vous dérange pas,
je vais faire flissable.
Il est déjà 17h à Singapour.
On a le spot radio de l'autre produit.
C'est le papier hygiénique doudou.
Juste un spot radio.
Un autre univers, allons-y.
Pour vos fesses, vos petites fesses,
quand ça presse,
faites vite le bon choix,
papier doudou.
Soufflez solide à la voix.
Abondance de tissus chamarrés,
débauches de couleurs éblouissantes.
Les nouvelles collections
nous ont une nouvelle fois conquis.
Mais celle qui, sans conteste,
nous a le plus ébloui,
c'est la poustouflante démonstration
de Gianmarco Tanterini.
Heureux, maestro?
Je suis très flatté
que j'ai eu le dédor.
La mode ne doit pas être enfermée
dans les carcans du parisianisme.
La mode, c'est quelque chose
qui est très populaire, je crois.
C'est vrai que
je suis issu
d'une famille très populaire.
Je me souviens
que mon père était ouvrier
et qu'il allait travailler.
Je veux que l'ouvrier,
aujourd'hui qu'il n'a pas d'argent,
qu'il gagne à peine 60 000 francs par mois,
qu'il puisse s'acheter une tenue
pour aller travailler
avec la dignité de l'ouvrier.
Très digne. J'ai voulu ça, quoi.
Qu'il puisse au moins
s'acheter un smoke avec le smic.
Et puis j'ai pensé
après que le mouchoir qui se jette,
la nappe, le rasoir qui se jette,
pourquoi pas les costumes qui se jettent
que j'ai fabriqués en soie
chamarrée de Cochinchine qui est magnifique
et qui ne sert qu'une fois.
Je crois que c'est la beauté artistique
de l'éphémère, quelque part.
Et puis pour les joggers,
pourquoi pas joindre l'utile
à l'agréable avec les petits cendriers
qu'il y a accrochés, le verre fluo
pour pas que les voitures s'écrasent
et surtout très centré en bas
pour faire des petits mouvements de joggers.
Si, je crois que c'est pas l'incompatibilité
de la simplicité de la folie.
Moi, je peux faire la folie.
Par exemple, je l'ai fait
dans les vestes pour la dame,
les vestes en pied de poule.
J'ai fait vraiment les petits pieds de poule partout
et ça, je crois que c'est l'humour,
c'est la folie, quelque part.
De même que j'ai fait aussi,
j'ai fait dans la folie,
j'ai fait les pantalons pâtes d'éléphant,
j'ai mis les pâtes d'éléphant, pourquoi pas.
Il n'y aurait pas les pâtes de l'éléphant.
Et bientôt, je vais faire les pâtes de l'hippopotame.
C'est la folie, quoi.
Moi, je pense que pour 80 000 francs,
on peut s'amuser, on peut rigoler.
Mais le clou du défilé,
je dirais même le piton,
c'est votre ensemble vents et marées.
Si, absolument, c'est ce que j'ai voulu faire.
C'est pour l'aménagère,
mettre les crustacés comme ça.
Mais ce sont de véritables homards,
véritables turbots, coquissages.
Si, si, c'est l'idée forte,
ce sont de vrais crustacés.
En fait, c'est fantastique.
Je travaille avec une équipe qui est fantastique.
C'est un bonheur partagé par tout le monde.
Voilà.
Ah, excuse-moi.
Mais écoute...
C'est toi qui étais fantastique.
J'arrive tout de suite.
J'arrive tout de suite parce qu'on a des choses à faire.
On a du travail, excusez-nous.
Eh bien, encore un grand bravo,
Gianmarco Tanturini.
Et encore un grand merci
pour ce ravissement pour les yeux
que vous nous avez offert
et qui est l'apanage de ceux qui dominent la haute couture
et surtout
de ceux qui savent aimer les femmes.
Aujourd'hui,
dans Cinéma Cinéma,
Henri Papier reçoit
Daniel Toscan s'est planté.
Daniel Toscan s'est planté. Bonsoir.
Bonsoir.
Pour les téléspectateurs chanceux
qui ne vous connaîtraient pas encore,
je vous présente brièvement.
Vous êtes producteur de cinéma
et bien évidemment cinéphile,
d'où la raison de votre présence parmi nous ce soir.
Alors, Daniel, la semaine dernière,
vous nous aviez vivement conseillé d'aller voir
le dernier film de Zouglav Blovski,
Éternité furtive,
d'un siècle éphémère. Vous l'avez vu ?
C'est formidable.
À ce qu'on m'a dit, c'est formidable, en tout cas.
Et cette semaine, vous avez fait plusieurs choix
que vous allez nous présenter tout de suite.
