A journey to the heart of the Mongolian steppe, to meet the last nomadic peoples.
00:00 Introduction to Mongolia 02:00 Nomadic life and daily rituals 04:20 The yurt and its organization 07:00 Music, throat singing, and spirituality 09:15 Oral tradition and shamanism 14:30 The Tsaatan people and life with reindeer 23:00 The Naadam: wrestling, horses, and archers 29:00 The legacy of Genghis Khan and Mongolian history 49:00 Returning to nomadic life after the festival
In northern Asia, the descendants of Genghis Khan perpetuate a thousand-year-old nomadic tradition. Between horse races, ritual wrestling, nature-inspired chants, and shamanic practices, this documentary reveals the beauty and fragility of a people living in harmony with the wind and the steppe.
From the Tsaatan to Mongolian horsemen, this journey bears witness to a threatened yet still vibrant culture, where freedom and spirituality intertwine in the boundless landscapes of Mongolia.
This documentary explores the ancestral lifestyles of Mongolia's last great nomads, from the central steppes to the northern taiga. It examines the deep spiritual connection between the people, their livestock, and nature, while highlighting the tension between ancient shamanic traditions and the modern pressures of sedentarization.
Au nord,
les
Taïgas.
Au centre, les steppes à l'infini.
Au sud, le désert du Gobi.
Aux confins des confins, la Mongolie.
Ici, on entend que le souffle divin de la nature,
une nature extrême, balayée par les vents,
et qui ne tolère tout juste que l'éphémère présence
des derniers grands nomades.
Le Gobi est le théâtre de tempêtes
de sable aussi fréquentes qu'imprévisibles.
Elles peuvent surprendre la caravane
en route pour quelques nouveaux horizons
et parfois même désarticuler les yurtes les plus solidement amarrées.
Espaces sans limites.
Puis, dans la lumière limpide de la Haute-Asie, un bruit de galop.
Souples et fiers
sur leurs chevaux,
ils passent, ils
ne font que passer.
Eux les passagers de la terre,
fils du vent, héritiers de Gengis Khan,
les cavaliers mongols.
Sous-titres par Jérémy Diaz
Au nord du pays, dans la province
du Robsrol, sur une colline
surplombant un petit lac,
Alten Gerel a planté les deux yurtes familiales.
Dès l'aube, il enfourche déjà son cheval pour aller voir ses troupeaux.
Pendant ce temps, Tuya,
son épouse, rassemble les vaches
pour la première traite.
Et voici Narangur et Narmanda, les deux fillettes du couple.
Le premier lait du matin revêt une valeur symbolique importante.
C'est dans un geste gracieux, immuable,
qu'il est offert à chaque jour naissant aux esprits du ciel.
Pour qu'en cette journée qui commence,
il n'oublie pas de veiller sur la famille et sur le troupeau.
Ah, voici Altengerel qui revient.
Il est temps pour toute la famille de prendre son petit déjeuner.
Dans la yurte familiale, nous retrouvons la grand-mère, Mertel.
Elle a rejoint la famille pour
l'estivage et s'occuper du petit dernier.
C'est une période où il y a beaucoup de travail pour nos hôtes.
L'aide de grand-mère est précieuse.
Alors, tenez, j'aime, j'aime, j'aime.
La journée commence toujours par un thé au lait salé
qui sera suivi, un peu plus tard, par un plat plus consistant.
Alors, maintenant, on va voir ce qu'il y a là-bas.
Nous sommes à la sortie de l'hiver.
C'est en ces journées printanières
que les familles nomades quittent leur lieu d'hivernage
pour rejoindre les zones de pâturage qui commencent à reverdir.
Tirés par des yaks, les chariots transportent les yurts,
les ustensiles de cuisine,
les malles en bois qui contiennent les objets précieux de la famille.
Oh, le nomade ne s'embarrasse jamais de choses inutiles.
Sa vraie richesse à lui, c'est de pouvoir se déplacer.
C'est l'éphémère, dont le mouvement
permanent confère un goût d'éternité.
Ce matin, la famille Badé monte la yurte du grand-père.
Ronde pour mieux résister au vent,
elle est simplement posée sur le sol.
En fait, le terme de « yurt » est surtout utilisé dans le Kazakhstan.
Ici, on l'appelle « ger ».
Deux mâts centraux soutiennent le tonneau,
l'armature ronde à laquelle viennent se fixer les poutrelles peintes.
Ils symbolisent le lien entre la terre et le ciel.
La cohésion de la famille qui l'habite,
l'axe passé, présent, futur, est censé les traverser.
Après quoi, on dispose d'une ou plusieurs couches
de feutrine en laine de mouton
et enfin la toile de recouvrement de l'ensemble.
Le tout est solidement maintenu par des sangles attachées
au montant de l'unique porte de la yurte,
qui doit toujours être dirigée vers le sud.
