Le 8h30 franceinfo d'Aurélie Trouvé
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19 oct. 2024
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Bonjour Aurélie Trouvé. La commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté hier soir une taxe sur les profits des grandes entreprises.
Ça doit rapporter 15 milliards d'euros au budget. Alors rien n'est fait puisque les débats commencent lundi à l'Assemblée nationale.
C'est la gauche qui porte cette taxe mais vos opposants, certains économistes le disent aussi, ça va faire fuir les entreprises. Est-ce qu'on peut se le permettre ?
D'abord je me réjouis de ce qui est en train de se passer en commission des finances mais aussi en commission des affaires économiques
qui montrent qu'un autre budget est possible. C'est-à-dire que l'on peut tout à fait faire face à l'ardoise que nous laisse le président Macron et ses équipes,
qui est une ardoise extrêmement importante liée au fait qu'ils ont fait d'énormes cadeaux fiscaux aux plus riches et aux multinationales.
On peut répondre à ça avec un autre budget qui ne frappe pas les classes populaires mais qui aille chercher l'argent là où il s'est concentré, si vous voulez,
dans les super profits des multinationales et je dirais dans le patrimoine et les revenus des ultra-riches.
Mais cette peur de faire fuir les entreprises, vous la comprenez ?
Elle est fausse, je pense, sur le plan économique. Moi-même, vous le savez, je suis économiste de métier et en réalité, il n'y a aucune étude économique
qui permet de lier l'imposition sur les entreprises et le fait qu'il y ait une évasion de ces entreprises.
A l'inverse, nous avons voté pour ce qu'on appelle la taxe Zucman en commission des finances qui permet au contraire de lutter contre cette évasion fiscale
en taxant les multinationales en fonction de leur activité réelle sur le sol français.
La taxe dont on parle là précisément, on en rappelle les critères ?
Cette taxe Zucman, c'est qu'on estime cette activité réelle de la multinationale et on applique l'imposition en fonction de ça
parce que vous savez qu'aujourd'hui, ces multinationales payent beaucoup moins d'impôts qu'une très petite ou une moyenne entreprise
grâce à ces mécanismes d'optimisation et en réalité d'évasion fiscale.
Mais l'idée de la taxation sur les super profits de ces entreprises que vous décrivez comme profiteurs des crises sanitaires et énergétiques,
on sait qu'elle n'a pas fonctionné, en tout cas qu'elle a loupé sa cible dans sa première version qui visait les énergéticiens.
30 milliards d'euros de marge bénéficiaire et ça a coûté cher d'ailleurs aux finances publiques.
Comment on peut être sûr que ce soit efficace cette fois-ci ?
Vous savez, la taxe qui a eu lieu, la soi-disante taxe qui avait lieu sur les énergéticiens était beaucoup trop faible sur une assiette beaucoup trop petite,
un taux beaucoup trop faible même quand on compare à d'autres pays européens qu'on fait beaucoup plus.
Il y avait trop de reports possibles.
Certaines entreprises par exemple pouvaient dire...
C'est surtout que le taux et l'assiette, si vous voulez, c'est-à-dire à qui s'applique l'impôt et ensuite quel taux on y met, c'était beaucoup trop faible.
Mais là, il y a des gardes-foudre, tel que vous l'avez rédit.
Bien sûr, elle est beaucoup plus forte.
En réalité, il faut se rendre compte que les gouvernements successifs sous le président Macron ne voulaient pas toucher aux super profits des multinationales.
Sur les transporteurs maritimes encore, en commission des finances, on a voté le fait qu'il y ait une taxation beaucoup plus importante.
Vous savez que ces grandes sociétés maritimes ont fait des super profits monstrueux sur le dos de la crise du Covid et ça, ça n'est pas acceptable.
Donc il est temps de partager les richesses.
Il est temps d'aller chercher l'argent dans ces super profits, dans aussi ces énormes patrimoines.
Hier, l'INSEE produit un nouveau rapport qui montre que les inégalités de patrimoine, notamment avec l'explosion des prix de l'immobilier, ont énormément augmenté.
C'est-à-dire que ceux qui ont un énorme patrimoine ont encore un plus gros patrimoine depuis 15 ans, alors que tout le reste des Français a plutôt vu son pouvoir d'achat diminuer.
