Macron #Meloni#France French President Emmanuel Macron and Italian Prime Minister Giorgia Meloni held a joint press conference following the Franco-Italian summit in Antibes, reaffirming their commitment to closer cooperation on European security, defense, energy, space, migration and economic competitiveness. The landmark summit, held under the framework of the Quirinal Treaty, also focused on the wars in Ukraine and the Middle East, the recent U.S.-Iran agreement, and strengthening one of Europe's most important bilateral partnerships through new government and business agreements.
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Watch live from Antibes, France, as French President Emmanuel Macron and Italian Prime Minister Giorgia Meloni co-chair the high-stakes 36th Italy-France Intergovernmental Summit. Following a bilateral meeting at Villa Eilenroc, watch the official agreement signing ceremony and joint press conference as the two Mediterranean powers align on European defense, energy security, and migration infrastructure. Stay with DRM News.
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France and Italy reaffirmed their strategic partnership during the 36th intergovernmental summit, focusing on European sovereignty, defense, and infrastructure. The leaders aligned their agendas on EU budgeting, migration control, and global security, specifically regarding Ukraine, Gaza, and Lebanon, while promoting industrial competitiveness and cultural exchange to strengthen bilateral ties.
... à valoriser notre patrimoine matériel et immatériel,
à faciliter la mobilité des artistes,
à encourager la coproduction d'oeuvres culturelles,
en particulier dans le cinéma et l'audiovisuel.
C'est tout le sens de l'accord qui a été signé.
Enfin, la vitalité de notre relation se mesure aussi
aux échanges croissants entre nos jeunesses et nos étudiants.
Nous avons acté la création d'un parcours franco-italien
pour les élèves de lycées professionnels,
le lancement d'un nouveau programme de jeunes talents
et le renforcement de notre coopération
dans les domaines de l'enseignement et de la formation professionnelle.
Cette relation bilatérale, dont je viens de décrire ici
à la fois les forces historiques,
mais ce qui s'est aussi beaucoup développé ces dernières années
ou que ce sommet permet d'accélérer,
vient en quelque sorte nourrir également
une vision de l'Europe plus compétitive et plus souveraine.
Nous avons échangé sur nos défis de compétitivité
et l'Union européenne, en effet, nous en sommes convaincus ensemble,
doit accélérer, investir plus,
réduire ses dépendances, se diversifier.
Nous avons constamment ces derniers mois porté cette exigence commune
lors des débats européens,
en voulant aussi assurer pour nos entreprises une concurrence plus loyale,
protégée lorsqu'il y a de la concurrence déloyale,
simplifiée pour se resynchroniser avec le reste du monde,
investir. Nous devons faire levier notre marché intérieur,
soutenir la production dans l'Union européenne
par une préférence européenne dans les secteurs stratégiques
et accélérer sur l'union de l'épargne et de l'investissement
pour avoir des financements conjoints privés.
Nous avons eu également avec Madame la Présidente une discussion
sur le prochain cadre budgétaire pluriannuel
pour l'Union européenne de 2028 à 2034
et je crois pouvoir dire que l'Italie et la France ont le même agenda.
Défendre les politiques de cohésion et d'agriculture,
avoir une Europe plus efficace,
avoir une Europe qui est investie dans ces politiques d'avenir pour être souveraine
et donc qui saura trouver où des ressources nouvelles pertinentes
qui ne touchent pas nos acteurs industriels et nos ménages
ou aller vers des mécanismes d'endettement communs
de manière pragmatique.
En effet, c'est cet équilibre qui sera clé
et c'est pourquoi nous devons travailler ensemble en priorité
à de nouvelles ressources propres, bâtir un accord équilibré
mais aussi savoir innover sur le financement du prochain budget.
Enfin, durant ce sommet, nous reviendrons sur ce que nous avons
beaucoup débattu ces derniers jours dans les grandes questions internationales.
L'Ukraine, nous l'avons largement évoqué hier
et je ne veux pas ici être plus long,
mais nous avons ces derniers jours réussi une reconvergence
avec les Etats-Unis d'Amérique, ce qui est un point clé
pour l'efficacité de notre stratégie.
Évidemment, la mise en œuvre de la paix au Proche et Moyen-Orient
et à ce titre, nous avons avec nos partenaires
un rôle à jouer pour contribuer
à des opérations de déménage et de réouverture d'Hormuz
mais nous voulons le faire dans un cadre pacifique,
agréé et déconflicté avec l'ensemble des parties prenantes
qui permettra justement la stabilité dans la durée.
Sur Israël et la Palestine, nous avons plaidé
en faveur d'une mise en œuvre effective du plan de paix à Gaza
et permettre l'acheminement massif
et sans entrave de l'aide humanitaire
et lors du G7, nous avons ensemble plaidé
pour qu'en Cisjordanie, des avancées de la colonisation
qui sapent la perspective d'une solution à deux Etats cessent.
