Grâce à un doublé de Randal Kolo Muani, la France a dominé la Belgique (2-1), lors de la 4e journée de la Ligue des nations. Qui est l'homme du match ? Le débat de L'EDS.
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C'est Colo, l'auteur du nublé, ou le dernier rempart, Mike Maignan.
Si vous deviez distinguer un joueur ce soir, un joueur français,
puis après on ira voir notre cousin belge, Sébastien.
Je vais quand même donner le pourquoi.
Mike Maignan ?
Oui.
Ah bah oui, pourquoi ?
Tout simplement, parce que bon, c'est emmerdant quand le gardien est le meilleur joueur de football d'une équipe,
mais ce soir, je peux faire la comparaison aussi entre les deux gars.
Eh oui.
Parce que au lieu de parler uniquement du pénalty de Colomanie et du but de la tête de Colomanie,
je ne sais pas si Mike Maignan prend le but de la tête de Colomanie.
Pour toi, il ne le prend pas, ça c'est sûr.
Mais là, le gardien belge de ce soir n'a pas du tout la possibilité de comparer à Maignan.
Ça me paraît impossible.
Ce n'est pas ce qui m'embête le plus, que ce soit le meilleur joueur français aux yeux de Roland,
ce qui m'embête le plus, c'est que ce soit l'un des trois meilleurs pieds de l'équipe de France, Mike Maignan.
Et on n'en est pas loin quand même.
Au niveau technique, ce n'est pas le dernier.
Et ce n'est pas un compliment pour les autres quand même.
Stéphane, par rapport à ce que nous dit...
Oui, c'est derrière son bonbon.
Par contre, ce qui est très important, parce qu'on est quand même dans cette phase,
qu'on le veuille ou non, de reconstruction des Bleus,
on passe derrière un monument qui a été gardien pendant 12 ans ou 15 ans,
il y a un poste où on ne se pose pas de questions, c'est ce poste de gardien de but.
De match en match, c'est ce qu'on se dit.
On prie pour qu'il soit en bonne santé.
Il faut bien qu'il mange, Mike Maignan.
Dans l'arbitrage de Roland Corbis, vous récompensiez Jérôme Alonso,
qui a choisi Mike Maignan, et en plus, en comparaison,
vous voyez que vous regardez les Belges parfois.
Vous regardez l'équipe d'en face.
Et le but que prend Castels, Maignan ne le prend pas.
Il y a une grosse erreur, une grosse faute ou non ?
Il veut protéger son côté ouvert.
C'est un but rapide, ce n'est pas un but de casquette.
C'est un but qu'un gardien de classe internationale sort.
Ce n'est pas une boulette, c'est simplement un oubli,
il a oublié d'arrêter.
Sur un penalty, que tu le prennes, déjà la palenca,
tu la laisses pour les autres.
Et en ce qui concerne le côté, au lieu de partir trois jours avant,
essaye au moins déjà de deviner le côté.
T'as dit Roland.
Être pris à contre-pied, pour moi, j'ai pris ça.
Roland, est-ce qu'il part trop vite ?
On va revoir.
Est-ce qu'il part trop vite ?
Demi-seconde.
Là, vous trouvez qu'il part vraiment...
J'ai vu des gardiens vraiment, sur la course d'élan, ouverts.
Je suis moins sévère que Roland sur le coup.
Ce n'est pas un reproche que je lui fais.
En revanche, il donne très tôt l'indication.
Pour un bon tireur de pénalty, il donne tôt l'indication.
Absolument.
Mais là, il ne le regarde pas.
Quand il a les yeux comme ça, il le voit partir.
Alors s'il ne le voit pas partir, il est mal tiré.
Parce qu'il est vraiment en hauteur d'arrière.
Tu vois ce que je veux dire ?
Je pense qu'il le voit, quand il est comme ça.
Parce qu'en fait, le joueur, quand il court,
t'as l'impression qu'il regarde le sol,
mais il voit ce qu'il se passe quand même là.
En tout cas, ce n'est pas un reproche qu'on peut lui faire.
Je fais le deuxième, il est dans la pomme.
Envoyez le deuxième, s'il vous plaît.
Je ne vais pas t'apprendre le métier de gardien.
Il y a quand même deux possibilités.
Il n'y en a pas cinquante.
Soit tu as déjà choisi du côté où tu vas plonger.
Et à ce moment-là, il y a des tireurs qui tirent au milieu
parce qu'ils pensent que le gardien va plonger
ou à droite ou à gauche.
Ou alors, jusqu'au dernier moment,
comme pouvait le faire Neymar,
avec les petits pas, les petits pas, les petits pas,
et il y en a un des deux qui va craquer.
Et si celui qui craque, c'est le gardien,
et bien après tu choisis.
Là, sur ce plongeon-là, je reste persuadé,
je ne sais pas si vous êtes d'accord avec moi,
qu'il a choisi le côté et qu'il a plongé du côté gauche.
Mais il n'a pas du tout choisi ce côté
en regardant s'il pouvait poser des problèmes à Colomogne.
Et c'est pour ça que j'ai dit,
même sur le pénalty, je le trouve moyen.
Je suis peut-être sévère.
Si Meunier prend ce but-là
et qu'on perd contre la Belgique 2-1,
on est en train de dire que la défaite,
c'est la faute de Meunier.
Je suis encore trop sévère.
Là, tu n'es pas trop sévère.