En pénétrant sous la yurte, un homme va directement côté ouest,
sous la protection du ciel.
Une femme, côté est, sous la protection du soleil.
Quant à la place d'honneur réservée aux invités ou aux aînés,
elle est toujours à l'opposé de la porte, contre le mur nord.
Le nomade mongol ne quitte presque jamais l'ourga, cette sangle
ou lasso fixée selon les besoins à l'extrémité d'une longue perche.
L'ourga lui permet d'attraper les animaux les plus vifs
qui viendraient à s'éloigner du gros du troupeau.
Le cavalier doit plusieurs fois par jour parcourir
des kilomètres de steppe pour localiser ses bêtes
et les diriger vers les meilleurs pâturages.
Son seul repère, c'est un peu comme pour son troupeau
qui ignore toute barrière à sa liberté, l'absence de limite.
Normanda est allée s'occuper des chèvres.
La voici qui rejoint maintenant la yurte familiale.
Touya, sa maman et Merten, sa grand-mère,
s'y activent à préparer le premier repas de la journée.
Normanda a déjà acquis le savoir-faire des adultes
quand il s'agit de pétrir la pâte qui sera mise à cuire sur le bouillon
dans lequel les tripes mijotent
ou qui permettra de préparer les nouilles maison.
Les intestins, rincés à l'eau claire, sont farcis avec les rognons,
le foie, le cœur finement haché, de la graisse et du sang.
Le tout assaisonné d'herbes aromatiques, d'ail et d'oignons sauvages.
Un vrai régal pour la famille et ses invités.
...
Pendant ce temps, dans la yurte de la famille Badé, deux musiciens,
amis de la famille, font étape sur la route d'Oulan-Bator,
où ils se rendent en prévision d'un Naadam tout proche,
la grande fête nationale mongole.
Les chanteurs de Khöömei, le chant diphonique mongol,
puisent leur inspiration dans les bruits de la nature,
le vent, les torrents, ceux de la faune sauvage et du bétail.
Le Khöömei, nous dit ce chanteur, est originaire de la région de Khovd.
Là-bas, il y a un village qui s'appelle Shanman.
Ce sont des éleveurs qui essaient d'imiter
le bruit de l'eau et des rivières.
Le chant diphonique permet aux chanteurs
de sortir deux sons en même temps
et de les moduler à sa convenance.
Avec le Morinkhuur, la vielle cheval, et le Yatak,
sitar horizontal à cheval et mobile,
les musiciens livrent au vent les chants pratiqués
de tout temps par les éleveurs nomades.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Les animaux, au premier rang desquels se trouvent l'aigle et le cheval,
occupent une place essentielle dans l'univers spirituel des nomades.
Ils représentent la forme initiale de l'esprit de l'homme,
l'ancêtre des ancêtres.
Le lien entre le Khomi et les croyances chamaniques
se manifeste, dit-on, par la voix des esprits,
qui s'exprimerait à travers ces sons étranges
qui sortent du plus profond de l'âme du chanteur.
Les nomades
ont
développé
une
tradition
orale
extrêmement
riche
et toujours en mouvement, mythe.
Fables, légendes, proverbes,
dictons et poèmes épiques peuplent cette culture de l'oralité.
Une culture où, à l'image des hommes, de leurs chevaux
et de leurs yaks, les mots nomadisent au gré des vents.
Ce matin, Altangerel est parti de très bonne heure chez son beau-frère,
Erden, pour préparer ensemble le prochain Nadam.
Il se déroulera dans le chef-lieu de la région, à Tössönsegel.
Le réveil est un peu difficile pour les enfants de la famille.
On t'a'a' quand nous testé, on t'a' quand
nous t'a' ringé, t'a' rapporté.
On t'a' quand nous...
On t'a quand nous...
Adjaro est le neveu d'Altangerel.
C'est lui qui montra les chevaux de course de son père lors du Nadam.
C'est une petite chaleuse.
Elle est en train de se faire un peu de lait.
Elle est en train de se faire un peu de lait.
Elle est en train de se faire un peu de lait.
« J'ai entraîné mon premier cheval quand j'avais 18 ans,
me dit Altenguerel.
Avec ce cheval, j'ai gagné le nadam de mon village.
Ce cheval a été aussi parmi les premiers à l'occasion d'autres nadams.
Préparer les chevaux
et participer au Nadam est notre passion. »
Erden et Altangerel préparent ensemble leurs chevaux de course.
Il s'agit qu'ils soient au mieux de leur forme comme
de leur apparence pour le grand jour.
Erden est considéré comme l'un des meilleurs
éleveurs de chevaux de la région
et Altangerel espère bien profiter de ses conseils.
Plusieurs fois par jour, les jeunes cavaliers montent les chevaux
et les font marcher pour les échauffer, en prévision du grand Naadam,
tout en chantant pour les rassurer
mais aussi pour invoquer les esprits bénéfiques.