Nous devons maintenant avancer entre Européens
sur la mise en œuvre de mesures concrètes.
Et puis pour le Liban, la France et l'Italie
ont un rôle particulier, nous sommes deux nations
fortement contributrices de la finule
et ensemble avec Madame la Présidente, nous voulons
lancer une coalition sur le dispositif post-finule
évidemment en coordination avec l'Union européenne
et les Nations unies pour renforcer la souveraineté du Liban
et de ses forces armées, empêcher que son territoire
ne devienne le point d'appui d'une escalade régionale
et je crois pouvoir dire que sur ce point, comme sur beaucoup d'autres,
la coopération entre nos forces armées, nos ministres
et entre nous est excellente et, je l'espère,
permettra d'avancer durant les prochains mois
pour bâtir une perspective après le 31 décembre 2026
puisque c'est la fin du mandat de la finule
qui sera alors actée.
La feuille de route issue de sommet franco-italien
est claire et opérationnelle, les défis
que nous avons sont nombreux, je viens ici de n'en couvrir qu'une partie
mais je crois pouvoir dire que
nos entreprises, nos administrations, nos jeunesses, nos sociétés civiles
et nos gouvernements ont conscience, comme nous l'avons
l'un et l'autre, de l'importance de ces défis
et de l'exigence des temps que nous vivons.
Je crois que tous les projets que nous bâtissons lors de ce sommet
tout ce que nous avons décidé aujourd'hui
d'actions communes sur le plan européen
et les initiatives prises de l'Ukraine au Liban
permettent d'avoir un agenda commun
qui donne à l'Italie et la France une relation encore plus forte
mais aussi son utilité au sein de l'Europe
et notre utilité pour défendre un droit international efficace
et un ordre international plus stable.
Je vous remercie pour votre attention
en réitérant mes remerciements Madame la Présidente du Conseil
de sa visite à Antibes et de ce sommet.
Et pour une journée qui est très importante
pour les relations entre l'Italie et la France
j'en profite pour remercier encore une fois
le président Macron pour le succès
du G7 de la semaine dernière.
C'était très important, très bien réalisé
particulièrement dans un moment dans lequel
le scénario international dans lequel nous nous trouvons
est particulièrement complexe.
Il est sorti de ce G7 un important signal
d'unité avec les partenaires
mais aussi d'une capacité de dialogue
au-delà des blocs traditionnels.
Il y a eu beaucoup de partenaires et d'interlocuteurs
avec lesquels nous nous sommes confrontés
dans ces deux jours.
Je pense qu'il faut remercier le président Macron
et l'organisation française
pour un G7 très bien réalisé.
Je sais combien de travail il nous faut
parce que l'Italie a présidé le G7 il y a deux ans
et je suis content que nous avons retrouvé
dans les travaux du G7 français
aussi une partie du travail qui a été porté avant
pendant la présidence italienne.
Les occasions de confrontation, comme le président Macron
dans ces deux jours et ces deux semaines,
ne manquent pas entre nous.
Nous avons parlé du G7 et du Conseil européen.
Hier, nous étions à Berlin pour la rencontre des E5.
Nous nous reverrons la semaine prochaine
pour le vertice de la NATO.
Cependant, nous avons pensé que c'était plus que sensible
et en fait important de trouver un moment
dans ces multiples rencontres sur un plan bilatéral
pour faire un point sur nos relations bilatérales.
C'est un engagement que nous avions pris depuis longtemps
et aujourd'hui, nous le remercions.
Nous célébrons le 36ème vertice intergouvernementel
entre l'Italie et la France
et je crois que ce nombre raconte bien
sur un plan structurant, dans le temps et profond.
Sans l'Italie et la France, l'Europe et l'Occident
ne seraient pas ce qu'ils sont.
Nous sommes deux grandes nations fondatrices de l'Union européenne
avec des intérêts convergents dans de nombreux domaines
avec une complémentarité stratégique d'un point de vue politique,
d'un point de vue économique, d'un point de vue industriel,
culturel et social, qui sont notre richesse.
Elles représentent un valeur ajouté pour l'intérieur du continent européen
et non seulement, et sont reflétées dans l'amplitude
de notre coopération.
Je pense, bien sûr,
au fait que les nombreuses propositions
que vous avez vu signées aujourd'hui,
celles auxquelles le changement n'a pas été assisté,
mais qui font partie de cette journée,
ainsi que le travail récent
du Business Forum racontent
l'amplitude et l'amplitude des matières
sur lesquelles nous nous occupons ensemble
et sur lesquelles nous travaillons depuis longtemps.
