Solo Frey nous reçoit chez lui en Bretagne pour revenir sur son parcours qui l'a mené à vivre le moins dépendamment possible du système. Deux ans après notre première rencontre, ses paroles avaient touché un maximum de monde et vous avez été nombreux à nous demander une nouvelle rencontre.
Nous faisons un tour de son jardins, abordons les sujets de son enfance et le cheminement qui l'a mené à se déconnecter de plus en plus du système, ses métiers, ses expériences de vie et ses futurs projets.
Sol O'Frey, bonjour.
Salut Brian.
Tu m'as forcé à être sur la caméra.
Ouais.
Pourquoi ?
Parce que je trouve très intéressant que tu te montres et puis
c'est difficile pour moi de parler à quelqu'un qui ne se montre pas.
Là, on est là, on se parle.
Mais moi, j'aime bien filmer les personnes parce qu'on les voit.
Là, le problème, c'est que tu vas être tourné pour me parler
et la caméra, ils vont voir juste ton chapeau.
Il faut regarder la caméra, puis il n'y en a qu'une.
Parce que souvent, tu vois, quand les gens sont filmés,
tu as la lumière, ils regardent la caméra.
Non, on est naturel et puis c'est tout.
Mais je trouve que très intéressant.
Tu viens me voir et moi, j'ai un souvenir de toi.
On a discuté, mais du coup,
je n'ai pas le souvenir quand je regarde la vidéo après.
Je me dis mais Brian, il n'est pas là.
Il est derrière la caméra, quoi.
Vous avez vu en deux ans comment il est devenu sage ?
Il avait les petits cheveux noirs et tout.
Maintenant, il a la petite houppette du sage, là.
Tu sais, si un jour tu fais une autre vidéo dans quelques années,
il faut venir dans quelques années.
Tous les deux ans, je prends rendez-vous.
Eh bien, donc Catherine sera avec nous, quoi.
Ah oui, carrément.
Carrément, et puis là, on met la caméra sur pied, quoi.
Bon, bon courage.
Autant repasser, moi, je m'en fiche.
J'ai fait ça pendant trois ans et c'était un plaisir.
Solo, je reviens parce que je m'étais un petit peu,
peut-être trop axé sur l'homme plus que sur le terrain.
Donc, on refera un petit tour.
Mais ça t'a touché des gens ?
T'as appuyé là où ça faisait mal ou du bien ?
Non, il ne faut pas appuyer là où ça fait mal.
Je ne pense pas.
Moi, il y a des gens qui sont en souffrance.
Je n'ai pas envie de leur expliquer qu'ils sont dans la souffrance
parce qu'ils n'en ont peut-être pas conscience.
Et donc, ne pas leur dire.
Et c'est souvent, je dis, sortez du système.
Mais si vous êtes bien dans le système, n'en sortez pas.
Si vous y êtes bien et que vous n'avez pas conscience de votre douleur,
restez.
C'est les gens qui sont dans la souffrance, par exemple,
de se dire je ne suis pas bien dans le système.
Là, je peux leur parler, leur dire, essayez d'en sortir.
Tu m'as dit quand on est arrivé tout à l'heure,
moi, je ne l'avais pas perçu comme ça,
tu as été un petit peu emmerdé après les séries de reportages.
Qu'est-ce qui fait qu'on peut emmerder un homme qui dit
aux personnes tout simplement, vivez.
Oui, moi, je dis aux gens, essayez d'être dans l'énergie amour.
Et si on va dans l'énergie amour ou vers l'autonomie,
évidemment, ça dérange un système qui vit
sur ce que nous, on donne à ce système.
Quand tu dis un système, c'est quoi ?
C'est l'État, c'est quoi ?
Oui, c'est la société, c'est le monde qu'ils ont créé,
mais depuis des siècles.
Et ce truc est comme ça.
En fait, les gens pensent qu'on a besoin de ce système.
Moi, je dis un système parce que je vois ça comme une machine
avec des engrenages, des mécaniques.
Et on se dit, mais moi, je ne peux pas vivre sans ce système.
Et il faut comprendre une chose, c'est que c'est nous
qu'alimentons ce système.
Si on sort du système, le système n'existe plus.
Ces gens-là ont besoin de nous.
Et on finit par croire, depuis l'enfance,
que sans ce modèle sociétal, on ne peut pas vivre.
Et c'est l'inverse.
C'est sans nous, ce modèle sociétal n'existe plus.
Et quand des gens me disent, par exemple,
moi, j'en ai marre de ce monde, de ce système ou quoi,
je dis, mais sors-en, il n'existera plus, ce monde.
Alors, je suis d'accord avec toi et je ne suis pas d'accord.
Par exemple, moi, j'ai dû créer une société
parce qu'à partir du moment où, quand même,
tu fais des reportages, tu peux te déplacer et tout.
Et je pars quand même du principe.
Moi, je pense qu'il faut accompagner le système
pour ce qu'il peut nous apporter,
mais le quitter pour des choses sur lesquelles il puisse se broyer.
Thierry Samitier En profiter, c'est tout à fait honorable.
Moi, il y a des gens justement qui touchent le RSA,
donc on leur dit, vous profitez du système.
Je dis, mais profitez-en, touchez le RSA.
Le système, ça fait longtemps qu'il profite de vous,
de tout le monde quoi.
Tu travailles, on te prend 50 %.
Thierry Samitier Oui, je confirme.
Thierry Samitier Tu ramasses un cajot de carottes ici,
ton cajot de carottes, personne ne t'en prend.
C'est à toi.
Si tu déclares le cajot de carottes,
mais tu ne déclares pas parce que c'est de ta culture,
on t'en prend 80 %.
Il va te rester deux carottes.
Et ça, c'est le monde dans lequel on veut nous faire vivre.
Et on se dit, ben oui, mais c'est avec ça qu'on fait des routes
et des choses comme ça.
C'est très bien qu'il y ait des routes et des écoles,
sauf que moi, les écoles telles qu'elles sont conçues,
je n'ai pas envie d'envoyer.
Mes enfants sont grands, mais je n'enverrai pas des enfants
dans ces écoles-là.
Alors qu'il y a des écoles alternatives.
Thierry Samitier Déjà, ils lancent des commentaires.
Viens, on va marcher un peu, vous avez ça d'intérêt.
Mais solo, viens, on fait un tour.
C'est la première fois que je fais un truc comme ça, donc c'est bien.
Thierry Samitier Oui, puis peut-être que ça peut développer un nouveau format.
Et puis, tu sais, tes vidéos, à un coup, je disais,
j'en parlais avec Myriam, tes vidéos, à un moment,
tu auras fait le tour de tous les gens qui vivent en Tonnerre.
Thierry Samitier Mais non, il y a autant de manières.
Thierry Samitier Mais tu peux faire un deuxième tour.
Thierry Samitier C'est le cas.
Thierry Samitier C'est ce que tu fais.
Thierry Samitier Que sont-ils devenus trois ans après, deux ans après ?
Thierry Samitier Et donc, mais plus aller vers quelque chose,
de dire, vous voyez, parce que moi, il y a des gens qui voient une vidéo de moi
en disant, ouais, d'accord, la vidéo a été faite, il fait beau et tout.
Thierry Samitier À mon avis.
Thierry Samitier En hiver.
Thierry Samitier Dès l'hiver, le mec, il se casse.
Non, ça fait presque huit ans que je suis là.
Thierry Samitier Il est coriace, quand même, le breton.
Thierry Samitier Ouais, en plus, je suis normand.
Thierry Samitier C'est vrai, t'es né où, à la base ?