Ils entretiennent ainsi, jour après jour,
cette farouche détermination
à en découdre très bientôt avec leurs concurrents.
Nous quittons notre petite famille
et nous engageons sur la piste qui mène encore plus au nord
vers les taïgas des confins de la Mongolie et de la Russie.
Plus on s'approche des contrées boréales,
aux limites de la Sibérie, plus les ovos sont nombreux.
L'ovo symbolise le lieu de résidence des esprits.
Il représente également l'axe cosmique,
le lien vertical qui unit la Terre au ciel.
Le voyageur doit en faire trois fois le tour
et y jeter trois pierres ramassées sur son chemin.
Il peut aussi y accrocher une écharpe
de soie bleue en guise d'offrande.
Nous arrivons dans les terres ancestrales des peuples du Nord,
les Dakhats, les Buryats, les Tsathans,
chez lesquels le chamanisme est resté bien vivant.
Au bord de ce lac Rovsrol, qui s'étire jusqu'à la frontière russe,
vit l'une des femmes chamanes les plus connues de Mongolie.
Elle est Dakhat et son mari Tsathan.
Le chamanisme existe depuis
longtemps, nous dit-elle.
Sous-titrage
C'était la seule religion au monde jusqu'à l'époque de Gengis Khan.
Sous-titrage
Nous sommes fiers de le perpétuer aujourd'hui.
Société
On distingue les esprits doux et les esprits méchants.
Les esprits durs peuvent être appelés
pour faire mourir ou séparer des amants.
Société
Radio-Canada
Par contre, les esprits doux se comportent comme des parents.
Enfant, ne fais pas ceci, ne fais pas cela.
Radio-Canada
Si tu pars tel jour, tel mois, dans telle direction,
cela va te porter malheur.
Choisis plutôt un autre jour.
Le chamanisme, longtemps mis à mal avec l'expansion du bouddhisme
dès le XVIIe siècle, a été pratiquement éradiqué
par les bureaucrates de l'ère socialiste.
Il survécut principalement dans ces régions du Nord
et dans les contrées boréales des confins,
aux limites de la frontière russe.
Non loin de la frontière russe,
un traversier improvisé nous emmène sur l'autre rive,
là où les steppes se terminent pour laisser place
au Taïga, le pays des tzatans.
Marla fait notre offrande aux esprits de la région,
le ratag, une écharpe bleue livrée au vent des tzatans.
Un vent plus glacial, plus sec encore que dans les steppes.
Là où le vieux 4x4 russe ne peut plus rien,
les chevaux, eux, progressent à pas lent et sûr.
Petit incident de parcours, le cheval de notre interprète,
Bat, vient de chuter dans un trou d'eau glacée.
Il est tombé à l'eau avec son cheval, dans une eau glaciale,
en train de se changer les vêtements.
Ça va Bat ? T'es pas mouillé
dans tes vêtements en dessous ? Juste en bas ?
Et maintenant, la neige, éternelle.
Celle-là que même les clémences de l'été ne parviennent à déloger.
Une neige fine qui brouille le paysage, et puis ce vent qui souffle
des chansons de chœurs blessés et de voyages sans retour.
Au petit matin, tout autour de nous, les voici, les reines de la taïga.
Ils ont bien fière allure ces animaux favoris des tzatans.
On dirait plus une horde sauvage qu'un troupeau d'animaux domestiques.
Peut-être sont-ils finalement un peu à l'image des hommes
avec lesquels ils partagent leur liberté nomade.
Descendants des plus anciens habitants de la région,
les tzatans sont aussi appelés le peuple du renne.
Ils dépendent à ce point du renne qu'ils se sont
en quelque sorte collectivement identifiés à lui.
Le renne est le tsar.
Ils en sont le tan, le peuple.
Tous les matins, les femmes
et les enfants de la tribu rassemblent les rennes
avant qu'ils ne s'éparpillent dans les
marais et les taïgas environnantes.
C'est le moment de la traite.
Oh, oh, oh.
Le renne a été domestiqué il y a bien longtemps.
Il procure au tzatan le lait,
la viande et la peau dont il confectionne des vêtements.
Il peut aussi se faire monture ou porter des charges impressionnantes.
Il est le partenaire des adultes, l'ami et le complice des enfants.
L'apprentissage de la vie dans les pas des aînés
est un jeu pour les plus jeunes.
Les petites filles vont chercher de l'eau au ruisseau.
Elles font le feu, préparent le repas ou nettoient le tipi
pendant que les adultes s'occupent du troupeau.
Altantuya a fait ses études à Itzcox en Russie.
Et pourtant, bien qu'ayant à peu près tout connu de la vie sédentaire,
elle a tenu à rejoindre sa tribu dans la Taïga
et à élever ses enfants dans le mode de vie nomade.
