Nous vous avons entendus ! Notre vidéo Grosses Quilles reste encore aujourd'hui la plus regardée de la chaîne. Nous vous proposons donc l'épisode 2 pour fêter l'anniversaire de Kévin, Grosses Quilles 2 : le retour !
Nous dégustons six vins : Georges Comte Le Moutherot - Les Pèlerins 2004 Edmond Vatan - Clos la Neore 2015 Château de Fonsalette 2007 Beaulieu Vineyard - Georges de Latour private reserve 1962 Domaine Comte Georges de Vogüé - Chambolle-Musigny 1er cru Les Amoureuses 2010 Château Cheval Blanc 1986
Notre barème de notation :
60-70 / 100 : Nous préférons boire de l'eau. 70-75 / 100 : On boit une gorgée pour ne pas vexer. 75-80 / 100 : On peut en boire un verre pour faire plaisir à un vieux copain ou à un collègue. 80-85 / 100 : C'est intéressant, ça peut même être sympa, mais pas forcément assez pour en mettre en cave. 85-90 / 100 : Un bon vin, agréable, avec du caractère. On commence à vouloir l’acheter pour la cave. 90-93 / 100 : Très bon, il mérite d'être en cave (et idéalement, on en a déjà). 94-95 / 100 : Vin superbe, expérience mémorable. Nous sommes prêts à parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour le goûter ne serait-ce qu’une fois. 95-97 / 100 : Vin d'exception, une expérience unique et inoubliable. 98-99 / 100 : Si l'un de nous ouvre une bouteille de cette catégorie sans l'autre, nous ne nous adressons plus la parole. 100 / 100 : La licorne, un animal de légende. Nous la cherchons toujours et sommes prêts à tous les voyages, efforts et recherches pour la trouver.
SPOILERS: LES VINS, DEUX HEURES PLUS TARD
Moutherot : Malheureusement, a développé des notes déviantes après deux heures. Nous maintenons qu’il était fantastique à la dégustation initiale !
Edmond Vatan : Identique, et l’une des premières bouteilles à avoir disparu.
Fonsalette : Aussi bon, voire meilleur.
Beaulieu Vineyard : Belle amélioration après deux heures. Barème relevé à 92/100.
Vogüé Amoureuses : Aucune évolution, décevant.
Cheval Blanc : Commençait à fatiguer après deux heures… mais la bouteille est partie vite 😉
Kévin and Victor host a blind tasting session of rare and prestigious wines. They evaluate a diverse selection of white and red bottles, analyzing aromatic profiles, acidity, and structure. The session blends sensory analysis with historical context, focusing on the evolution of winemaking in regions like Burgundy and Napa Valley while assigning scores based on quality and aging.
Moi, tu me dis Groski, qu'est-ce que je fais ?
Je me calme, je regarde ce que j'ai, je sors les Groskis.
Moi aussi, il y en a une qui était très vieille.
Mais après, moi, je les ouvre,
je les goûte pour voir si c'est pas bouchonné.
Bonjour et bienvenue, c'est Kévin et Victor.
Aujourd'hui, nous vous avons entendu,
puisque la vidéo qui a le mieux marché de notre chaîne,
c'est notre vidéo Groski.
Donc là, on fait Groski numéro 2, le retour.
Du coup, Victor, t'as amené deux bouteilles.
Moi, j'ai trois bouteilles.
Mon frère contribue une bouteille.
On n'a que des bombes, à mon avis.
C'est sûr.
Là, aujourd'hui, moi, en tout cas, je te gâte.
Et puis, c'est ton anniversaire,
donc moi aussi, j'ai ramené des belles bouteilles
qui te feront plaisir.
Et après, on va les boire ensemble pendant le repas.
Exactement.
C'est super.
Pas de gaspillage.
On ne va pas vous faire attendre plus que ça.
On goûte ?
C'est parti.
Le premier, c'est le mien.
D'accord.
Et ton frère ?
Et mon frère, c'est le deuxième.
OK.
On va commencer par le 1.
On est sur un jaune quand même assez foncé.
Il y a un côté quand même agrume citron,
mais que ce n'est pas le premier truc.