Dans ce temps, nous nous concentrons
et nous voulons nous concentrer surtout sur les matières
plus stratégiques, sur les matières qui ont
un haut valeur et une haute compétence technologique.
D'entre elles, il y a bien sûr les matières de la défense.
Je pense à la collaboration
qui nous permet de contribuer
à l'autonomie stratégique européenne.
L'unique système européen
de défense aérienne et anti-missiles à longue durée,
projeté et construit entièrement en Europe.
C'est une coopération que nous voulons rendre encore plus forte.
Cela se démontre aussi avec le roadmap 2026-2031,
mais nous avons compris dans ce temps,
d'abord avec l'Ukraine et ensuite avec le Golfe,
que ce système soit à l'avant-garde
et qu'il nous aide aussi
dans le temps complexe
dans lequel nous nous trouvons.
Nous voulons améliorer notre collaboration
aussi dans le domaine de l'économie,
comme l'a rappelé le président Macron.
L'Italie et la France, ici aussi,
peuvent monter dans le secteur
une filière industrielle à l'avant-garde,
en plus d'être les seules deux nations européennes
à avoir un accès autonome à l'espace,
grâce aux lanceurs de satellites Vega-C et Ariane 6.
C'est un domaine dans lequel nous pouvons faire la différence
et qui a encore d'énormes potentiels.
Nous souhaitons que notre coopération
puisse aussi soutenir le succès du programme BROMO,
qui vise à créer un champion européen dans ce secteur.
C'est aussi fondamental le travail conjoint
que nous faisons sur le front des grands projets infrastructuraux
comme la seconde canne de Frejus,
le nouveau tunnel de Tenda, la réouverture du Mont Cénisio
et la ligne Acuna ou Brel 20 milles.
Nous voulons continuer à travailler pour améliorer
nos relations économiques et commerciales.
En 2025, l'interchange a surpassé le record
de 112 milliards d'euros.
La France est le premier investisseur étranger en Italie.
Je pense que nous pouvons toujours faire mieux.
C'est le thème du Business Forum
qui nous montre aussi
notre disponibilité
à faire encore mieux
grâce à nos systèmes productifs réciproques.
Comme l'a dit le Président,
nous sommes confrontés aussi sur les thèmes
de l'agenda européen et international.
Il y a beaucoup à dire.
Je vais me limiter à quelques points.
Le premier concerne la collaboration
qui se reflète dans une des propositions
qui ont été échangées sur la gestion des flux migratoires.
C'est fondamental entre deux nations comme la nôtre
si nous voulons être efficaces dans le contraste
avec l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains.
Nous travaillons sur ce thème depuis longtemps,
mais avec les nouvelles règles européennes,
nous pourrons le faire avec des résultats encore meilleurs.
Mais avant tout, nous devons être contents
des résultats qui donnent un nouveau approche européenne
à la matière et au gouvernement de la migration
pour lequel, comme vous le savez,
j'ai beaucoup investi.
En 2026, nous avons assisté à une diminution de 40%
des travaux irréguliers des frontières extérieures
et nous sommes donc sur la bonne voie.
La sécurité des frontières doit s'étendre
aussi à d'autres grandes emergencies de notre temps.
Je ne peux pas ne pas rappeler la lutte contre le trafic de drogue.
Demain se déroule la Journée mondiale contre les drogues
et il vaut la peine de rappeler que l'Italie et la France
ont décidé de donner plus d'impulse
à la coalition européenne
qui a lancé ensemble
une lutte contre le trafic de drogue.
C'est un événement d'excellence italienne
et un événement dédié
aux thèmes de la prévention et de la récupération.
Le troisième point concerne le négociation
avec l'Union Européenne.
Ici, l'Italie et la France
concordent sur beaucoup de choses.
Ils concordent sur le fait que les nouvelles priorités européennes
ne peuvent pas être financées à cause de la politique
avec la Commune, à cause de la cohésion.
Les PAC et la cohésion ne sont pas des retards du passé.
Ce sont des préconditions sans lesquelles il est inutile
de parler de compétitivité ou d'autonomie stratégique
car ce sont deux préconditions de la compétitivité
et de l'autonomie stratégique.
Le quatrième point sur lequel je voudrais m'arrêter
est le Moyen-Orient.
Nous continuerons à faire notre part
pour soutenir l'amitié entre les Etats-Unis et l'Iran
et surtout pour garantir la liberté d'aviation
dans le Strait d'Hormuz,
qui est une priorité stratégique pour tous.
Sur ce point, nous travaillons aussi
en vue du prochain vertice de la NATO.