Thierry Samitier Allons-en, région d'allons-en.
Mais le truc que je veux dire, c'est, voilà, c'est
arrêter de croire que je ne passe pas mes hivers ici.
Je les passe ici.
Thierry Samitier On t'a vu au Club Med, à la Palmière, par exemple.
Thierry Samitier À Dubaï, souvent.
Thierry Samitier À Dubaï, bien sûr.
Thierry Samitier Dans les casinos.
Et même des gens t'ont écrit en disant, je l'ai vu dans un supermarché.
Thierry Samitier Alors, je vais vous balancer quelque chose,
parce que je l'ai vendu comme l'ermite hors réseau ou hors système.
Mais tu sais, si tu ne mets pas un titre qu'on appelle Putaclic,
les gens ne cliquent pas.
Donc, je me suis dit, viens, on va y aller comme le personnage.
On va y aller brut, brut, brut, brut.
Et alors là, il y a des gens, et moi, je balance parce que des gens que avec des pseudos.
Aucune personne avec un vrai nom ou prénom qui m'ont dit, j'habite...
Je ne vais pas dire ta ville parce que les gens vont venir en masse.
Thierry Samitier C'est Amérique, mais il n'y a pas de supermarché ici.
Thierry Samitier Ouais, enfin, j'ai vu Solo Fred,
donc il t'a un peu menti parce que nous, on le voit quand il veut acheter du PQ.
On l'a vu.
Et là, dans ma tête, je n'aurais jamais répondu.
Thierry Samitier Je n'achète pas de PQ.
En plus, je le vole, je le vole.
Genre, ne me dis pas ça, mais je le vole.
Je vais aux toilettes dans le supermarché, puis je suis à le plein.
Ben, ce n'est pas bête, non, c'est loin d'être idiot.
Mais en effet, je vais dans les supermarchés.
Tu vois, Myriam a une voiture.
Eh bien, écoute...
Thierry Samitier Vous déplacer en voiture et pas en calais, je suis déçu.
Thierry Samitier Ouais, moi aussi.
Mais voilà, les choses sont ainsi.
La caravane que j'ai, ce n'est pas moi qui l'ai fabriquée.
Et c'est des choses comme ça.
Et il y a même des gens qui ont dit mais il a un téléphone.
Ben oui, bien sûr, j'ai un téléphone.
Thierry Samitier A mon Internet.
Thierry Samitier Oui, je l'ai quand même appelé.
Donc voilà, on peut viser l'autonomie.
J'ai toujours dit l'autonomie 100% existe,
mais ça veut dire je vais vivre tout nu dans la forêt.
Je fabrique un four, je récupère des pierres
pour faire des métaux et tout, et ça va.
Tu vas à Emmaüs, il y en a plein, des fourchettes.
Récupère-les, en plus, tu fais une bonne action.
Les vêtements que je porte ne viennent que de ressourceries et choses comme ça.
Bon, on peut dire ben ouais, mais enfin bon, où ça a été fabriqué, j'ai dit stop.
Thierry Samitier Moi, mes micros, je les fabrique moi-même.
La caméra aussi.
Thierry Samitier Ouais, des feuilles de plomb, ça marche très bien.
C'est plus conducteur que la feuille de tilleul.
Thierry Samitier Moi, je pense que les personnes qui font ça,
ça leur fait peur déjà ce qu'on présente de base.
Et ils essayent de trouver le petit truc, le petit problème.
Thierry Samitier Le petit truc qui ne va pas aller.
Tu vois, justement, je me souviens, j'avais démoulé des savons que je fabriquais.
Eh bien, le truc qu'ils m'ont reproché, c'est que j'utilisais des moules en silicone.
Et donc, c'est incroyable.
Et j'ai dit, mais ils relèvent des choses comme ça, quoi.
Sauf que les... Ben oui.
Thierry Samitier Mais c'est qu'ils ne l'ont pas fait, parce que je pense que les moules en silicone
te permettent vraiment de bien démouler.
Thierry Samitier Je crois, oui, bien sûr.
Mais je crois que ces gens,
je ne cherche pas à les comprendre.
Loin de là, parce que c'est vraiment...
Je fais ça, moi.
Ils s'en vont de ma réalité.
Mais ces gens ont un réel problème.
Ils ne sont pas clairs avec eux-mêmes.
Ils ne sont pas en équilibre.
Il y a le moi, il y a le soi, c'est en guerre, mais en guerre intérieure.
Et dès qu'ils voient quelqu'un qui essaye un petit peu de s'équilibrer,
c'est insupportable pour eux de voir quelqu'un qui s'épanouit.
C'est un jour, tu as la rose qui va s'ouvrir.
Ils vont la dégommer parce qu'eux, ils sont toujours restés en bouton.
Et donc, c'est terrible pour eux, mais ça ne me regarde plus.
Thierry Samitier Dis-moi Solot, tu me parlais de l'école.
Je ne sais pas si tu en as parlé en détail,
mais toi, tu étais ingénieur du son, c'est un de nos points communs.
Solot Moi, de travailler la technologie,
je trouve que la technologie, c'est super, moi, j'ai vécu de la technologie.
Sauf que la technologie...
Thierry Samitier Combien de temps, excusez-moi ?
Solot Moi, 30 ans.
Thierry Samitier 30 ans ?
Solot Moi, 30 ans.
Donc, je vivais de la technologie,
mais tu sais comment c'est ?
J'avais un studio enregistrement pour que les musiciens viennent.
Il faut le dernier micro, neumann, machin.
Et je ne te dis même pas le prix d'un micro, c'est le prix d'une voiture neuve.
Thierry Samitier 8 000.
Un bon neumann...
Solot Oui, le premier prix.
Thierry Samitier Ouais, ouais.
Solot Non, non, c'est le prix d'une résidence secondaire.
Un micro.
Un micro studio.
Mais c'est la technologie, tu vois, qui faisait...
Et je n'étais pas accro à la technologie,
mais si je voulais du monde dans le studio,
c'est-à-dire que tous les six mois, je devais renouveler mon parc micro.
Un nouveau micro, un bon micro.
Ce n'est pas un phénomène de mode.
Et j'avais un studio où je fournissais des guitares, la batterie.
Tout était sur place, quoi.
C'est-à-dire que tu avais des musiciens, ils avaient une vingtaine d'années,
ils jouaient sur une guitare bas de gamme.
Et moi, je leur offrais du haut de gamme en guitare.
Ils venaient, il y avait la batterie, mais c'était une batterie de fou.
Même les batteurs professionnels ne venaient pas avec leur batterie.
J'ai eu ce cymbale Kessler
et j'avais la batterie top, piano, acoustique, tout était comme ça.
Tu n'as pas soulevé de toujours vouloir être à la mode ?
Ce n'était pas être à la mode, c'était offrir le meilleur à des artistes qui sont peu connus.
Je n'ai pas enregistré des artistes très connus.
Il y en a certains et je ne dis jamais qui,
sauf entre nous quand on discute, parce que ce n'est pas important.
Mais eux, ils savent que j'ai travaillé avec eux.
S'il y en a qui le reconnaissent, mettez-nous un petit commentaire,
ça ferait plaisir, ce serait drôle.
J'aimerais quand même pas, et on m'a repris 20 fois sur quelque chose et c'est vrai,
j'aimerais quand même pas me faire opérer du cœur
par un gars qui me sent juste bien.
Tu aimes bien quand ils ont fait des études.
C'est quoi pour toi l'école, à quel moment c'est important ?
Moi, si j'ai un problème au cœur, personne ne m'opèrera.
Ça fait partie de l'ordre des choses.