Ça me fait un peu penser à un nez Chardeau du Jura,
mais sur un millésime un peu chaud
parce qu'il y a cette trame Chardeau citronné
que j'aime beaucoup.
Il y a un côté un peu...
C'est léger, mais un peu funky nature.
Oui.
D'ailleurs, si tu regardes le vin,
c'est un peu...
Oui, oui.
Il est un peu troublé.
Exactement.
Bon, on va goûter.
Mais en tout cas, moi, j'aime beaucoup le nez.
C'est exactement ça.
C'est un Chardeau du Jura.
En fait, c'est ça qui est génial.
J'ai encore l'acidité qui traîne en longueur là,
bien comme il faut.
Ça, c'est un truc qui fait plaisir.
Donc ça, c'est un beau vin.
Donc en bouche, après, j'ai un trame assez citronné.
C'est très agrume.
Citron vert, moi, j'ai.
Oui, c'est un peu ça.
J'ai vraiment citron, citron vert,
grosse acidité,
mais en même temps, à aucun moment, tu fais...
C'est super...
Je ne vais pas l'expliquer, mais j'ai la tête de l'acidité.
Tu veux nous mettre une petite note ?
Franchement, ça, ça vaut un bon 92, moi, je dirais.
92 points.
Je pense que c'est un peu la définition de qu'est-ce que c'est une Grosquille.
Je pense que pour plein de gens, c'est une grosse étiquette,
un producteur hyper connu, machin et tout, ou même un truc qui vaut très cher.
Et pour moi, c'est pas ça une Grosquille.
Une Grosquille, c'est une quille qui m'est très chère
parce que un, je l'ai goûté, c'est du bon vin
ou en tout cas, je le connais, c'est du bon vin.
Et deux, je sais que j'en aurais plus ou que c'est très rare.
Et du coup, ça, pour moi, c'est beaucoup plus ce genre de vin.
C'est-à-dire que c'est vraiment une bouteille,
je pense que j'en aurais peut-être plus jamais dans ma vie.
Ah, je sais ce que c'est.
Putain, merde, je suis pas loin, je suis pas loin.
Euh, du coup, bah écoute, on va enchaîner.
Ne rincez jamais vos verres.
Il faut garder un verre aviné.
Donc, si vous voulez rincer votre verre, vous le rincez avec du vin.
Là, blanc sur blanc, ça marche.
Si on met du rouge, qu'on veut remettre du blanc,
on met une petite goutte pour rincer, hop, après, on se resserre.
C'est hyper important.
Les tutos de Vico.
Déjà, on est sur un jaune paille vraiment plus clair.
Ouais, super limpide, jaune clair.
On remet beaucoup plus le style de ton frère.
Je le trouve pas très expressif au nez, peut-être un peu trop frais.
Alors moi, j'ai un truc un peu nail polish, là, comme tu dis,
comme on dit déjà, vernis à ongles.
C'est peut-être ta cave qui sent comme ça.
Mais ça va, oh.
Bah, j'ai pas de nez.
Voilà, je ne sais que vous dire.
Voilà, donc le nez, pas très expressif.
On m'a volé mon nez.
Ça arrive un peu, j'ai un petit peu de réglisse.
Je pense que t'as de la réglisse coincée dans le nez.
Je l'ai quand même vraiment souvent.
Ouais, mais parce que c'est une aromate que j'ai souvent dans les blancs, tu vois.
Bon, on va goûter parce qu'on n'a pas de nez.
Bah, je l'ai, ce côté un peu réglisse.
Ah, voilà.
Non, mais là, je suis d'accord.
Ça rajoute une belle complexité.
Je trouve ça sympa.
Alors, c'est moins long que le tien d'avant.
C'est moins long, il y a un peu moins d'acidité.
C'est très équilibré, très élégant.
Ouais, j'aime bien.
C'est tout en finesse et très soyeux.
Il y a de la longueur quand même, il reste bien.
C'est joli, c'est très agréable, très élégant.
Il y a une belle complexité.
Il y a peut-être un peu de fleurs blanches.
