Le tour de France de la biodiversité 2018 : étape 1/21
Avant de lui rendre sa liberté, l’homme a pourtant bien essayé d’apprivoiser la Belle Henriette, une lagune qui s’est tout naturellement créée il y a plus de cent ans. C’était oublier que la nature a souvent tendance à reprendre ses droits… À la base de la chaîne alimentaire, le phytoplancton a transformé la lagune en une véritable pépinière à poissons, un paradis pour les jeunes bars, mulets, dorades et anguilles qui viennent s’y restaurer avant d’aller repeupler la mer.
Avec --- Sylvain Hunault, conservateur, Réserve naturelle nationale de la Belle Henriette, LPO
La particularité de la réserve naturelle de la Belle Henriette, c’est son écosystème…
On est sur un fonctionnement naturel…
ça peut paraître un peu bizarre comme ça mais on est vraiment sur un phénomène naturel,
on n’intervient quasiment pas du tout sur le fonctionnement de cet écosystème.
Avant de lui rendre sa liberté, l’homme a pourtant bien essayé d’apprivoiser la Belle Henriette,
une lagune qui s’est tout naturellement créée il y a plus de cent ans.
C’était oublier que la nature a souvent tendance à reprendre ses droits…
Notre travail au quotidien sur cette réserve, été comme hiver,
c’est le suivi de la biodiversité, c’est l’acquisition de connaissances sur l’évolution d’un milieu
qui est assez exceptionnel en France, voire en Europe.
À la base de la chaîne alimentaire, le phytoplancton a transformé la lagune en une véritable pépinière à poissons,
un paradis pour les jeunes bars, mulets, dorades et anguilles
qui viennent s’y restaurer avant d’aller repeupler la mer…
Laisser un littoral évoluer librement, c’est la meilleure manière de le protéger,
et aussi de protéger tous les aménagements réalisés par les hommes.