Døds World Record (Film Officiel)|44.3 Mètres

Jump Water
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Résumé vidéo
Généré par IAProfessional diver Coque Gerardo documents his grueling journey to attempt a world record jump from 44 meters. Through international training, technical refinement, and overcoming severe physical injuries, he prepares his body and mind to survive an impact speed of 106 km/h, ultimately facing extreme psychological pressure to achieve the record-breaking dive.
Je m'appelle Coque Gerardo, j'ai 22 ans.
Je pratique le dodge de manière professionnelle
et je m'apprête à battre le record du monde à 44 mètres.
44 mètres, c'est monstrueux.
Ce dodge, ce sera un dodge pour l'histoire.
Ça va peut-être changer ma vie, toute cette histoire-là.
Déjà, juste en termes de performance et technique,
le lancer à cette vitesse, c'est un truc que personne n'a jamais réalisé.
Je terrirai à 106 km heure dans l'eau.
Le premier saut qui me fera techniquement 3 secondes.
Quoi se perdre, là ?
Putain, 3 secondes !
Si je le rate bien, en vrai, je meurs.
3, 2, 1, scène !
Il y a 20 mètres.
C'est le premier saut du trip.
Il est super joli.
L'endroit est super beau.
On a de la chance de visiter des endroits comme ça.
Let's go, on va chercher les affaires.
On s'échauffe, on saute, on scène.
Au lieu de partir de là, je vais partir des petits câbles juste ici.
Les deux câbles, ça fait un take-off comme ça.
Donc, ce n'est pas le top.
Il n'y a que 20 mètres.
J'ai un petit problème de dos.
C'est peut-être mental.
C'est peut-être un petit limbago, un petit nœud, je ne sais pas.
Là aussi, je suis allé le voir 2-3 fois.
Ça ne bouge pas.
Étirements tous les soirs.
Ça, c'était déjà le cas.
Je le fais déjà depuis quelques semaines.
J'ai l'impression que c'est mental au final, cette douleur au dos.
C'est nouveau pour moi tout ça.
J'ai jamais pris un projet autant au sérieux.
Mais là, je donne tout.
Je vais gagner 3 centimètres si je fais ça tous les jours.
Là, on se retrouve à un hôtel abandonné qui est un spot assez connu.
On va faire une excursion.
On va l'attenter sans se la virer parce qu'on a vu qu'il y a une nouvelle caméra qui s'est faite installer
avec notamment un bateau ou une voiture qui est au parking.
On va y aller pour 5 minutes.
On va faire 3 sauts sûrement.
Il y a eu une caméra, ou deux, ou trois.
Peut-être une alarme aussi.
Apparemment, elle a sonné il y a 15 minutes en plus.
Mais de toute façon, on est là.
On ne va pas rebrousser le chemin.
On fait un petit jump pour voir d'eux s'il n'y a rien qui se passe.
Let's go.
Bas à gauche.
Je suis dégoûté.
On est parti pour deux semaines.
Je suis dégoûté.
Je pense qu'il faudrait qu'on parte au lieu de rester là en train de chimer.
Mais trop cool le spot.
Il est insane.
Allez.
On ne se fait pas cramer, nous.
Allez, rentre.
J'arrive.
Là, je pense qu'on va se faire un gros coin de route, un gros bout de route
pour arriver jusqu'à la Suisse.
Comme ça, on y est un peu direct sur place.
On a de la route.
Allez.
On est à Pontebrola.
Ça fait 3 jours qu'on attend ce moment.
Il y a les potes qui sont arrivés, là.
Enfin, on est plus que 3.
On va pouvoir envoyer un peu plus.
Big sender coming.
Let's go.
Deux petits 18, c'est cool.
J'adore, là.
On est plein de petits groupes de cliffjumpers.
Du coup, on peut s'allier, sauter ensemble, faire la sélection entre nous.
Et on continue la prette.
Let's go.
Ils ont envie de courir.
Et j'adore courir.
Il me traite d'enculé.
22,8 au niveau des pieds.
