Mgr François Jacolin - Diocèse de Luçon

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17 déc. 2024
Mgr François Jacolin, évêque de Luçon depuis 2018, est l'invité de "La Vie des diocèses", pour parler de l'actualité et des enjeux pastoraux de l'Eglise catholique en Vendée.
REPORTAGE à La Roche-sur-Yon à l'occasion du lancement de l'année pastorale, autour de l'élan missionnaire donné à ceux qui s'engagent au quotidien dans la vie de l'Eglise.
INTERVIEW de Quentin Leclair, qui devrait être ordonné prêtre en juin prochain... Il revient sur son parcours et sa vocation !
En fin d'émission, l'évêque de Luçon - qui est, par ailleurs, administrateur apostolique de La Rochelle - répond aussi aux « questions de terrain » posées par des catholiques du diocèse. Une émission présentée par Honorine Grasset.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans la vie des diocèses sur KTO Télévisions et KTO Radio.
Nous continuons cette suite d'émissions enregistrées depuis les studios du sanctuaire de Lourdes, au cœur de l'Assemblée des évêques de France.
Comme chaque semaine, nous partons à la découverte d'un territoire, d'un diocèse et de son évêque.
Et aujourd'hui, direction les pays de la Loire, et plus particulièrement la Vendée, pour parler du diocèse de Luçon.
Dans cette édition, on suivra le nouvel élan donné à ceux qui s'engagent au quotidien dans la vie de l'Église,
à l'occasion du lancement de l'année pastorale du diocèse.
Et on entendra le témoignage de Quentin Leclerc, qui devrait être ordonné prêtre.
En juin prochain, il revient sur son parcours et sur sa vocation.
La Vendée, c'est une terre de caractère.
A l'ouest de la France, ce territoire ouvert sur la façade atlantique, avec 276 km de côtes et 140 km de plages,
comprend aussi le bocage vendéen et le marais poids-de-vin.
Le tourisme, bien sûr, l'industrie nautique ou bien encore l'agroalimentaire, font partie des piliers de l'économie vendéenne.
La Vendée est bien sûr marquée par son histoire et par la forte tradition catholique de son territoire,
de Saint-Hilaire à Saint-Louis-Marais-Grillon-de-Montfort,
en passant par la guerre de Vendée et par l'extraordinaire développement religieux et missionnaire des XIXe et XXe siècles.
Pour parler du diocèse de Lucion, je reçois bien sûr son évêque, monseigneur François Jacquolin.
Bonjour, monseigneur.
Bonjour.
Je suis ravie de vous retrouver ici à Lourdes.
Je viens de donner quelques éléments sur la Vendée.
Comment est-ce que vous pourriez nous présenter ce diocèse dont vous avez la charge ?
Oui, alors la Vendée, il y a tout ce côté historique, en particulier de la période révolutionnaire,
où ce sont les paysans qui se sont levés contre l'État, qui voulaient supprimer leurs prêtres.
Et ça a eu lieu ensuite à de terribles répressions avec des colonnes infernales.
Voilà, et ces paysans, qui étaient d'ailleurs de plusieurs départements.
La grande Vendée militaire, c'est aussi une partie de l'Anjou, une partie de la Loire-Atlantique et des Deux-Sèvres,
avaient l'habitude de coudre le Sacré-Cœur sur leur cœur.
Et voilà, au moment où le pape publie son encyclique.
Et c'est en particulier saint Louis-Marie Clignon de Montfort qui, un siècle avant, au début du XVIIIe siècle,
avait évangélisé par des missions les campagnes, avec des missions populaires dans les paroisses.
Et ça a beaucoup marqué la Vendée, avec aussi sa dévotion à Marie et à son cœur immaculé.
Voilà, mais on est aujourd'hui avec effectivement un renouveau très fort de la foi au XIXe et au XXe siècle.
Aujourd'hui, un peu comme ailleurs, on subit la sécularisation, mais enfin la pratique reste forte.
Et puis je crois qu'on aura l'occasion de parler des vocations un peu plus tard, qui est aussi un sujet d'espérance et de joie.