C'est un poil chaud.
J'étais en train de me dire, j'ai de l'alcool en fond.
Tu vois, ça chauffe un tout petit peu en arrière bouche.
Il y a un tout petit peu d'alcool qui remonte.
Et combien tu notes ça ?
Pour moi, c'est en dessous du mien.
Ouais, je suis d'accord aussi.
C'est proche parce que c'est des styles très différents.
C'est bon.
Moi, ça, c'est 90.
Moi, c'est 91 et je mets 92.
Il y a un point d'écart.
C'est vraiment, les styles sont complètement différents.
Et c'est une question de goût à ce niveau-là.
Mais j'adore l'acidité du premier.
Par contre, je ne sais pas du tout dire ce que c'est.
Ce n'est pas simple.
C'est compliqué le vin.
On est rouillé.
On a bu trop d'eau.
Bon, on galère.
Mais c'était très bon.
Et on va passer au rouge quand même.
Allez, go.
Premier vin rouge, c'est le mien.
On voit tout de suite qu'il y a un peu d'âge.
Ça tuile un peu sur les bords.
Mais c'est très clair.
Plutôt limpide.
Alors, il y a plein de trucs au nez.
Là, c'est un bouquin le truc.
C'est pas mal.
Il y a de la fraise, de la cerise noire.
Tous ces fruits-là un petit peu qu'on va voir.
Vraiment ce côté un petit peu cerise noire, genre extrait, tu vois.
J'ai un petit peu de menthol.
Un côté un peu genre frais.
Il y a une fraîcheur.
On ne s'attend pas à de la lourdeur.
J'ai un côté épicé.
Moi, j'allais dire, ce n'est pas cannelle.
Enfin, c'est peut-être poivre.
Ah, tu as raison.
C'est un petit côté épice-cannelle et tout.
Oui, c'est ça.
C'est ça, poivre, épice, genre...
Ce que je trouve est génial.
Ça, vraiment, ça ramène beaucoup de complexité.
Ah, c'est au nez scotchant, quoi.
Oui, c'est pas mal.
C'est un très, très bon nez, ça.
Ah oui, ça, c'est super.
Bon, je vais goûter.
Oh, on est bien, là.
Il y a une trame saline sur le vin qui fait que ça te fait saliver.
Ça le garde frais.
C'est très frais.
Déjà, première chose, c'est très frais.
On n'est pas sur le fruit.
On est plus proche du...
Il y a du fruit.
Il y a du fruit, mais ce n'est pas l'aromatique dominante.
On est plus proche de ce côté, genre épice.
C'est aérien, d'accord ?
Donc, ce n'est pas très concentré, contrairement à ce que j'avais au nez.
C'est élégant.
C'est très élégant.
Je n'ai aucune idée de ce que c'est.
Quand je l'avais au nez, les petites notes un peu, genre poivre et tout ça,
je me dis peut-être que c'est Rhône-Nord, tu vois.
Moi, j'étais au nez, et tu vois, très Syrah façon.
C'est ce que je me serais dit aussi.
Et en fait, pas du tout en bouche.
Je n'ai pas l'impression que ce soit genre juste un cépage.
Après, je me dis peut-être que ces aromatiques, un peu de tout ça,
je me dis Grenache, tu vois.
Il y a cette fraîcheur.
Le vin n'est pas hyper sombre, donc ça aide un petit peu.
Tu n'es pas Pinaud ?
Oui, exactement.
Tu n'es pas Pinaud, mais tu n'es pas Syrah non plus, exactement.
Pour moi, tu es en Grenache.
Donc, ça serait Rhône-Sud, Grenache.
Franchement, je connais ta case.
Je me dis, je sais que tu as quelques Rayas
ou Fonsalette ou des trucs comme ça, tu vois.
Et niveau millésime, tu vois, si je devais m'abandonner à dire un truc,
je ne le mettrais pas avant genre 98, tu vois.
Pour moi, c'est genre pile dessus, tu vois.
98, 99, 2000 peut-être, un truc comme ça, tu vois.
Parce que ça reste frais.
C'est super.
Et dans le making ?
97, 18 ?