Sous-titrage
« Si on continue de vivre avec la nature, me dit-elle,
alors notre mode de vie ne devrait pas mourir.
Tant que nos troupeaux de reines continueront à grandir,
Société
alors notre vie devrait se poursuivre.
Notre vie est rythmée par les rennes.
Si on ne les avait plus,
Radio-Canada
alors pourquoi continuerait-on à vivre ici ? »
La vie nomade des tzatans, dans les pas du renne, a connu pourtant bien
des interruptions au cours d'une histoire encore récente.
Beaucoup d'entre eux ont été contraints
à se sédentariser pendant toute la période communiste.
De nos jours, il ne reste plus que 35 familles
à perpétuer la vie nomade, moins de 200 personnes.
Les autres ont accepté de se laisser sédentariser,
dans le district de Tsagan-Nur ou les districts voisins.
La chasse appartient à la tradition tsatane.
Ils chassaient autrefois avec des arcs,
aujourd'hui avec de vieux fusils.
Ils pratiquent également le piégeage avec des techniques ancestrales.
Les hommes poursuivent le renne sauvage, le cerf de montagne,
le chevreuil, le renard, les petits animaux à fourrure.
Parfois, ils croisent le chemin d'un ours.
Il reste un animal mythique, chargé de symboles et de spiritualité.
À l'abri de son tipi, Altantuya nous parle
de l'importance du chamanisme pour les Tsaatan.
Sous-titrage
Les gens de la taïga croient au chamanisme depuis toujours,
nous dit-elle, et ça va continuer comme cela.
Les étrangers viennent souvent ici pour nous convertir à leur croyance.
Société
Bien sûr, nous respectons leur religion, mais ils ne sont
pas obligés de toujours chercher à nous influencer ainsi.
Quand ils sont là, on les laisse parler, jusqu'à ce qu'ils repartent.
Radio-Canada
On passe un bon moment, mais cela doit tout de même s'arrêter là.
Ce qui attire les reines dans ce tipi, eh bien ce sont tout simplement
les poches de sel qui sont entreposées à l'entrée.
Après avoir été poursuivis durant de nombreuses années,
une trentaine de familles Tsaatan sont reparties dans les années 90,
avec un début de liberté retrouvée,
vivre sous des tipis de branches
et de peaux de rennes dans la taïga boréale.
Même en Mongolie, où le nomadisme est une tradition millénaire,
les Tsaatan ont cette image trouble
qu'ont chez nous les gens du voyage.
Ils sont considérés comme les gitans de la taïga.
Les Tsaatan entretiennent une relation étroite
avec les esprits de la nature,
comme avec ceux des défunts.
Ils ont su préserver jusqu'à ce jour
une des plus authentiques formes de chamanisme
que l'on puisse observer dans ces terres froides des confins.
C'est toujours à la tombée de la nuit, dans le secret d'une yurte,
d'une cabane d'ahat ou d'un tipi de Tsaatan,
que le chaman assistait d'un fils ou d'une épouse officie.
Sous-titrage
Les parents d'un futur chaman doivent confier l'enfant
à un maître, nous dit ce chaman.
« Pendant trois fois trois jours,
le maître appelle les esprits pour qu'ils le possèdent.
Société
C'était le maître qui procédait.
Moi, je n'étais pas bien conscient des choses.
Radio-Canada
Et puis d'un coup, l'esprit m'a possédé
et j'ai à mon tour acquis les rites.
Le ciel, les montagnes, les esprits de la nature, donnez-moi la force.
Le visage caché sous le bordeaux,
cette coiffe étrange surmontée de plumes d'aigle,
le chaman appelle les esprits avec le donguer, le tambour sacré.
Les esprits sont appelés les uns après les autres.
Ils sont censés se rassembler tout autour du chaman.
Puis, ils vont le posséder à tour de rôle.
Les chants du chaman,
les mouvements du tambour sacré imposent le rythme qui s'accélère.
Il se cambre. L'esprit vient d'entrer en lui.
Les esprits s'expriment dans un langage ancien,
inconnu de l'assistance.
Seule, l'épouse du chaman est en mesure de comprendre
et d'interpréter les dires des esprits
qui se succèdent dans le corps de l'homme possédé.
Une offrande d'eau de vie circule de personne en personne.
C'est bon, c'est bon, c'est bon.
Après la mort, chaque être humain se transforme
en oiseau pour mieux s'envoler vers l'autre monde.
À certains moments, le chaman émet des cris d'animaux,
les sifflements d'oiseaux par exemple,
ou encore le son si particulier d'un coucou.
Cela marque, semble-t-il,
l'instant où un esprit succède à un autre.
Cela peut aussi marquer le moment où les esprits libèrent le corps
et le restituent à son légitime occupant.
C'est un petit plastique, ça me fait peur.
Alten Gerel et sa petite famille ont
rejoint leur campement d'été du Roffsroll.
