Partez avec Clem et Tuktuk sur les traces des pirates et des corsaires de Saint-Malo. Visitez avec les deux compères une véritable demeure de corsaire et cherchez les trésors de Saint-Malo !
De Robert Surcouf, en passant par René Duguay-Trouin ou encore Jacques Cartier, Saint-Malo a été le berceau de nombreux navigateurs reconnus.
Les petits aventuriers est une websérie destinée aux #enfants, et aux grands curieux. Clem et Tuktuk y partagent leurs découvertes et #voyages chaque semaine.
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Cette semaine, on part en Bretagne à la découverte des corsaires à Saint-Malo !
Et oui ! Cette cité est très reconnue pour son activité maritime
et elle était extrêmement redoutée par nos voisins de l'autre côté de la Manche d'ailleurs.
Les anglais qui en avaient assez des corsaires de Saint-Malo
ont décidé un jour de remplir un bateau d'explosifs et de poudre
et de l'envoyer sur la ville pour la détruire.
Et ce fameux bateau a explosé !
Mais finalement, il n'a blessé personne à part un chat.
Et ce pauvre chat qui a été retrouvé dans une rue
a donné son nom à celle-ci et elle s'appelle la rue du chat dansant.
Un des personnages emblématiques de Saint-Malo, c'est Robert Surcouffe.
Il a embarqué sur les bateaux dès l'âge de 13 ans.
Il est devenu corsaire, capitaine puis armateur.
Il n'a pas lâché les anglais sur la mer, il en a pillé des bateaux !
Et ça l'a rendu extrêmement célèbre !
Il y a aussi Duguay-Troyes qui a eu une carrière bien remplie.
On estime qu'il aurait participé à environ 80 combats et abordages.
On en reparlera un peu plus en détail prochainement.
Mais attention à ne pas mélanger les pirates et les corsaires !
Il y a 300 ans, lorsque la France était en paix,
les armateurs, c'est-à-dire les propriétaires des bateaux, faisaient du commerce et rapportaient des marchandises.
Et lorsque le roi de France déclarait la guerre à un pays ennemi,
les armateurs ne pouvaient plus faire de commerce sur les mers.
Par contre, ils pouvaient faire la guerre pour le monarque.
Alors à ce moment-là, ils devenaient les corsaires du roi.
Ils avaient une autorisation signée par le roi de France
de faire la guerre avec leurs bateaux contre les royaumes d'Angleterre, d'Espagne ou encore de Hollande.
Cette autorisation s'appelait une lettre de marque.
Hé Tuktuk, tu sais quoi ?
Il existe une demeure de corsaire à Saint-Malo qui est quasiment identique à ce qu'elle était avant.
Et on va aller la visiter maintenant.
Oui, c'est l'hôtel particulier construit pour Magon de la Langue en 1725.
C'était un grand armateur de Saint-Malo.
Allons discuter avec Olivier de Larivière qui en est l'actuel propriétaire.
Bonjour Olivier !
Vous voulez qu'on voie une lettre de marque ?
Ah oui !
Allez, allons-y !
C'est parti !
Voilà une lettre de marque qui autorise un navire à aller se battre pour le compte d'un conflit de...
D'ailleurs, la lettre invite que les ennemis du bateau sont avant tout les pirates,
puis les représentants des forces ennemies qui sont souvent les Anglais, les Espagnols ou encore les Hollandais.
Lorsqu'un bateau se bat, il est obligé d'obéir aux lois de la guerre, c'est marqué là.
Mais quelles sont les lois de la guerre ?
L'une des règles de la guerre, la loi de la guerre, c'est que vous devez avoir sur votre bateau un contrôleur du vent.
Et si jamais vous prenez un bateau à l'ennemi et que ce bateau n'est pas régulier,
c'est que vous n'avez pas le droit de le faire, ou vous l'avez mal fait, vous l'avez fait,
mais pas dans les lois, les règles, c'est pas exact, le bateau sera rendu à l'ennemi.
Concernant aux pirates, les corsaires ne s'intéressaient qu'aux navires et à leur cargaison.
Ils n'attaquaient pas les biens personnels de l'équipage et n'exécutaient pas non plus les passagers.