Donc, 23, 24 au niveau de la barrière.
Tu veux mon épaule, peut-être ?
Tu veux mon épaule ?
Ce sera peut-être plus stable, mon épaule.
Bon ben, genre, je vais se foutre de ma gueule, là.
Pourquoi ?
Parce que je dis, si tu n'es pas capable de faire ça…
Non, je comprends que ce soit…
Après, dis-toi que même si à un moment, tu perds,
tu peux toujours y aller en avance.
Ce n'est pas grave, tu vois.
3, 2, 1…
5 mètres.
24, 25.
À l'avant des doigts.
Hard landing.
Ça brûle les jambes.
L'atterrissage était vraiment énervé, là.
Mais mec, ça va, tu vois.
J'ai fermé comme un caca.
Et demain, on a 30 mètres à faire.
Si je ferme bien, ça va bien se passer.
Big impact, là.
Il va me faire sortir comme de sa tente.
J'ai préparé une petite tartine de Nutella.
Ça va peut-être l'attirer dehors,
parce qu'il met un peu de temps, là.
Ça n'a pas marché, il n'a pas faim, ce matin.
Je suis un peu tapé de l'impact d'hier, moi,
mais on va taper le 30 mètres, là, dès le réveil.
Let's go.
Oh putain, gros putain.
Ce petit muret, c'est à peu près,
alors quasiment le même que le pont de 31 mètres
Val Verzanska à Coripo.
Du coup, à chaque fois que je viens à ce pont,
je viens m'entraîner pour faire mes tricks, justement.
Let's go.
Là, il est un peu plus bas que d'habitude,
j'ai l'impression, au niveau de l'eau.
Mais de rien à 2,50 ou 2,80 centimètres.
Moi, je dis 31,6, quelque chose.
31,6, je dirais.
31,65.
Comme toujours, sécurité d'abord.
On va aller là-bas,
double vérifier qu'il n'y a pas de branches,
il n'y en a probablement pas.
Et puis, évidemment, quand le pont va descendre,
il doit être juste là.
Tout va bien ?
Parfait.
Je trouve que c'est le meilleur saut
qu'on puisse faire pour conclure
ce trip Suisse-Italie.
Il faut bien commencer à se rapprocher du record,
parce que là, on est resté dans les 20 mètres,
mais ça en a fait beaucoup,
ça a fait beaucoup de volume.
Mais bon, il faut commencer à se rapprocher, là.
Ces quatre trips, là, qu'on est en train de faire,
c'est vraiment de la préparation d'armure,
de protection corporelle,
pour que mon corps puisse encaisser
à fond le 44 mètres,
le nouveau record du monde.
Déjà, 30 mètres, c'est quelque chose d'aberrant.
Déjà, juste en faire un ou deux,
c'est historique.
Il y a peu de gens dans le monde qui peuvent dire
qu'ils en ont fait déjà un, en duds.
Et là, comme il l'est fait à la chaîne
pour pouvoir se préparer pour un 44 mètres,
donc ça comporte pas mal de risques.
J'ai tapé tellement fort les jambes,
hier et aujourd'hui, là, sur ce saut,
qu'elles sont un peu dures à contrôler.
Ce trick, c'est vraiment un truc de fou.
Il est tellement cool,
tu décomposes au faire confiance
à tes skills, à la hauteur.
Faut pas tourner trop vite,
parce qu'un 36, ça peut se tourner
en moins de 50 centimètres.
Et là, faut le tourner sur 31 mètres,
point 6.
Bon, c'est pas les mêmes conditions, là.
Regarde, tu la vois la neige, là ?
Ça caille, ça caille, là.
Faut que je vous raconte la semaine, là.
Je suis allé voir Lostéo
pour un dernier check-up
avant les trois trips, là,
qui vont s'enchaîner de fou
jusqu'au world record.
Lostéo, il m'a remis en place,
il m'a fait craquer partout.
Ensuite, j'ai fait des tests biomécaniques
pour voir un peu ce qui allait pas,
parce que mon dos, en fait, apparemment,
mon bassin, il est comme ça.
