Deux jours avant le match de Ligue des Nations, Ibrahima Konaté, défenseur de l'équipe de France, a pris part à une conférence de presse. Il est notamment revenu sur la situation au moyen-orient.
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J'ai du mal à la verbaliser, l'idée c'est de rendre les tenues de Jules Koundé classiques, votre arrivée hier,
et puis l'autre thématique que j'aimerais aborder c'est quelles sont les qualités pour être un leader en équipe de France
et qui se réussissent absolument de les avoir pour être capables ?
Non, je pense que c'est drôle, ça c'est amusant et je sais qu'avec Jules, il a montré de très belles pièces
et moi je vais toujours dire dans tous les cas, moi je suis n'importe quelle concurrencée, ça va être la guerre entre toi et moi,
donc non, c'est de bonnes bières et dans tous les cas c'est juste des tenues, on sait pourquoi on vient, on est focalisés sur le football,
mais lui et moi et tous les joueurs je pense qu'on est des personnes qui aiment énormément la mode,
donc on aime bien porter des pièces qui sont cool et dans tous les cas c'est pour nous et pas pour les gens,
et on est heureux et c'est des belles photos à la fin qui retournent, donc non, je pense que c'est un plaisir pour tout le monde
et je pense que vous aussi vous attendez tout ça lorsqu'on arrive le lundi.
Et ensuite pour la deuxième question, qu'est-ce qu'il faut pour être un leader en équipe de France, c'est ça ?
Non, je pense que déjà pour être un leader c'est quelque chose d'inné pour commencer, c'est quelque chose qui peut s'apprendre en général,
c'est quelque chose qu'on a ou qu'on n'a pas, et ensuite il faut être une personne qui est entre guillemets appréciée de tous,
que ce soit sur le terrain ou en dehors, et le leader c'est quelqu'un qui va souvent être là, pas quand ça se passe super bien,
parce que quand ça se passe bien, tout est beau, tout est cool, mais c'est surtout lorsque ça ne se passe pas bien,
que les leaders sont là, que ça se voit ou pas, mais c'est comme les fondations d'une maison,
et lorsqu'il y a un peu de turbulence, ceux-ci sont là pour maintenir la maison et maintenir le groupe,
pour que tout aille bien et sur les bonnes règles, pour moi c'est ça.
Il y a quelques joueurs qui ont le profil, après la vérité j'ai deux ou trois noms qui me viennent en tête,
Mike, moi, après Jules Aurel peut-être, mais oui c'est le seul nom qui me vient en tête.
Sur le dernier rassemblement, la rentrée était difficile avec ce match compliqué face à l'Italie,
il y a eu pas mal de critiques aussi après l'Euro, qu'est-ce que vous vous êtes dit dans le groupe,
comment vous avez vécu cette rentrée et là dans quel état d'esprit vous êtes ? Merci.
Non c'est vrai, c'est toujours chiant de perdre, c'est la vérité,
maintenant après la rentrée en septembre, on peut dire que tout le monde n'était pas à 100%, c'est clair,
ensuite on arrivait, on a perdu contre l'Italie, on était triste,
mais après le plus important c'était de se remettre en question, avec un bon résultat par la suite contre la Belgique,
mais après le plus important dans le football c'est de se remettre en question,
rien n'est jamais parfait, des fois ça se passe bien, des fois ça se passe mal,
et le plus important c'est de comprendre pourquoi ça s'est mal passé,
et de réagir le plus rapidement lorsqu'on en a l'opportunité, c'est ce qu'on a fait avec la Belgique.
Maintenant là on a deux matchs qui nous attendent,
et pour avoir le même état d'esprit, se remettre en question par rapport au premier match qu'on a perdu,
et continuer sur la lancée du second match qu'on a gagné,
et c'est de repartir avec les six points à la fin de ce rassemblement.
Brahima bonjour, qu'est-ce que ça vous fait de ne pas avoir pu dire au revoir à Antoine Griezmann,
parlant de son absence, de son manque,
et la deuxième question, les qualités d'un joueur que vous connaissez,
ou d'un ami, Christophe Harington, merci.