Ah oui.
Moi, j'adore ça.
OK.
Entre 96 et 98, je suis sûr que c'est un truc.
Très bien, je suis d'accord.
C'est super.
Bon, ça fait plaisir.
Tu ouvres chaud, là, sur le...
C'est vrai que je ne sais pas si je vais tenir sur la fin, on va voir.
Il m'en reste un.
Bon, bah, écoute, allez, vin suivant.
On enchaîne ?
Allez, c'est parti.
Mec, t'as ch*** dans mon verre.
Oh, le b**** !
Tu l'as carafé dans les égouts ?
Je ne l'ai pas goûté, je ne l'ai pas senti, attends.
Mais c'est nickel, ça !
De quoi tu parles ?
Vin numéro 4 que Kevin vient de me servir,
qui a une couleur marronnasse trouble qu'on aime beaucoup dans les vins.
Regarde-moi ça, c'est beau !
C'est pas beau du tout.
Au nez, j'ai vraiment ce côté balsamique, sauce soja, un peu.
Un peu comme si on avait mis des fruits rouges,
des petits fruits rouges, avec du vinaigre balsamique,
qu'on avait fait bien macérer.
Le b**** !
Mais non, mais c'est bon.
C'est juste que ça fait très évoluer.
Ton vin, tu vois, c'est du jus de chaussette qui est fait avec du vinaigre balsamique.
J'ai mis des fruits rouges, c'est beau, les fruits rouges.
C'est très bon.
C'est vraiment sur la finesse, par contre.
Là, il ne faudrait pas l'attendre 10 ans de plus.
Pour moi, il est un peu vieux,
mais on aime bien aussi les vieux vins comme ça,
qui ont sûrement une belle histoire à raconter, on verra.
Tu ne trouves pas qu'il y a une super belle longueur quand même ?
Là, moi, je l'ai encore en bouche, ça revient, c'est super complexe.
Il y a de la longueur.
Il y a une bonne acidité, le vin est vivant, donc vraiment, on a un truc clean.
Ce n'est pas du tout confituré.
Ce n'est pas confituré, non, c'est frais.
On a vraiment ce côté fruits rouges que j'avais au nez, petits fruits rouges.
Pour être très bon, quand j'ai vu la gueule du vin, je me suis dit,
bon, là, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi clean en bouche.
Il fallait l'ouvrir au nez.
Et c'est pour ça que je me dis un tout petit peu trop vieux.
J'ai un tout petit peu ce côté pruneau.
Très léger, mais en bouche, pas du tout.
Non, pas en bouche.
Je ne sais pas dire ce que c'est, par contre.
En tout cas, c'est très bon, mais sur la faim, quoi.
Je suis d'accord avec toi. On met quoi en score ?
Là, maintenant, tu le notes combien ?
Ne pense pas à ce qu'il était il y a dix ans, genre maintenant.
88.
OK, 89.
Je suis content, c'est bon, mais ce n'est pas wow.
Bon point d'entrée, du coup, mais comparaison difficile avec le précédent.
On aurait dû faire l'inverse.
On aurait dû faire un effet de séquence, je pense.
En tout cas, c'est bon.
Et en plus, vous allez voir.
Vous allez adorer la petite histoire qu'il y a sur le vin à la fin.
Donc, restez jusqu'à la fin et on s'abonne.
On envoie la vidéo à ses potes.
N'oubliez de vous dire.
On ne vous l'a pas dit.
Il faut vous abonner, envoyer la vidéo à vos potes.
Mettez des likes, regardez jusqu'au bout.
Mettez des commentaires, j'adore les commentaires.
OK, on va passer au vin numéro 5.
5, l'avant dernier.
C'est parti.
Vin numéro 5, c'est aussi le mien.
Donc, on a une plus belle couleur.
Comme ça, ça fait un peu Pinot, quoi.
Ça pourrait faire autre chose.
Mais je veux dire, la couleur fait penser à ça.
C'est pas très expressif, quoi.
Bah ouais, mince alors.
Où est le nez? Deux fois d'affilé?