Après cela, la situation dramatique de Gaza et de la Cisjordanie
restent au centre de nos préoccupations
mais nous sommes aussi attentifs
à la crise au Liban
où l'Italie et la France peuvent absolument faire la différence.
Ce sont deux pays engagés depuis toujours
pour la paix et la stabilité.
Comme vous le savez, à la fin de l'année,
la mission UNIFIL sera terminée
et il est nécessaire, de notre point de vue,
de garantir une présence internationale
et c'est la raison pour laquelle, ensemble,
nous avons décidé de lancer une coalition
pour le soutien de l'Iban post-UNIFIL
et d'imaginer bientôt une conférence internationale
pour l'annonce de l'initiative.
En Ukraine, avec le président Macron,
nous avons eu de nombreux échanges sur la matière
et l'objectif est clairement
de contribuer au soutien de l'Ukraine
et d'accompagner au mieux un processus
pour une paix juste et durée pour cette nation émartoriée.
Nous constatons que, face à une répétition
de la disponibilité de l'Iban au négociateur,
les Russes continuent de refuser le dialogue
en posant des préconditions objectivement inacceptables.
Mais dans ce complexe contexte mature
avec toujours plus de conviction et de conscience
de la nécessité d'avoir de l'espace
pour un rôle de l'Europe,
en commençant par le présupposé
que soit le chemin pour la paix
soit le futur assiette post-conflit
s'associent à des intérêts fondamentaux
de notre continent.
C'est une question que nous avons évoquée hier
lors de la réunion des E5 à Berlin,
en nous confrontant à comment représenter
ces priorités.
Caro Manuel, nous ne célébrons aujourd'hui
que l'amitié historique,
nous affirmons une conscience commune
que l'Italie et la France sont deux nations fondamentales
pour construire une Europe qui soit capable
d'affronter les défis difficiles
face auxquels la histoire les pose.
C'est l'objet que nous cherchons,
avec humilité et détermination,
d'accomplir et sur lequel nous continuerons
à travailler ensemble, si possible même mieux
que nous l'avons fait jusqu'à présent.
Merci encore pour votre hospitalité
et pour cette journée très importante
pour nos relations.
Comment les qualifiez-vous aujourd'hui ?
Concrètement, sur le terrain,
nous, journalistes locaux,
nous constatons l'évolution de l'un des symboles
de ces relations entre l'Italie et la France,
le tunnel que tendent.
C'est le seul passage entre l'Italie et la France
avec l'autoroute.
Cela concerne des centaines de milliers de Français
et d'Italiens. Ce tunnel a été fermé.
Désormais, il y a une circulation alternée
extrêmement pénalisante pour les frontaliers.
Puisque les relations semblent se réchauffer
entre nos deux pays, pouvez-vous nous annoncer
quand on va rouvrir totalement ce tunnel ?
Madame la Présidente du Conseil des ministres,
Monsieur le Président de la République,
il y a également des inquiétudes concernant
la réalisation concrète du méga projet de cette élite.
Comment éviter qu'il ne finisse comme le projet
d'avion de combat franco-allemand ?
Merci beaucoup.
Il n'y a plus rien de glaciaire.
Nous sommes l'un et l'autre,
et je crois que nous l'avons exprimé de manière très claire.
Nous défendons les intérêts de nos pays,
mais nous le faisons de manière respectueuse et engagée.
Et nous croyons dans la force de la coopération bilatérale,
en particulier la coopération transfrontalière.
Je crois que l'accélération de beaucoup de projets l'a montré.
Et nous croyons aussi dans une Europe plus forte
et plus souveraine et qui tient sa place.
Et ça, je crois que ça nous rassemble.
Et donc nous avons vraiment une approche commune,
et vous l'avez vu, qu'il s'agisse de l'Ukraine,
qu'il s'agisse du Liban, qu'il s'agisse de la situation
à Hormuz ou de nos positions sur le budget.
Nous avons vraiment réussi à bâtir des convergences,
et c'est ça qui nous importe.
Et donc je suis très content de ce qu'on a réussi à trouver à bâtir
et qui sort de ce sommet.
A cet égard, c'est ça qui nous permettra d'avancer,
vous l'avez dit.
C'est la coopération transfrontalière qui a permis,
après les terribles événements que nous avions subis,
de rouvrir notre temps, d'avoir d'abord un premier tube
avec, en effet, parfois les contraintes qui existent,
mais il est rouvert, c'était l'engagement qui a été pris,
et les travaux commencent sur le deuxième, comme je l'ai dit.
Et donc c'est ce sur quoi nous sommes d'accord,
et c'est d'ailleurs ce qui est piloté directement par nos ministres,
conformément à ce qu'on a voulu il y a cinq ans lors du traité du Kirinal,
pour que, justement, il y ait des relations bilatérales
beaucoup plus fortes et une coopération transfrontalière,
c'est qu'elle soit prise au niveau ministériel sur ces sujets.
