Les Inconnus | BEST-OF des meilleurs sketchs sur LA GUERRE [HD] (Nous sommes en guerre)
00:00 - La Guerre Mondiale dans le Monde 03:30 - Thierry la France 07:08 - La Guerre Mondiale dans le Monde : Situation 10:32 - La Révolution 10:12 - La Guerre Mondiale dans le Monde : Michel Chevalet
Retrouvez tous les sketchs cultes de Didier Bourdon, Bernard Campan et Pascal Légitimus. Le Commissariat de police, Télémagouilles, L'hôpital, Les Sectes, les Chasseurs, la Révolution, Rap'tout, Auteuil-Neuilly-Passy, le Téléachat : le meilleur des Inconnus est sur Youtube. A regarder en boucle, sans modération.
Bon, la guerre mondiale dans le monde, ça stagne un petit peu, c'est au point mort, c'est dommage,
mais je pense que ça peut un petit peu bouger un de ces quatre.
C'est pour ça que j'ai fait appel à deux pointures en matière de la guerre.
Il y a tout d'abord le colonel de la Croix, grand stratège, médaille d'or de la guerre du Tchad,
et également Jacques Dufour, qui est secrétaire attachée au cabinet des affaires étrangères, grand spécialiste de la guerre.
Alors, on va commencer par vous, colonel.
Est-ce que vous pensez que, bon, là, c'est le calme plat, mais est-ce que ça ne peut pas quand même péter un de ces quatre ?
Hélas, non. Là, je crois que les choses vont stagner dans la mesure où, de toute façon,
les forces ennemies éventuelles seraient bloquées par une barrière logistique infrangissable.
Je veux parler, bien sûr, des lances-missiles HADIS Thunderbolt, placées ici,
des mirages sol-sol-air-sous-sol M1, placés ici,
et bien sûr des M6-6 BV-12 qui sont toujours opérationnels sur le terrain.
Donc, pas d'évolution possible.
Ouais, selon vous, donc, pas d'évolution possible.
Non, vraiment.
Si je puis me permettre...
Allez-y, vous êtes là pour ça.
Merci.
Une supposition qui reste quand même dans le domaine de l'hypothétique,
il ne faut quand même pas sous-estimer les missiles TTA-31, ici,
qui peuvent échapper aux missiles anti-missiles de croisière Tomahawk, là.
Très important.
Ah, d'accord. Donc, selon vous, peut-être une bonne nouvelle, ça peut quand même éclater.
Ça reste envisagé.
Permettez-moi de vous interrompre, mais enfin, bon, c'est vrai que tous les missiles TTA-31 n'ont pas été détruits, ça, nous le savons.
Mais enfin, j'imagine mal comment ils pourraient passer à partir du moment où...
Oui, attendez, non, je l'ai dit, ça reste envisagé, je le répète, hein.
Oui, d'accord.
N'oublions pas qu'ils sont quand même munis d'une détection optique, c'est très important.
Oui, nous le savons, puisque c'est nous-mêmes qui les avons construits et même vendus.
D'accord, mais enfin, on n'est pas là pour jouer sur les mots, il s'agit quand même d'une guerre stratégique...
Ecoutez, contrairement à ce que disait Clémenceau, je pense que la guerre ne devrait être confiée qu'à des militaires.
Oui, alors là, j'aimerais voir ce que feraient les militaires sans nous, hein.
Bon, ok, ok, ok, ok, ok.
Ecoutez, c'est simple, c'est très facile, voilà.
Et là, voilà. Qu'est-ce que vous faites ?
Parce que le satellite KH-12, il voit rien. Il n'a rien vu.
Comment ça, il n'a rien vu ?
Le satellite KH-12.
Mais c'est normal, parce que ce n'est pas sa place, là.
Comment ça, ce n'est pas sa place ?
Non, il n'est pas placé là, le KH-12.
Mais si, bien sûr, il est là.
Bon, admettons qu'il soit placé là, j'ai les Abrahams ici, les chars, qui le détruiraient.
Oh, hé, il n'a pas le droit.
Mais si, j'ai le droit.