Tu vois, par exemple, l'autre là, le lieu, on peut dire qu'il est vieux.
Je pense que je pense que c'est pas un spoil.
Ah bah 2020, j'aurais pas dit.
C'est de la terre, tu sais.
Ah, mais il y avait le terroir dans le mer.
On ne voyait plus que ça.
Moi, j'ai un petit côté, genre transpiration
qui est typique dans ce genre de vin.
C'est long, c'est long, mais c'est un peu léger en aromatique.
C'est un peu léger en aromatique, mais c'est élégant.
Non, mais j'aime bien.
C'est juste que j'ai un peu de mal à dire ce que c'est dans la structure du vin.
On va dire que les talins sont assez fins.
Bien, il n'y en a pas trop avec cette couleur,
cette acidité, cette longueur, ça fait Pinot.
Moi, j'irais là dessus.
Pinot de Bourgogne, comme ça.
On n'est pas sur genre le typique fruit rouge, tout ça.
On est plus sur quelque chose d'un petit peu plus.
C'est plus sérieux.
C'est relativement long.
C'est plutôt fin.
Les talins sont corrects.
C'est un beau vin.
Pas trop lourd.
C'est très élégant.
Ouais, c'est ça.
C'est vraiment sur la finesse.
Ça manque un peu d'intensité.
Bah, c'est ça.
Ouais, ça manque un peu.
C'est ça qui me déçoit.
Va falloir que je me rattrape, du coup.
Et bah non, c'est trop tard.
J'ai plus de vin.
Ah, le mec s'est chié dessus.
Aïe, aïe, aïe, la loose.
On fait une vidéo gros ski, il me sort ça.
Non, franchement, c'est bon.
C'est un beau Bourgogne.
Je pense juste que c'est pas son moment.
À mon avis, c'est juste ça le problème.
Mais belle structure, donc c'est top.
Donc moi, aujourd'hui, non, je le note comme l'autre,
mais pour différentes raisons.
88.
Moi, je suis à 88, 89, parce que je connais l'étiquette.
Non, mais oui, non, mais c'est ça.
Mais par contre, au reveal, je pense que vous allez...
Vous aussi, vous allez pleurer.
Vous allez vous faire mal au cœur, je pense.
Par contre, bonne nouvelle.
Je vais l'éclater.
Mais alors l'éclater, parce que alors le vin numéro 6.
Victor, tout n'est pas une compétition, OK?
Si, c'est une compétition uniquement quand c'est moi qui gagne, OK?
Mais du coup, c'est jamais une compétition.
Si, quand je gagne.
Donc jamais.
Allez, dernier vin, c'est parti.
Vin numéro 6.
Victor m'a dit en oeuf qu'il l'a mis en dernier dans la dégustation
parce qu'il savait que ce serait le meilleur vin.
C'est sûr.
Donc là, là, tout de suite, il me chauffe un peu.
Il n'y a pas photo, mais tu me dis, c'est le meilleur vin.
J'ai même pas besoin de remettre le nez dedans.
Vas-y, tu peux goûter.
Alors, c'est clair.
Ça fait un petit peu genre pinot noir avec une belle densité.
Une belle couleur.
Très belle couleur.
C'est limpide, brillant.
Il y a un tout petit peu, genre ce côté un peu plus off.
Ça tuile un peu.
Ça tuile un peu, qui me fait penser qu'il y a un petit peu d'âge.
On va sentir ce vin au nez, là, tout de suite.
C'est la raison pour laquelle on aime le vin.
C'est ça.
Là, j'ai des petits frissons dans le dos, tu vois, quand je le sens.
J'ai ce côté un peu poivre blanc, très cuir, animal, un peu gibier.
Oui, il y a un côté animal, oui.
Pour moi, immédiatement au nez.
Mais alors, je peux me planter, tu vois, mais un, en Bourgogne.
Je suis tout de suite en Bourgogne.
Soit je suis en Côte-Rotie, je suis chez Jamais ou un truc comme ça.
Soit je suis en Vaux-de-Romanée sur un pur producteur qui fait du truc bien cuiré.
Bien cuiré, le verbe cuir.