Non, pas trop sévère.
C'est une énorme erreur.
Là, c'est une faute de Meunier.
Regardez, il est placé.
En fait, il a tout bien fait avant.
C'est une énorme erreur.
Moi aussi, je vous trouve sévère.
Parce que ça ne valait pas d'une énorme erreur.
Je l'ai dit devant la sortie.
Non, mais ça devient vite.
Pour moi, ce n'est pas un but.
Le bon gardien de but, c'est justement le gardien
qui t'arrête ces buts-là.
D'accord, mais elle est dure.
Il doit aller la chercher en bas.
En revanche, un gardien de classe internationale,
il arrête ce genre-là.
Voilà, Meignan, Courtois, Neuer.
Si j'ai bien compris, vous avez tous,
à part Jérôme, voté Randall Colomanie,
Benalti-Moisy,
Ébu Casquette,
Ébu Casquette.
Je ne peux pas empêcher de lui donner un MVP
alors que tu gagnes 2-1.
Il met les deux buts.
Après, les buts ne sont pas extrêmement bien.
C'est le meilleur buteur des bleus en 2024.
Avec ça, on est d'accord.
Mais sur le match, après, il y a des trucs à dire.
Il y a un truc que j'ai bien aimé aussi sur ce match.
Le match n'est pas extraordinaire.
Quand j'ai entendu Deschamps qui m'a dit qu'il était bon,
en plus, il a tenu des ballons.
Oui, il a tenu un ou deux.
Un attaquant, c'est un minimum.
Après, MVP, ce qui est intéressant,
c'est est-ce que c'est Meignan qui fait tourner le match
avant, en préalimitant,
en ne prenant pas les premiers buts,
ou est-ce que c'est Colo, Moany,
qui fait tourner le match en marquant le pénalty
Moi, ma lecture, c'est que Meignan fait tourner le match
avant qu'il marque le pénalty.
Il y a un truc que j'aime bien chez lui,
avec toutes ses limites,
c'est que c'est un joueur en action,
en mouvement, généreux,
qui est disponible, qui est présent.
Je trouve qu'à 10 contre 11,
il a aussi redoublé d'efforts dans les dernières quarts d'heure.
Après, c'est pareil.
Est-ce que Rodal, Colo et Moany,
devraient être le numéro 9 des Bleus ?
Évidemment que non.
Dans un monde normal, évidemment que non.
D'ailleurs, je crois que Didier Deschamps a loué,
on va dire, son match,
mais surtout a rappelé que c'était un excellent entrant
en jeu.
Oui, mais il a hâte de le mettre titulaire.
Il est plutôt récompensé par son nombre de buts.
Il rentre, mais il rentre d'entrée.
Vous avez vu d'autres arrêts,
à souligner de Meignan.
J'en ai un, frappe de Trossard, Meignan décisif.
Je le trouve qu'il est au-dessus
en termes d'agressivité et d'agacement
que ce qu'il était jusqu'à présent.
Et son histoire du mois dernier,
parce qu'il a râlé dans un vestiaire,
il a reçu des fleurs de l'ensemble de la presse française.
Je ne suis pas sûr que ça lui ait fait du bien.
A côté de ça, il n'a pas eu le Capitana,
il l'a voulé.
Mais tu l'as trop agacé ce soir, comment ça ?
Trop nerveux ?
À l'excès ?
Je ne suis pas scandalisé.
Je dis juste qu'il n'était pas comme à l'Euro,
où je trouve qu'il dégage une sérénité,
et c'est vrai qu'il en impose et qu'il est respecté.
C'est un super gardien, évidemment,
et une personnalité forte.
Mais là, je trouve qu'il était un peu au-dessus.
Je trouve qu'il y a beaucoup d'agacement.
Même Ousmane Dembélé, qui n'était pas comme ça
depuis un mois, il est tout le temps énervé.
C'est dans une période de flou,
de recomposition.
Et les rôles se recomposent aussi.
Il y en a qui veulent les prendre.
Quand tu entends Konaté dire
que tu peux être capitaine de l'équipe de France,
c'est quand même à mourir de rire.
C'est-à-dire que les repères...
Moi, je l'aime bien, Konaté.
Il l'est, en plus.
Konaté ?
Quand il est sorti, c'est lui qui l'a pris.
Tu vois, ça m'avait échappé.
Il a bien fait de postuler.
Mais ça, c'est un peu inhérent à tout.
La France cherche des leaders.
Après, on ne donne pas le brassard
à quelqu'un qui pourrait l'avoir encore.
Qui pourrait poser problème
quand M. le capitaine revient.
C'est le débat de la semaine dernière.
C'est un peu ça aussi.
Vous dites tout à l'heure de ma paix.
M. le capitaine.
Mike Maignan cherche le leader.
C'est un peu ça, les gars qui s'énervent.
Est-ce qu'il peut être amené à surjouer ?
Je ne suis pas complètement content.
Je suis en train de faire un petit lancement
pour qu'Amélie...
Mike Maignan cherche le leader.
Il répond un petit peu à Sébastien Maignan.
D'abord, il évoque son match.
C'est une belle soirée,
mais ce n'était pas un match facile.
Ma prestation, c'est positif.
Je me suis bien sentie.
Sur son rôle de leader,
je fais partie des plus anciens.
C'est dans ma nature.
Je le fais avec plaisir.
Il ne parle pas de l'agacement et de l'énervement.