Donc là, va falloir que je fasse
des exercices et tout
pour être coordonné.
Et là, on est où ?
On est à Area 47, en Autriche,
mesdames et messieurs.
Et on va faire une compétition
de freestyle.
Vas-y, les gars, on y va ?
Let's go !
Un enfer !
16.
16 ?
Ouais, je dirais 16.
Ouais, elle est pas si froide, quoi.
Il y a Dotz et Cliff Jump
dans la même série.
C'est marrant, c'est hyper rare,
les compétitions comme ça.
En fait, il y a vraiment des mecs
qui font des triples saltos
avec cinq bris.
Et moi, même si j'ai des extra points
avec le Dotz,
en vrai, ça suffira pas.
Le mec, la première fois que je le fais,
c'est complètement différent du Dotz.
Tu vois, les twists et tout,
ça score grave bien.
Mais le style et tout,
le style, la puissance, tout ça,
ça compte pas du tout.
Je sais même pas si je vais passer
le second round.
Si je vais en finale,
ce qui est peu probable,
mais voilà, si j'y vais,
je suis dans la merde.
Front, baranie, back, Dotz.
C'est chaud.
Je sais.
C'est un world first dans le 20 club.
Mais bon.
On est les deux
qui seront pas en combi aujourd'hui.
Tout le monde en combi.
C'est encore mon meilleur
side, back, je crois.
Bon, j'ai eu des bons scores.
J'ai très bien fait mes Dotz.
Et donc, je suis en finale, en fait.
Vu qu'on a annulé le semi-final,
on peut choisir entre
le trix de la semi-final
ou le trix de la finale.
Donc, moi, c'est soit top gainer,
Dotz,
soit front, baranie, back, Dotz.
En vrai...
C'est dur, là.
Ce serait ouf de faire
front, baranie, back, Dotz.
C'est dur.
Mais je verrais.
Je suis plus en mood
top gainer, Dotz.
Honnêtement.
C'est dans 5 minutes.
Faut se relever.
Faut se chauffer.
Parce que là, on est cozy.
Il fait genre 25 degrés
dans la salle.
C'est trop bien.
Mais dehors, il fait genre
6 degrés quand tu sors.
Bro,
je fais le front, baranie, back, Dotz.
OK.
Faut se chauffer un peu
dans la vie, parfois.
Pas vrai ?
Allez.
Mec, j'ai jamais fait, en plus.
Ah ouais ?
Non, j'ai jamais fait.
Allez, let's go.
Dernier jump.
Bro, j'ai eu des notes
de baiser, en plus.
9, 9, 9.
C'est cool pour le Dotz,
en fait.
Tu vois ?
Même s'il y avait
des high-divers,
des freestylers et tout,
le Dotz, il est respecté,
quand même.
On l'a fait respecter,
ce putain de sport.
Exactement.
Régalable.
On y est.
C'est bon.
Yeah !
C'est le lift ?
Ouais, je pense que c'est le lift.
Moi, je pense que c'est
mon mauvais sens
de partir sur le dessus
de l'épaule gauche.
Faut essayer le dessus
de l'épaule droite, moi.
Il y a Truls et moi.
On va monter pour Dotz.
Il y a 21 mètres ou 25.
Mais vas-y, on commence
là, c'est sûr, un peu, là.
Let's go.
Putain, on a défoncé
le bas de sac.
Là, je suis un peu obligé
de le faire.
Il est trop beau.
Et si je ne le fais pas,
j'aurai un peu l'impression
de me défiler
et de ne pas préparer.
Bienvenue à Mallorque.
On est enfin arrivés.
Dernière ligne droite.
Let's go, on est partis.
On va à Cala Marques.
Là, 25 mètres.
Et au début
de cette semaine de prep.
On va courir.
Let's go.
Ah, il y a 24, 5 ans.
Ah, il y fait une impression.
Tellement immature.
Normalement, ça va être
baragny out
sur le record du monde.
Baragny out,
donc c'est un front
et un baragny.