Tous les amis de la famille sont là pour aider à la tonte des moutons.
Si les produits dérivés du lait et de la viande constituent
la ressource principale de la famille mongole,
elle parvient à tirer également quelques
petits compléments de ressources
en vendant la laine du mouton aux coopératives locales
qui la commercialiseront ensuite.
Il s'agit que tout soit terminé à temps car dans quelques jours,
tout le monde n'aura plus qu'une idée en tête,
la préparation du prochain Nadam
qui se déroulera dans le petit chef-lieu du Soum, à Tosonsengel.
Mais la perspective de la grande fête nationale n'est pas tout
et les tâches quotidiennes ne peuvent être laissées de côté.
Les garçons nettoient quotidiennement les enclos
où chèvres et moutons vont être rassemblés pour la nuit.
Tophie, Sarah et Oyuna,
elles découpent le fromage éral,
que l'on mettra ensuite à sécher sur le toit de la yurte.
Il faut préparer des provisions en suffisance,
car il va falloir nourrir nos jeunes compétiteurs
et toute la famille qui va les accompagner
pour les soutenir lors du Nadam de Toson Sengel.
La lutte mongole, le Bokh, est avec les courses de chevaux
la fierté du Nadam, le sport entre tous les sports.
Comme tous les jeunes garçons du pays,
Adjaro et Giorgio s'amusent souvent avec les plus grands,
à apprendre les postures et les gestes de ces lutteurs prestigieux,
pour lesquels les Mongols vouent une admiration sans borne.
Les enfants, comme toujours, s'occupent
des petits animaux, des courtes pattes comme
on dit ici, des chèvres, des moutons.
Mais ce qui pourrait paraître comme
un travail est bien plus pour eux un jeu.
Un jeu nécessaire certes, mais dont ils s'acquittent
avec une joie de vivre constante.
Oyuna et Sarah commencent à préfiltrer le lait à travers
une toile de jute et le reversent ensuite dans de grands seaux.
Puis, il sera mis à chauffer pendant un petit moment.
Pour cela, il faudra du combustible.
Ce sont encore nos jeunes amis, Adjaro et Giorgio,
qui se chargent d'aller récupérer un grand sac d'argoule,
les bouses séchées avec lesquelles on pourra alimenter
le feu aussi longtemps que nécessaire.
Le bois est rare, très rare dans la steppe mongole.
Le nomade ne le gaspille pas.
Avec l'argoule fournie à longueur de journée par le troupeau,
on n'est jamais à court de combustible.
En fin d'après-midi, il faut s'engager
une fois encore à faire tourner les chevaux
pour qu'ils puissent s'échauffer les muscles.
En cette période précédant le Nadam, où que l'on soit,
on entend toujours au loin les chants
de ces enfants qui font marcher les chevaux
et les encouragent en prévision des courses à venir.
Adjaro et Giorgio sont tout excités d'avoir été choisis
pour monter les meilleurs chevaux
et participer aux courses du Nadam qui débutera dans quelques jours.
C'est à Ulaanbaatar que se tient chaque année
en juillet le plus grand des nadams.
La fête nationale de la Mongolie succède toujours
de quelques jours ou semaines
aux nadams régionaux ou locaux,
qui se déroulent à travers tout le pays de juin à début juillet.
Les Mongols y convergent de tout le pays,
des plus hauts dignitaires de l'État,
aux habitants des quartiers de Yurt ou des provinces les plus reculées.
Tous se retrouvent là pour assister aux cérémonies
et suivre passionnément les trois grandes épreuves reines,
Les courses de chevaux
et le tir à l'arc qui vont réunir les meilleurs compétiteurs.
Ces compétitions rituelles ont été élevées
au rang de sports nationaux en Mongolie.
Le Naadam trouve ses origines au plus profond de l'histoire mongole.
Une histoire qui tient d'abord de la chronique tribale,
transmise au fil des générations lors
des veillées intimes dans la yourte.
Les plus grands champions de lutte du pays s'y confrontent
sous les yeux admiratifs des jeunes lutteurs en herbe.
Un peu comme les sumos au Japon,
les meilleurs lutteurs sont élevés
au rang de stars nationales en Mongolie.
Alors, on tourne.
Les compétitions de tir à l'arc réunissent les archers,
femmes et hommes, de tout le pays.
Un art précis, aux règles strictes, un port altier,
une force naturelle jamais exagérée, jamais feinte,
et toujours cette dignité mongole dans le regard,
le geste, l'expression du corps.
Cette grâce et cette force naturelle ont sans doute été héritées
de l'époque la plus marquante de l'histoire mongole.
L'histoire mongole mêle en effet
dans un même souffle généalogie et épopée,
chamans et archers, conflits claniques et conquêtes lointaines.
Elle ne dévoile toutefois que quelques-uns des secrets des dessous
de l'histoire de l'empereur Genghis et de ses descendants.