Griezmann, Griezmann, Griezmann, le fameux Griezmann.
Franchement ce qui s'est passé, moi ça m'a triste,
parce qu'un joueur comme lui, un leader comme lui,
c'était l'exemple typique d'un leader,
et je sais que lui aussi il aurait voulu le brassard,
mais le jour où l'annonce a été faite, il a été un peu triste, c'est vrai peut-être,
mais après le soir même il était d'attaque,
et j'arrive pas à comprendre certains journalistes qui disent qu'il était triste,
ou quoi que ce soit, parce qu'il ne l'a jamais montré,
et même la relation qu'il avait avec Kylian, il l'appelait capitaine devant nous, devant tout le monde,
et c'était assez surprenant, mais ça pour moi c'est un vrai leader,
et avec tout ce qu'il a fait pour la France,
toutes ses élections enchaînées sans jamais en louper une,
je pense qu'il méritait un désadieu extraordinaire,
après je sais pas s'il nous prépare quelque chose pour la suite,
ou s'il se fait revenir à un moment donné, j'en ai aucune idée,
mais la vérité c'est que moi j'aurais préféré,
je pense que tout le monde aurait préféré le savoir lors du dernier rassemblement,
pour lui faire un adieu ou un au revoir digne de ce nom,
on n'a pas pu le faire, et même carrément quand j'ai vu ça,
j'ai même pas commenté ses réseaux sociaux parce que j'étais trop surpris,
j'étais non mais non c'est pas possible ça peut pas s'ignore comme ça,
mais en tout cas j'espère qu'on aura l'occasion que ce soit avec les fans,
ou même l'équipe en elle-même, de lui faire un au revoir digne de ce nom,
parce qu'il mérite totalement.
Et sur Christopher Enkutu,
oui Christopher c'est quelqu'un contre qui j'ai déjà joué en première ligue,
et avec qui j'ai joué pendant quelques années en Allemagne,
c'est un joueur très offensif et qui est très généreux aussi sur les efforts défensifs,
c'est quelqu'un qui peut marquer des buts, qui peut faire marquer,
et qui a un sens du jeu qui est exceptionnel,
et je pense qu'il a énormément de qualité,
et je m'inquiète pas pour lui, il a déjà fait des sélections avec nous,
c'est quelqu'un avec énormément d'expérience,
et il y a eu quelques papers physiques malheureusement qui l'ont ralenti,
mais là il est de retour pour nous montrer de quoi il est capable,
et j'espère qu'il va nous aider énormément,
et je m'inquiète pas pour ça.
Merci Brima, en même temps c'est pour l'équipe,
la dernière fois qu'on vous a vu ici c'était en conférence de presse juste avant l'Euro,
vous nous disiez que vous étiez prêt à avoir plus de responsabilités,
maintenant être un cadre de cette équipe de France,
il y a eu l'Euro derrière, vous avez moins joué,
est-ce que vous avez eu le sentiment, et qu'on parle de capitaine maintenant,
de vice-capitaine avec une place à prendre sur le long terme,
est-ce que vous n'avez pas eu le sentiment d'avoir loupé un premier tournant de votre carrière en sélection ?
Loupé un premier tournant, non, je dirais pas ça,
après c'est clair que le fait de ne pas avoir joué durant l'Euro,
pour moi c'était une remise en question sur ma propre personne,
et j'ai beaucoup appris de cet Euro que je n'ai pas joué,
donc c'est de l'expérience prise et je pense que je vais garder le positif,
et j'en ai appris énormément aujourd'hui,
ça me permet d'avoir changé beaucoup de choses,
d'avoir compris beaucoup de choses dans la relation,
dans le football, entre joueurs et joueurs,
et entre joueurs et entraîneurs également.
Maintenant l'Euro il est passé, il y a d'autres échéances qui vont arriver,
notamment dans les Nations, il va y avoir la Coupe du Monde 2026,
et moi ce que je dois faire c'est, ok, il s'est passé ça, comment je dois agir ?