Donc ça avance, je veux vous rassurer.
On a été au rendez-vous des réouvertures qui avaient été promises
lors des différents déplacements, mais on va continuer d'améliorer les choses.
Et cette coopération transfrontalière,
elle est vraiment exemplaire, qu'il s'agisse des infrastructures
de transport, et on va continuer,
comme aussi de la coopération dans la lutte contre
l'immigration clandestine, au-delà de la brigade signée aujourd'hui.
Il y a tous ces derniers mois, ces dernières années,
on a eu une coopération extrêmement efficace et nos ministres en sont
les garants et ont toujours fait fonctionner cela avec beaucoup
de pragmatisme et d'efficacité.
Sur Bromeau, nous l'avons dit l'un et l'autre, nous avons une communauté de vue,
c'est-à-dire que nous soutenons cette opération.
Elle consolide le spatial européen,
elle consolide la force de nos entreprises,
en particulier Thales Alinea Space, qui est présente dans votre région,
mais également Airbus et Leonardo.
Et donc nous avons besoin d'aller au terme
et nous, nous pensons que c'est cohérent avec
l'agenda que nous soutenons, d'ailleurs, Italie et France, et plusieurs
collègues, qui est un agenda d'une plus grande
compétitivité européenne et donc qui nous permet de bâtir des champions.
Et donc bâtir des champions, c'est parfois
rapprocher des grands acteurs européens entre eux.
Et donc nous pensons qu'il faut faire ce projet, qu'il ne faut pas demander des remèdes
excessifs, même le moins possible,
et qu'il faut permettre de bâtir ce grand champion mondial.
Voilà.
...
à voir mes expressions interprétées.
Pour ce qui concerne les thèmes bilatéraux,
en particulier sur la seconde canne du tunnel et le Tenda,
je crois que le projet est de fait approuvé par l'ANAS
dans ces heures-ci, si je ne me trompe pas,
il y a ici le vice-ministre Rixi,
et donc nous sommes prêts à repartir.
Clairement, comme vous le savez,
c'est un projet qui a besoin de quelques années de travail,
mais je pense que dans les prochains mois,
il partira aussi concrètement.
Donc, ici aussi, nous avançons
et sur ce qui concerne les thèmes des satellites,
je suis d'accord avec ce que l'a dit le président Macron.
Bien sûr, nous avons besoin de faire des pas en avant.
Bien sûr, en Europe, sur ces thèmes stratégiques,
nous avons besoin de travailler ensemble,
mais de faire des pas en avant.
Nous avons été un peu distraits,
peut-être dans le passé, nous avons été un peu lents,
mais aujourd'hui, nous comprenons
combien nos dépendances stratégiques
sont un problème risqué,
et donc nous essayons de construire
notre capacité de nous défendre,
de construire notre capacité
d'être à l'alteur de ce temps,
à l'alteur de notre travail,
et nous le faisons sur toutes les grandes matières stratégiques.
Bonsoir à tous,
Léana Scharra, du Messagero.
Au président Meloni,
après l'interview de Mark Ruth à Fox,
Tehran, ce matin, a accusé l'Italie
d'être complice,
d'être responsable de l'agression à l'Iran.
J'ai voulu comprendre comment il répondait à cette accusation,
et puis comment s'est passé l'enquête avec Ruth.
Si vous avez une idée de comment ça s'est passé,
vu qu'aujourd'hui, le ministre de la Défense,
Macron,
aujourd'hui, Rubio,
a répété que Trump est déçu,
non seulement par l'Italie,
mais aussi par les autres pays européens.
J'ai voulu comprendre si vous en avez parlé entre vous,
et combien cela vous préoccupe
de l'éloignement,
le progressive éloignement des Etats-Unis
de l'Europe.
Je vous remercie.
Quoi qu'il en soit,
ce que le ministre Crozetto a dit aujourd'hui,
j'ai partagé chaque mot
que le ministre Crozetto a dit entre hier et aujourd'hui.
Nous n'avons pas participé au conflit à l'Iran.
Au contraire, si nous avions participé au conflit à l'Iran,
pardonnez-moi, mais il ne s'expliquerait pas
cette délusion réitérée
par le président américain,
comme vous le savez,
très souvent.
Nous avons respecté nos engagements,
clairement,
en cédant les bases d'activités
qui n'étaient pas cinétiques,
mais qui étaient logistiques et techniques.
Et quand il s'est proposé,
et vous le savez aussi,
parce qu'il a été écrit amplement,
quand il s'est proposé
des demandes qui s'éloignaient de ce périmètre,
nous n'avons pas conçu
l'utilisation,
l'autorisation,
comme, je le répète, est amplement connu.