Et ce qui est cool,
c'est que là, les 25,
franchement, je commence
à m'en foutre un peu
sur ce trick.
Et j'ai commencé
à me visualiser le 44.
Mec, je suis à 80% bon
sur la visualisation.
T'es serein, toi ?
Ouais, franchement,
un petit stress,
mais bon stress,
comme d'habitude.
Tu ne peux pas faire ça
sans stress,
sinon t'es vraiment
un animal.
T'es un peu comme lui, là.
Oui, c'est vrai
qu'après, il y a lui.
Moi, ça me va, là,
les 25.
C'est bon.
Déjà, les 20 m,
c'est devenu
quelque chose
d'assez facile.
Il faut être très entraîné
pour pouvoir en faire
déjà un.
Mais alors,
les enchaîner
comme des petits pains
tous les jours,
il faut vraiment
être très, très préparé.
Ça va, gros ?
Bon, j'ai chié,
mais je l'ai dit
depuis le début,
il a l'air tout petit.
Du coup, je l'ai envoyé
un peu fort.
J'ai atterri sur les pieds,
mais je vais le refaire.
Je suis en train de me dire
que c'est pas mal
le terrain par les pieds aussi.
Ça fait rien, c'est genre...
Ah ouais ?
C'est tout mou.
Minute heure,
3 minutes 10.
Voilà, tous les soirs,
tous les soirs,
3 minutes de gainage.
La visualisation,
ça fait grave passer vite
le gainage.
Parfois,
en faisant des preps
dans ma tête,
je peux me dire
Ah merde, là,
j'ai trop tourné,
tu vois ?
Genre les preps,
elles se passent pas très bien
parfois.
Ah ouais ?
Même quand tu visualises
le saut,
le dive,
tu arrives à te louper,
genre.
Ah ouais ?
Ouais,
genre j'arrive à savoir
la puissance que je mets
et tout.
Et parfois,
là, par exemple,
la dernière visualisation,
j'ai mis trop de puissance.
Il n'y a qu'un seul saut,
j'annonce.
Je ne suis jamais venu,
mais apparemment,
il y a entre 30 et 34 mètres.
Et,
comme d'hab,
baragne out.
Les chocottes,
le cœur qui palpite.
J'ai pris mon base jump,
là.
Oh,
il y a 33 mètres,
là.
Ouais.
Là, ça rigole plus,
là.
Là, c'est dur.
On pose la question.
Si là,
tu commences à te poser
des questions
sur un 30 mètres,
le jour J,
ça va être plus difficile
si tu continues de repousser.
Tu vois ce que je veux dire ?
Maintenant,
je pense que c'est le moment
où il faut charbonner,
tu vois.
Tous les jours,
si on trouve un saut,
il faut le faire,
tu vois.
Comme ça,
tu t'entraînes.
Pour que le jour J,
gros,
il faut que tu sois prêt
à 200%,
mec.
Je suis en train
de me chauffer,
là,
je ne sais plus pourquoi.
Tu es en train
de te chauffer,
là ?
Oui,
je ne sais pas pourquoi.
C'est automatique.
Allez.
Là,
on est dans l'eau
pour la festi,
comme et tout
en haut de la falaise,
là-bas.
Il y a 34 mètres.
Il s'apprête à sauter,
il va faire un front-halt,
dodge.
Allez,
putain !
Là,
il y a un gros combat mental,
là-haut.
Il est plusieurs fois au bar,
je crois que c'était prêt.
Mais,
à chaque fois,
c'était genre chaud,
tu vois.
Je ne sais pas si
c'est une bonne idée
d'y aller,
là,
mec.
C'est le barany out.
C'est le barany out ?
Il est dur à timer.
Mon front,
il est approximatif.
Soit on le train de fou,
soit,
il faut trouver un autre tricks,
soit classique.
Parce que le classique,
on l'avait abandonné
parce que ça faisait mal au dos.
Oui.
Je n'ai plus mal au dos.
En fait,
le classique,
c'était vraiment une histoire de...
Je veux...