Avec une armée d'à peine 120 000 hommes, conduite par l'empereur
le plus craint de tous les temps, Genghis Khan et ses successeurs,
les Mongols ont conquis le plus vaste empire qui ait jamais été conquis
par une même nation sur la surface de la planète.
Il allait s'étendre des rives du Pacifique
aux rives de l'Atlantique en Europe occidentale,
de la Sibérie aux côtes de l'océan Indien.
C'est à Karakorum, considérée comme
l'ancienne capitale de la nation mongole,
que les tenants de la tradition nomade se heurtèrent aux tentations
de sédentarité issues des peuples qu'ils avaient conquis.
De cette ancienne capitale, il ne reste que très peu de vestiges,
répartis autour du temple Erdenetsu.
Ulaanbaatar, la ville,
peut-être la seule vraie grande ville de Mongolie, mais quelle ville !
Une capitale quasi mythique pour la population du pays, une ville
tentaculaire qui s'extirpe péniblement de la rigueur et de l'austérité
de l'architecture imposée lors de la longue période communiste.
Ici vit pratiquement la moitié de la population mongole.
Mais toute médaille a son revers.
Ulaanbaatar, ce sont aussi les déshérités.
Nomades récemment convertis à la vie sédentaire,
de plus en plus nombreux à converger vers la capitale,
qui, là-bas, du fond de leur steppe,
avait des allures de miroir aux alouettes.
Ulaanbaatar, ce sont aussi les symboles et les monuments
qui rappellent l'histoire du peuple mongol.
Celle du Grand Genghis Khan, bien sûr,
mais aussi l'histoire plus récente des dominations
et des influences chinoises et russes.
Le pays mongol fut annexé par la Chine en 1756.
Sa plus grande partie, la Mongolie dite extérieure,
parviendra tout de même à obtenir un début d'autonomie en 1911.
Ce fut ensuite l'influence
du puissant voisin soviétique, les kolkhozes,
qui ont été construits à travers tout
le pays pour sédentariser les nomades.
Nous retrouvons dans ce kolkhoze le père de notre ami Altangerel.
Il a fallu attendre 1990 et la chute du mur de Berlin
pour que la Mongolie connaisse un début d'émancipation
vis-à-vis de son puissant voisin russe.
Ces anciens kolkhozes sont devenus aujourd'hui
pour la plupart des familles nomades
des endroits où elles possèdent une petite maison
et où elles peuvent passer la partie la plus rude de l'hiver.
Je suis en train de faire mon premier tour de l'Aliens.
On a fait une première tour de l'Aliens en 2020.
On a fait un tour de l'Aliens en 2021.
On a fait une première tour de l'Aliens en 2020.
Nous nous sommes mariés à 23 ans, nous dit Tuya,
et nous avons décidé de devenir éleveurs nomades.
Sous-titrage
A l'époque, il y avait une grave crise économique
et nous n'avions pas d'autre choix.
C'était difficile, mais nous nous en sommes sortis.
Société
C'est bon, c'est bon,
c'est bon, c'est bon.
Radio-Canada
Mogi, le fils aîné de la famille Bade, ramène le troupeau de Yak.
Les Mongols ont un vocabulaire propre à chaque espèce animale.
Il y a ceux pour lesquels ils vouent une véritable passion.
Ceux qui s'éloignent sur de grandes distances,
comme les chevaux, les chameaux et les yaks.
Et puis, ceux qui pèsent dans les pâturages proches de la yurte.
Ces moutons et ces chèvres, qu'ils appellent les pattes courtes,
et dont la surveillance est plutôt confiée aux femmes et aux enfants.
Ce matin, l'attention et la patience sont déjà bien palpables
au sein de notre petite famille.
Chacune et chacun fait sa toilette car toute une partie
de cette journée sera consacrée aux prières et au recueillement
pour que le Nadam se passe sous les meilleurs auspices.
Pendant la journée qui précède le début des festivités du Nadam
et dans tous les recoins de Mongolie, on se rend sur les sommets
pour invoquer les esprits et y recevoir la bénédiction des moines.
Sous-titrage
Comme Adjaro, Giorgio et leurs familles,
Société
les jeunes cavaliers et leurs parents,
Radio-Canada
les lutteurs et les archers de tout le pays font des offrandes
et en appellent au soutien spirituel.
Cette coutume fut interdite entre 1930 et 1990,
mais elle réapparaît de nos jours avec le retour en force
de l'identité nationale et du sentiment religieux.
Salut !
Chacun reprend le chemin de la yurte familiale
pour aller se recueillir.
On y procède aux fumigations, on s'y recueille.
On consacre avec de l'encens les harnais, les selles,
les racloirs à sueur des chevaux qui vont bientôt courir.
C'est bien d' attendre les vaches et les gouttes.
Tuya, l'épouse d'Altenguerel, renforce les sangles et les lanières.