J'ai de la cannelle de fou.
Et j'ai pas ça typiquement dans la Syrah, tu vois, c'est génial.
C'est un bonnet.
Ah ouais, voilà, on goûte.
C'est marrant, je suis encore un tout petit peu déçu par la bouche,
parce qu'il y a ce côté tannant.
La bouche est moins expressive.
J'ai vraiment de la cannelle en bouche.
Ouais, c'est marrant, je suis d'accord.
C'est hyper impressionnant.
Il y a un côté cannelle assez présent.
C'est très fin.
Le nez, c'est tout ce que tu cherches dans le vin.
Tu vois, c'est genre quand tu sens un vin comme ça, tu te dis OK,
c'est ça le mythe de la Bourgogne.
C'est magique au nez.
En bouche, c'est pas au niveau du nez.
Et il y a un gros écart, peut-être 4-5 points.
Ouais, oui, ouais, 4 points, Victor, OK, là, s'il te plaît.
Bon, quand même.
Et mon vin, c'était de la terre, alors.
Attends, on négocie.
Ça, je note 93, 94 sur 100.
Mais en vrai, je pense que tu lui donnes 10 ans de plus.
C'est 99.
Je ne sais pas.
Moi, je pense que tu lui donnes une heure de plus.
Ah, bah ça, on vous le dira en commentaire.
On va, on va goûter tout à l'heure.
OK, bah écoute, super.
On a tout goûté.
Je te propose qu'on passe au reveal.
On va faire le reveal.
Et je vais te raconter un peu les histoires de Mépinard.
Et moi aussi, top.
A tout de suite.
Alors le premier, c'est mon vin.
C'est un mec fou qui fait du vin dans le doux
parce qu'il a dit un jour, j'ai les mêmes terroirs que Pouligny-Morachet.
C'est génial.
Si vous arrivez à en trouver, c'est un peu le mythe.
Franchement, il faut goûter.
L'histoire de cette bouteille que je trouve très cool,
c'est que c'est une des premières bouteilles
avec laquelle j'ai réussi à convaincre Victor de se mettre au vin sérieusement.
Oui, c'est vrai.
Parce qu'une de nos toutes premières dégustations, ça l'avait scotché.
Il avait dit c'est quoi, ce vin ?
C'était un 2002.
C'était un 2002 et c'était incroyable.
Et ça nous avait tous assis en mode, je ne sais pas ce que c'est.
Ça ne vaut pas cher.
À l'époque, j'avais payé ça moins de 50 euros, je crois.
Celle-là, c'était 50 euros.
Celle-là, c'est 50 euros et ça vaut un Bourgogne à 250 balles.
Et puis, surtout, acheter 50 euros un 2004, un très bon vin,
20 ans plus tard.
Franchement, on ne se bat pas, il n'y a pas de problème.
Le vin numéro 2, c'est le vin de mon frère.
On ne sait pas ce que c'est.
On est parti dans tous les sens.
Et donc, c'était...
Oh ! La Neor !
Claude, la Neor 2015.
Oh ! On ne serait jamais allé à Sancerre.
Oh, la légende de Sancerre.
Claude, la Neor, méga légendaire producteur en Sancerre.
J'ai toujours voulu goûter.
Ça nourrit.
Oui, mais c'est ça qu'on n'a pas compris, en fait.
En fait, c'est tellement différent et au-dessus de ce que j'ai bu en Sancerre.
Mais même, tu vois, dans un style rien à voir.
C'était tendu, c'était bien.
Il y avait ce côté épique, c'est tout, que je n'ai jamais vu.
Et j'ai adoré.
Non, mais c'était très bon.
C'est juste qu'on n'a pas su dire ce que c'était.
Mais voilà, c'est arrivé.
Incroyable.
Troisième, c'est le mien.
Tu as bien deviné.
Ah !
Emmanuel Reynaud, est-ce que j'avais l'année reçu ou pas ?
Tu n'as pas du tout l'année.
Ah, c'est beaucoup plus vieux ?
C'est beaucoup plus jeune.
C'est un Château de Fonsalette de 2007.
Ah ouais !