J'ai fait mes deux derniers records
du monde en freestyle.
Je voulais continuer
sur la lancée,
mais...
Pourquoi pas classique, quoi ?
Parce qu'on en a parlé,
en plus,
je l'ai l'impact.
Classique,
en fait,
mais ça m'enlèverait
tellement de poids.
Tu penses ?
Je vais méditer là-dessus.
Un day off,
en vrai ?
Bien sûr.
Ça fait...
Ça fait combien de temps, là,
qu'on n'arrête pas ?
Ça fait un mois, gros.
Presque un mois
qu'on est...
Presque plus qu'un mois,
en fait.
Qu'on est constamment...
On a commencé, genre,
le 26 août.
On a commencé le 26 août ?
Ouais, là, on est genre
le 30 septembre.
Ouais, mec.
Plus qu'un mois.
On n'a pas arrêté
de rouler,
prendre les avions,
descendre,
filmer.
Dormir en camping,
en tente.
En vrai, c'est con.
On s'est prévu
un programme tellement intense.
Tu vois ?
Enfin, tu vois,
limite, c'est une perf
de passer blessé,
je trouve,
tellement que c'était intense.
Clairement.
Et là, franchement,
quand j'étais au bord du...
Au bord de la falaise, là,
j'avais pas eu tout peur
de l'impact et tout.
C'est le Trix
qui me bloquait.
Mais au final,
celui qu'on a dénigré
depuis le début,
celui que...
On voulait pas trop faire
et tout,
c'était le classique.
Ouais.
Le classique, mec.
Mec, un classique,
ça peut pas se rater.
Enfin, avec mes années
d'expérience,
je sais pas combien
j'en ai fait.
J'ai dû en faire des centaines.
Ouais.
T'étais certain
d'y arriver, quoi.
Pour le kiff,
pour...
Pour, mec, le vol.
Et puis, surtout, la pression.
J'en aurais 10 fois moins,
au final.
Ouais.
Là, au final,
au 33,
je me suis dit...
T'es pas sûr que j'arrive
à atteindre les 100%,
en fait, de la pression.
Ouais.
Et tu peux pas...
Tu peux pas...
Tu peux pas laisser
une marge d'erreur
à cet auteur-là.
Ouais, clairement.
Sinon,
c'est bonjour le paradis
ou les enfers,
ça dépend ce que t'as fait.
En fait, tu vois,
normalement,
quand tu fais un push-out,
c'est quand tu vas faire un Trix
et qu'en fait,
tu le fais pas.
Ça te frustre,
ça t'énerve,
ça te...
Mais là, du coup,
ça t'a juste fait rendre compte
que c'était pas le bon truc.
En fait, ouais,
c'était un mal pour un bien,
peut-être.
Ouais, clairement, ouais.
Peut-être que ça m'a sauvé la vie,
tu vois, ce push-out.
On est arrivé
dans le nord de Maillorque.
Dernière ligne droite, là.
Donc là,
on va aller
juste taper des classiques,
essayer d'avoir le airtime
bien équilibré en l'air
parce que c'est pas si facile
de bien faire un take-off,
surtout à des hauteurs conséquentes.
Donc, let's go,
suivez-moi.
Ça part.
Trois jours intensifs.
Et après,
on se dirige vers le spot.
Le record.
On est arrivé sur le spot.
Il y a entre 25 et 40.
Il y a de tout, en vrai,
c'est ouf.
3,50 m.
Go vers les 20 m
pour se chauffer.
Allez.
Je sais pas pourquoi,
avec l'ombre et tout,
et les vagues,
on n'arrive pas à...
On n'arrive pas à évaluer correctement.
On n'arrive pas à être d'accord
sur combien de mètres il y a.
Trois,
deux,
un,
C'est mal.
Ah ouais ?
Je sais pas exactement ce qui s'est passé,
mais j'ai senti que j'ai tapé le genou droit.
OK.
Comme si tu mettais une patate,
comme ça.
Ouais.
Sur ton genou, quoi.
Putain.
