L'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain vont s’affronter pour la 108e fois toutes compétitions confondues. Un choc sous haute tension ou sera notamment aligné l'ancien parisien ,Adrien Rabiot.
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Est-ce qu'on a la chance d'avoir Giovanni sur le bord de la pelouse ?
Au bord de la pelouse, Giovanni !
Quelques minutes avec vous, après il faudra vous en aller.
Alors on en profite pleinement.
Ce classico-là, il ressemble à quel classico au niveau de l'atmosphère ?
Bonsoir Messaoude, bonsoir à tous.
C'est exceptionnel.
Honnêtement, les Marseillais sont remontés comme des pendules.
Ils y croient dur comme fer à cette victoire ce soir dans un classique
parce que Paris fait moins peur.
C'est une réalité que l'Olympique de Marseille de Désherbie est ambitieux.
Donc il y a énormément d'engouement, de passion, de folie ici au stade Vélodrome.
C'est plein, c'est chaud.
Ça va être une grosse, grosse soirée Messaoude.
Au niveau de la composition de l'équipe, on en profite également, Giovanni, avec vous.
Est-ce que vous avez celle de l'Olympique de Marseille pour démarrer ?
Est-ce que Rabiot va jouer son premier classico avec l'OM ?
Oui, on a...
Oui, Adrien Rabiot va débuter ce soir avec l'Olympique de Marseille.
Eliouahi est bel et bien un titulaire à la pointe de l'attaque.
Emerson Greenwood et Louis-Henrique également.
Côté gauche, ça devrait être Brassier puisqu'on sait que Merlin est absent.
Et côté parisien, c'est Kang Yingli qui est faux numéro 9.
Asensio sur le banc et Barcola et Dembélé.
Les sifflets que vous entendez, c'est l'arrivée de Gigio Donnarumma à l'échauffement.
Gigio Donnarumma à l'échauffement.
Ah non, pardon, pardon, c'est le gardien olympien.
Non mais les parisiens...
Pardon, ça sifflait, mais c'était...
Non, c'est pas ça, j'ai entendu siffler, je me suis dit c'est les parisiens qui sortent.
Les sifflets étaient peut-être pour moi, je sais pas.
Ce serait pas du tout mérité, Giovanni.
Franchement, vous les méritez pas du tout.
On se cote d'amour à Marseille, Giovanni, on se cote d'amour.
Longue histoire.
On profite, vous le dites quand vous devez partir, Giovanni,
mais sur ce que vous ressentez, le côté exceptionnel de cette soirée
en allant au stade depuis que vous êtes au Vélodrome,
à quoi vous le ressentez, Giovanni ?
On le ressent parce qu'il y a toujours une passion qui est débordante ici à Marseille,
on le sait, c'est des matchs qui sont particuliers,
mais on le sent que Paris est prenable.
Côté marseillais, il y a aussi la folie autour de De Zerbi,
un recrutement qui a été intéressant.
Une équipe, c'est vrai, qui a été un peu moins forte contre Strasbourg et Angers,
mais il y a ce large succès face à Montpellier
qui a vraiment fait chaud au cœur ici à Marseille.
Donc on a l'impression que c'est le soir ou jamais en fait.
C'est le moment pour afficher les ambitions pour le titre,
pour faire tomber les Parisiens dans un Vélodrome qui sera incandescent.
Les supporters sont là depuis plusieurs heures devant le stade,
ça c'est habituel, mais avec une ambiance très particulière.
Donc il y a toute l'atmosphère des grands soirs, mais ça houde.
On continue d'y voir.
C'est vous qui êtes le maître des horloges, Giovanni,
vous nous dites si à un moment vous devez vous expulser,
parce qu'on n'a pas le budget pour que vous puissiez rester sur la pelouse après ça.
Vous devez déjà payer Ludovic Aubragnac, c'est normal.
Jérôme, vous êtes le seul à avoir disputé des classicaux à cette table.
Donc priorité à vous pour la première réaction.
Le côté exceptionnel de la soirée, est-ce que vous le sentez, Jérôme,
le côté que c'est un vrai choc, celui-ci avec les écarts,
on le dit, qui sont un petit peu réduits entre les deux équipes.
Je le sens d'autant plus que là j'arrive du sud à l'instant,
et que même jusqu'à Nice,
la longue de choc, elle se ressent jusqu'en 06.
Parce qu'effectivement, tout le sud de la France, par extension, attend ce match.
On est au-delà de la ville de Marseille.
Il y a beaucoup de supporters olympiens partout dans le PACA.
Et je peux vous garantir que depuis une semaine maintenant,
les gens ne parlent que de ça.
Que de ça, que de ça, que de ça.
Donc oui, on le sent dans toute la France et dans tout le sud de la France.
Dave, le professeur, vous en avez commenté,
vous en avez vécu des soirées de classiques.
Est-ce que celle-ci a un caractère un petit peu particulier pour vous ?