Donc, le gouvernement a fait
exclusivement ce qu'il a déclaré
au Parlement.
Comme, pour le reste,
le même Marc Rutte
a confirmé,
aussi hier,
dans le studio Ovale,
le secrétaire général,
dans sa, disons ainsi,
enthousiastique,
et avec reconstruction,
a mis ensemble des choses
qui, en réalité, sont différentes
entre eux,
en confondant la typologie
des vols autorisés.
Et, lui-même,
a ensuite corrigé et pointualisé.
Le ministre Tajani a parlé, aujourd'hui,
avec son homologue iranien.
Et, aussi,
de la part iranienne,
il me semble qu'il s'est compris
qu'il y a eu, de ce point de vue,
une incompréhension.
Après tout,
je ne sais pas vous dire,
quelle est, disons,
cette reconstruction simplicistique
qu'elle soit émergée.
C'est probablement, en effet,
une tentative de préparer,
au mieux,
le prochain vertice de la NATO.
Mais, en tout cas,
je pense qu'il faut être prudent
quand on parle de cette matière.
C'est le fil directeur
de la politique à la fois française
et européenne que nous menons.
Depuis 2022,
cette stratégie dite d'autonomie stratégique
a été actée par les Européens eux-mêmes,
l'Ukraine ayant été un accélérateur.
Et je crois que les 18 derniers mois
ont encore fait passer
un nouveau seuil aux Européens.
Je m'en félicite.
Je défends aussi un pilier européen fort
au sein de l'OTAN.
Pour autant,
je ne suis pas favorable à un éloignement
avec les États-Unis d'Amérique.
Alors, je pense qu'il y a eu
des moments d'incertitude,
d'éloignement qui se sont joués
durant ces 18 derniers mois
sur la question ukrainienne,
sur d'autres dossiers,
qu'ils soient technologiques,
économiques ou autres.
Notre devoir, c'est de constamment
renforcer notre indépendance
pour être moins exposés
à la volatilité de telle ou telle décision.
Mais c'est partout où on le peut
de continuer d'avoir les États-Unis d'Amérique
engagés avec nous,
surtout dans les dossiers
où elle a un rôle important à jouer.
Et c'est pourquoi, à ce titre,
je pense que le G7, la semaine dernière,
a permis une reconvergence
entre Américains, Canadiens,
Japonais et Européens très importante,
d'une part sur le dossier ukrainien,
puisque pour la première fois,
les États-Unis ont signé avec nous
un texte qui a dit clairement
qu'ils ne sont plus des médiateurs neutres,
mais qu'ils soutiennent à nos côtés
la souveraineté territoriale,
l'intégrité territoriale ukrainienne,
le soutien militaire, capacitaire et énergétique
et les sanctions à la Russie.
Et ça, c'est un vrai changement
qui les rapproche.
De la même manière,
sur le Proche et Moyen-Orient,
nous avons trouvé des chemins de convergence
d'Hormuz au Liban,
en passant par la question nucléaire.
Et je pense aussi que,
sur la question des terres rares
et des minerais critiques,
sujet que nous avions discuté
sous présidence italienne
puis sous présidence canadienne,
on a signé un texte très opérationnel
avec près de 200 projets,
un peu plus de 60 milliards d'euros
d'investissement commun,
qui signe aussi une reconvergence
entre les Américains et les Européens.
Donc ça, c'est important,
et ça, il faut le garder, il faut avancer.
Mais on sait qu'il y aura vraisemblablement
des changements, de nouvelles péripéties.
Notre rôle, c'est, partout où on le peut,
de garder les Américains avec nous,
mais, chaque jour, de renforcer notre indépendance.
Madame la Présidente du Conseil,
Monsieur le Président,
Alessane Tassin pour Le Parisien.
Monsieur le Président,
la France fait face à un épisode caniculaire inédit
et, dans le même temps, à son impréparation.
On le voit, les écoles ne peuvent pas donner cours normalement.
Des enfants dorment au sol avec des draps mouillés.
Dans les Ehpad, des personnes âgées sont en souffrance.
On est très loin des annonces de rénovation énergétique
que vous aviez annoncées il y a trois ans.
Le fond vert a aussi largement été amputé l'an dernier.
La France a-t-elle pris du retard face aux changements
climatiques que nous vivons ?
Et puis, Madame la Présidente du Conseil,
au moment de la condamnation de Marine Le Pen,
en première instance,
vous aviez déploré un problème pour la démocratie.
La soutiendrez-vous encore, d'ici une dizaine de jours,
si elle est condamnée en appel ?
