Au cœur des ouragans : des drones affrontent les tempêtes pour améliorer les prévisions

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Cet été, pendant la saison cyclonique, une flotte de douze navires de surface sans équipage sillonnera l’océan Atlantique, les Caraïbes et le golfe du Mexique. Conçus pour pénétrer au cœur même des tempêtes les plus violentes, ces véhicules océaniques doivent collecter les données les plus fiables et précises possibles. L’objectif de cette mission de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) en partenariat avec l’entreprise technologique Saildrone : améliorer les modèles de prévision et avertir à temps les populations en danger.
Réalisation : Véronique Marsollier
Montage : Léocadie Martin
Production : Universcience 2023
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#drone #ouragan #noaa
Bien qu’il ne vole pas, cet engin facilement repérable en mer est un drone.
Un drone flottant sur l’océan à la poursuite des ouragans
pour améliorer les modèles de prévision et avertir à temps les populations en danger.
Cet été, pendant la saison cyclonique, c’est une flotte de douze de ces véhicules
de surface sans équipage qui sillonnera l’océan Atlantique,
les Caraïbes et le golfe du Mexique.
La plus grande flotte jamais déployée pour une seule mission,
sous l’égide de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)
et l’entreprise technologique Saildrone.
Dix véhicules navigueront pendant 90 jours alors que deux autres drones
resteront à terre, prêts à être largués en mer en cas d’ouragan.
Conçus pour pénétrer au cœur même des tempêtes les plus violentes, ces drones océaniques
doivent collecter les données les plus fiables et précises possibles.
Celles-ci visent à mieux comprendre pourquoi et comment
certaines tempêtes tropicales relativement douces s’intensifient rapidement
puis deviennent des ouragans particulièrement destructeurs
causant chaque année d’importants dégâts matériels
et, parfois, des pertes humaines.
Munis de caméras et d’instruments de mesure, ils transmettent aux scientifiques
des données météo-océaniques en temps réel via satellite, tel que la température de l’air,
la pression barométrique, la vitesse et la direction du vent,
la température et la salinité de l’eau, ou la hauteur des vagues.
Les véhicules se déplacent, grâce à leur « aile » centrale rigide,
propulsés par le vent comme un voilier.
Ce qui leur permet de s’orienter vers les tempêtes,
contrairement à d’autres dispositifs qui dérivent dans l’océan.
Alimentés par l’énergie solaire pour les ordinateurs de bord et les capteurs,
ces véhicules de 7 mètres de long fonctionnent 24 heures sur 24,
7 jours sur 7, avec une autonomie de 365 jours.
Robustes, ils sont capables de résister à des vents de plus de 120 km/heure.
Cette collaboration entre la société Saildrone et la NOAA n’est pas la première.
En 2021, combattant des vagues massives et des vents de plus de 160 km/h,
le Saildrone (SD) Explorers 1045, toujours en service,
a survécu à l’ouragan Sam, tout en recueillant des données inédites
sur les interactions physiques entre l’océan et l’atmosphère.
La NOAA prévoit également d’envoyer plusieurs autres engins de surface ou sous-marins
et tout particulièrement des drones aériens équipés de capteurs de turbulences
pour mesurer la vitesse des vents dans l’œil des ouragans,
une tâche impossible à réaliser avec des avions habités.