Qu'est-ce que je dois faire maintenant pour que ça ne se reproduise plus ?
Et maintenant par rapport au leadership,
oui non c'est clair, je pense qu'en toute honnêteté,
si j'avais joué durant cet Euro, par rapport à cette sélection-là,
oui c'est clair, par rapport au Capizana,
je pense qu'il y aurait peut-être un mot à dire par rapport à ça,
mais maintenant ça ne change rien du tout,
car tôt dans la compétition j'ai compris quel a été mon fort durant cet Euro,
et comme j'ai dit, un leader il est là quand ça se passe mal,
que ce soit personnellement ou dans le groupe,
et à ce moment-là moi je suis parti voir le pote,
j'ai discuté avec lui et je lui ai dit qu'il pourrait compter sur moi,
peu importe ce qu'il se passe,
et là mon rôle à ce moment-là, malgré que je n'avais pas de temps de jeu,
c'était d'être avec l'équipe, d'apporter cette joie de vivre au quotidien,
et d'être proche de tous les joueurs,
et d'apporter mon football avant chaque match désolé,
et c'est ce que j'ai su faire,
et j'ai donné le meilleur de ma personne pour faire ça,
maintenant moi j'ai fait mon travail à ce moment-là,
et maintenant on est dans une autre compétition,
l'Euro c'est le dernier à nous,
et là je suis là pour atteindre d'autres objectifs,
et faire ce que j'ai à faire.
Hier votre sélectionneur disait que Kylian Mbappé cristallise énormément d'attention,
il n'est pas là, son absence a fait commenter,
qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur le leader qu'il est,
puisque vous parlez beaucoup de leadership,
et on remet souvent ça en question sur Kylian,
est-ce que vous comprenez aussi le décalage,
il a été énormément sifflé à Lille quand il est revenu avec le Real Madrid,
comment vous avez vécu ça vous en tant que coéquipier ?
Est-ce que vous pouvez répéter ce que vous avez dit à la fin ?
Il s'est fait chahuter à Lille alors qu'il revenait jouer français avec le maillot du Real,
il a été sifflé,
comment vous vivez parfois ce décalage-là sur Kylian,
le fait qu'il puisse être autant critiqué ?
C'est Kylian Mbappé,
je pense que c'est à la hauteur de tout ce qui se passe autour de lui,
le nombre de personnes qui le suivent,
le nombre de fans qu'il a aujourd'hui dans le monde,
c'est clair que Kylian, il sensibilise tout autour de lui,
dès qu'il arrive dans un endroit, c'est Kylian, c'est toujours lui,
et je pense que c'est quelque chose qu'il ne montre pas,
j'en ai jamais discuté avec lui,
mais je pense que c'est quelque chose de pas facile à vivre,
parce que c'est quelqu'un qui est jeune,
on a que un an d'écart et encore quelques mois,
et moi des fois je me mets à sa place,
je me dis que si j'avais tout ce mouvement autour de moi,
je ne sais pas si j'aurais tenu,
et il a réussi à le faire et continue à le faire,
mais il peut avoir peut-être un craquage psychologique dans sa vie,
je n'en ai aucune idée, mais j'aimerais bien en discuter avec lui,
mais il faut se mettre à sa place,
il est arrivé en équipe de France très jeune,
il a gagné la coupe du monde très jeune,
il a des nombres de sélections qui sont hallucinantes pour son âge,
des nombres de statistiques également,
et tout ce qui gravite autour de lui,
c'est qu'il n'a pas de vie,
il n'a pas de vie et ça doit être dur,
maintenant en gros,
je n'étais pas au courant qu'il s'était sifflé à Lille,
mais même ça je ne comprends pas pourquoi,
pourquoi il s'était sifflé à Lille,
je ne comprends pas moi,
un exemple quand j'avais joué contre Toulouse et je n'avais même pas joué,
avec Liverpool la saison dernière,
je suis arrivé et ils m'ont fait un accueil exceptionnel,
carrément les joueurs de Liverpool pensaient que j'avais joué à Toulouse dans ma carrière,
c'est juste que je suis français,
et ils ont un bon comportement avec moi,
et ça me fait plaisir,
c'est vrai que je ne savais pas ça,
mais c'est drôle,
mais après ça fait partie du football et je pense qu'il a compris ça,
et je pense qu'il passe au-dessus de ça,
je pense encore une fois,
mais ça ne doit pas être facile de vivre ça dans son pays,
c'est bizarre quand même.