Le Premier ministre a déjà commencé à décrire tout ce qui
avait été fait et, à juste titre,
ainsi que les ministres, qu'il s'agisse des hôpitaux,
des Ehpad ou de l'aide exceptionnelle qui a été
apportée durant toutes ces dernières années aux
collectivités locales avec le fond vert.
Mais avant ça, bien d'autres.
Et ça fait maintenant plusieurs années que nous avons accompagné
une transition de nos habitats, de nos bâtiments publics,
de nos infrastructures publiques, qui correspond à l'adaptation.
Donc, il y a un gros travail qui a été fait.
Je pense que l'honnêteté conduit à le regarder,
à la fois de montants investis et de vraies transformations,
et qui ont changé beaucoup de choses,
qui ont d'ailleurs été accompagnées par l'engagement
de beaucoup de nos fonctionnaires,
dont je veux saluer le rôle, et d'élus qui ont vraiment
fait un très gros travail.
J'étais juste avant de vous rejoindre à Vélizy-Villacoupé,
où j'ai vu le travail remarquable des équipes
municipales très engagées.
Néanmoins, nous n'avons pas fini ce travail.
Il faut avoir cette humilité.
Pour ma part, je regrette plutôt les choix qui ont été faits,
mais je crois aussi de la démocratie.
Il se trouve que, quand j'avais une majorité absolue,
ces fonds ont été votés.
Et ensuite, des choix qui ont été faits et qui sont le fruit
du compromis d'une certaine formation politique,
aller les voir pour leur demander pourquoi ils ont coupé ces fonds.
Maintenant, on doit continuer le travail d'adaptation.
Maintenant, au-delà de cette adaptation nécessaire,
qui me fait largement tempérer le caractère excessif de vos propos,
et vous renvoie plutôt à la fois aux faits et à la réalité
de ce qui a été conduit,
nous vivons, et il faut avoir l'humilité de le regarder,
une période totalement inédite.
Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique,
mais on ne s'adapte pas à un pic qui n'a pas d'équivalent
aujourd'hui en Europe et qui n'a jamais eu d'équivalent
dans notre histoire, c'est-à-dire un prix caniculaire
qui dure aussi longtemps et qui est à 15 degrés au-dessus
des normales saisonnières.
Et donc, face à cela, je veux saluer vraiment l'organisation
du gouvernement, de l'ensemble des services,
à la fois les soignants, les services de secours,
sapeurs-pompiers, pompiers volontaires,
de nos forces de sécurité, de l'ensemble du monde associatif,
des bénévoles, des collectivités locales.
C'est un tout qui vient en soutien.
Et donc là, on protège, c'est la priorité.
D'abord, il y a les gestes de prévention.
Il faut rappeler à chacun, voire régulièrement,
ne pas faire d'efforts au soleil, se protéger au maximum,
s'adapter.
Ensuite, il y a tout le travail que nous faisons à l'hôpital.
Je remercie encore nos soignants.
C'est aussi pour ça qu'on est amenés à adapter des événements
ou à les annuler pour réduire la charge potentielle qu'il y aurait
en tout sur nos hôpitaux.
Il faut continuer d'agir, comme on le fait,
en soutien à nos hôpitaux.
Et les décisions annoncées ce matin par le Premier ministre
vont permettre de prendre les bonnes décisions d'organisation.
Et puis, il faut être vigilant.
On a vu aussi beaucoup de cas de noyades, d'une part,
donc il faut être renvoyé à des messages de prudence.
Et continuer le travail d'aller vers les publics les plus vulnérables,
ce qui est fait avec beaucoup d'engagement par le secteur
social, médico-social et sanitaire, vers les plus âgés.
Et c'est du travail qui est fait, évidemment, par nos EHPAD,
mais également par les services de l'État,
les services des collectivités territoriales,
pour aller voir chacun.
Et nous avons tous un rôle à jouer dans ce moment.
Ce sont des moments de solidarité.
J'invite chacun de nos compatriotes à aller voir
si le voisin qui est âgé, vivant seul,
qui est en situation de handicap, s'en porte rien.
Ce sont des moments plutôt de solidarité et de mobilisation
qui doivent signer ces périodes.
Et c'est ce qui est en train de se passer.
Donc moi, je suis très reconnaissant à l'égard de
l'ensemble des forces mobilisées et j'invite chacun à prendre
soin de soi et prendre soin des autres,
et de passer cet épisode.
Et nous continuons à être mobilisés et le gouvernement
annoncera demain de nouvelles mesures.
Je ne veux pas ici rentrer dans plus de détails.
J'ai eu, juste avant de décoller tout à l'heure,
le Premier ministre qui prépare la finicée de demain,
où il annoncera des mesures nouvelles.
Je ne connais pas les termes judiciaires de la cause contre Marine Le Pen
et je ne suis pas en mesure de les juger.