Hé, non, tu n'as pas le droit, là, oh.
Mais de toute façon, moi, j'ai les MC-10, BV-12, de toute façon, ils t'ont repéré.
Mais les BV-12, ils ne peuvent pas me repérer, admettons qu'ils me repèrent.
Mais d'accord, mais qu'est-ce qu'il me fait, là ?
Mais moi, j'ai les croisières.
Mais non, c'est à moi, ça.
Hé, c'est à moi, ça.
Ce n'est pas à toi, ça.
Si, c'est à moi.
J'ai les renforts, de toute façon, qui débarquent.
Hé, moi, de toute façon, j'ai les Tomahawks.
Comme ça, ils te crasseront.
Mais moi, j'ai des missiles BV-12, là, ils arrivent ici.
Comme ça, ils te détruisent, là.
Non, parce que moi, je viens là.
Quoi, quoi ?
OK, OK, d'accord, là.
Regarde ça, regarde.
Il m'a gâché les Thunderbolts.
Ça devait arriver, voilà, non mais ça, c'est...
C'est lui qui a commencé.
Il m'a gâché les Thunderbolts.
Attendez, on se calme, on se calme.
C'est lui qui a commencé.
Non, si vous me lancez...
Bon, alors, si vous avez une idée à offrir au gouvernement, une idée stratégique,
si vous tapez sur le Minitel, 36-15, boom, boom, la guerre, voilà.
Allez, c'est fini.
On se calme.
On se calme, on se calme.
Il m'a gâché les Thunderbolts.
Mes compagnons.
Alors, Thierry, qu'allons-nous faire aujourd'hui ?
Bien, mes amis, nous allons servir la France.
Nous allons bouter l'ennemi hors du royaume de notre bon roi.
Ouais !
Et qui sont-ils, nos ennemis, aujourd'hui, Thierry ?
Voyons, mes amis, ne faites pas les ignorants, vous le savez.
Les Allemands.
Mais non !
Les Japonais, Thierry.
Mais non !
Les Sahrazins.
Les quoi ?
Les Arabes.
Mais non !
C'est plus que tout cela réuni, mes amis.
Ce sont les Anglais.
Ouais !
Ils vont bouter un maximum aujourd'hui, mes amis.
Ouais !
Il faut qu'on les boute !
Ouais !
Ça va bouter !
Ouais !
C'est l'heure de bouter.
Ouais !
Non, non, non, du calme, mes amis.
Voici comment nous allons faire.
Thierry, la France !
Thierry !
C'est horrible, c'est horrible.
Quoi ? Que se passe-t-il ?
Tu ne devineras jamais.
Terrible.
Ils ont enlevé Isabelle.
Oui, comment le sais-tu ?
Un épisode sur deux, c'est comme ça.
Pourvu qu'elle ne prenne pas l'accent.
Attention, les Anglais, là-bas.
Vite, cachons-nous.
Là.
I read the news today, old boy.
Oh, yes.
She's got a ticket to ride.
Yes, well...
Les infâmes.
Les malappris, les sacripants.
Les enculés.
La douleur des gars, Thierry.
Oh, Thierry.
Regarde ce que j'ai trouvé.
Ça a l'air bon, si on en mangeait.
Ne touche pas, malheureux.
C'est de la gelée à la menthe.
Seuls les Anglais peuvent y survivre.
Cache-moi ça.
Alors, qu'est-ce qu'on fait, Thierry ?
On leur balance des cuisses de grenouille ?
Ce sont des Anglais, peut-être.
Mais ce sont des êtres humains.
Bien, allons-y.
Nous sommes repérés.
J'ai une idée.
Oui ?
Nous allons nous déguiser en Anglais.
Mais comment faire, Thierry ?
Oh, blabby au bladard.
La petite vie.
Michel, ma belle.
Allons sauver Isabelle.
Oh, Thierry.
Isabelle, je n'ai cessé de penser à toi, si tu savais.
Oui, je sais.
Venez, mes amis, venez.
Mes compagnons.
Mes amis, allons faire un bon feu et nous restaurer.
Oui, allons goûter.