C'est pas grave, c'est pas grave.
Erdem et son fils aîné précèdent le reste de la famille
pour amener les chevaux à Tosonsengel,
où se déroulera le grand Naadam annuel.
De l'autre côté de ces collines,
du côté de la yurte familiale d'Altenguerel,
c'est le moment pour Narangour
et Narmanda de s'occuper de la traite des chèvres.
Avant que notre petite famille ne prenne
à son tour le chemin de Tosonsengel,
on prépare le repas du Naadam.
Les pierres chaudes sont placées
dans la marmite où cuisent déjà les pommes de terre
et la viande de chèvre.
On referme ensuite le couvercle,
que l'on calfeutre sur le pourtour avec du tissu mouillé.
L'inhalation de la vapeur est censée apporter
de multiples bienfaits pour la santé.
Alors, la famille ne s'en prive pas.
Let's go !
Mais, ça n'est pas tout.
Les pierres sont récupérées une à une
et chacun doit les prendre en main
alors qu'elles sont encore brûlantes.
Il paraîtrait que c'est bon pour la santé.
C'est chaud !
C'est l'oeuvre pour la fatigue.
Quant à ceux qui, comme Altenguerel ou moi,
souffrent du mal de dos,
les pierres chaudes posées sur les lombaires auraient,
si l'on en croit nos hôtes, un pouvoir incontestable.
Le soleil se couche. C'est l'heure de la deuxième traite,
pendant que petits et grands vont à la recherche
du reste du troupeau pour le rapprocher de la yurte.
How you doing, baby?
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Les images de ces cavaliers, qui matin et soir
s'élancent à la recherche de leurs troupeaux,
Société
ne laissent que les traces furtives de l'éphémère.
Radio-Canada
Sous-Saint-Denis-le-saut.
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Quand le mongol est séparé de son cheval, me dit Altenguerel,
il ne lui reste plus rien d'autre que la mort.
Libre et indépendant, il est à l'image de ses chevaux.
Nous sommes à la veille du Grand Naadam de Toson Sengel,
première offrande aux éléments.
Quant à Orungor et Narmanda,
ce sont leur maman et leur grand-mère maternelle
qui se chargent de leur faire une beauté pour le grand jour.
La foule
arrive,
grossit, enfle.
Il y a des
cavaliers
partout.
Des amis heureux de se retrouver après
des semaines ou des mois d'éloignement.
Des lutteurs qui se préparent ou s'échauffent.
Dès le premier jour, les combats des lutteurs commencent
sur la pelouse du petit stade de Toson Sengel.
Chaque combat est précédé de la danse de l'aigle.
...
Les premiers tours se succèdent.
D'abord les débutants, puis les lutteurs confirmés,
et plus tard, les champions de soubouda et magne,
les meilleurs éliminant peu à peu les plus faibles.
Des dizaines de lutteurs vont ainsi
s'affronter pendant ces trois jours.
Chaque lutteur a son propre assistant, le zatsuul,
qui surveille les attaques, encourage son protégé,
défend ses intérêts en cas de contestation.
Le premier lutteur qui touchera terre avec un genou,
un coude ou le dos aura perdu.
Le lutteur qui passera neuf tours sera déclaré champion du Nadam.
Les courses de chevaux se déroulent simultanément.
Pendant trois jours, elles vont se succéder les unes
aux autres en même temps que les combats des lutteurs.
Chevaux et cavaliers s'affrontent
sur plusieurs distances, 2, 15, 30 kilomètres.
Les courses sont organisées par classe d'âge des chevaux.
Et c'est parti.
Les chevaux écument, ruissellent, donnent tout ce qu'ils peuvent.
Les voilà,
qui approchent de la ligne d'arrivée.
Celle-ci est la course des chevaux dite de grand âge, 7 ans et plus.
Et voici notre petit Adjaro.
Il arrive quatrième de cette première course.
C'est prometteur pour la suite,
car le cheval qu'il monte pour cette course-là n'est
pas le meilleur de son père Erden.
Même si, lorsqu'il était plus jeune,
il a gagné quelques courses importantes.
Le soir venu,
La steppe retrouve son calme et sa sérénité.
On entend le vent qui tourne, la nouvelle saison qui s'annonce,
quand les couleurs jaunes de la steppe brûlées
par les neiges rejoignent le bleu du ciel,
pour virer enfin au vert chatoyant des prairies nouvelles.
Le village de Tosonsengel donne l'impression de vouloir s'endormir.
En fait, il n'en est rien.
Aux premières heures du soir, la salle des fêtes se remplit.
La soirée se poursuivra jusque bien tard dans la nuit,
avec un petit spectacle de chant et de danse,
certains des plus traditionnels,
d'autres beaucoup plus avant-gardistes.
Dès les premières heures de l'aube,
les combats de lutte et les courses de chevaux reprennent,
les étalons, puis les chevaux de 4 ans.