À ce moment-là ?
Oui, oui.
Parce que je suis comme ça.
Si je dois disparaître, c'est juste disparaître,
c'est juste mon esprit qui va quitter cet égo dans lequel je suis.
Et encore, je suis dans un égo,
c'est juste ma conscience qui peut voir que je suis dans un égo.
Alors, de quoi je m'embête ?
Je tiens à dire que je fréquente quand même souvent des personnes qui sont très connectées.
Je le dis devant la caméra.
Moi, je suis un puceau de tout ça.
J'écoute, j'écoute parce que...
Mais moi, je ne me suis pas trouvé comme ça dans la vie
parce que je trouve qu'on a une conscience ou une vision différente de la vie.
Mais j'écoute parce que je veux savoir pourquoi les personnes parlent comme ça.
Donc, vas-y.
Parce qu'on m'a dit, oh là là, tu es perché là-dedans.
Non, j'essaye de comprendre ce que tu essayes de dire.
Donc, vas-y.
Parce que tu as le corps qui est le moi
et puis tu as le soi qui est l'esprit.
Et en fait, c'est juste ton esprit qui te fait croire que tu es dans un véhicule.
J'en profite, je me sens en Bretagne, il pleut, excuse-moi.
Ouais, non mais ça, c'est bien une image de montrer qu'on est en Bretagne, il pleut.
On dit, oh les pauvres, ils ont de l'eau.
Ouais, mais en attendant, c'est tout vert.
Et c'est ça.
Et je pense qu'il y a beaucoup de lieux qui n'ont pas pensé à l'eau.
Et ici, on a de l'eau.
La première fois, je n'avais pas pensé à l'eau.
L'eau, ce n'est pas grave, ça tombe du ciel dans le sud.
À condition qu'il pleuve.
Et là, bon, il pleut un peu partout.
On part dans tous les sens, excuse-moi.
Donc, on avait parlé sur l'école et on avait parlé sur...
Oui, l'école, moi, c'est un truc, moi, j'étais très mauvais élève
parce que je n'aimais pas qu'on m'inculque quelque chose.
Je rentrais en classe, j'avais peur.
Et c'est quelque chose qu'il fallait.
Oui, qu'il fallait nous inculquer la peur.
La peur de...
Toi, debout, t'es debout, on a une classe de 35.
35.
T'es devant 35 et puis, des fois, t'as une petite copine.
Toi, t'as 10 ans, puis tu voudrais la séduire,
mais là, ce n'est même pas la peine, quoi.
Parce que là, on te pose un truc et là, t'es ridicule.
Et donc, c'est juste de...
On appelle toujours debout les mauvais élèves.
Ah oui, c'est vrai, j'étais mauvais élève.
Et donc, on appelle le bon, ouais, bonne réponse.
Ce n'est pas intéressant.
Ce qu'on veut, c'est montrer...
Humilier.
Ouais, humilier la personne et surtout lui faire peur.
Moi, je rentrais à l'école, j'avais peur.
J'avais peur de la maîtresse qui va me disputer.
Bon, parce que j'étais mauvais élève.
Mais t'as peur de tout.
Et là, on te crée une peur.
Il y a des gens qui ont 50 ans aujourd'hui,
qui ont encore peur de tout ça, de tout ce système.
Et ça commence à l'âge de 6 ans.
Je faisais l'école buissonnière, j'étais bien,
je me mettais près de l'école,
j'entends la sonnerie, je dis c'est bon, je rentre.
Et là, quand il y avait la première sonnerie,
je dis, et voilà, moi je suis le cul dans l'herbe.
Ils sont en maths.
T'as quoi de nouveau depuis que je suis passé il y a 2 ans ?
Parce qu'en tout cas, moi ce qui m'impressionne
c'est que ça a extrêmement bien poussé.
J'étais passé en pleine sécheresse
et il tire un peu la gueule, même la mare.
Mais tu m'avais dit quand même que c'était un peu vert
par rapport à où tu allais.
Mais après, tu sais ici, là on a de l'origan.
Et tu vois, moi je laisse l'herbe pousser
et je viens comme ça et je cueille.
Je n'ai pas d'herbe avec.
Regarde, les paquets d'origan qu'on a,
on a de l'amande, du fenouil perpétuel,
on a l'immortelle d'Italie, la plante à curry.
Tu t'en sers, alors par exemple...
On fait sécher.
Oui.
C'est magnifique.
Oui, ça sent bon, mais toi tu t'en sers quoi, en cuisine ?
En cuisine, moi je fais beaucoup de récolte pour faire sécher.
La caravane est pleine de paniers qui séchent en permanence
et après, je mets sous vide.
Alors là encore, on va dire mais comment il met sous vide, le gars ?
Il l'a fabriqué ?
Non, mais j'ai acheté une machine.
Oui, l'autonomie, c'est...
Mais je crois que les gens qui critiquent ceux qui visent l'autonomie,
c'est parce qu'eux, ils sont très dépendants et ils l'ont mauvaise.
Tu penses à ce point-là ?
Moi, je pense qu'il y a des concours de ce boub,
si on peut l'appeler comme ça.
Moi, je suis meilleur qu'un tel parce que moi, j'ai six panneaux.
T'en as combien en parlant de ça ?
T'en as deux toi ou trois ?
Deux panneaux solaires de 100 watts, mais après...
C'est un bourgeois de l'autonomie, toi.
J'ai mes voisins, ils en mettent six.
Mais tu vois, après, ce n'est pas la compétition.
Le seul truc que je vise, moi, c'est mon bien-être,
être bien dans ma tête, bien dans mon corps, bien dans ma peau,
être en équilibre.
Ici, les gens disent
« Ouais, mais on l'a vu dans un supermarché, comme tu me disais. »
Je dis « Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre ? »
J'y vais plus que ça, en plus, s'ils savaient.
J'ai besoin d'acheter un petit truc, évidemment, tu vois.
Mais ce n'est pas ça qui me nourrit, ce n'est pas le supermarché.
Mais je vais au supermarché, et alors, il y a où le problème ?
Mais j'achète mon pain chez le petit boulanger, là,
tous les mardis, qu'il fait un pain au levain.
J'achète là, mon pain.
Moi, le plus drôle, c'est que je le savais déjà
puisque j'avais rencontré ta compagne Myriam,
qui ne veut pas être sur l'archipel.
Moi, je l'ai vue.
Chez, voilà, Telmédia.
Elle ne s'est pas maquillée, peut-être.
Non, elle ne se maquille jamais.
Oui, j'allais te dire, je suis étonné.
Non, non, mais...
Mais elle ne veut pas.
Elle va venir, on va prendre les guitares,
on va vous péter deux, trois accords.
Parce que, je dis toujours, sur un lieu de vie autonome,
si vous voulez écouter de la musique, il faut la faire.
Groseille à macro, ça, ou... ?
Non, caseille.
Caseille, OK.
C'est la caseille, donc la caseille, c'est
groseille à macro, croiseille cassée.
Par contre, quand tu prends la bouture, tu boutures,
tu as toujours la caseille.
C'est devenu, c'est stable, ce n'est pas...
Tu ne recroises pas à chaque fois, quoi.
Mais tu m'avais dit, ça, c'est facile,
tu prends, tu plantes et ça se reproduit.
Regarde, ça, c'est ce qui a poussé de cette année,
tu vois, de là à là.
Et je ne me rappelle plus, tu plantes,
à quel moment tu plantes, sur le verre ou sur le... ?
Alors, ça, on dit, justement, après,
ça, c'est les boutures de l'année.
Donc, moi, je les fais en décembre.