Oui, après, il y en a eu quelques-uns aussi qui étaient...
Je ne reviens pas évidemment dans les années 90,
qui était vraiment le sommet.
Je parle en termes d'atmosphère, sur le terrain, c'était un peu autre chose.
Mais il y a 2-3 ans, avec Tudor aussi,
je me souviens qu'il y avait eu aussi une grosse effervescence.
Avec Bielsa, l'année 2015, c'était aussi assez exceptionnel.
Là, il y a aussi l'idée en ce moment,
qui va être vérifiée ou pas,
que Paris est un peu moins intouchable pour l'OM.
Paris, ils sortent bien à chaque fois le grand soir,
c'est à chaque fois contre Marseille.
Et là, il y a un peu l'idée qu'en ce moment, ou cette saison,
peut-être que Paris est un peu moins extraterrestre,
que Marseille est portée par un souffle.
Voilà, on va voir, mais c'est génial de, au moins,
de pouvoir rêver à ça avant le match.
Parce qu'il y a eu, par contre, des années,
parce qu'on en a commenté ensemble, les Saoud,
on en a fait des grandes soirées,
où tu avais l'impression que même avant le match,
ils avaient un peu abdiqué déjà un petit peu les Marseillais.
Ils se disaient, peut-être que...
Mais ils n'y croyaient pas vraiment.
Là, cette année, ils y croient fort.
Et franchement, moi, ça me fait plaisir.
Le président par intérim, Fred Piconne.
Je dis juste par intérim, Fred,
parce que Jo Mycou sera avec nous tout à l'heure
pour la deuxième partie.
Mais est-ce que financièrement, il y a un arrangement ?
Ils partagent, ils partagent l'affiche.
C'est pas comme ça.
Et on remercie Fred, qui sera dans la grande soirée également.
Pas d'arrangement, pas d'arrangement, pas d'arrangement.
C'est Basile, ça.
Fred, vous, vous avez vécu des derbies, évidemment.
Saint-Etienne-Lyon et Lyon-Saint-Etienne.
Le sentiment, quand on vit ces soirées-là,
à quel moment on bascule dans un autre monde
quand on est joueur pour des soirées si spéciales ?
Au moment du coup de sifflet, je pense, vraiment.
Avant, on arrive à rester un peu imperméable ?
C'est difficile, parce que pendant toute la semaine
et même quelques mois avant, le premier jour d'entraînement,
on a cette case qui est cochée du match.
Et donc forcément, plus ça arrive et plus le stress monte
et plus l'effervescence monte aussi.
Mais vraiment, on essaye vraiment d'être hermétique à tout ça
et de faire le meilleur match possible.
Des fois, ça marche bien, des fois, pas du tout.
C'est dur de ne pas le jouer avant quand il y a tout l'environnement
qui n'arrête pas de parler, qui n'arrête pas de...
C'est très compliqué de ne pas le jouer avant, ça c'est sûr.
D'ailleurs, souvent, quand tu les rates, c'est que tu l'as joué avant.
Ouais, et ça m'est arrivé.
À tous.
Côté Lyon ou côté Saint-Etienne ?
Côté Lyon, côté Lyon.
Oui, parce que Saint-Etienne, ça marchait bien.
C'est pour ça que vous êtes à la Lyon, d'ailleurs.
C'est ça, hein ?
Pardon ?
Ton premier avec Lyon contre Saint-Etienne.
Ouais, le match retour.
Mais à la Girlande, ouais.
C'était compliqué.
Ce soir, c'est un O.M.P.G.
avec donc Lacompo.
On va afficher celle de l'Olympique de Marseille,
mais Ludo, tout à l'heure, il a réagi à celle du Paris-Saint-Germain
au niveau des choix offensifs de Louis-Saint-Richard.
Faut nous refaire le geste.
Ça, c'est pas montrable.
Ça, c'était au moment où on nous a annoncé
les choix offensifs du Paris-Saint-Germain
avec donc Kang-Lim-Li, qui est là.
Mais elle n'est pas bonne, celle-là.
On va la changer parce que c'est Kang-Lim-Li
qui est titulaire, comme vous l'a dit tout à l'heure, de Giovanni.
La présence de Rabiot, est-ce que c'est l'événement aussi
de ce Classico pour vous, Ludo ?
C'est un événement parmi d'autres,
mais ce n'est pas l'événement principal pour moi.
L'événement principal, c'est que l'espoir renaît
quelque part du côté de l'Olympique de Marseille.
On en a parlé, Jérôme en parle,
et il y a un parfum, même ici.
Je veux dire, on s'est tous mis un peu en branle-bas de combat.
On s'est mis sur le note 31.
On sent qu'il y a comme un parfum dont on ne peut pas le sentir.
Oui, mais ce n'est pas lui, disons.
Oui, mais lui, il était sur le match de Nantes, apparemment.
Il y a un parfum dont on peut presque sentir les efflux.
Donc, c'est ça pour moi qui est l'événement de la soirée.