Ceci n'est pas acceptable.
Donc il faut rétablir les deux grandes fonctions de l'impôt qu'on a oublié.
La redistribution des richesses et le fait de ramener des recettes publiques dans les caisses de l'Etat pour payer la protection sociale, les retraites,
pour payer les services publics et l'école publique, etc.
Tout ça se fait en commission, à la fois aux finances, mais chez vous aussi, aux affaires économiques, avec à minima l'abstention bienveillante du RN.
C'est le cas sur les super profits, parfois même le vote du RN.
Ce n'est pas un problème.
Comment vous gérez ça ?
Je voudrais ici, d'ailleurs, dénoncer une certaine forme d'imposture du RN.
D'abord, vous savez que le RN s'est opposé au rétablissement de l'impôt sur la fortune.
En réalité, ils ne veulent pas toucher aux super grandes fortunes.
Non mais là, les taxes sur les super profits, ils se sont abstenus.
Effectivement.
Ça fait pencher la balance.
Il y a certains impôts, tout à fait.
Mais je rappelle que l'ISF, ils s'y sont insoumis.
Comment vous gérez ça ? Est-ce que c'est acceptable, ce vote-là ?
C'est une question à laquelle on peut répondre.
Oui, bien sûr, et j'y réponds.
Nous n'avons pas du tout les mêmes programmes.
Par exemple, vous savez ce qu'ils proposent ?
De diminuer de 500 millions d'euros les moyens pour les associations.
C'est-à-dire, attention, quand je vous dis les associations,
c'est le club d'échecs, le club de retraités, le club de sport, etc.
Donc, eux sont pour diminuer les dépenses.
Nous, non.
Ils sont pour sabrer aussi toutes les dépenses sur l'écologie.
Mais alors, vraiment, un truc de plusieurs milliards d'euros en moins.
Ce qui est catastrophique à l'heure des inondations liées au réchauffement.
Mais là, ils ont voté avec vous.
Ce n'est pas un problème.
Mais ils sont députés.
Ils sont députés de l'Assemblée nationale.
Donc, évidemment, chacun des députés, c'est ce que nous avons toujours dit
avec notre programme du Nouveau Front Populaire, chacun des députés vote en conscience.
Et là-dessus, effectivement, sur certaines de nos propositions, ils ont voté.
Mais en même temps, c'est inhérent à cette fameuse co-construction
dont tout le monde rêve, que Michel Barnier a appelé de ses voeux.
En commission, en tout cas, cette recherche de consensus,
de compromis transpartisans, ça a l'air de fonctionner.
Vous faites le même constat ?
C'est pareil aussi dans les affaires économiques, dans votre commission ?
C'est ce que nous avons toujours dit.
Vous savez que le Nouveau Front Populaire,
quand il est arrivé première force de l'Assemblée nationale
à l'issue des élections législatives du 30 juin et du 7 juillet,
nous avions dit, mettez Lucie Castex première ministre pour le Nouveau Front Populaire
et nous arriverons à avoir des majorités dans l'Assemblée nationale
proposition par proposition du programme du Nouveau Front Populaire.
Nous en serons capables avec le programme du Nouveau Front Populaire.
On voit bien que c'est le cas ici, puisque en ce moment,
le budget qui est en train de se dessiner en commission des finances,
ça ressemble beaucoup au budget du Nouveau Front Populaire.
Sauf que, vous le savez bien, ce n'est pas de ce budget-là qu'on repartira lundi.
On va repartir de la feuille du gouvernement.
Donc on se demande un peu à quoi tout ça va servir, finalement.
C'est quoi ? C'est une sorte de vague que vous commencez à faire pousser, à faire monter ?
Mais c'est une démonstration extrêmement importante, d'abord,
qu'un autre budget est possible sans frapper les classes populaires.
Jamais. Au contraire, en redonnant même des moyens,
ce qu'on a voté en commission des affaires économiques,
on a même voté en majorité pour redonner des moyens, par exemple,
à l'économie sociale et solidaire, les mutuelles et coopératives,
2,5 millions d'emplois, pour redonner, par exemple, des moyens à la poste,
alors que le gouvernement Barnier, au départ,
voulait les diminuer de 50 millions d'euros.
