Père Régis Laulé nouveau recteur du Mont Ste Odile
31 oct. 2024
Le Père Régis Laulé sera installé par Mgr Pascal Delannoy comme recteur du sanctuaire du Mont Ste-Odile le vendredi 1er novembre en la fête de la Toussaint.
Né en 1970, ancien aumônier du séminaire des jeunes de Walbourg, prêtre de la Fraternité de Jésus, il a exercé des fonctions au Japon et a été curé de la paroisse de Strasbourg-Neudorf. Avant de rejoindre le Mont Sainte-Odile, il était en poste aux paroisses de Montagne-Verte, de l’Elsau et d’Ostwald.
Je suis le père Régis Lollé, originaire de Hohenheim,
entre Fegersheim et Eschow, au sud de Strasbourg.
Je suis rentré au séminaire après mon bac de technicien chimiste,
déjà à l'âge de 18 ans, et j'ai été ordonné prêtre il y a bientôt 29 ans.
Ma première mission a été d'être aumônier d'un collège-lycée catholique,
l'ancien petit séminaire de Valbourg, le séminaire de jeunes,
où j'ai passé 8 années merveilleuses avec la jeunesse.
En même temps, les deux dernières années, j'ai été administrateur de 12 petits villages
autour de Lembach et de Görsdorf.
Ensuite, je suis devenu curé du quartier de Neudorf et du Port-du-Rhin,
les quatre paroisses qui sont sur ces deux quartiers au sud de Strasbourg,
donc 9 années d'expérience curiale.
Ensuite, j'ai été appelé pour une mission un peu particulière,
puisque j'ai été envoyé servir l'œuvre des foyers de charité de Marthe Robin.
J'ai été envoyé comme prêtre fidéidonum pour servir particulièrement
le foyer de charité qui est au Japon et qui m'a permis en même temps
de découvrir les chrétiens de Chine.
Après ces cinq années en Asie, j'ai été appelé pendant deux ans
à la fondation des foyers de charité à Châteleuf-de-Galore,
avant de revenir dans le diocèse de Strasbourg en août 2020
pour redevenir prêtre diocésain.
Pendant trois ans, j'étais au service de la transformation pastorale des paroisses
avec l'équipe missionnaire diocésaine.
J'ai eu la grâce d'avoir déjà un parcours qui m'a permis de découvrir
beaucoup de réalités différentes entre les jeunes, les paroisses
et puis le monde missionnaire à l'étranger.
C'est un grand bonheur de notre vie de prêtre.
Alors, ça a été une très grande surprise, puisque habituellement,
quand on sait qu'on va changer de fonction, de nomination,
on est prévenu, on va dire au printemps, on nous dit,
d'ici quelques mois, il va falloir envisager une nouvelle mission.
Là, nous étions fin septembre, donc le calendrier
de la nouvelle année pastorale était déjà bien engagé,
quand un matin, je reçois un coup de téléphone
du secrétariat de l'archevêque qui me demande
si c'est possible de passer le soir même.
Et donc, c'est le jeudi soir, le 27 septembre,
que Mgr Delannoy m'a demandé de prendre la suite
du père Christophe Schwalbach,
qui déposait sa mission au 1er octobre.
Alors, ça a vraiment été une grande surprise,
puisque ce n'était pas habituel que, comme ça, fin septembre,
on nous parle d'une nouvelle mission qui doit commencer quelques jours après.
Donc, ça a vraiment été, d'abord, une grande surprise,
je ne m'attendais pas du tout à cela, surtout que ça ne faisait que trois ans
que j'étais dans ma nouvelle mission.
Mais après les quelques secondes d'effet surprise,
eh bien, bien simplement, je me suis dit que quand on est prêtre,
on a promis obéissance à l'Église,
on est serviteur, docile, disponible pour les appels de Dieu.
Et donc, j'ai demandé à Mgr, bien sûr, simplement,
de pouvoir échanger le soir même avec mes frères prêtres,
avec lesquels je travaillais, et le lendemain, j'ai donné ma réponse
en disant, ben oui, je suis disponible pour accueillir,
de façon tout à fait inattendue, mais en pleine conscience,
cette nouvelle mission.
Le Mont Saint-Odile est, bien sûr, un des lieux les plus connus d'Alsace,
déjà pour tous les Alsaciens, et puis, bien sûr,
pour tous les catholiques alsaciens.
Et donc, je connaissais le Mont Saint-Odile, j'allais dire, depuis toujours.
J'ai un vague souvenir, à l'âge de 10, 11, 12 ans, d'y avoir été.
Et puis surtout, lorsque j'étais ordonné prêtre,
le lendemain de notre ordination, le lundi,
nous avions l'habitude de célébrer la Messe d'Action de Grâce au Grand Séminaire,
là où nous avions été formés, et le lendemain, le mardi,
nous avions cette coutume d'aller confier notre sacerdoce
ici, au sanctuaire du Saint-Odile.