T'as mal quand tu bouges, là ?
Ça va mieux, ça va mieux.
Ça va mieux ?
Oh putain.
T'as eu peur, non ?
Attends.
Je reste pas à 100 % sûr de moi, là.
Mais mec,
là, je chopais la prise en bas,
ça me défonçait le poignet.
Ah ouais.
J'étais là, mais...
Genre...
En torse, tu vois ?
En torse du poignet,
qu'est-ce que tu veux faire ?
C'est fini, là.
Je pense que là,
il faut que je le repose un petit...
Je sais pas, une demi-heure.
Oh putain, attends.
J'espère que c'est bon.
Quand j'appuie de là,
ça te fait mal jusqu'à là ?
Non, quand t'appuies de là.
Bon.
Là, là ?
Ouais, ouais.
Oh putain, ouais, là.
Moi, j'aurais tendance
à te dire une petite radio
pour être sûr que t'as un gros truc
à faire dans pas longtemps.
Ouais.
Je sais pas ce que t'as envie d'entendre,
mais...
Non, vas-y.
Non, mais au moins, t'es sûr,
tu vois, et tu te dis pas
peut-être j'ai ça...
Tu vois, si jamais c'est
que une contusion,
c'est moins grave
de faire dessus
que si c'est cassé.
Il a rien,
c'est juste un coup, d'accord ?
Il a rien d'autre.
J'ai un mal jusqu'au poignet,
mais il a rien d'autre.
Rien, rien du tout.
Ne m'inquiétez pas, ça va.
Bon, on est sur la route
pour aller à Spuntas.
Et la douleur est pire.
J'ai une bosse, là,
qui a grossi.
Tu vois, en temps normal,
je me plaindrais pas et tout,
voilà, je prends une petite pause,
mais là,
on n'a plus que
deux jours et demi d'entraînement.
Et ensuite,
il y a le record
dans cinq jours.
J'espère que c'est rien.
Ouais.
On le porte,
mais ça coûte ça.
C'est pas tellement chaud.
Si c'est le jeté-bateau,
on le fait le week-end.
Oh, c'est la merde, mais...
Là, il faut aller
aux urgences.
C'est pas cassé.
Une trop bonne nouvelle.
Peut-être qu'on peut faire le saut.
Il a des dix jours de repos.
Ibuprofène,
on met du froid.
Et anti-inflammatoire.
Je propose
qu'on parle avec Laura encore.
Ou mon père,
qui est médecin.
Le risque, c'est que
quand c'est cassé,
c'est qu'en refaisant un impact,
ça se détache.
Et là, c'est un hématome.
C'est un hématome.
En quatre jours,
ça peut se résorber
à moitié au moins ?
OK.
Merci beaucoup, papa.
Mec, ça a l'air immense.
Putain, mais...
J'espère qu'à 44,
pas plus, quoi.
Le 44 mètres
de Simbara,
c'est une cascade
monstrueuse.
C'est pas un endroit où tu te dis
que c'est possible de sauter, quoi.
Le airtime de Zinzin.
C'est plus que prévu, là, non ?
44,5.
En vrai, là, il y a 44,5
avec le gap,
donc il doit y avoir 44.
Alex, on va te check ?
Ouais, ouais.
Yo, bro.
Ça fait un moment.
Tu aimes le spot ?
C'est fou, non ?
Mec, t'as des cultures
et de l'evil.
Donc, si tu meurs,
ils le nettoyent.
Donc, merci d'être là
et demain,
ça va être
le plus haut record du monde,
les plus hauts dégâts
de l'histoire.
Je suis très stressé,
mais je pense que c'est normal.
Je voulais juste s'assurer
que tout le monde sache
ce qu'ils feront demain.
Donc, pas de tirs sous l'eau
au lander.
Continuez à filmer
après le lander
pour des réactions
etc,
des extra footage.
Peu importe ce qui se passe.
Même si j'ai été blessé
ou que j'ai été tué,
ça peut se passer.
Continuez à filmer.
D'accord ?
Tu as plus de choses à dire ?