Finalement, on a voté pour les ammenter.
Ça, ça a été voté en accord avec les affaires économiques, oui.
Exactement. Donc vous voyez bien que, proposition par proposition,
on obtient des majorités.
Ça, c'est essentiel pour montrer cela aux Français
et faire vivre la démocratie parlementaire.
Donc vous pensez que, finalement, dans l'hémicycle,
vous arriverez aussi à faire adopter, finalement, ces amendements,
ces propositions, et à éviter un 49-3 parce que des mesures seront adoptées ?
La balle est dans le camp du gouvernement de Michel Barnier.
Je le rappelle, Michel Barnier, son groupe politique représente 47 députés,
c'est ça, sur 577.
C'est une majorité de circonstances qui ne tient pas, en réalité,
entre les Républicains et les Macronistes.
Donc au moins qu'il s'appuie sur l'Assemblée nationale.
Donc là, on lui dit très clairement, respecter les élus du peuple,
les députés et la démocratie parlementaire.
N'appliquez pas un 49-3.
Aurélie Trouvé, vous restez avec nous la suite de ce 8-30.
Ce sera juste après.
Le fil info de Théo, mettons, Réjumbo, à 8h40.
Le camp de réfugiés de Jabalia, dans la bande de Gaza,
de nouveau visé la nuit dernière par un bombardement israélien.
33 personnes sont mortes.
L'armée de l'État hébreu accuse le mouvement islamiste
d'y reconstituer ses forces depuis deux semaines.
Le ministre français des Affaires étrangères en Ukraine,
Jean-Noël Barreau, y restera jusqu'à demain.
Il doit rencontrer notamment son homologue dans le pays.
La 47, l'autoroute entre Saint-Etienne et Lyon,
a complètement rouvert à la circulation ce matin.
Elle avait été coupée après la crue du gilet jeudi
et les trompes d'eau qui se sont abattues dans le Rhône et la Loire.
Notamment côté SNCF, le tronçon entre Lyon et Saint-Etienne
reste fermé ce week-end.
Des dizaines de rassemblements en France
après la mort d'un jeune cycliste de 27 ans,
écrasé par un automobiliste mardi soir à Paris.
La Fédération des usagers de la bicyclette
appelle à une minute de silence devant les mairies à 17h45.
Le suspect dans cette affaire a passé sa première nuit
en détention provisoire.
Il a été mis en examen hier pour meurtre.
Aurélie Trouvé, présidente de la commission des affaires économiques
de l'Assemblée, députée LFI de Seine-Saint-Denis.
Un dernier mot sur le budget, on a plein d'autres sujets après.
Vous parliez du 49-3.
On comprend que le gouvernement pourrait tenter
d'accélérer les débats et de dégainer,
pour l'expression, ce 49-3 très vite en débat.
Est-ce que vous avez, vous, ce sentiment,
ces informations-là ?
On a la crainte, bien entendu,
mais ça ne nous empêche pas, nous,
de jouer pleinement et complètement
le jeu de la démocratie parlementaire
et de l'Assemblée nationale.
Ça nous semble essentiel aujourd'hui
que les débats et les votes
puissent avoir lieu dans l'Assemblée nationale.
On sait pertinemment que la majorité
qui existe en commission n'existera pas
dans l'hémicycle, vous le savez ?
Bien sûr que si, je pense qu'elle existera
sur énormément de mesures.
Je ne vois pas pourquoi elle n'existerait pas
en hémicycle alors qu'elle a existé
en commission des finances ou des affaires économiques.
Maintenant, il va y avoir,
j'ai envie de dire, les preuves du feu.
C'est-à-dire que s'il y a un 49-3,
bien entendu, nous redéposerons une motion
de censure du gouvernement et là,
on verra bien ce que fait le Rassemblement national
qui est pour l'instant l'assurance-vie
de ce gouvernement. Ce gouvernement ne tient
que grâce à, j'ai envie de dire,
l'alliance avec
le Rassemblement national qui permet
à ce gouvernement et à ce budget
d'austérité de
s'appliquer. En tout cas, si
le Rassemblement national
ne vote pas notre motion de censure
après un 49-3, c'est-à-dire que le Rassemblement national
acceptera le budget d'austérité de
Michel Barnier. Je pense que
ça sera un peu l'heure de vérité
si vous voulez, pour l'extrême droite.