On reprendra bien sûr tout ça tout au long de cette émission.
Je voudrais peut-être commencer par quelques dates pour mieux vous connaître, Mgr François Jacquolin.
Vous êtes donc évêque du diocèse de Luçon depuis 2018, né en 1950 à Fontainebleau en Seine-et-Marne,
ordonné prêtre en 1982 pour le diocèse de Bourges.
Vous avez été évêque de Mande de 2007 à 2018, avant de rejoindre la Vendée.
Et vous êtes en parallèle de votre ministère épiscopal comme évêque de Vendée, administrateur apostolique de La Rochelle.
Vous avez choisi comme devise épiscopale cette belle phrase de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus,
« Par la confiance et l'amour ».
Je voudrais peut-être commencer tout simplement par ça.
Comment est-ce que cette phrase de Sainte Thérèse, elle résonne dans votre vie d'évêque aujourd'hui ?
Oui, voilà, j'ai découvert Sainte Thérèse d'Enfant Jésus plutôt au moment de mon séminaire.
Je suis plutôt une vocation tardive, voilà, vers 30 ans.
Mais tout de suite, j'ai senti en fait qu'elle était là dans ma vie avant déjà,
particulier par cette spiritualité de la confiance.
C'est la confiance qui doit nous conduire à l'amour, dit-elle aussi dans une de ses lettres.
Et par la confiance et l'amour, ce sont les derniers mots qu'elle a écrits alors qu'elle était très malade
et qui ont conclu l'histoire d'une âme.
Enfin, le dernier manuscrit, le manuscrit C, alors qu'elle ne peut plus écrire à la plume,
elle écrit au crayon de papier.
Et voilà, donc c'est évidemment des mots qui me parlent beaucoup dans mon histoire personnelle.
Et puis, je crois aussi comme évêque cela m'a conduit, je ne sais pas si j'y ai toujours été fidèle,
mais en tout cas, c'est une lumière pour moi dans ma vie personnelle et dans ma vie d'évêque.
Mgr François Jacolin, pour la première fois, vous avez proposé dans le diocèse
une journée de lancement de l'année pastorale dans la dynamique du Jubilé 2025.
Une rencontre proposée aux prêtres, à des chrétiens en responsabilité dans le diocèse
ou des membres d'équipes paroissiales pour donner un élan à cette nouvelle année
à travers le partage d'initiatives pastorales.
Et notre journaliste Anne Chantal Giraud s'est rendue le 12 octobre dernier
au lycée Saint-François d'Assise à La Roche-sur-Yon où se tenait la journée
pour rendre compte de cette démarche de renouvellement missionnaire.
Découvrir des initiatives missionnaires, un sandwich à la main ou avec une salade,
c'est le concept original du pique-nique déambulatoire proposé ce midi
aux participants de cette journée qui lance l'année pastorale dans le diocèse.
Les initiatives ont été recensées partout en France, y compris au niveau de la Vendée.
Sylvia est heureuse de partager ce qui se vit dans sa paroisse des Herviers.
On doit avoir 13 initiatives de la paroisse Saint-Jean-Baptiste des Herviers.
Entre autres le BlaBlaTable qui permet d'inviter des gens qu'on ne connaît pas
à partager le repas ensemble.
BlaBlaTable, le café du curé, un escape game pour découvrir les églises.
Les propositions sont variées, l'occasion de s'enrichir des idées des autres
comme le constate le père Dominique Lubeau, curé de la paroisse Notre-Dame à Luçon.
Je trouve ça intéressant comme idée, on n'a pas besoin de réinventer toute la pastorale
tout le temps, mais s'inspirer de ce qui nous semble adapté pour nos paroisses.
Le tout est organisé en 5 panneaux censés refléter 5 visages de l'église
dans l'esprit de la démarche KERIGMA, initiée en 2022 pour redynamiser la catéchèse en France
comme l'explique Xavier Mousset, membre du service diocésain pour la catéchèse
et qui a organisé la journée.