Erden a engagé cette fois son meilleur cheval.
Plus de 60 chevaux à leur jeune cavalier se défient à présent.
Adjaro pousse sa monture autant qu'il peut.
Il est petit, léger.
Il sait obtenir le meilleur
du cheval qu'il monte sans jamais le brusquer.
Cette fois, Adjaro a gagné.
Il vient de remporter la course la plus importante du Nadam,
celle des chevaux de 4 ans.
Une foule d'admirateurs tente de toucher l'animal
pour s'approprier un peu de cette sueur bénéfique
censée apporter la chance
et la prospérité pour celui qui s'en imprègne.
Et voici le moment tant attendu,
où les vainqueurs sont cités et honorés par les notables de la région.
La jument beige d'Erdem reçoit la médaille d'or du Nadam.
Adjaro, notre jeune cavalier se voit remettre un diplôme.
On lui fait boire un peu d'Airag, le lait de jument fermenté.
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–
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Société
Erdem est fier de son fils Adjaro et de ses deux chevaux.
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Les cadeaux et les récompenses pleuvent.
Il y a même un téléviseur pour le gagnant.
C'est un immense honneur pour la famille d'Adjaro
et tout particulièrement pour son père, Erdem.
C'est un peu dur, mais c'est un peu dur.
ST'
Mais le Nadam n'est pas encore terminé.
501
Les deux finalistes des combats
de lutte entrent cette fois sur le stade.
Les deux hommes
s'empoignent.
Ce n'est pas l'impact qui est utilisé dans la lutte mongole,
mais le savoir saisir, le savoir surprendre.
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Je vous remercie et je vous remercie à tous ceux
et celles de l'Assemblée nationale de l'Assemblée nationale
de l'Assemblée nationale de l'Assemblée nationale.
Si le combat s'éternise,
alors le tzatzou
stimule son poulain
en lui assénant une claque sur le derrière.
L'Akba Suren a gagné.
Il est Arslan, il est lion.
La foule se
bouscule
pour
récupérer
un peu
de sa sueur.
Elle est censée apporter,
tout comme la sueur du cheval vainqueur du Nadam,
force et prospérité pour la famille de celui qui s'en approprie,
ne serait-ce qu'une goutte.
Le Nadam est terminé pour Adjaro et sa cousine Narmanda.
Avec leur ami, Batburev, ils
se dépêchent d'aller déguster les derniers beignets,
les rochots du Nadam, une des spécialités incontournables de Mongolie.
Au centre du village de Toson-Sengen,
dans la cabane en bois de grand-mère Merten,
Adjaro est impatient de brancher la télévision toute neuve qu'il vient
de recevoir des mains du maire du village pour récompenser sa victoire.
Ainsi, à chaque fois que les enfants séjourneront à Toson-Sengen,
chez leur grand-mère pour les périodes scolaires,
ils pourront profiter de cette télévision, gagnée au prix de l'effort
et de la volonté d'Erden, de son fils Adjaro,
mais aussi de la sueur de leurs chevaux.
Après cette trépidante journée du Nadam, Altengerhel, Erden et leurs
enfants comblés retrouvent leur yurte et leur troupeau dans la steppe.
Il est temps de reprendre le cours de la vie au quotidien,
les longues chevauchées, de prendre soin à nouveau des troupeaux,
des yaks, des moutons, des chevaux, des museaux chauds,
des museaux froids, des pattes courtes.
Pendant ces quelques jours d'absence d'Altengerhel,
alors qu'il participait avec sa famille au Nadam,
un loup a attaqué ses chevaux. Le poulain a été sérieusement blessé.
Mais sans doute protégé par les adultes,
il a pu échapper au croc du prédateur.
Ici, pour les animaux comme pour les hommes,
il n'y a pas de limite, ni d'espace, ni de temps.
Une fois que les soins sont terminés,
alors que le soleil termine déjà sa course,
Altengerl ouvre bien vite les barrières de l'enclos,
pour rendre à ses chevaux les espaces infinis de la steppe.
Cette absence de limite, c'est la liberté nomade,
l'inestimable et immatérielle richesse des fils du vent.
À l'image de ces trop rares peuples sages
et de ces cultures minoritaires
dont nous avons la chance d'être encore les contemporains,
les derniers grands nomades sont comme
d'ultimes touches de couleur rebelle
sur le grand tissu du monde.
Il reste à espérer que les fils du vent continueront longtemps encore
à mêler leur voix au souffle de la nature.
et qu'ils demeureront bien plus qu'un simple souvenir,
fragilement brodés sur la toile de la mémoire collective.
C'est
beau,
c'est
beau,
C'est
Sous-titres par Jérémy Diaz
c'est
beau,
Sous-titres par Jérémy Diaz
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c'est
beau.
beau,
c'est
beau,
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c'est
beau.
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