A mon avis, il valait mieux tomber sur des corsaires.
Mais attention, le capitaine du bateau perdant devait donner au plus vite sa lettre de marque au gagnant.
Comme ça, le vainqueur laissait tout le monde en lien à bord et pouvait prévenir de guerre tout l'équipage.
Si jamais vous battez, vous perdez, vous donnez pas votre lettre de marque, comment dépendre ?
C'est pour cela qu'il la cachait dans un gros coffre-fort dans sa cabine.
Sans elle, il serait vu comme des pirates.
Et cela est extrêmement dangereux, puisque la punition, c'est la peine de mort.
En fait, un pirate est un brigand des mers, alors qu'un corsaire est en quelque sorte un soldat du roi.
Mais parfois, la frontière entre les deux est un peu floue.
Mais Olivier, comment déterminait-on le vainqueur ?
Voilà deux bateaux qui se battent, d'accord ?
On a un anglais ici et demi du français ici.
Vous avez vu, il est français, pourquoi ? Il a le drapeau du roi de France.
Le drapeau du roi de France, il est blanc.
Ah oui ?
Eh oui. On est avant Révolution française, d'accord ?
L'une des lois, c'est le premier des deux navires perdra les couleurs.
Donc le drapeau de son roi aura perdu.
Mais il ne faut pas couler le bateau de son adversaire ?
Si je coule celui-là, j'ai gagné quoi ?
Si je suis moi, j'ai gagné quoi ? Rien, il est coulé.
Facile alors !
Mais c'est compliqué, on peut être 150 personnes ici, 150 personnes ici.
On est tous armés jusqu'au dent.
J'en frissonne du pompon !
Prendre le drapeau, ça peut vouloir dire blesser deux personnes ou tuer 100 personnes.
Mis à part gagner la lettre de marque de notre navire, qu'est-ce que les corsaires gagnaient ?
Le roi du bateau gagnant vendra le bateau, vendra tout ce qu'il y a dedans.
Une fois revenu au port, on mettait la cargaison aux enchères
et c'était l'occasion de récupérer un sacré petit butin.
Mais où est le trésor ?
Ouh là, tout le tout se fait peur.
Cette cave était une cave à trésors.
Il n'y avait que des trésors, au sens d'une marchandise qui valait cher.
Et les vrais trésors à Saint-Malo, ce sont ces marchandises-là.
Des lingots d'argent, des sacs d'épices, des tissus rares venant d'Inde,
qui valaient énormément de sous.
Et de la porcelaine, et du café, et du cacao.
Et du poivre.
Donc en fait, oui, c'est une cave à trésors, mais plein de trésors,
mais pas forcément des caisses d'or.
Ah, je comprends mieux.
C'était tellement rare que c'est encore mieux que d'avoir de l'or.
Merci Olivier pour cette visite.
Et Clem, pourquoi il y a-t-il autant de drapeaux québécois à Saint-Malo ?
Parmi les autres grands navigateurs que Saint-Malo a connus,
eh bien, il y a évidemment Jacques Cartier.
Mais attention, lui, ce n'était pas un corsaire, c'était un explorateur.
Mais oui, c'est lui qui a découvert le Québec,
et remonté le Saint-Laurent jusqu'à la ville actuelle de Montréal.
Eh bien là, je suis dans sa demeure de Limoilou.
On peut visiter le manoir
et découvrir le mode de vie à l'époque de l'explorateur.
Allez, après cette visite, c'est le moment pour nous de reprendre la route.
Juste avant ça, on va aller faire un petit tour dans Elba,
notre nouveau bus qui va nous faire voyager partout dans le monde.
Mais il faut d'abord que Clem et Lulu fassent des travaux.
Pour le moment, nous avons enlevé les anciens sièges,
les murs pour en mettre de nouveaux,
puis nous avons gratté la rouille pour que le sol soit bien solide.
Mais il nous reste encore beaucoup de travail.
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On continue l'aventure avec toi.
On en profite pour remercier aussi Elise qui nous avait envoyé une carte postale de Saint-Malo
et Noemi qui garde le bus en ce moment à Trois-Rivières.
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