Je peux juger le politique et j'ai le respect de Marine Le Pen
comme j'ai le respect de tout le monde qui a le consens des citoyens
parce que la démocratie fonctionne ainsi.
Je peux dire que je suis une personne qui ne croit pas
automatiquement à tout ce qu'elle lit,
parce que je me souviens de ce qui était écrit sur moi
avant de devenir président du Conseil des ministres.
Je préfère donc m'approfondir avant de juger les autres.
Et je peux dire qu'en tout cas, je ne pense pas être en mesure
de dire aux Français ce qui est meilleur pour leur futur
et pour eux, parce que je n'ai pas aimé
ce qui a été fait contre moi et contre les Italiens.
Alors, partons d'une nécessité que nous avons.
Nous avons clairement la nécessité de ne pas laisser un vide
qui pourrait être dangereux au moment où,
à la fin de l'année, il n'y aura plus la mission UNIFIL.
Et donc, la première nécessité que nous avons
est de garantir la continuité d'une présence internationale.
Partons du présupposé que pour le travail que l'Italie et la France
et pour l'acte historique de présence au Liban
que l'Italie et la France ont eu au cours des années passées
soient deux nations qui peuvent naturellement
intégrer une coalition internationale dans ce sens,
même en construisant sur ce qui a déjà été fait
ces dernières années, sur le Comité Technique Militaire.
En gros, nous ne partons pas de zéro.
L'objectif doit rester celui de garantir
que le gouvernement libanais ait, disons,
le monopole de l'utilisation de la force
et le contrôle de l'intérieur.
Je pense que nous devons tous, dans cette phase,
remercier le président Aoun pour ses efforts
significatifs qu'il est en train de faire.
Clairement, ils sont très importants
et font la différence dans les dialogues
qui se déroulent à Washington, directs aussi
entre Liban et Israël, qui sont
une autre initiative très importante
que nous devons soutenir.
Et ce que nous voulons faire,
c'est imaginer, lancer une initiative internationale,
donc un vertige international,
dans lequel nous pouvons sûrement
involver de nombreux partenaires européens
et de nombreux partenaires de la région
desquels nous ne pouvons pas prétendre,
pour donner vie à une initiative de ce type.
Qu'est-ce qu'il faut, selon moi,
pour une initiative de ce type ?
Il faut, bien entendu,
un vertige juridique international
et il faut, disons,
un mandat qui soit
capable de faire la différence,
qui est peut-être un peu ce qui est manqué
dans l'Unifil ces dernières années.
Donc, il faut un mandat clair
et structuré qui puisse
nous aider à construire un futur différent
pour cette nation qui est fondamentale
dans le quadrant Médioriental.
Le chef du gouvernement et le ministre de la Défense
et le chef d'état-major des armées libanais
pour bâtir une solution
qui vienne en appui des forces armées libanaises
et des forces de sécurité.
Et sur la base de celui-ci,
nous essaierons de construire la coalition la plus large
et, en effet, de bâtir un mandat clair.
Sera-t-il un mandat d'une force multi-nationale
aux côtés des forces armées libanaises ?
Est-ce qu'on pourra bâtir
avec un vrai mandat des Nations unies ?
Mais évidemment, notre souhait,
c'est d'avoir le mandat le plus clair
et le plus de monde dans une telle coalition
parce que c'est la souveraineté libanaise,
l'intégrité territoriale du Liban
et la mise en oeuvre
de ce que le président Aoun a dit
dès le premier jour de son mandat
et ce que le président du Conseil d'Abu Salam
bâtit chaque jour,
c'est-à-dire le monopole des armes
dans la main des forces armées libanaises
et donc le retrait des armes au Hezbollah.
Pour ça, il faut venir en soutien des forces armées.
Cette coopération sur le poste unifié
est ce que nous lançons.
Je veux aussi ici saluer le rôle
que le Qatar, l'Arabie saoudite,
joue dans la région en soutien du Liban
et nous aurons l'occasion dans les prochains jours
d'avoir des éléments de soutien
avec l'Arabie saoudite
aux forces armées libanaises à très court terme.
Mais tout ça,
on sait bâtir la perspective
du poste unifié
et c'est ce que nous avons décidé de faire ensemble
Italie et France.
Voilà, mesdames et messieurs, je crois qu'on arrive
au terme de cette conférence de presse.
Je veux à nouveau remercier Madame la Présidente,
sa délégation, je vous remercie tous
et saluer la résistance
de la délégation italienne qui a eu
le soleil de face
pendant toute la conférence de presse.
Les frondaisants y ont produit,
en quelque sorte, donné un répit momentané
à la délégation française.
Donc excusez-moi pour cet exercice
de torture involontaire.