L'une des recherches dans les équipes KERIGMA c'était de collecter ce qu'ils appelaient
des petites pousses. Dans toutes nos diocèses, dans toutes nos paroisses,
il y a 2-3 personnes qui tout d'un coup inventent quelque chose et puis ça prend chez eux
et puis ça donne un mouvement, l'évangélisation, ça rejoint des personnes.
Le but de cet après-midi ça va être un peu ça, sensibiliser les uns et les autres
dans des expériences qu'on peut tout savoir et qu'on peut se partager.
La journée est rythmée par des temps de témoignages, des temps d'enseignement
et de tables rondes pour se donner des pistes d'espérance.
Les participants sont ensuite invités à vivre une expérience de visitation,
c'est-à-dire une rencontre entre deux paroisses.
L'idée est d'imaginer des occasions de se retrouver ou d'échanger au cours de l'année.
Tout est possible. La paroisse d'Hélène à Esnay va visiter une paroisse à Noirmoutier.
Moi ça me donne envie, Noirmoutier c'est vachement sympa.
On a exprimé ce qu'ils pouvaient, comment on accueillait cette demande.
Voilà donc un peu ce que nous on souhaitait découvrir chez eux, ce qu'ils souhaitaient découvrir chez nous.
Puis voir quand est-ce qu'on pourrait se rencontrer,
parce qu'on a des chapelles liées aux guerres de Vendée sur nos deux paroisses.
Frères et sœurs, demandons-nous avec sincérité du cœur.
Si on veut être évangélisateurs, disciples, missionnaires,
croyons-nous que Dieu est à l'œuvre dans notre vie.
En Christ, ancré dans l'espérance.
C'est le thème de cette journée qui place la prière et la célébration de l'Eucharistie
au cœur de la rencontre.
Et c'est avec un nouvel élan que chacun repart dans sa paroisse.
Autant de visages qui pourront témoigner que Dieu ne cesse pas d'agir.
Dans une église qui prie et célèbre, annonce et ose,
accueille et accompagne, sert et est disponible, enseigne, forme et fructifie.
On l'a vu à travers ce reportage, toutes ces initiatives portées par les laïcs notamment.
C'est une des choses qui vous tient à cœur,
permettre aux laïcs d'annoncer l'évangile à tous les vendéens.
Oui, je trouve que depuis ces dernières années,
beaucoup d'initiatives missionnaires viennent des laïcs.
Et je crois qu'il est bon d'les honorer.
Donc le but de cette journée, qui se fait dans beaucoup de diocèses,
mais elle n'existait pas chez nous,
c'est en particulier pour rapprocher les paroisses,
des services diocésains, des mouvements.
On est une journée ensemble de prière, de réflexion,
et puis d'amitié, de joie, au début de l'année pastorale,
pour mieux se connaître et ensuite mieux collaborer tout au long de l'année,
en particulier dans cette perspective missionnaire.
Cet élan missionnaire, qui est effectivement la première lettre pastorale
parlé de l'élan missionnaire des paroisses, il y a six ans maintenant,
c'est une des concrétisations de cet esprit-là.
Au synode qu'on appelle sur l'avenir de l'Église,
on a beaucoup parlé de la façon dont les femmes pouvaient participer aux décisions,
avoir des responsabilités effectives.
Comment est-ce que ça s'incarne dans le diocèse de Luçon, Vendée ?
De plus en plus, en paroisse depuis longtemps,
au niveau du diocèse, dans mon conseil épiscopal,
il y a trois prêtres indiaques et deux femmes.
L'une est chargée de la communication et aussi de suivi,
hélas parce que ça a été massif dans le diocèse,
des victimes de violences de la part de Claire,
et l'autre est directrice de la maison du diocèse à La Roche-sur-Yon.
Mais aussi on vient d'embaucher comme économe une femme,
je pourrais multiplier encore,
mais avec vraiment de réelles responsabilités,
et donc participant dans mes conseillers proches.