Et on prend la tige de l'année.
Et le bois, là, de l'année dernière,
devient très marron.
Et lui, plus clair.
On coupe là, tu plantes,
tu as toutes les boutures qui sont posées en bas,
qu'on pourra voir.
Et là, c'est un truc de fou, quoi.
Ça se multiplie.
C'est comme la bouture que j'ai faite depuis que je suis là.
Mais ça se multiplie, mais...
Et l'arbre à faisan, c'est la même chose, là.
Tu vois, toute la haie, là.
Moi, je l'ai taillée, je l'ai taillée.
Et au printemps, toutes les tiges que j'ai taillées
sont tombées au sol.
Et j'avais la tige, la longueur de la tige,
et avec des...
Ouais.
Alors, là, il commence.
Là, tu fais ça, tu le mets dans l'eau,
avant, tu boutures, et voilà.
Et tu sais,
c'est Chloé, donc on va en parler
de l'association qu'on a créée ici.
Nous avons créé une association
parce que, voilà, c'est tout ce que je faisais ici
et que j'essayais de gagner un petit peu de sous.
Alors, on va dire, ah !
Il veut des sous.
Il n'est pas hors système, il aime l'argent.
Il a gagné 30 euros, il est riche.
Il faut savoir une chose,
c'est que le terrain, j'en suis propriétaire,
acte de notarié,
mais je ne l'ai pas fini de le payer.
C'est une amie qui me l'a vendu l'argent.
Il faut que je rembourse.
Par contre, il y a l'impôt foncier.
Ah ben oui, à ça.
Donc, il faut que je le paye.
On a créé une association
parce qu'à chaque fois que je vendais un savon,
et moi, ce n'était vraiment pas une boutique que j'avais créée,
je fabrique mes savons.
Et encore dernièrement, je démoulais mes savons.
Il y a un gars qui vient de Guingamp
et il me dit, mais tu fais quoi ?
Je démoule des savons.
Et t'en fais quoi ?
Je dis, ben, qu'est-ce qu'on fait avec un savon ?
Et il me dit, je peux t'en acheter un.
Bon, ben voilà, il m'en achète un.
Ça fait quoi d'être capitaliste ?
T'as vendu un savon.
Ouais, et quand tu vois le prix de l'huile, etc.
Et puis, non, c'est juste qu'avant, je donnais tout.
Et je donnais tout.
Et on te le rendait.
Alors ça, je me rappelle.
Ça m'avait marqué, ouais.
Et ça en a marqué beaucoup.
Je crois qu'en plus, on avait partagé avec Catherine récemment ce moment-là.
Tout ce que tu donnes,
tu donnes à quelqu'un et n'attends rien en retour.
Sinon, ça veut dire que tu spécules.
Donne à quelqu'un.
Et puis, c'est quelqu'un d'autre qui donnera quelque chose.
Et ça marche pour l'amour.
Donne de l'amour à quelqu'un, tu recevras de l'amour d'autres.
C'est vrai qu'on est content quand c'est la même personne qui te l'envoie.
Mais ça marche.
Très bien, moi, je reçois beaucoup d'amour justement
parce que je vais aussi en donner.
Et ce ne sont pas les mêmes personnes.
Mais souvent, ce sont les mêmes personnes.
Et je t'ai coupé, alors, le monsieur qui...
Donc, tu lui as vendu le savon, le monsieur qui venait de Guingamp.
Parce que maintenant, je ne me gêne plus, je vends.
Il a l'assaut maintenant.
Il y a une association.
Et le truc, c'est qu'avant, j'étais cotisant solidaire.
Maintenant, on passe ça dans l'assaut.
Et c'est vrai que c'est beaucoup plus intéressant
parce que tout l'argent récolté sert à...
Parce que le but de l'assaut, c'est d'entretenir le lieu et de l'améliorer.
Mais ce n'est pas de faire des nouvelles plantations,
c'est vraiment de le préserver.
Et je trouve que tu n'es pas fait pour les cerfs
parce qu'il y a deux ans, j'étais venu,
tu avais déjà une cerf qui ne servait pas.
Et là, tu en as refait une.
On le verra sûrement sur les images, un peu avec de la hauteur.
Elle ne sert pas à grand-chose, cette cerf.
Oui, avec les tempêtes qu'on a eues.
Et puis, même les maraîchers ont perdu leur cerf.
Mais après, je me disais, tu vois, la cerf,
j'ai vu, pour remettre une bâche, c'est 500 euros.
Et voilà.
Combien de savon, ça ?
Oui, non, mais combien de tomates je vais récolter grâce à ma bâche.
Donc, ce n'est pas intéressant.
Et en plus, ce qu'il faut savoir,
c'est qu'ici, on fait de la tomate en plein air,
tomate précoce de Quimper.
Tu n'as pas trop de mildiots avec l'humidité ici ?
Pourquoi ?
Parce que les personnes qui ont un peu trop d'humidité ont des...
Oui, parce qu'ils ont des plants faibles.
Le mildiot, c'est un champignon qui vit dans le sol.
Dès qu'une plante est faible, il arrive, il dégomme.
Hop, on évacue.
Et donc, les plants de tomates qui sont attaqués par le mildiot,
c'est parce que le plant est faible.
Et dès le début, on dit, ben oui, mais il n'était pas faible.
Et normalement, le pied de tomate, quand il arrive en fin de ville,
le mildiot l'attaque pour le décomposer.
S'il attaque quand il y a des tomates, c'est qu'il y avait un plant faible.
Parce que tous les plants qu'on achète,
c'est des trucs qui ne tiennent pas la route.
Et là, on fait de la tomate précoce de Quimper.
On fait du melon en Bretagne.
Petits riz de reine.
On fait plein de légumes qui sont adaptés ici.
Alors pourquoi, après, essayer de faire des variétés ?
Moi, dès que ça vient du sud de la Loire, j'appelle ça exotique.
Mais on fait du chou perpétual, des choses comme ça.
Et puis surtout, t'as vu où on est ?
Non, mais tous les insectes poussent partout.
Tu vois, c'est pas fauché jamais, sauf à l'automne.
Bon, l'aronia, là, t'en as là, t'en as là, t'en as là.
Il n'y a plus les fleurs, maintenant, on a les fruits.
Et l'aronia, tu le consommes comment ?
Parce que moi, j'en avais.
Alors, il ne faut pas le manger frais.
Les gens qui le consomment frais, l'aronia,
alors là, c'est le début, tu vois.
Et l'aronia, si tu le consommes frais, c'est astringent un peu.
Quelle horreur !
Il faut le faire sécher.
Et là, oui, on fait sécher, et du coup, il est moins astringent, tu vois.
Et après, tu le consommes, mais c'est du power food.
Oui, tu me parlais de power food.
C'est un super aliment, c'est un truc de survie même.
Le souché, c'est une racine.
Oui, on l'appelle la menthe de terre, tu vois.
Mais par contre, les survivalistes qui partent en rando,
ils en ont une poignée dans la poche.
Tu peux vivre avec ça.
Donc, pourquoi pas en cultiver ?
C'est une plante très invasive.
En Suisse, ils sont embêtés avec ça dans les prairies.
Il y a du souché partout.
Je dis, mais c'est magnifique.
Et derrière, on a la noisette de terre.
Et là, toutes les fleurs blanches, c'est que de la noisette de terre derrière.
Mais tu vois, on laisse tout.
Regarde, les marguerites, c'est comestible.
C'est comestible, les marguerites.
Je vais te suivre alors.
Mais c'est marrant parce que j'en ai vu beaucoup.
Ça a ce goût.
Ben...