Thierry, il y a eu beaucoup d'action aujourd'hui.
J'espère que demain, il y en aura plus.
Mes amis, avec moi, il y aura toujours de l'action.
La seule que vous n'aurez pas, c'est celle d'Eurotunnel.
Venez, mes amis.
Bon, la paix dans la guerre mondiale dans le monde, pas grand-chose de nouveau.
On va quand même essayer de voir s'il y a un petit peu quelque chose à faire, en tout cas du côté de Washington.
En demandant à Jean-Loup Diminué.
Jean-Loup, à Washington.
Oui ?
Jean-Loup, s'il vous plaît.
Oui ?
Oui, Guillaume, ici à Washington, il est 3 heures du matin, tout est calme.
Mais nous restons quand même à l'affût de la moindre information qui pourrait filtrer hors de la Maison-Blanche.
Ok, rien de neuf, donc ?
Pour l'instant, rien de nouveau ici à Washington.
Ok, ben merci Jean-Loup, vous n'hésitez pas à nous recontacter s'il y a du nouveau.
Bien, alors tout de suite, on va jeter un petit coup d'œil du côté de l'Extrême-Orient,
puisque nous avons la chance d'avoir Régis Virlieu qui revient d'Extrême-Orient.
Il faut dire que la situation n'est pas très, très claire en Extrême-Orient, surtout pour vous les téléspectateurs.
C'est normal, pour moi c'est clair, mais...
En fait, Guillaume, on peut dire que la situation n'était pas vraiment claire il y a quelques semaines,
mais elle se clarifie, notamment ces derniers jours.
Régis, je vous interromps deux secondes parce que nous allons quand même retourner du côté de Washington,
il y a peut-être du nouveau Jean-Loup.
Si vous m'entendez, Jean-Loup, diminuez !
Guillaume, comme je l'ai dit tout à l'heure, ici à Washington, il est 3 heures du matin, tout est calme.
Il n'y a rien à signaler.
Et Bush, il dort toujours ?
Il dort, oui.
Bush dort toujours ?
Il dort toujours.
Ok, merci Jean-Loup, vous n'hésitez pas à revenir s'il y a du nouveau.
Merci Jean-Loup.
Alors on va aller quand même jeter un coup d'œil du côté de l'Extrême-Orient,
pour clarifier la situation avec Régis Virlieu.
Vous pouvez nous expliquer ça en deux coups de cuillère à peau.
Oui, en effet Guillaume, je me suis entretenu avec le haut responsable sunnite de Beyrouth-Est,
et il ressort que la situation maintenant est fort claire.
En effet, si les maronnites modérés du sud-liban redonnent aux halawites du mouvement d'Ur
le contrôle du nord de Beyrouth-Ouest,
ils ne s'opposeront pas à ce que les chiites amals demeurent à l'extrême-est de Beyrouth-Sud.
Reste à savoir toutefois ce que les kurdes du mouvement kahal feront avec ou sans l'aide des moudjaïdines sunnites du clan Afaf.
Cela dit, si les tamoules de Palestine restent neutres,
et surtout si les askenazes bouddhistes des territoires occupés demeurent divisés,
on ne voit vraiment pas comment les calvinistes musulmans du sheikh hadib
pourraient empêcher les intégristes luthériens de l'imam Shoubtar d'étouffer dans l'œuf l'intifada
des amis séfarades de la bande sud-est du nord-ouest de la banlieue de Beyrouth-Centre,
périphérique intérieur compris.
Allons-nous vers une solution au conflit ?
Nous sommes maintenant en droit de l'espérer, Guillaume.
Ok, merci Régis, on se retrouve tout à l'heure pour de plus amples informations,
cette édition touche à sa fin,
à moins qu'il y ait du nouveau du côté de Washington,
avec Jean-Loup, Jean-Loup, Jean-Loup s'il vous plaît.
Non, non, non, il n'y a rien, il n'y a rien.
Il n'y a rien ?
Non, non.
Bon, alors écoutez, ce n'était pas la peine de nous déranger.