Bonjour Yvon et Emma,
Jean-François Segué de RMC Sports,
on va leur faire plaisir au Toulousain ce que vous venez de dire,
pour la parenthèse,
par rapport au fait que,
on parle beaucoup des cadences infernales,
vous faites partie d'un club qui joue beaucoup,
et on voit que De Bruyne,
Lukaku,
futur adversaire avec la Belgique de l'équipe de France,
sont arrangés pour ne pas être là,
Kylian Mbappé n'est pas là,
est-ce que vous avez eu, vous personnellement,
ou est-ce que vous avez entendu autour de vous,
le fait que certains joueurs aient des pressions de leur club,
pour ne pas aller en sélection,
ou est-ce que ça ne vous pose pas de problème de ce côté-là,
et que vous répondrez toujours présent à la sélection,
malgré les cadences infernales ?
En vrai ça c'est un sujet qu'il faut en parler,
il ne faut surtout pas le négliger,
après à Liverpool,
franchement ce sujet-là,
il n'y a pas de discussion,
parce que je me rappelle le dernier match,
on a un autre milieu de terrain,
Matalister qui est sorti à la mi-temps,
à cause d'une douleur,
mais le lendemain il est parti,
il a voyagé en Argentine,
donc il n'y a pas de pression du club,
par rapport à ça à Liverpool,
mais après bien sûr qu'on entend,
il y a des bruits de couloirs,
comme quoi il y a certains clubs,
qui préfèrent que leurs joueurs restent,
mais après, en toute honnêteté,
il faut comprendre les clubs,
parce qu'il y a tellement de matchs,
et au final,
les joueurs c'est les salariés du club,
et les clubs veulent leurs joueurs à 100%
pour les matchs de compétition,
même si les sélections nationales,
c'est beaucoup,
ou même de la même importance,
je dirais,
et aussi c'est aux joueurs de se poser la question,
et je pense qu'il y en a énormément
qui se la posent,
c'est comment je vais faire
pour tenir toute la saison,
car jouer tous les matchs,
ok, peut-être je ne vais pas le payer cette saison,
mais peut-être l'année prochaine
ou l'année d'après,
je vais le payer,
donc à un moment donné,
c'est sûr que chaque joueur pense
à une gestion,
si le club ou la sélection ne le fait pas,
maintenant comment on fait
pour arranger ça ?
C'est choix,
jouer, avoir un calendrier au moins surchargé,
surtout nous,
déjà en première ligue,
avec le Boxing Day,
en décembre,
on n'a pas de vacances,
je pense que c'est un sujet
où on devrait en discuter,
parce que quand on voit les autres
qui sont à droite, à gauche,
nous aussi on aime être à leur place
avec toutes les compétitions,
il y a trop de matchs maintenant,
le plus important c'est
de rester fit toute la saison,
et c'est très compliqué,
avec les blessures des joueurs qu'on a vues,
qui ont communiqué sur ça,
c'est dur,
maintenant ça nous dépasse,
nous on peut en parler,
mais la vraie question c'est,
peut-être que vous l'avez la réponse,
mais qu'est-ce qu'on doit faire
pour jouer moins,
ou pour tenir toute une saison,
pendant toute notre carrière ?