A partir de lundi, dans l'hémicycle Réli Trouver,
Michel Barnier et Bruno Retailleau étaient en Italie
hier pour un déplacement consacré à l'immigration.
Le Premier ministre a émis des
réserves sur le projet italien de renvoyer
les demandeurs d'asile en Albanie,
un projet qui n'est pas transposable en France.
Est-ce que ça vous rassure ?
D'abord, je voudrais dire une chose, c'est que
toute cette focalisation
sur les migrants,
sur
cette volonté de faire une Europe encore plus
forteresse répressive vis-à-vis
des migrants. D'abord, c'est complètement irrationnel
et stupide parce que, d'ailleurs,
l'agence Frontex le dit, on a plutôt une baisse
du flux des migrants. Mais surtout,
j'ai envie de dire qu'il faut changer complètement d'approche
et avoir une approche d'humanité et de solidarité
parce que ce n'est pas parce que vous réprimez
davantage
les migrants que ça va les dissuader de venir.
Donc il faut changer d'approche, avoir
un accueil digne
des migrants, faire en sorte qu'ils puissent être
pleinement intégrés à notre société, leur permettre
de travailler. Et je le dis,
dans toute l'histoire, les migrations
ont été une richesse non seulement culturelle
mais sociale, économique aussi.
Et, je le dis aussi,
les migrations
permettent au contraire, contrairement à ce qu'on pense
et ça c'est dans toutes les études économiques
un peu sérieuses, de plutôt
favoriser l'emploi parce que les migrants sont
aussi des personnes qui consomment, qui travaillent,
qui payent des impôts.
Est-ce qu'on régularise tous les sans-papiers
comme l'avait laissé entendre Lucie Casté
ou comme l'a dit Emmanuel Bompard ?
Ce que nous disons dans la France Insoumise
c'est régularisation de tous les travailleurs
sans-papiers, des étudiants, des familles
aussi qui ont des enfants scolarisés
donc oui, une partie
de la population importante effectivement
et je voulais
par exemple régulariser les sans-papiers
c'est aussi leur donner la possibilité
justement de travailler
dans des conditions dignes et donc de payer
des impôts et donc de
consommer et voilà, et ça crée de la sécurité
et de la solidarité dans le pays.
Clore ce sujet à Michel Barnier
qui dit que ce n'est pas transposable en France
ce système italien qui a d'ailleurs été retoqué hier
par un tribunal de Rome, on verra bien mais
au moins vous dites dont acte ?
Je voudrais
qu'on dise un mot des inondations, vous êtes ingénieur agronome
vous avez enseigné
à AgroParisTech, quel regard vous portez
sur les pluies record dans la Loire
dans l'Ardèche notamment, ça pleut
de plus en plus, ça monte de plus en plus vite
ça inonde de plus en plus
quel regard
l'ingénieur agronome a ?
D'abord un regard j'ai envie de vous dire d'Humanis
c'est-à-dire que
j'ai d'abord une pensée pour toutes
les familles qui subissent parfois à nouveau
ces inondations
ces tempêtes et c'est des événements, vous l'avez dit
de plus en plus fréquents
on le sait, là aussi c'est le résultat de la science
lié au réchauffement climatique
donc moi je me dis
Est-ce qu'il y a une part d'urbanisation ?