Pour si peu, cette édition est maintenant terminée,
merci à vous de l'avoir suivie, on se retrouve demain, salut.
Il y a quelqu'un ?
Guillaume ?
1789, il y eut l'an 1.
Bien, allez, en scène tout de suite les enfants,
scène pour la révolution, allons-y, Louis XVI, en scène.
Louis XVI !
Mohamed !
Qu'est-ce qu'il vous fait là ?
Mohamed, mais tu étais où là encore ?
J'étais à la cour de récréation, monsieur.
Encore avec ta sœur ? Mais ce n'est pas fini, c'est enfin Mohamed, on répète.
Ce soir, tu vas jouer devant toute l'école,
tes petits camarades seront là, alors si tu ne sais pas le texte, t'auras l'air de quoi ?
Allez, ce n'est pas grave, allons-y.
Le roi, on t'écoute.
Il est difficile d'être le roi de la France.
Je fais la sœur d'oreille.
Attends, Mohamed, plus tu me fais que...
Mais non, on n'est pas là pour faire le guignol, Mohamed, c'est la révolution, enfin.
Qu'est-ce que tu me fais comme roi ?
Je fais le roi Henri XVI.
Non.
Mohamed, c'est très bien que c'est Louis XVI, enfin.
Le conte, il est bon, c'est XVI quand même.
D'accord, allons-y, le peuple, ritons.
On veut du pain, on veut du pain, on veut du pain.
Bonjour le peuple, comment tu vas ?
Ça va et toi ?
Ça va, ça se passe bien.
Ça biche.
Alors, qu'est-ce qu'il se passe, le peuple ?
On a faim.
Eh bien, il faut manger.
Bon, ce n'est pas grave.
Oui, mais on n'y arrive pas.
Eh bien, il faut te forcer.
On veut du pain, on veut du pain.
Rajoute le texte, il ne finit pas la file, il la tira.
Mais qu'est-ce que c'est ?
Vous n'allez pas vous dissuader.
Ne rajoutez pas du texte, ces enfants.
Mais c'est une adaptation d'Alain Decaux que j'ai adaptée moi-même, enfin.
Alors, si vous l'adaptez à votre tour, qu'est-ce que ça va devenir ?
N'importe quoi.
Du Jean-Paul Goude, enfin.
Mais écoutez, surtout que les enfants, ce soir, nous avons un invité de marque.
Ce soir, nous avons Jack Lang.
Jack Lang a choisi notre école pour fêter une puissante mer.
Ça, c'est formidable.
Il n'a pas l'air.
Bon, alors, ritons.
Je t'en supplie, quand tu interprètes le peuple,
le peuple, à cette époque, il n'a pas de travail.
C'est pour ça qu'il a fait la révolution.
C'est ça qui a tout changé aujourd'hui.
C'est pour ça qu'on a la NPE, alors ?
Non, ritons, c'est pour ça qu'aujourd'hui, on est en démocratie, surtout.
C'est quoi la démocratie, monsieur ?
Il faut, les enfants, la démocratie.
On est dedans.
Ah, oui.
Bon, alors, moi, tu ne me fais pas ça ce soir devant Jack Lang.
C'est qui, Jack Lang, monsieur ?
Jack Lang, les enfants.
Enfin, le ministre.
C'est grâce à des gens comme Jack Lang qu'on fête le bicentenaire, les enfants.
Parce que je vous rappelle qu'à l'époque de Giscard,
il n'avait pas fêté le bicentenaire, hein ?
Vous l'oubliez, ça.
Allez, le peuple, tu sors.
Allons-y. Mohamed, je t'écoute. Le roi.
Il est difficile d'être le roi de la France.
Je fais la sœur d'oreille à tout ce que les peuples me racontent.
Et je me balade dans l'étuilerie et je prends le métro.
Et là, il y a le contrôleur, il me dit
« Vous avez votre ticket ? »
Rien à foutre, je suis le roi et je suis ton mère.
C'est bien, monsieur.
Si tu veux, je te fais l'improvisation en quatre heures.
Oui, je sais.
Je sais, Mohamed, mais c'est pas ça le problème.