Fais gaffe, la dernière fois que je suis parti de chez toi, je le dis.
Alors là, je le grave dans le marbre.
Solo, il m'a fait goûter plein de choses naturelles.
Et quand tu n'as pas un corps adapté à tout ça,
je suis reparti en burn.
Et il n'y avait pas que la voiture qui faisait un burn.
Ça peut être à peu près bien dit.
Alors, le truc...
C'est bon.
Tu as un petit goût de navet ?
Ben oui.
Mais le truc, c'est que...
Ce n'est pas que tu n'es pas habitué à manger ces plantes sauvages.
C'est que tu es habitué à une cuisine autre, tu vois.
Les gens qui mangent des trucs industriels,
je ne dis pas que tu manges ça à Briand.
Ceci ?
Au Super U de Merillac.
Oui.
Qu'il n'y en a même pas.
Mais après,
moi, si tu me fais manger un truc,
un plat cuisiné...
Avec du sucre, du gras...
Oui, enfin, un truc comme ça, je...
Tu es malade.
Ah ben, je ne suis pas bien.
J'arrive...
Mais c'est même en mangeant.
Et c'est déjà arrivé.
C'est déjà arrivé, je mangeais le truc,
je me retournais, je disais je ne peux pas.
Noisette de terre.
Ah pardon, alors excuse-moi.
Heureusement que tu arrives à trouver.
C'est ça ?
Il m'en dirait de la carotte un peu.
Alors, il ne faut pas te confondre.
Il me dirait de la ciguë.
La ciguë, c'est plus grand.
Je veux dire, peut-être pas cette saison,
mais tu essaies de nous donner des indices
pour ne pas se faire avoir ?
Non.
Non, mais moi, je le sais.
Mais par contre, à chacun de chercher.
Parce que si moi, je dis...
Voilà, c'est ci, c'est ça.
Alors, on dit aussi...
Les feuilles tombent là,
donc elles sont tombées.
Comment tu reconnais ?
Parce que c'est vachement fin,
mais est-ce que c'est aussi fin après ?
Moi, je ne dis rien,
parce que je ne suis pas botaniste.
Mais...
Ah, Christophe...
Voilà, le chemin de la nature.
Ah, et tu sais quoi ?
Je suis content qu'on lui fasse de la pub,
parce que récemment, j'ai eu une question, Christophe...
C'est la meilleure chaîne.
C'est la meilleure chaîne pour découvrir les plantes.
Et moi, je vais vous dire un truc.
Je vais vous dire, voilà,
ça, c'est la noisette de terre
qui s'appelle conopode dénudé
parce qu'il perd ses trucs là.
Ses petites feuilles qui ressemblent un peu à la carotte
ou je ne sais pas quoi.
Non, non.
Alors, moi, je ne dis rien.
On ne s'improvise pas.
Moi, je les consomme.
Si tu veux, on ira en chercher tout à l'heure.
Par contre, la noisette est assez profonde.
Tu as une noisette, un goût de noisette fraîche,
un peu poivré, un bon goût.
Mais par contre, je ne dis pas aux gens.
Voyez, c'est ça la fleur, mangez ça.
Mais non, ils vont confondre avec n'importe quoi.
Imagine, là, c'est mieux.
Par contre, que les gens fassent une recherche
sur le conopode dénudé ou noisette de terre
et qu'eux fassent leur recherche,
ce n'est pas à moi de leur mâcher le travail.
Tu sais, quand tu as les fougères qui poussent,
le début, c'est pareil.
Mais tu sais, tu as la fougère.
Tiens, comme si...
Quand c'est recroquevillé, comme ça.
Donc, ça fait une crosse.
Comme ça, tu vois.
Alors, c'est plus grand.
C'est le début.
Là, on est au mois de mai.
Et donc, tu peux les manger.
C'est un goût d'amandes grillées.
C'est délicieux.
Alors, un petit truc.
Non, mais attends, la crosse...
Ah, c'est encore...
Ah non, mais la crosse, c'est ça.
Elle pousse, elle est haute comme ça.
Elle fait une crosse comme ça et tu prends ça.
Amandes grillées.
Bon, moi, ce n'est pas grillé, là.
C'est l'amande verte.
Alors, viens, on explique pourquoi on est là.
C'est un truc que tu fais tous les mois.
Peut-être que tu veux faire de la pub.
Ce n'est pas tous les mois, c'est un truc...
Tous les ans, on fait un...
Ça s'appelle rencontre joyeuse
pour que les gens se rencontrent.
C'est très important de se rencontrer.
Et ne nous dites pas qu'on n'en a pas fait la pub.
Je l'ai partagé sur l'archipel.
Donc, ça commence.
Il y a déjà des gens qui arrivent aujourd'hui.
Et dans la soirée, ça va être blindé de partout.
Et il y a 150 personnes inscrites.
Et donc, on organise des week-ends.
Au début, j'ai organisé des week-ends ici
pour que les gens se rencontrent.
Et il y avait 20 personnes qui venaient.
Suite à la vidéo qu'on avait réalisée ?
Non, mais au début que j'étais là,
il y a 7 ans, tu vois.
Et les gens venaient.
Et puis, je trouvais ça sympa.
Et puis, après, je me suis dit
si c'était organisé un peu plus.
Et maintenant, ça fait plusieurs années
qu'on fait des week-ends comme ça.
On en fait un au mois de juin aussi.
On en fait un demain, au mois de juin.
Et après, on veut faire aussi des ateliers.
Tu vois, on fait Cuisine Sauvage
avec une restauratrice.
Faire Atelier Cuisine Sauvage.
On se promène, on cuisine.
Après, il y a plein d'autres ateliers
qu'on peut développer,
surtout sur les médecines naturelles.
Alors moi, je ne gère pas ces choses.
Je suis juste accueillant.
Et là, le week-end qu'on fait,
il y a un beau programme.
Tu vois, il y a l'Archipel qui vient.
Je ne sais pas si tu connais,
une chaîne YouTube qui démarre.
Et on aide les jeunes aussi.
Et donc, oui, on fait de la musique vibratoire.
On fait du yoga du rire.
Moi, je connais bien le yoga,
mais le yoga du rire, est-ce que tu ferais demain ?
Il faut découvrir ces choses.
À chaque fois, on va vers le bien-être.
Parce que pour moi, la vie autonome...
C'est quoi le bien-être ?
Le bien-être, c'était déjà de sortir le système.
Parce qu'on ne peut pas être bien dans ce système,
ce modèle sociétal, c'est une horreur.
Il y a des gens qui ont l'air heureux.
Ah, mais qui ont l'air ?
Ah, mais ça, l'air, moi, je peux avoir tous les airs.
Vas-y, fais l'air grave.
L'air grave, comment c'est grave ?
Fais l'air triste.
Mais tu sais, grave...
Comment c'est l'air grave ? C'est drôle ça.
Oui, parce que moi, je parle de...
En musique, par exemple, quand c'est aigu,
ce n'est pas grave.
Tu vois ?
Alors qu'en médecine,
quand tu as un truc aigu, c'est grave.
Non, mais une péritonite aiguë, c'est grave.
Ah oui, gastro-entérite aiguë, là, je pense.
C'est grave, c'est grave.
Donc le grave et l'aigu, je ne sais pas ce que c'est.
Donc je ne sais pas, prendre une...
Mais on essaie d'aller vers le bien-être.
Je crois que d'aller vers l'autonomie,
c'est aussi sortir d'un système
et ne plus en être dépendant.
Mais l'important...
Se déconnecter un chouïa.
Oui, mais l'important, c'est d'être bien.