Non ?
C'est enfin le jour J.
Il y a eu des hauts et des bas.
Il y a des moments
où on croyait que ça allait pas se faire.
Et c'est aujourd'hui
que tout se concrétise.
Il fait un temps parfait.
Il a une bonne luminosité.
Comme il est prêt,
tout est prêt.
Mentalement,
je le sens déjà bien plus présent
que les derniers jours à Mallorque.
Donc, mec,
il n'y a plus qu'à faire.
C'est le moment.
La foi, c'est...
J'ai envie de me calmer,
j'ai envie d'être terminé.
On est à la fin
pour la Dive Diving Dodge Rodrigo.
Donc, c'est 44,30 mètres.
La taille est parfaitement droite
au dessus de la cliffe
où Combe va sauter.
Là, ça enlève que 20 centimètres
de 1,50 mètre de gap.
Putain, ça fait un gros bébé, hein.
44,4.
La main, elle est défoncée, là.
On va prendre des précautions.
Du coup, je vais mettre ça en dessous
et ça au-dessus.
Pour attester un record du monde
avec le Guinness et tout,
il y avait besoin d'une équipe médicale
qui serait à ce qu'on spotte aujourd'hui.
C'est bon, on va ?
Encore un petit peu.
Ah, yeah.
See you down there.
Let's go.
Il ne va y avoir que des rafales
un peu comme ça.
Là, tu vois, ça se calme un petit peu.
Ça merde.
Yeah !
Comment allez-vous ?
Ça va.
Ça va ? Et toi ?
Je vais bientôt le faire.
Ah, cool.
On va aller.
Contre toi, hein.
Je suis stressé, maman.
Mais je sais, c'est normal.
Mais ça, c'est normal.
Tu fais pas de figure, hein.
Non.
Pas de figure.
On pense.
Tout est prêt.
Bon, écoute.
On pense à toi.
Toi, la tête.
Et on est tous fiers.
On sait que ça va marcher.
On sait que c'est un truc de dingue.
La vie va être dingue après.
Ça va être extraordinaire.
Nous aussi, on est super contents.
Hein ?
Ouais.
Allez.
Ça irait tout derrière toi, comme.
Allez, go !
Merci, maman.
Bon, bon.
Concentration, hein, surtout.
Allez, je t'aime.
Je t'aime aussi.
Gros bisous.
Et nous, on l'aime.
Gros bisous.
Allez !
On va se merder, là.
Putain, trois secondes.
Guys, it's time, boys.
Let's fucking go.
Yeah !
Elle va répondre instant.
C'est bon.
Oui, bonjour.
Ça va ?
Ça va, et vous ?
Ça va ?
Ça va.
Ça a pété ?
Ouais.
Alors ?
Tu sais, j'avais mal au pouce.
Du coup, j'ai un peu plus mal,
comme si c'était il y a trois, quatre jours.
Mais il n'a rien.
Il est vivant.
Il s'est bien passé.
Let's go !
Non, mais trop bien.
Vite fait, mais vraiment vite fait, mal aux épaules.
Mais franchement, ça s'est passé dix fois mieux que prévu.
C'était un mental combat.
C'était dur.
C'était dur en haut.
Le vent.
Ah oui, il y avait du vent.
Il y avait des rafales à genre, je ne sais pas, 40.
On se faisait pousser.
C'était horrible.
J'ai failli tomber de la falaise.
Ah, c'était horrible.
Mais c'est bon.
Tout va bien.
Ouais, cool.
Oui.
Génial.
Finito.
Là, je peux me reposer pendant...
Pendant quelque temps.
Je peux...
Je peux chill, là.
C'était...
C'est pas bon.
Tu vas voir la vidéo, tu ne vas pas aimer.
C'est infini.
La chute est infinie.
Bon, allez.
Gros bisous, maman.
Je t'aime.
Bisous.
Je pense que je vais garder le record quelques mois, quelques temps.
Mais je ne pense pas que ce sera le record du monde définitif.
Je pense que ce sera le record du monde définitif.