J'ajoute aussi qu'au séminaire inter-diocésain dont la Vendée relève,
à Nantes il y a aussi dans le conseil des prètres une femme.
Vous venez de l'évoquer Mgr Jacquolin,
effectivement la Vendée a été marquée par de nombreuses violences d'agression sexuelle,
chez des mineurs notamment.
Il y a eu plusieurs démarches de réparation qui ont eu lieu depuis.
Il y a eu la pose d'une plaque mémorielle dans la cathédrale de Luçon.
Comment est-ce que vous accompagnez ces personnes victimes ?
Oui, ça a été effectivement…
Disons que ça a éclaté, j'étais là depuis à peine deux mois,
à partir d'un livre, et à ce moment-là beaucoup se sont manifestés.
On est en contact avec au moins une centaine de victimes,
moi-même j'en ai rencontré au moins une soixantaine.
D'abord la rencontre de personne à personne,
écouter longuement.
Je crois que j'ai passé depuis les deux, trois premières années
ma présence en Vendée beaucoup de temps.
Ensuite prendre en compte aussi lorsqu'ils se réunissent en collectif.
C'était une autre phase, ça a pris un peu de temps,
mais vraiment je crois qu'on a réussi à faire un travail ensemble
qui était bénéfique pour toutes les victimes en particulier,
mais aussi pour le diocèse.
Mais ce n'est jamais fini non plus.
Il faut continuer.
La question de la prévention, depuis maintenant quatre ans,
on y travaille, on y est très attentif.
On travaille pour tous ceux qui sont en contact avec les enfants et les jeunes,
avec les journées de formation.
Et puis voilà, il y a encore des victimes à rencontrer aujourd'hui.
Je voudrais parler quelques instants des nouvelles orientations
de l'enseignement catholique en Vendée que vous avez promulguées début octobre
avec un document avec audace et espérance.
On est dans un contexte en France où il y a de véritables tensions
envers certains établissements d'enseignement catholique.
C'est le fruit de 18 mois de réflexion, avez-vous dit.
Quelle est pour vous un peu la fine pointe de ce document en Vendée ?
C'est précisément ce côté synodale de 18 mois, avec des allers-retours.
Donc je suis très reconnaissant à Stéphane Nouvel,
le directeur de l'enseignement catholique, d'avoir pris tout ce temps.
Il est arrivé il y a deux ans.
Et voilà, je crois qu'on est arrivé à un document à fois simple, clair.
Et aujourd'hui, on pourrait se laisser intimider justement par cette pression,
une fausse conception de la laïcité qui interdirait tout mon témoignage de foi.
Il y a des contrats d'association avec l'État,
qui définit assez bien les choses, pédagogiquement.
Pour les programmes, effectivement, c'est l'État qui les définit.
Il inspecte aussi, il contrôle.
Mais ça laisse une grande liberté dans le respect de la conscience de chacun.
Donc c'est une œuvre d'Église, nos écoles, nos lycées, nos collèges.
Et voilà, vivre bien sûr l'esprit de l'Évangile, mais aussi annoncer l'Évangile.
Avec, on le constate, une augmentation importante d'enfants, de jeunes,
qui demandent le baptême dans ces écoles.
Et souvent qui aussi, finalement, fait que leurs parents se réveillent à cause de ça.
Donc voilà, je dirais que ça se fait naturellement.
C'est un vrai lieu d'annonce aussi de l'Évangile.
Voilà, exactement, et qui est une belle réalité, qui permet de belles rencontres.
Et je ne pense pas que la société française ait à avoir peur de cela.
Au contraire, je crois que lorsque l'Évangile est annoncé et vécu,
c'est une humanisation de toute la société qui en profite.
Donc voilà, vivons sereinement les choses.
Je l'annonçais en début d'émission, on observe un certain renouveau des vocations en Vendée
avec 14 séminaristes et 1 propédeux de cette année,
sans compter les jeunes qui suivent les années de discernement dans le diocèse.
Et en septembre dernier, vous avez ordonné 3 diacres en vue du sacerdoce.