Après, il y a des années, c'est pas toujours facile de faire la différence.
Ça dépend des millésimes.
Il y a des millésimes, c'est clair.
Il y a des millésimes, c'est moins clair.
La terre, le vin numéro 4.
On va être un peu plus vintage.
C'était un moment que je voulais partager avec toi.
Je n'en aurai plus jamais dans ma vie.
C'est une bouteille américaine.
On est sur un vin de Napa, de Beaulieu-Villiard.
Il doit rester moins de 500 bouteilles dans le monde de 1962.
Ouais, c'est hyper rare.
C'est un vin qui a changé le vin aux U.S.
C'est un domaine qui a été créé en 1900 par Latour.
Sauf qu'en 1920, prohibition aux U.S., interdiction de vendre de l'alcool.
Le domaine survit, contrairement à plein d'autres domaines,
et même s'étend grâce à la vente de vin de Metz.
Et en fait, c'est eux qui étaient fournisseurs exclusifs
de toutes les églises dans la région.
Donc, ils avaient le droit de produire.
Et il y en a plein !
Voilà, exactement, il y en a plein.
Et donc, ils ont réussi à racheter plein de vignes incroyables.
Et après la prohibition, il y a un mec qui s'appelle André Tselitschev.
C'est un Russe qui a été entraîné en France par des Français
sur l'habitat d'agriculture du vin.
Genre, pas un espion, quoi.
Pas un espion.
Et qui fuit les bolcheviks.
Ça, c'est une histoire hyper cool.
Et qui part du coup aux Etats-Unis avec l'aide de Latour
pour créer une nouvelle vague.
À l'époque, les vins américains, c'est vraiment le tout début.
C'était le post-prohibition.
Donc, ils ne savaient pas vraiment.
Ils avaient coupé les vignes, puis les avaient replantées,
Lui, sa théorie, c'était de faire des vins de garde.
Tout sur l'élégance et la finesse.
Et à chaque fois que j'ouvre un beau lieu vignarde,
c'est toujours super.
Les vieux, c'est vrai que quand on avait déjà ouvert, c'est très bon.
C'est toujours super.
Là, t'es prêt à verser une petite larme ou pas ?
C'est de la Bourgogne.
OK.
Donc ça, déjà, t'es bon.
Et c'est Les Amoureuses 2010.
Oh non !
De Vaugouay.
Donc, Jean-Paul Musigny et les Amoureuses, c'est la parcelle, les gens de...
Ah ouais !
Ah bah ça, sur le papier, c'est pas gros ski.
C'est méga gros ski, quoi.
2010, c'est genre parfait en Bourgogne.
Pour moi, c'est mon millésime préféré des 20 dernières années.
Ouais, mais en fait, il fait des vins qu'il faut boire dans 30 ans.
Et du coup, le dernier vin, moi, je pense que c'est un Vaux de Romanée.
Ou en tout cas, par là.
C'est un Cheval Blanc 1986.
C'est dur, les vieux vins, quand même, de temps en temps.
Bon, là, je vais me faire tracher par les commentaires, mais...
Arrêtez de me juger, OK ?
C'est très, très dur, les vieux vins.
Parce que ça peut tout être.
Non, mais c'est vrai.
On est d'accord.
Quand on a bu plein de vieux vins, on sait que passer à un certain âge,
franchement, c'est vraiment plus difficile.
J'ai ramené ça parce que j'ai jamais bu de Cheval Blanc.
Je ne sais pas si t'as déjà bu des Cheval Blanc, mais voilà.
Je ne suis pas un grand fan de Cabernet Franc,
mais j'ai bien aimé, c'était très, très bon.
Et surtout, j'ai eu l'occasion d'en racheter dans une cave
qui était, du coup, a pris beaucoup plus raisonnable
que ce qu'on pourrait trouver sur Internet.
Donc, je me suis dit, gros ski.
Eh bien, c'était une belle vidéo gros ski numéro 2.
On espère que ça vous a plu.
En tout cas, c'était hyper sympa à faire.
Merci beaucoup de nous avoir regardé et surtout à la prochaine vidéo.
Santé.