Se sentir bien.
On ne peut pas se sentir bien
en dépendant de tout le monde.
Et là, tu commences à développer la vie autonome.
La première chose que tu as,
les gens disent, c'est bien, j'ai mes carottes, ceci...
Mais non, la première chose, c'est...
Je me sens bien.
Pourquoi on s'incarne ?
Oh, c'est là où moi...
Non, mais pour en chier.
Non, on s'incarne pour vivre cette incarnation au mieux
et que chaque jour soit un bonheur.
Moi, je dis toujours, j'ai le sourire quand je me couche,
quand je me lève, j'ai le sourire, peu importe le temps.
Ce n'est pas la météo qui décide de mon humeur.
C'est moi, elle est en moi.
Je peux faire du solo frais ?
Ah bah, vas-y.
Si vous levez avec la boule au ventre tous les jours,
c'est qu'il y a peut-être un petit truc à changer.
Ouais, je pense.
Et puis, c'est les petits signes avant-coureurs,
avant de péter un câble,
de se dire, je serais mieux ailleurs.
Tous les gens qui viennent ici me disent...
Attends, tu sais, là, on a organisé un week-end,
c'est samedi, dimanche.
Dernier week-end qu'on a organisé,
jusqu'au mardi, les gens étaient là.
Moi, je me disais, lundi, je suis tout seul.
Non, non, jusqu'au mardi.
Et je ne pouvais pas leur dire de partir.
Ils n'arrivaient pas à partir.
Oui, mais ça ne leur a pas fait...
Il y a un moment...
Non, mais il a fallu que ça descende et qu'ils repartent.
Prendre conscience, on va retourner dans notre truc.
Sauf qu'il y en a beaucoup qui sont revenus ensuite,
ils m'ont dit, j'ai quitté le truc.
Je n'ai jamais dit à quelqu'un de sortir du système,
je montre comment je vis.
Et après, à eux de voir si je me sens bien.
Et ils se disent, peut-être que j'ai envie de devenir aussi bien que lui.
Puis à un moment, tu ne peux pas être psy.
Ah non, je ne suis pas psy, j'ai déjà moi à m'occuper.
Non, mais j'ai toujours dit, la première vidéo que j'ai faite,
c'est je ne suis pas seul, je suis face à moi-même.
J'ai beaucoup de choses à travailler sur moi,
au lieu de m'occuper de tout le monde.
Que chacun se prenne en main.
Et ce n'est pas toujours de dire,
oui, alors comment tu fais ici, comment tu fais ça ?
Je dis, mais je n'en sais rien, j'ai pris des plantes,
je cueille et j'ai vu comment ça réagissait.
Une comestive.
Et ce que je peux faire, je fais sécher les carottes, tu vois.
Et je les mets en poudre, après je fais mes potages.
Et les gens vont te poser carrément la question,
mais combien de temps tu fais sécher ?
Je n'en sais rien, il pleut, ça va mettre deux jours.
Mais tu vois, les gens sont encore très dépendants.
Alors, je t'ai dit un truc que j'ai trouvé qui aurait pu être dangereux.
Moi, je l'ai vu chez Nono, je l'ai vu chez toi.
Heureusement, vous n'avez pas cet âme de gourou,
parce que j'ai quand même l'impression qu'il y a des personnes à une période
et c'est pour ça qu'il y en a, malheureusement, qui en profitent.
Il y a des personnes qui arrivent très bas,
qui font bien comprendre qu'ils sont très bas.
Et je trouve ça dangereux, en fait, d'autant...
Mais parce qu'ils te vampirisent.
Eux, ils sont dans les basses fréquences.
Quand tu es dans les basses fréquences, tu ne fais rien de bien.
Et quand tu es créé à quelqu'un, c'est de le faire descendre à son niveau.
Moi, ils n'arrivent pas à me faire descendre à leur basse fréquence.
Mais tu sais que beaucoup de gens m'écrivent, par exemple,
et tous les messages que je reçois, principalement, c'est une demande.
Je n'ai jamais...
Il n'y a pas de merci.
Non, mais je n'ai jamais...
Si, des merci.
Mais c'est toujours une demande.
Je n'ai jamais d'offre.
C'est rare que quelqu'un m'écrive en disant
« Écoute, j'aime bien ce que tu fais, je vais t'apporter ça, cadeau. »
Ou « Je viens passer un week-end avec toi, on bosse. »
Non, toujours des demandes.
Et c'est des gens qui disent « Je vise l'autonomie et tout. »
Et ils sont dans la demande.
« Est-ce que tu peux me répondre à ça ?
Est-ce que je peux venir passer 15 jours chez toi, apprendre ou quoi ? »
Et jamais quelqu'un m'écrit pour me dire « Je t'offre. »
Ça arrive, il y a des gens, même anonymes, qui m'envoient des semences.
Qui m'envoient des semences.
Il y a un monsieur qui m'envoie des semences depuis deux ans.
C'est super.
J'ai eu beaucoup d'aide au début de l'archipel
parce que c'était à l'arrache.
Maintenant, on peut dire que c'est un petit peu mieux cadré.
Au bout de sept ans, quand même.
Et maintenant, on est deux.
Grâce à une personne qui m'accompagne, elle n'aime pas quand je la cite.
Non, mais on ne va pas la citer, Catherine.
J'ai eu beaucoup d'aide et ce que j'ai remarqué, c'est que les personnes, par contre,
ne voulaient absolument pas qu'on les cite.
C'est en mode « Tiens, je le fais pour moi-même. »
Ne donne pas pour recevoir quelque chose en retour.
Sinon, ça veut dire que tu triches.
On en revient à ce que tu disais.
On le disait tout à l'heure.
Fais quelque chose.
Et en plus, ce que tu donnes, donne ce que tu as de plus précieux à toi.
Parce que moi, les gens qui me disent « Je te donne ça parce que je ne sais pas quoi en faire. »
Je dis « Merci, c'est du cadeau. »
Par contre, la personne qui me dit « Ça, c'est quelque chose de plus précieux que j'ai.
Je te le donne. »
Nathalie, la treasurer à l'association, elle arrive.
Ça, c'est un pull.
Ma maman l'a tricoté.
Elle me le met sur ça.
Elle me dit « Il te plaît ? Je te le donne. »
Tu ne peux pas dire que c'est moche quand on te le donne.
Non, je rigole.
Non, parce qu'elle en avait deux.
Il y en a un que je n'ai pas pris, qui ne me plaisait pas.
Mais par contre, tu vois, elle m'offre quelque chose de sa maman, tu vois.
C'est beau.
Et voilà, je trouve que ça, c'est…
Voilà.
Et c'est rare que dans les messages,
c'est à peu près, on va dire, 3% de messages où on me propose quelque chose.
Sinon, c'est que des demandes.
Et à un moment, je dis « Mais ils sont en train de me sucer la moelle,
me vampiriser et se nourrir de moi. »
Et il y a juste un moment, j'ai juste envie de dire, moi, je n'ai jamais dit « Vivez comme moi. »
J'ai dit « Voilà comment je vis.
Vivez comme vous voulez.
Moi, je vis comme ça et je me sens bien. »
Ben oui, c'est ça.
Je préfère être inspirant, inspirer des gens à aller vers quelque chose.
Mais même en musique, tu fais une musique,
tu es inspiré par toute la musique qui a déjà été créée avant.
À moins d'être un génie.
Et ben là, c'est pareil sur la vie autonome.
Moi, il y a des gens qui m'ont dit « Moi, j'aimerais bien vivre comme lui.
Mais alors, je n'aime pas les caravanes.