J'ai envie de faire un petit coup de folie.
J'ai envie de donner un petit bonus
cette semaine, si vous m'y remettez, au cinéma espagnol.
Alors, on va regarder tout de suite un extrait.
Comment s'appelle le titre ?
Le Thérésa. Thérésa.
Thérésa.
Oh.
Thérésa.
C'est tout à fait bouleversif.
Et alors,
j'ai envie de vous dévoiler un petit peu
le suspense.
Parce qu'à la fin, on apprend
que la dame ne s'appelle pas Thérésa,
mais en fait Chiquita.
Vous voyez, c'est tout à fait bouleversif.
Mais ça reste entre nous.
Alors, Daniel, on poursuit maintenant
avec votre deuxième choix.
La réalisatrice, on la connaît,
c'est Mélanie de Guignalou.
Et elle nous revient avec
le troisième volet de son triptyque
Amour, Déréliction et Doutage.
Alors, doutage, on est en droit
là de se poser la question. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Oui. C'est vrai que ça peut paraître
étonnifiant au départ.
Le doutage, c'est simple.
C'est le doute et le chantage.
Et c'est donc le doutage.
C'est un mot qui est
inventé. C'est une barbarité, bien sûr.
Enfin, je serai tout à fait bouleversif.
Très bien.
On regarde la bande-annonce tout de suite.
Je le rappelle pour les âmes sensibles
que ce film est exclusivement
interprété par des femmes.
Liliana est amoureuse de Fabiana.
Fabiana est amoureuse de Corélia.
Corélia aime en secret Liliana.
Liliana, que peut-elle ?
Et Fabiana,
que veut-elle ?
Et Corélia,
qu'attend-elle ?
Mais toutes trois, où vont-elles ?
Tu as déjà fait l'amour avec un homme ?
Je ne sais pas.
Je ne sais plus.
J'aimerais être comme toi, pleine d'humour.
Cette année,
nous aurons des châtaignes.
J'aime l'automne.
Pas moi.
Je préfère l'automne.
C'est tout comme moi.
C'est l'hiver que je préfère.
J'ai fait un peu de thé.
Ivan Ivozinevic
n'est pas encore rentré.
Avec deux sucres, pour moi.
Peut-être le printemps.
Une mèche de lait ?
Peut-être.
Dommage que la mer soit si longue.
Qui sait ?
Je ne sais plus.
C'est con, ce qu'on dit.
De toute façon,
il n'y a plus un spectateur dans la salle.
Vive le cinéma français !
Le dialogue est terrifié.
Ça fait bouleversif.
Au risque d'être pédant,
je trouve ça bouleversant.
Oui.
Mais au bout de deux heures,
ce n'est pas un peu
emmerdifiant sur les bords ?
Pas du tout.
Ce qui est scandalisatoire,
scandalifiant,
c'est que son dernier film
est resté deux heures à l'affiche.
C'est vraiment une erreur.
Il avait été occulté
par la sortie de L'ours,
du Grand Bleu.
C'est des films qui ont très bien marché.
Je ne connais pas.
Je ne suis pas un physicien.
Maintenant,
votre troisième choix
est assez surprenant.
Je dois le dire, Daniel.
Alain Delon.
On est en droit de se poser la question.
Pourquoi lui ?
Ça paraît tout à fait étonnifiant
de porter mon choix sur Alain Delon.
Mais il faut reconnaître une chose.
Alain Delon, ces dernières années,
a fait preuve qu'il pouvait faire des films
à public restreint.
C'est ce qui m'a rendu le personnage sympathisant.
On va avoir la bande-annonce.
Je n'aime pas trop ce mot-là.
Bande-annonce, c'est très...
Permettez-moi de dire...
échantillon pelliculaire.
Très bien, Daniel. On regarde tout de suite
le dernier film d'Alain Delon.
Pauvre gosse.
Qu'est-ce que tu penses de ce tueur-là ?
Je pense que
c'est un type qui a des couilles.
Ne réveillez pas les couilles
d'un flic qui dort.
Goute-moi ce champagne.
Tu vas m'attirer un peu les nouvelles.
Alors, qu'est-ce que tu en dis ?
Je dis
que c'est un champagne qui a des couilles.
Alain, chéri,
tu parles déjà ?
À quoi penses-tu ?
Je pense
que t'es une fille qui a des couilles.
Oui.
C'est lui qui a trouvé le titre.
Tout à fait. Le titre, c'est lui qui a signé
les dialogues. Je trouve ça tout à fait
bouleversifiant.
Daniel, on vous retrouve la semaine prochaine.
Tout à fait.
Pour un nouveau choix, comme dirait Alain,
tu auras des couilles.
Merci, Daniel.