Et nous avons rencontré l'un d'entre eux, Quentin Leclerc,
qui nous témoigne de son parcours, de la résistance à la confiance,
et qui découvre aussi les images de son ordination en l'écoute.
Trois pour le diocèse de Luçon, c'est le thème d'un long chemin.
Et là, on se dit, ça y est, depuis le temps qu'on s'y prépare,
j'ai eu la chance d'être dans une famille qui était plutôt croyante, engagée.
Mais pour autant, la foi que j'avais reçue, il fallait encore que je me l'approprie.
Et j'avais un petit peu de mal.
Et ce n'est que plus tard, lorsque je suis devenu étudiant,
j'ai rencontré d'autres jeunes chrétiens.
Donc très concrètement, c'est pendant les journées mondiales de la jeunesse à Cracovie,
où j'ai vraiment fait l'expérience de l'appel.
Et j'ai tout de suite compris que c'était un appel.
Et là aussi, j'ai tout de suite dit, ben non.
Et après, par des témoignages, par des enseignements, par la Bible, ça revenait, ça revenait.
Et donc, j'ai décidé de rentrer dans le cycle de discernement
pour dire à Dieu qu'il avait tort, en fait.
C'était un peu ça le plan.
Ça, c'est rarement une bonne idée, de montrer à Dieu qu'il a tort.
Et donc, de proche en proche, au fil des week-ends,
je suis passé de non, jamais, à pourquoi pas, peut-être.
Et donc, je suis rentré dans la première année qu'on appelle la propédiotique.
A l'issue de cette année, j'ai fait partie de ceux qui ont dit, ben oui, je reste.
On n'est jamais prêt, en fait, à...
C'est bon, j'ai coché tous les cas, je suis prêt à être prêtre.
On pourrait faire une formation de 20 ans, c'est pas le souci.
Mais de se dire, ben voilà, je n'ai pas triché.
Je me suis laissé transformer.
Cette sérénité, elle s'enracine dans cette confiance profonde, cette foi, cette espérance
qu'on est nourri et précédé par la charité du Christ.
C'est la paroisse du Sacré-Cœur, dans laquelle je suis envoyé,
qui maintenant accompagne les premiers pas dans le ministère diaconal et jusqu'au sacerdoce.
– Dans votre diocèse, il y a deux parcours de discernement vocationnel,
le cycle Saint-Jean-Paul II, le cycle Sainte-Thérèse.
Comment contribuer ainsi au renouveau, non seulement des vocations sacerdotales,
mais aussi de la vie consacrée en général ?
– Oui, oui, les deux sont importants.
C'est grâce à de jeunes prêtres qui ont pris à cœur,
en particulier l'un qui est responsable, il l'était avant moi, avant que j'arrive,
de la pastorale des vocations.
Et avec finalement cette conviction et l'expérience le monde
qu'en voulant vraiment élever vers le haut les jeunes étudiants
qui pouvaient être intéressés, eh bien c'est fructueux.
La Vendée évidemment était un pays qui a eu jusque dans les années 70
beaucoup de vocations, vraiment un des diocèses avec le Lozère où j'étais avant,
ou qui a connu le plus de vocations.
Beaucoup sont partis en missionnaire.
Mais voilà, quand je suis arrivé là, il y a quelques années,
les dernières grosses générations de prêtres ont passé 75 ans,
alors ils sont toujours là et précieux, mais ensuite il y a eu un creux.
Donc les prêtres de 50-65 ans sont peu nombreux,
et c'est ceux qui sont responsabilités.
Effectivement, on sent aujourd'hui un peu de tension à cause de cela,
pour être présent dans tous les postes de responsabilité.
Mais donc depuis quelques années, il a d'abord fallu relancer
effectivement cette pastorale des vocations.
C'est mon prédécesseur qui a mis en place cela.
Puis ensuite le temps, maintenant c'est bien 7 ou 8 ans
pour qu'un jeune qui rentre au séminaire soit ordonné prêtre.
Donc voilà, au moment de partir, j'en recueille les fruits.