Alors justement on y arrive
c'est qu'est-ce que peut faire l'Etat puisque moi je suis
parlementaire, responsable de la commission économique
de l'Assemblée, donc qu'est-ce que
doit faire l'Etat pour protéger les gens
face à cela ? Un, mieux prévoir
vous savez que malheureusement on est
en train de diminuer les moyens
de Météo France, il faut lui redonner les moyens
pour mieux prévoir ces événements, ensuite
mieux anticiper
et mieux s'adapter au réchauffement climatique
Là en l'occurrence l'alerte a été assez efficace
Vous avez raison, mais dans certains cas
on manque de moyens dans
Météo France pour le faire, ensuite
Vous avez parlé d'artificialisation
des sols, oui il y a un vrai problème, il faut savoir
qu'il y a à peu près 50 000
hectares, c'est-à-dire 50 terrains de foot
si vous voulez, artificialisés, qui passent
de sols agricoles ou sols naturels
forestiers à des sols bétonnés
et c'est à peu près un département
tous les 10 à 20 ans
artificialisé, c'est énorme, et il faut
comprendre que ces sols, quand ils sont bétonnés
ils ne peuvent plus avoir la même capacité
pour absorber l'eau
si vous voulez, donc ça produit
davantage de ruissellements
et d'inondations, donc il faut une
planification, et moi je voudrais finir là-dessus
le maître mot c'est la planification écologique
Dans le budget, on a entendu
Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la transition écologique
très remontée, menaçant même de quitter le gouvernement
Dans le budget, il y a ce qu'il faut pour vous là-dessus ?
Absolument pas, et je rejoins d'ailleurs les
propos de la ministre même de l'écologie
face au budget qui est présenté
On a un immense défi, la France
devrait être un exemple face au
réchauffement climatique, et ce qui
se prépare dans le budget à venir, c'est
des coûts budgétaires énormes
justement pour s'adapter
au réchauffement climatique et y faire face
par exemple, moins 1 milliard
pour la rénovation énergétique des logements
qui permet de moins émettre des gaz à effet de serre
mais qui permet aussi aux gens
de moins payer de factures d'électricité
en rénovant leur logement, vous voyez
ça devrait être une mesure vraiment
de bon sens, qui aujourd'hui est remise en cause
par le budget présenté par Michel Barnier
c'est pour ça qu'il faut absolument s'opposer
à ce budget 2025
Aurélie Trouvé, il nous reste 30 secondes pour une dernière question
Lucie Casté renonce, elle ne sera pas candidate
de la gauche unie à la législative
partielle à Grenoble, apparemment elle voulait
siéger chez les Verts, pas chez les Insoumis
pourquoi ne pas avoir
autorisé, en tout cas avoir refusé
qu'elle siège avec vous ?
Chaque députée siège dans un
groupe parlementaire
je voudrais d'abord dire que nous, nous avons et nous continuons
à soutenir à la fois la candidature
de Lucie Casté
comme Première Ministre
et ensuite nous aurions souhaité qu'elle soit
candidate aussi en Isère
il se trouve que là c'est une des circonscriptions
de la France Insoumise
et donc nous lui avons proposé cela
nous regrettons que ce ne soit pas le cas
mais nous continuons à soutenir le fait
qu'elle doit incarner
aussi cette possibilité demain
d'être Première Ministre parce que nous sommes prêts
à gouverner et d'ailleurs nous le voyons actuellement
dans les débats que nous avons sur le budget
nous avons un contre-budget qui se tient
et qui nous permettrait aujourd'hui de faire face
à l'immense défi
du déficit public
et d'un budget au service des Français
Merci Aurélie, trouvée d'abord été avec nous
ce matin pour ce 8.30 France Info
Merci Bérangère, à la suite sur France Info
C'est Le Fil Info avec Théo Metton
Réjean Bouilly, 8h50
L'épisode Sévenol est désormais
terminé selon Vigie Crue
mais 3 départements restent ce matin en alerte
Orange, Eau Crue, les Pyrénées Atlantiques
les Landes et le Puy-de-Dôme
dans ce département le pic de la rivière
Allier n'est pas encore intervenu
elle devrait déborder
dans certaines zones ce matin
un policier blessé par balle hier soir
à Saint-Herblain en Loire-Atlantique
il intervenait pour interpeller un homme
de 72 ans qui a alors
ouvert le feu sur les forces de l'ordre
le policier âgé de 25 ans
a été transporté à l'hôpital
son pronostic vital n'est pas engagé
le septuagénaire a été interpellé
le guide suprême iranien affirme
que le Hamas est vivant et le restera
déclaration de l'ayatollah Ramenei
après la mort du chef du Hamas
Yahya Sinouar
il a été tué dans la bande de Gaza
mercredi par l'armée israélienne
le début de la 8ème journée de Ligue 1 de football
Monaco-Lille ont fait match nul
0 à 0 hier soir
les Monegasques restent pour le moment
premiers au classement