J'ai dit « Mais est-ce que je t'ai dit qu'il fallait vivre dans une caravane ? »
Oui, ils veulent le parfait…
Tu sais, on dit le guide du parfait autonomiste, pour être le parfait solo frais,
caravane sinon.
Caravane et puis voilà, non.
Vivre en maison.
Moi, j'ai une maison à retaper, je préfère être dans la maison.
Mais ça fait des années que je vis en caravane, c'est comme ça.
Mais non, non, ce n'est pas le modèle, c'est « inspirez-vous ».
Ce n'est pas un choix à la base, c'est parce que…
J'adore la caravane.
Quand il pleut la nuit et puis que ça tombe sur la caravane, c'est un plaisir.
Même dans les années 90, je vivais en caravane.
Ah oui, déjà.
Mais Amandier, je ne sais pas si c'est adapté chez toi et en…
Si, si.
Parce que ça aime la sécheresse, l'Amandier.
C'est Guillaume Faburel qui nous l'a amené.
Variété tardive.
Donc il fait ses fleurs quand il fait beau ici.
Il ne fait pas les fleurs sinon c'est février non ?
Moi, ça commence en février à être en fleurs, c'est beau.
Qu'est-ce que c'est beau.
Que lui, il va faire des fleurs, je ne sais pas, il est encore tout petit.
Mais il ferait des fleurs plutôt mars-avril.
Donc le pistil ne gèle pas.
Dis-moi Solo, j'en profite, il pleut, ça va faire séquence émotion, blabla et tout.
Qu'est-ce qui a fait…
Tu as dû tomber super bas pour être plus, on va dire maintenant, philosophe.
Je pense que tu as été pris, en plus tu en parlais,
tu as été pris dans la course, la rat race, la roue du hamster.
Après, ce n'est pas de tomber très bas ou de démarrer très bas.
Après, on a tous des parcours qui font que…
Pour moi, on s'incarne pour expérimenter.
Et après, tu peux avoir une vie comme ça qui est très paisible.
Mais du coup, tu n'as pas expérimenté et tu vas redoubler.
Tu vas te réincarner pour chier.
Mais il y a un moment où il faut passer par des choses.
Mais voilà, moi, je n'ai pas une vie malheureuse, c'est juste…
Oui, il y a eu des bas.
Avant que je m'installe ici, j'étais sur un écolier,
mais avant, je vivais dans les abribus, dans les rues de Brest.
Ah bon ?
Tu vois ?
Tu as été à la rue ?
Ah oui, c'est comme ça, je me suis retrouvé sur un écolier en Bretagne.
Quelqu'un m'a accueilli, Alexis Robert.
On le remercie, merci.
Oui, tu dois le connaître.
Tout le monde le connaît dans le milieu de l'autonomie.
Il sera là demain.
Ah ben alors, je vous entends pas parce que ça me…
Il vient faire un message de paix et voilà.
Et il tient ses paroles parce qu'il t'a hébergé alors ?
Oui, j'ai dit, est-ce que je peux rester 15 jours ?
Il me dit, j'ai juste une caravane, il n'y a pas de chauffage.
J'ai dit, tu sais, moi, je dors dans les abribus, dans la rue de Brest.
J'ai dit, c'est mieux.
J'ai dit, je ne t'embêterai pas longtemps, je reste 15 jours.
Je suis resté un an et demi.
Faites gaffe quand il dit, je passe pour le week-end sur l'offret.
Il va rester quelques ans.
Et je suis resté un an et demi et c'est mon petit-père, il vient,
il m'appelle régulièrement, il a 84 ans.
Il vient là, il me dit, est-ce que je peux venir vous embêter pendant le week-end ?
Il est haut comme ça, sa barbe blanche,
il vit dans une carterre dans la forêt de Brocéliande.
C'est bien, un druide.
Comment on en arrive à un ingénieur du son, à l'abribus ?
Parce que j'étais gamin et je m'intéressais à la musique, tu vois.
Je traînais dans les studios, des choses comme ça.
Et puis, il n'y avait même pas de diplôme d'ingénieur du son à l'époque.
Et à force de fréquenter des gens qui sont dans le truc,
au début, tu t'amènes les cafés, tu fais les cafés.
Et puis, juste un jour, le mec, l'âgé son, il dit, je vais pisser.
Tu prends la console, si tu ne fais pas de conneries, il te la laissera.
Et tu démarres, tu apprends comme ça, dans les concerts, c'est pareil.
Moi, j'allais dans les concerts, je regardais le concert,
j'étais près de la console, je regardais le mec.
Et puis, le mec, il voyait que je n'étais pas l'emmerdeur.
Je ne lui posais pas de questions.
Juste, le mec, il dit, je vais fumer une clope.
Tu y vas, tu tiens ?
Tu peux gérer le truc, là ?
Oui, là, tu fais l'âme de David Guetta.
Non, mais j'avais 15 ans, quoi.
Ah, 15 ans !
Ah oui, ce n'était pas à cette époque.
Puis après, tu rencontres des gens, que ce soit des photographes,
comme Pierre Thérasson, Frank Strom.
C'est des gens, mais tu sais qu'ils ont photographié tout le monde de la musique, quoi.
Après, ils font un truc, ils t'invitent, tu rencontres les gens,
puis ce n'est que des connexions comme ça.
Et pourquoi tu as arrêté ça, ce milieu ?
J'ai arrêté parce que mes enfants étaient grands, étaient partis de la maison.
T'avais des enfants ?
Bah oui, plein.
Non, les officiels, t'en as combien ?
Non, mais c'est ça.
Non, mais pendant une vingtaine d'années, j'ai élevé mes enfants tout seul.
Et quand la dernière est partie, moi, j'ai dit, allez, chaud, chaud.
J'ai vécu en mobile home, mais je vivais déjà en caravane avec les enfants quand j'étais petit.
Ce n'est pas un truc que...
Je ne sais pas si on peut vivre maintenant en caravane.
J'ai vécu en chalet, des choses comme ça.
Tu vois, mais non, non.
Après, j'ai dit, je vais me suivre à Guérande en mobile home.
Ça, je ne savais pas, tu vois.
On ne se voit pas souvent, mon chéri.
Ouais, mais c'est vrai, quand je suis venu...
Bon, il sait comment ça se passe, je crois.
Ouais, on fait la vidéo, ça y est, j'ai ce qu'il me faut comme matos, je rentre chez moi.
J'arrive en faisant la gueule.
Tu peux pas lui dire, tu veux boire un verre ?
Non, non, il repart comme ça.
J'ai mangé ton pain, il était trop riche.
Quand tu dis power food, c'est vrai.
Moi, ça m'a...
On va croire que je ne parle que de ça.
C'était puissant, ton truc.
Le but, c'est de manger des petites quantités, mais qui sont très intéressantes.
Moi, je dis toujours, tu veux manger, avoir l'apport nutritionnel des carottes.
Et tu fais ça dans l'assiette, carottes cuites.
Ça fait beaucoup à manger.
Ouais, mais pour le même apport, carottes crues, c'est ça.
Les carottes lactées au fermenté, c'est ça.
Et moins tu fais travailler tes organes, la plupart des organes, c'est pour digérer.
Mais pour le même apport, et plus tu vas mieux.
Ton cerveau, il n'arrête pas de digérer.
Donc, il est occupé à ça et pendant ce temps-là...
Tu es fatigué.
Ouais, puis tu ne penses pas à autre chose.
Ah, j'y avais pas pensé.
Il est tout le temps occupé.
C'est le cerveau qui fait fonctionner tout ça.