Le problème, c'est que tu me fais n'importe quoi.
Et moi, je t'ai choisi parce que tu m'avais dit que tu avais déjà joué un roi.
Ah non, j'ai jamais dit ça, monsieur.
Ah si, Mohamed.
Non, j'ai dit que tous les ans, c'est moi qui ai la fève.
C'est ça que j'ai dit, monsieur.
Je sais pas, alors fais-le moi comme si tu avais la fève.
Tu es fier, tu es heureux.
Il est difficile d'être « Oh, j'ai la fève, je suis le roi de la France. »
Non, Mohamed, ne fais pas...
Qu'est-ce que c'est, ça, Riton, là ? Qu'est-ce que tu me fais, là ?
J'ai fait Tigana, les Girondins.
Non, non ! Tord, Riton !
Bon, enfin, alors, les gens, vous mélangez tout.
Il y a la scène du peuple qui a faim et la scène du peuple qui veut changer de régime.
Le peuple, il a faim et il veut changer de régime.
C'est étonnant, ça.
Le peuple...
À mort, lui croivait bateau !
À mort, lui croivait...
Il sait pas lire Henri XVI, il est naze, monsieur.
C'est naze, ça.
J'explique depuis le début, c'est simple.
Écoutez-moi, les enfants, c'est pas Henri XVI.
C'est pas Louis Croivet machin truc bidule.
C'est Louis XVI.
Louis XVI.
C'est Louis XVI, l'abritive.
Il y en a un sur deux qui a compris.
C'est pas si mal, explique-lui, Mohamed.
C'est Louis XVI, l'abritive.
Louis XVI.
Et Croivet, bâton...
Il rigole, il se fout de la gueule du monde.
Abritive.
C'est élémentaire.
Je peux pas expliquer plus.
Si je te demande d'écrire Henri IV, comment tu vas m'écrire IV ?
Comme Rocky IV.
Bon, c'est pas grave.
On fait la scène de la prise de la Bastille.
La prise de la Bastille.
Les aristocrates.
Je peux casser la Bastille aussi, monsieur ?
Ah ben non, tu es le roi, Mohamed.
Le roi, il s'emmerde.
Je peux casser la Bastille, monsieur ?
Ça me plaît le rôle de casser la Bastille.
Ça me plaît de casser la Bastille.
Mais parce que tu es le roi, Mohamed.
Je suis le roi, je suis Belmondo, je suis le plus fort.
Je peux casser la Bastille, monsieur ?
Tous les deux, vous êtes en train de me faciliter le transit intestinal.
Mais enfin, les enfants, la Bastille, c'est un symbole.
C'est quoi, un symbole ?
Mon frère a fait de la batterie, il a des symboles.
Ça, je sais ce que c'est, monsieur.
Vous comprenez rien à rien.
La Bastille, c'était un bouleversement quand on l'a prise.
Mais vous vous rendez pas compte du changement que ça a fait quand on a pris la Bastille.
Quand on prend le métro, ça fait un changement en République.
Puisque c'est comme ça, on fait la scène de la guillotine et puis c'est terminé.
On n'en parle plus.
Allez, allons-y, dernière scène.
Le roi, Mohamed, tu as peur, tu t'enfuis à Varennes.
Allons-y.
Mais j'ai pas peur, monsieur.
Je suis le roi, je suis le plus fort, j'ai pas peur.
Si je vois les révolutionnaires, j'en fous le coup de boule, j'ai rien à foutre.
Bonjour, je suis monsieur Robespierre.
Coup de boule, rien à foutre.
C'est pas lui avec son bonnet frégile, il va me faire peur, m'sieur.
Je suis le plus fort, moi.
Même s'il y a un problème, le carrosse, il marche pas, je suis MacGyver.
Deux secondes, c'est réparé.
Bon, allez.
Bon, alors d'accord, le roi, t'as pas peur.
Et le roi s'enfuit à Varennes.
Allons-y.
Mais pourquoi il m'enfuit si j'ai rien fait, m'sieur ?
Je te jure de ton radio, il est toujours dans le carrosse.
Tu es migre à Varennes.
