C'est la première fois qu'il répond à une interview : après deux années de tractations, Hamadoun Kouffa, chef de la Katiba Macina du Jnim, lié à al-Qaïda, a accepté de répondre aux questions de Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des groupes armés. Après avoir reçu 17 questions de notre confrère, il a répondu à 14 d'entre elles. Pour ne pas relayer la propagande jihadiste, RFI ne diffuse pas l'entretien - France 24 ne l'a pas fait non plus - mais en rapporte ici les principaux enseignements. #sahel#terrorisme#mali 🔔 Abonnez-vous à notre chaîne : https://rfi.my/YTfr 🔴 Suivez RFI en DIRECT vidéo ici : https://rfi.my/YTliveFR 🌍 L’actualité du monde et de l’Afrique en direct : https://www.rfi.fr/fr/ Rejoignez-nous sur Facebook : https://rfi.my/FBfr Suivez-nous sur X (Twitter) : https://rfi.my/Xfr Découvrez l’actu en images sur Instagram : https://rfi.my/IGfr Recevez les dernières infos sur Telegram : https://rfi.my/TGfr
Nous ne diffuserons pas directement ces propos, mais Amadou Nkoufa, chef de la Katiba Massina du JNIM,
a accepté de répondre aux questions de Wassim Nasr, journaliste à France 24.
Le numéro 2 du groupe, affilié à Al-Qaïda, a répondu à 14 des 17 questions de notre confrère.
Pour ne pas relayer la propagande djihadiste, l'entretien n'a pas été diffusé tel quel,
mais David Bachet en rapporte les principaux enseignements.
Interrogé sur l'implication russe au Sahel, Amadou Nkoufa dénonce les crimes odieux commis par Wagner et l'armée malienne,
estimant qu'ils ont accru la colère du peuple car ils ont dépassé les crimes des Français.
Allusion aux opérations militaires Serval et Barkhane entre 2013 et 2022.
Le chef djihadiste renouvelle ensuite ses assurances pour les organisations humanitaires.
Elles ne sont pas des cibles, tant qu'elles ne sont pas utilisées par ses ennemis.
Sommeil de s'expliquer sur les violences commises contre des civils par ses propres troupes.
Dans des zones où le JNIM combat la branche sahélienne de l'État islamique,
alors même qu'il accuse l'armée malienne et Wagner d'exaction, Amadou Nkoufa tente une justification.
Ces violences sont légitimes à ses yeux parce qu'elles s'inscrivent dans le cadre de la guerre que livre le JNIM,
lié à Al-Qaïda, au groupe djihadiste rival.
La branche burkinabé du JNIM tue des civils à très grande échelle et de façon très fréquente.
Interrogé sur ses exactions, Amadou Nkoufa juge que les hommes menés par Jafar Diko ont bien travaillé.
Amadou Nkoufa confirme les tentatives d'expansion du JNIM au Ghana, au Togo et au Bénin.
Il assure enfin rester ouvert pour des négociations avec le Mali, le Niger et le Burkina,
comme avec tous ceux qui le souhaitent, mais uniquement dans le cadre de la charia.