Regarde, le monde, quand il sort de la cantine,
qu'il rentre en classe l'après-midi,
ce n'est même pas la peine.
Ne mette pas des mathématiques l'après-midi,
tu es comme ça, le cerveau ne fonctionne plus, il digère.
Enfin, il fait fonctionner les organes pour digérer.
Il digère, I.R.
Tu sais, il y a les chants d'oiseaux, je ne sais pas comment on appelle ça.
Ouais, le langage des oiseaux.
Dis-moi, Solo, dernière question parce qu'en plus,
alors on va croire qu'on se croirait dans les fréquences stars
ou les trucs des années 90.
Pourquoi tu as fait ça ?
Je vois qu'il y a des belles phrases, il y a des belles choses.
Il y a beaucoup d'anarches dans le lot, je t'ai dit.
Pourquoi tu as mis ça ?
Parce que je trouve que c'est bien que les gens puissent lire des belles phrases,
de choses qui sont très intéressantes.
Tu vois, Coluche, moi j'ai toujours été fan,
mais la société n'a pas voulu de nous.
Qu'elle se rassure, on ne veut pas d'elle.
Et moi, de Coluche, ce qui m'a le plus marqué,
c'est quand il disait « si voter servait à quelque chose,
il y a longtemps que ce serait interdit ».
Oui, interdit.
Et puis des choses comme ça qui sont vraiment...
Tu vois, regarde, les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts.
C'est vrai.
Les ponts qu'ils relient, on met des murs pour roulazonner.
Et c'est des phrases qui sont très anciennes.
C'est Descartes ça, c'est qui a dit ça ?
C'est ça qu'il faut chercher.
Ce n'est pas Descartes ?
On ne met pas les noms nous.
Il y a Morrison ?
Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple.
Ah, c'est beau ça, j'aime beaucoup.
C'est dur, c'est vraiment tellement...
Il y a du Braille, il y a du Luther King, Dalai Lama.
Voilà, et puis tu as des gens qui sont moins connus,
mais tout aussi intéressants.
Alors, moins connus...
Mais regarde, ne serait-ce que Simone Veil, c'est magnifique.
« Nous sommes responsables de ce qui nous unira demain ».
Oui, c'est beau.
Mais ici, les gens, juste ça, qu'ils ne comprennent que ça.
S'ils comprennent tout, c'est bon.
Mais juste ça, quoi.
Moi, je reprochais vachement à un moment,
on ne voyait que ça sur les réseaux, il n'y avait que des phrases.
Et je dis, ouais, c'est bien beau.
Sans citer en plus les auteurs, parce que je crois que la plus belle des choses,
c'est de citer l'auteur.
Non, mais la photo, parce que souvent, on cite l'auteur,
on ne sait pas qui il ressemble.
Et tu penses que dans la tête, au visage, on peut voir le...
Les gens, ils vont faire une recherche, tu vois, mais...
C'est laquelle la plus forte pour toi ?
Ce qui te représenterait le mieux, tu penses, de tout ça ?
Tu en as pas mal, de...
C'est bien, ça va faire réfléchir.
Bon, enfin, voilà.
Non, mais moi, en plus, il croise les bras,
c'est de regarder ce monde, tu veux dire...
Mais enfin...
T'es plutôt du genre...
Ben, j'allais dire ingénieur, oui,
mais il cherchait toujours à bricoler des trucs un peu...
bizarres, parce qu'il sait, il faisait des drôles de véhicules.
Ah ouais, le gaffophone...
Oui, oui.
Ah oui, mais il était magnifique et puis très écolo.
Tu sais, Franquin, il a créé une sacrée BD, quoi, avec ça.
C'est marrant parce que moi, ma...
Je me suis énormé, bon, j'ai lu tous les Tintins
et alors, j'ai une BD que j'adorais.
Moi, je suis très BD, hein.
Pas du tout.
Mais moi, je suis collectionneur de bandes dessinées.
Fouic et Fluc.
Ben oui.
Mais j'adorais, ils faisaient que des conneries, les gamins.
Ils en avaient rien à faire, on les engueulait.
J'allais au festival de la BD à Angoulême,
j'étais... rencontrais les auteurs et...
Ah oui, j'étais très BD et puis...
Vous abattez des arbres pour construire des asiles
afin d'y enfermer des gens devenus fous de ne plus voir d'arbres.
Ah oui, c'est énorme.
J'ai d'un matin.
Ah oui, c'est excellent.
La télévision est faite pour ceux qui, n'ayant rien à dire,
tiennent absolument à le faire savoir.
Ah oui, ça, c'est sûr.
Ça, c'est sûr.
Bon, nous, on est très Oscar Wilde, évidemment.
Il y en a partout, Oscar Wilde.
Pierre Perret, parce qu'il ouvrait la cage aux oiseaux, quoi.
Je lui dis, mais c'est un truc, c'est qu'une chanson amusante.
Je lui dis, mais...
Lui, dans la chanson, il a essayé, il a dit,
si vous voulez les petits oiseaux comme ça, ouvrez la cage.
Et voilà.
Pour qu'ils puissent se barrer.
Qu'ils soient libres.
Oui, mais je suis sûr qu'ils ouvrent la cage,
il y en a, ils restent.
Et là, ça fait un peu l'analyse.
Oui, et bien, c'est comme les gens.
Tu leur dis, vous êtes libres, ils restent.
Ils n'ont même pas compris ce que c'était que la liberté, quoi.
Ils resteront accrochés à ce système et puis voilà.
Mais après, ce n'est pas grave.
C'est leur existence, ce n'est pas la mienne.
Il y a plein de gens qui sont bien,
mais il y a des gens qui ne sont pas bien pour qu'on en parle.
Juste des parcours de vie, des jeunes.
Il y a des jeunes.
Et on fait de l'hébergement aussi, des gens qui craquent et qui disent,
je me pose là.
Le fameux asile pour les fous, mais ce n'est pas eux qui sont fous.
Oui, et puis on le fait.
Il y a la petite carterre là, on peut aller voir si tu veux.
Je pense que tu l'as immortalisé.
Oui, on n'a pas besoin d'être dedans en plus.
Et en plus, je crois que Myriam a installé les toilettes.
C'est les toilettes sèches.
Ah dis donc, pas mal.
Bon solo, ne pars pas comme ça, je te fais la tête.
Le bras gauche, pour être cœur à cœur.
Oh, c'est beau.
Il ne faut pas faire les choses anodinement.
Non, moi je le fais, mais hors caméra.
Là, c'est chaud, tu vois, mais je ne le fais pas sans...
Ah ouais, mais nous, on n'arrête pas de s'enlacer.
Et vraiment, tu sais, des fois, j'enlace quelqu'un
parce que je sais qu'il a besoin.
La personne est comme ça, contractée, et à un moment, elle se dit...
Et voilà quoi, c'est quelque chose...
Si tu peux apporter du bien-être aux autres, mais fais-le.
Tu sais, tout ce que tu peux donner comme ça,
tu n'en auras pas moins, tu vois.
C'est vrai que si je reviens à mon cage de carottes,
si j'en donne, j'en ai moins.
Par contre, tout l'amour que tu peux donner aux autres,
tu en auras toujours autant.
Hors de quoi on se prive.
Comme les idées, ça peut se propager.
Merci Solo, merci aux abonnés qui ont...
Je vous ai entendu.
Merci Solo.
Merci Catherine de filmer.
Excuse-moi de citer ton prénom, mais comme il a mis ton nom...
Tu veux que je prenne la caméra, je te filme un peu ?
Non, il y a peut-être la fin.
Merci à tous.
Merci à tous, Solo.