Bonjour Ibrahima,
Emmanuel Barranguet pour l'agence France Presse,
je voulais prolonger une question
à laquelle tu as répondu tout à l'heure,
sur le fait que tu n'avais pas joué
pendant l'Euro,
en fin de saison à Liverpool,
tu jouais moins,
là tu es revenu complètement titulaire,
je voulais te demander
ce que tu avais appris
de cette petite concurrence-là
qui t'a permis
de reprendre totalement ta place,
et rajouter quelque chose
sur la Fashion Week,
bravo pour la cagoule hier,
je voulais te demander
si Julien avait reconnu sa défaite
au moins pour le match d'hier,
parce que c'était toi
qui était le mieux sapé.
Merci de m'avoir mis numéro 1
dans votre classement,
c'est gentil.
Ensuite,
qu'est-ce que j'ai appris ?
Franchement,
il y a tellement de choses
que j'ai appris,
je pense que je ne pourrais
même pas tous les énumérer aujourd'hui,
mais la vérité,
je pense que le plus,
c'est de ne jamais être sûr
à 100% de soi,
si ça ne dépend pas
que de nous,
et la loyauté
et la confiance,
ce sont des sujets
qui sont très très compliqués
dans le monde du football,
et je vais m'arrêter
juste sur ça,
sans développer,
vous prenez ça
comme vous voulez,
mais c'est ces choses-là
que j'ai appris.
Bonjour Edwina,
bienvenue dans l'équipe,
deux petites questions,
la première c'est,
est-ce que Didier Deschamps
est passé de voir hier
quand t'as annoncé
que tu serais capitaine
ou vice-capitaine ?
Et la deuxième,
c'est pour revenir
sur les calendriers
surchargés,
en début de saison,
Rodry à Manchester City
et Jules en écho,
un peu de temps après,
ont évoqué la possibilité
de faire grève,
si jamais les joueurs
n'étaient pas entendus
et que les matchs changeraient,
est-ce que c'est une hypothèse
que toi,
tu pressionnerais ?
Par rapport à la question,
par rapport au coach,
non, il est pas venu me voir
pour me dire
que j'étais capitaine
ou vice-capitaine du tout,
et même si ça avait été le cas,
je pense que je l'aurais pas dit
et je l'aurais laissé lui
prendre la parole
sur ce sujet-là.
C'était quoi la deuxième question,
désolé ?
Ah oui,
et par rapport à la grève,
non, la vérité,
si ça continue
sur cette dynamique-là,
avec des calendriers
de ce type-là,
bien sûr que si demain,
en gros,
tous les joueurs
et les leaders
dans le monde du football
actuel,
ils décident
à taper du poing
sur la table
et qu'on soit tous ensemble
parce qu'au final,
on est tous dans le même bateau.
L'objectif,
c'est qu'on joue tous
et que tout le monde
soit content,
tout le monde soit heureux,
tout le monde soit fit
pour donner du plaisir
à tous les fans
et tous les téléspectateurs
qui nous regardent
parce que la vérité,
c'est qu'aujourd'hui,
si on enchaîne les matchs
et qu'on joue tout, tout, tout,
et qu'au final,
on se blesse,
c'est qui qui en paye
les conséquences ?
C'est nous,
parce qu'au final,
il y a un problème
avec notre club
parce qu'on ne joue pas,
ça peut peut-être nuire
à une prolongation
ou à un nouveau contrat
parce qu'on peut dire
qu'on est trop blessé.
Ensuite,
avec les fans
qui sont pas heureux
parce qu'on ne peut pas
les aider sur le terrain
comme on aurait pu le faire
et ensuite,
au final,
on est critiqué,
on est critiqué
par les journalistes
car on dit
que ce joueur,
il est blessé,
ce joueur ci,
ce joueur ça,
mais au final,
quand on regarde
les calendriers,
ben,
il ne nous facilite pas.
si demain,
il y a un mouvement
qui peut amener
à une compréhension
des joueurs
et qui doit être faite,
oui,
bien sûr,
on peut changer la partie
et je pense que
tous les joueurs,
ils suivront
ce mouvement-là
dans tous les cas
parce qu'il n'y aura pas
de choix
parce qu'au final,
c'est dans notre intérêt
à nous tous.