Et aussi ces cycles de discernement vocationnel,
Jacqueline de Saint-Jean-Paul II, Sainte-Thérèse,
maintenant commencent aussi à être présentes dans d'autres diocèses.
Donc ça fait un peu tâche jugée.
On est en service de l'ensemble.
C'est plutôt bon signe.
C'est vraiment une grande joie d'évêque.
On arrive déjà à la fin de cette émission, Mgr Jacquelin,
mais on va passer tout de suite très rapidement à quelques questions de terrain.
Avec une première question de Marie-Madeleine,
qui accompagne de jeunes adultes sur le chemin du baptême.
Bonjour Mgr Jacquelin.
Une petite question.
Quelle est la vie d'un évêque aujourd'hui dans son diocèse,
sachant que vous êtes évêque du diocèse de Luçon, de la Vendée,
mais également vous avez des responsabilités énormes sur le diocèse de la Rochelle.
Comment se déroule votre agenda sur une semaine par exemple ?
Très difficile à répondre.
Alors très rapidement en plus.
Dans le diocèse de la Rochelle, j'y vais à peu près deux jours tous les quinze jours.
Surtout pour réconforter, suivre l'équipe épiscopale.
Bon, de temps en temps, une s'ébrasse sur l'autre.
Mais évidemment, je suis quand même essentiellement sur la Vendée.
Alors, bon, il y a beaucoup quand même de travail, je dirais, de bureau.
Beaucoup de réunions.
Et voilà, ça fait du bien d'aller sur le terrain.
Et pour cela, les visites pastorales de paroisses sont très précieuses.
Et voilà, redonne, je dirais, à l'évêque de la joie, de l'espoir.
Parce qu'en général, quand on remonte à l'évêché, il y a des situations un peu problématiques.
Tandis que là, on voit le travail de fond sur les paroisses, dans la diversité.
Aussi mieux connaître la réalité économique, sociale au cours de ces visites.
Donc je vais bientôt en faire une sur le doyen échalant.
Et je m'en réjouis.
C'est toujours un bol d'air pour respirer largement.
Allez, on prend une dernière question.
Elle vient d'Edgar.
Bonjour, Monseigneur.
Avec des amis, nous venons de créer un groupe de louanges.
Et ma question, c'est comment est-ce que nous allons être accueillis?
Nous sommes déjà accueillis.
Nous avons une petite salle.
Comment vous comptez faire pour nous accompagner dans le processus de création
et puis dans l'évolution de notre petit groupe de louanges?
Merci, Monseigneur.
Alors oui, de fait, il y a beaucoup de groupes de prières, de louanges, très divers, dans les paroisses.
Je dirais, effectivement, il faut qu'on vous donne les conditions pour pouvoir vous réunir.
Il faut qu'il y ait un soutien de la paroisse, du curé en particulier.
Ensuite, il y a une multitude d'initiatives caritatives, de prières, d'évangélisation
venant des fidèles laïcs.
Et voilà, c'est aussi assumer un peu par vous-même, dans une autonomie légitime,
votre vocation de baptisé prêtre, prophète et roi.
Donc voilà, j'espère que vous êtes bien accueillis dans votre paroisse.
Aussi, il y a à prendre des initiatives peut-être pour rassembler de temps en temps
ces groupes de prières, de louanges.
Eh bien, je sais que ça a déjà eu lieu.
On peut peut-être relancer cela.
Voilà ce que je peux vous dire.
Merci beaucoup, Monseigneur François Jacquolin.
C'est déjà la fin de cette émission.
Merci d'être venu sur le plateau de la vie des diocèses.
Merci à vous.
Je rappelle un rendez-vous, le grand rassemblement diocésain à Saint-Laurent-sur-Sèvres,
pèlerin d'espérance, qui aura lieu le 8 juin 2025.
Vous pouvez retrouver toutes ces informations sur le site internet du Diocèse,
eglisevendée.fr.
Vous le savez, cette émission est à retrouver sur ktotv.com.
Merci encore et à la semaine prochaine.