Donc déjà, le Saint-Odile fait partie même des débuts de mon sacerdoce.
Et puis, pendant les années où j'étais aumônie à Valbourg,
nous faisions partie, d'ailleurs le Séminaire de Valbourg fait toujours partie,
de ce qu'on appelle les adorateurs du Mont Saint-Odile,
puisque depuis bientôt 90 ans, il y a ici au Saint-Odile
l'adoration perpétuelle, où semaine après semaine
se succèdent des groupes, habituellement de différents doyennés
et cantons d'Alsace, mais au milieu des doyennés et des cantons d'Alsace,
il y a quelques groupes particuliers, dont les jeunes du Séminaire de Valbourg.
Ce qui fait que pendant mes 8 premières années de sacerdoce,
je venais de toute façon toutes les années, une semaine entière,
avec un groupe entre 40 et 50 jeunes.
Donc le Mont Saint-Odile faisait déjà un peu partie de ma mission pastorale.
Ensuite, bien sûr, j'y suis venu très régulièrement.
Et puis, le plus amusant, pourrais-je dire,
c'est que lorsque j'étais envoyé comme prêtre fidéidonum au Japon
et que j'avais quitté les paroisses de Strasbourg,
j'avais choisi le Mont Saint-Odile pour une messe d'envoi en mission.
Ce qui fait qu'en octobre 2013,
j'ai déjà eu au Mont Saint-Odile une messe d'envoi en mission.
Cette fois-ci, c'était pour partir au loin, comme dit, au Japon.
Et donc lorsque je vais avoir ce 1er novembre
ma messe d'envoi en mission ici pour le Mont Saint-Odile,
ce sera comme une deuxième fois que c'est au Mont Saint-Odile
que je suis envoyé en mission.
Je trouve que le Ciel, la Providence a bien de la suite dans les idées.
Et donc c'est avec une grande joie,
une profonde émotion d'Alsacien catholique,
que je viens servir ce lieu si cher à nos cœurs.
Lorsque Mgr Delannoy m'a demandé
de devenir recteur du sanctuaire du Mont Saint-Odile,
une de mes premières réactions a été de penser
à tout ce qu'ont dû vivre mes prédécesseurs
qui avaient, en plus de la charge du pèlerinage,
une charge administrative et temporelle très lourde
avec tout ce qui concerne l'immense monde
qu'est le Mont Saint-Odile avec son hôtel, son restaurant,
son personnel. Et une de mes premières réactions
avait été de dire à Mgr Delannoy que je ne me sens pas du tout
les compétences pour assurer toute cette partie
de la mission de recteur du Mont Saint-Odile.
Et c'est là que Mgr Delannoy m'a annoncé premièrement
qu'il me nommait recteur et non pas directeur
puisque désormais le diocèse a discerné qu'effectivement
il fallait pour qu'un prêtre puisse accomplir en plénitude
sa mission pastorale, le décharger aussi de la grande partie
des missions temporelles de gestion du personnel et financière.
Ce qui fait qu'on commence un peu une nouvelle page
dans la façon de vivre et de gérer le Mont Saint-Odile.
Il y a plusieurs personnes, des laïcs bien formés
dans ces matières qui vont assurer tout le service
des dimensions temporelles, de l'hôtel, du restaurant.
Et puis moi je vais pouvoir me consacrer au maximum
à la mission pastorale, particulièrement pour être
bien disponible aux adorateurs qui viennent toutes les semaines
et à tous les pèlerins qui ne manquent pas d'arriver
et aussi aux touristes.
Comme l'ont dit d'ailleurs les prédécesseurs que je connais
et beaucoup de gens qui sont habitués du Mont Saint-Odile,
il y a de vrais défis puisque c'est un lieu qui en lui-même
a la grâce d'attirer beaucoup de monde par sa beauté,
par sa situation géographique extraordinaire.
Je crois que les images parlent d'elles-mêmes.
Aussi par sa réputation d'être un lieu plein d'énergie de toutes sortes.
Ce qui fait que dans les 600, 700 000 personnes
qui viennent tous les ans au Mont Saint-Odile,
un grand nombre ne viennent pas à cause de Saint-Odile et de l'adoration eucharistique.
Et donc un des défis constants de ce lieu,
c'est de permettre à tous ceux qui viennent pour d'autres raisons
que directement Jésus et Saint-Odile puissent,
en venant ici, être touchés et ouverts
à ce que représente Saint-Odile, à ce que représente notre amour de Jésus.
Donc je crois qu'il y a surtout ce défi-là qui sera très intéressant
de voir comment le Seigneur nous invite à être disponible
à tous ceux qui viennent ici pour qu'ils découvrent
que cette beauté, cette énergie, c'est une parabole même
de la beauté de Dieu et de l'énergie de son Esprit.