Le premier match
aura lieu
face à l'Israël
à Budapest,
est-ce que
c'était
un sujet
pour vous
ou entre vous
de jouer face à l'Israël
dans le contexte
international
actuel
ou est-ce que
vous voyez
ce match
comme un match
comme un autre ?
Non,
la vérité,
un match
comme un autre,
non,
on ne va pas dire
fan,
mais en vrai,
oui,
parce que nous,
on est là,
c'est pour jouer
au football,
on ne va pas
regarder
contre qui on joue,
le plus important,
c'est de gagner,
de prendre les 3 points
et d'être heureux,
mais c'est sûr
que ce qui se passe
aujourd'hui
dans le monde,
ça nous laisse pas insensibles,
c'est la vérité,
et je pense que
si je pose la question
à vous,
si je vous dis
ce qui se passe
dans le monde,
est-ce que
vous en prenez
conscience
ou pas du tout ?
Vous allez me dire
oui,
c'est sûr,
parce que
ce qu'on voit
aujourd'hui
sur les réseaux sociaux,
c'est abominable,
j'ai même pas les mots
pour décrire
l'horreur qu'on voit.
aujourd'hui,
moi,
la chance que j'ai,
c'est que j'ai
la lucidité
de...
Comment expliquer ça ?
J'ai cette lucidité
de me dire
ok,
d'accord,
ce qui se passe
c'est très grave,
je fais ce que
j'ai à faire,
je suis dans
mon monde
et toutes ces choses-là,
mais moi,
les personnes
pour lesquelles
je m'inquiète le plus,
c'est les jeunes,
la nouvelle génération.
Aujourd'hui,
on entend des adultes
qui vont sur
des plateaux télé,
qui pleurent
ce qui se passe
aujourd'hui
dans le monde,
mais ce sont
des adultes.
Imaginez des enfants
qui ouvrent
leur téléphone,
car aujourd'hui
on a accès à internet
partout,
que ce soit à l'école
ou sur le téléphone
du copain,
toutes ces choses-là,
mais imaginez
un petit qui,
je sais pas,
8 ans,
10 ans,
il tombe sur des vidéos
où des enfants,
des adultes
qui sont décapités,
la tête à droite,
toutes ces choses-là,
mais imaginez
l'impact
que ça peut avoir
psychologiquement
sur ces personnes-là,
et ça,
qu'est-ce que ça peut créer
dans les nouvelles générations,
on n'en a aucune idée.
Donc,
moi,
je m'inquiète énormément
pour eux,
et aussi,
je m'inquiète énormément
pour les personnes
qui souffrent aujourd'hui
dans le monde,
car bien sûr
qu'il y a des personnes
qui...
C'est la guerre,
d'accord,
il y a eu des choses
qui ont fait
que ça a mené
à ces conséquences,
combattre le terrorisme,
toutes ces choses-là,
c'est une chose,
mais...
Les civils
qui n'ont rien à voir
avec ça,
qui sont tués
en masse,
c'est...
Je n'ai pas les mots
pour décrire ça,
et ça me fait mal,
ça me fait mal.
Bien sûr,
après,
il ne faut pas négliger
tout ce qui se passe,
toute injustice,
toute mort,
toutes ces choses-là,
ce sont des choses
qui sont difficiles
à voir,
difficiles
à regarder,
à accepter,
mais le plus important,
ce que moi,
je souhaite,
et je pense que
tous les joueurs
de l'équipe de France,
je vais parler au nom
de tout le monde,
et je pense que
ça, ce n'est pas un sujet,
c'est que nous,
ce qu'on veut,
c'est juste la paix
dans le monde,
juste la paix,
que tout le monde
s'entende bien,
c'est quelque chose
qui est,
quand je le dis,
quasiment impossible
à vivre aujourd'hui,
mais c'est vraiment
ce qu'on souhaite,
c'est vraiment
ce qu'on veut,
et si on peut
aider à travers
notre comportement,
à travers nos paroles,
à travers la bienveillance
qu'on peut avoir
les uns envers les autres,
juste à calmer
le cœur des gens
qui sont autour de nous,
car on peut vivre,
on peut être avec des personnes
qui ont une haine
qui est née à travers
les images qu'ils vivent,
mais si on peut
essayer de les resensibiliser
pour leur rappeler
qu'avant toute chose,
au-delà de la religion,
au-delà des conflits,
on est des êtres humains,
on a les mêmes membres,
on a des couleurs
de peau différentes d'abord,
mais on a tous
du sang
une fonctionnalité
générale
qui est la même,
si seulement
on pouvait juste
se rappeler de ça,
et de se rappeler
que j'avais
déjà dit
à l'Euro,
mais que la vie
est très courte
et qu'il faut juste
qu'on soit heureux
et qu'on vive notre vie
avec les gens
qui sont autour de nous,
je pense qu'on vivrait
déjà dans un monde meilleur.