Mais pourquoi j'ai migre ?
Quand je suis plus français que toi, je suis n'importe quoi, joli, m'sieur.
Non, non, mais non, Mohamed, enfin.
Non, moi, je fais pas la scène des crampus de la tête, je fais pas la scène des crampus de la tête.
Tu veux pas me la faire.
Je fais pas la scène des crampus de la tête.
Tu vas me la faire tout de suite, Mohamed.
Tu vas me la faire, Mohamed.
Et les droits de l'homme, m'sieur ?
Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?
Et les droits de l'homme, m'sieur ?
Mais tu vas te les prendre dans la figure, les droits de l'homme, ça continue, enfin.
Ah, le strompe, fessé !
Attention, hein.
Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.
Il a touché à ma piroque.
Je vais pas me faire décapiter à la tête, moi.
Y aura Jacques Lang, il l'a dit.
On en fout, je suis Belmondo, je lui fais le coup de boule, Jacques Lang, on en fout.
Merci comme ça.
Alors, allons-y, allez.
Oui, m'sieur, on y va.
Je suis le ministre de la culture.
Pouf, coup de boule, on en fout.
C'est, il est faux.
Ben, allez, coupe-moi ça en deux, vite fait.
Oui, j'ai coupé, m'sieur.
En nom du comité qui salue le public, je vais te décapiter.
Oui.
En nom de liberté.
C'est bien.
Égalité.
Bien.
Va te faire niquer.
Mohamed.
Je suis Guillotin.
Et moi, je suis Biomath.
Je suis le roi de l'univers.
Viens là, Marie-Antoinette et le dauphin Flipper, il est où ?
Non.
Non, Mohamed.
Oui, oui.
Et moi, je suis un robot.
Je suis robot-spierre.
Attends, arrêtez, c'est Riton.
Par les chevaliers du Zodiac.
Transformation.
Non, non, non, non.
Je suis Louis XVI Soupa.
Eh, on serait des copains.
Je suis Force Bleu.
Je suis Force Blanche.
Je suis Force Rouge.
Force Bleu, Blanc, Rouge.
La guerre mondiale dans le monde, ça continue.
C'est quand même, il faut le dire, un petit peu le stand-by total.
On n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Mais quand même, c'est dommage parce que les Américains avaient mis au point un truc au niveau armement
vachement épatant, n'est-ce pas Michel ?
Chevalier.
En effet, Guillaume, il s'agit là du dernier prodige technologique
sur lequel les Américains et les Européens se penchent maintenant depuis plusieurs années.
En fait, le profil est simple.
Il ressemble comme deux gouttes d'eau aux missiles conventionnels.
Un petit peu comme une forme de stylo.
Voilà, un petit peu comme la forme de votre stylo, Guillaume.
Forme oblongue classique.
Ogive avant, à l'avant. Ogive arrière, à l'arrière.
La partie centrale de l'appareil se trouvant là aussi, au centre.
Quelle est donc la particularité de ce missile, me direz-vous ?
Eh bien, ce qui est tout nouveau et encore impensable il y a quelques années,
c'est son principe de séparation multicommandée,
bien connu des scientifiques sous le nom de scie-scien-cis-mo-cis-mique.
En fait, c'est simple.
Imaginez une simple bouteille de Coca-Cola que l'on remuerait trop fort.
La capsule se sépare automatiquement de la matrice.
C'est tout simple. Il fallait y penser.
Et c'est là que nous découvrons l'autre merveille technologique.
Je veux parler de la tête explosive à double retardement.
Plus concrètement, Guillaume, la tête percute le sol, elle n'explose pas.
Elle peut repercuter le sol, elle n'explose toujours pas.
En fait, c'est seulement au moment jugé opportun par les programmateurs
qu'elle éclatera la gueule de l'entourage sur un périmètre de plusieurs kilomètres.
C'est une merveille technologique.
Rappelons-le. Reste à savoir pour quel usage on la destine.
C'est encore là le dilemme de nous autres, les scientifiques.
Merci Michel. J'ignorais pour ma part que la guerre puisse faire autant de dégâts.