C'est que Marseille y croit encore, depuis des années.
Et puis, le contexte du match, c'est-à-dire que ça doit être
une des premières fois où il n'y en a pas eu beaucoup,
sur un classique où Marseille est talonne.
Le Paris-Saint-Germain, en termes de points.
L'OM reviendra en hauteur en cas de victoire.
Mais Dev l'a un peu abordé.
Parfois, il y avait des classicaux, on était là tous ensemble
et on cherchait un peu une raison.
Il y avait 10 points d'écart.
On se disait, allez, on ne sait pas sur un match.
Un peu artificiellement.
Et ce soir, je trouve que ce qui change un peu,
c'est qu'objectivement, qu'on soit pour Paris ou pour Marseille,
objectivement, il y a des raisons d'espérer pour Marseille
et des raisons de crainte de chômage pour Paris, vraiment.
Et on n'a pas d'instrument de mesure, mais je suis persuadé que là,
ce soir, encore plus que d'habitude sur ces dernières années,
on renoue avec un truc que les gens font toujours
quand il y a un Marseille-Paris ou un Paris-Marseille.
Ils font le match chez eux ensemble, avec leurs potes, etc.
C'est-à-dire que moi, je suis persuadé que ce soir,
c'est un classique un peu particulier
où tu renoues avec ce grand truc que tout le monde faisait
à peu près partout en France, c'est-à-dire,
c'est une soirée spéciale, c'est Paris-Marseille, Marseille-Paris.
Marseille-Paris, c'est chez ceux qui ont l'abonnement.
Voilà, là, ça va être peut-être ça, mais là, je pense que les gens,
il y a des gens, ils vont avoir 40 mecs dans leur salon, on va comprendre.
Sinon, il y a la grande soirée.
Le match va sur la chalice.
C'est aussi bien.
Ça marche aussi comme ça.
Bien sûr.
Timothée, est-ce que vous aussi,
vous ressentez cette atmosphère spéciale ce soir ?
Il y a des raisons objectives de croire,
il n'y a que trois points d'écart entre l'OM et le PSG.
Les raisons objectives, elles ont été dites,
c'est que pour la première fois depuis très longtemps,
on a vraiment l'impression que les deux équipes
arrivent peut-être pas sur un pied d'égalité,
mais en tout cas, pas loin,
que l'outsider est quand même beaucoup moins loin du favori
que ça a été le cas ces dernières années,
tout simplement parce que ces dernières années,
l'OM avait parfois des joueurs du calibre d'Alexis Sanchez ou d'Aubameyang,
mais cette année, il y a Holberg, il y a Greenwood, il y a Rabiot.
De l'autre côté, il y avait toujours des monstres.
Là, il n'y en a plus.
Donc forcément, ça nivelle un petit peu, on va dire,
le niveau des deux équipes.
Les petits monstres.
Les petits monstres ouverts.
Il n'y a plus Neymar, il n'y a plus Messi, il n'y a plus Mbappé.
Il y a des monstres replantes.
Pour ceux qui connaissent.
Les Marseillais versent probablement dans l'euphorie
et quand on est amoureux d'un club, comme ils sont amoureux de l'OM,
même si la raison vous dit de ne pas y croire comme ça a pu aller
les dernières années, quand t'arrives les dernières heures,
t'y crois.
Je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose de pas logique
qui fait que t'y crois.
Cette fois-ci, je pense que cette sensation est encore un peu plus forte.
Personne ne me dit que Rabiot, c'est quand même l'attraction de...
Moi, je crois que c'est l'attraction au parc.
C'est ça pour moi.
Ce sera l'attraction au parc.
Ce sera l'attraction au retour, à mon avis.
Oui, c'est ça, au match au parc.
Là, il y a trop d'enjeux, il y a trop de choses.
Il y a les deux coches qui sont un peu les deux stars, finalement.
Il y a Rabiot, évidemment, pour venir sublimer tout ça
au niveau de nos émotions et de ce qui va se passer au stade.
De ses émotions.
Exactement.
Il y a l'enjeu sportif.
Il y a beaucoup trop de choses pour que Rabiot soit le seul instrument
de mesure qui devait intéresser ce soir.
Il en est un, évidemment.
Mais dans l'autre sens, ça aurait pu être compliqué.
Après, Rabiot a de l'expérience.
Il est solide, type finale de Coupe du Monde.
Tu ne bouges pas comme ça.
Mais tu sens qu'à chaque fois, les retours directement
dans ton ancien stade.
Je me souviens qu'Atem Ben Arfa, quand il était passé à Marseille,
premier match à Gerland.
Quel enfer il avait vécu.
En plus, il s'était fait recevoir par cri de ses compagnies.
Même lui, tu sentais qu'il jouait avec la boule au ventre.
Valboné à Marseille aussi.
Hein ?
Valboné à Marseille.
Là, je pense que pour Rabiot, c'est un peu avantageux
que ça se passe dans ce sens-là.