Il m'a baptisé
après le Figaro,
j'ai oublié
ma question,
je t'écoutais là,
tu vois,
par rapport
à ce qui se passe
dans cette séquence
en octobre,
avec l'absence
de Kylian,
la retraite d'Antoine
dont on a parlé tout à l'heure,
est-ce que pour toi
c'est une nouvelle ère
tout simplement
qui s'ouvre
en équipe de France ?
Et deuxième petite question,
par rapport à la relation
et les échanges
que le groupe
peut avoir avec Didier,
comment tu les découvres ?
Merci.
Oui,
c'est clair
que c'est une nouvelle ère,
surtout
avec l'annonce
du départ de Griezmann,
c'est clair
que là,
ça chamboule
énormément de choses
dans nos cœurs,
dans le cœur des Français,
dans le cœur des femmes,
toutes ces choses-là et tout.
Maintenant,
ça fait partie
du football
et moi,
c'est quelque chose
que j'ai vécu déjà
avec Jurgen Klopp,
le fait qu'il parte,
il n'y a pas de mots
pour décrire ça,
mais ça fait partie
du football,
les gens viennent
et à un moment donné,
quand le temps
est passé,
ils partent
et c'est à nous,
les nouvelles générations,
de s'adapter à ça
et d'essayer
de faire mieux
que ce que
les anciennes générations
ont fait,
car Antoine Griezmann,
ok,
il y a eu son départ,
mais il ne faut pas oublier
les noms
qui sont partis
juste avant,
Didier Giroud,
Raphaël Varane,
Miguel Uris,
Mandanda,
il y a eu tellement
de noms
qui sont partis
durant cette année 2024,
ça fait bizarre,
car c'est des noms
que j'ai vu
lorsque j'étais
à la télé,
lorsque j'étais
chez moi à la télé
et tout,
et j'ai eu la chance
de passer
un peu de temps
avec eux
et je suis très heureux
d'avoir pu échanger
et d'avoir joué
avec eux.
Maintenant,
c'est à nous
de nous focaliser maintenant,
d'être de nouveaux
leaders,
car ce qui s'est passé
là,
c'est ce qui va
nous arriver
et on ne sait pas
quand,
j'espère le plus tard
possible,
mais profiter
de l'instant présent
surtout.
Et ensuite,
par rapport
aux échanges
qu'il y a
avec le coach,
c'est-à-dire
individuellement
ou dans le collectif ?
Non,
non,
c'est quoi
votre question ?
Non,
quelle question
je vous écoute,
c'est quoi
votre question ?
Il est trop fort lui !
Non,
individuellement,
on ne peut pas savoir
parce que chacun
va voir le coach
dans son intimité.
Moi,
lorsque j'ai des échanges
avec le coach,
je lui dis
ce que je ressens,
je lui dis ce que je pense
par rapport à moi,
surtout.
Je n'aime pas trop
parler au nom du groupe
parce que je ne sais
pas ce que les gens
y pensent
et je n'aimerais pas
dire des choses
que les gens
n'y pensent pas.
Ensuite,
collectivement,
si quelqu'un a
quelque chose
à dire au coach
et qu'on est tous
ensemble,
qu'il le dise
et c'est surtout
un échange
constructif
qu'il y a.