Holà Amigos! Ça y est, nous revoilà au Mexique, en Basse Californie ! Une péninsule à l'ambiance particulière où les rencontres vont être nombreuses. Et ça s'ensable sur la plage...
L’aventure en van sur les routes des Amériques continue !
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______________________ A PROPOS Bienvenue à bord !
Nous c’est Joana & Eric. Deux photographes passionnés d’aventures et de vieux bolides ! En Juin 2015, nous avons décidé de quitter notre France natale pour partir sur les routes d’Amérique du Nord en van aménagé et le road trip s’est rapidement transformé en un véritable mode de vie !
Depuis, notre compagnon d’aventures « Popo », un combi Volkswagen T3 de 1984 aménagé Westfalia, est devenu notre maison sur roues à plein temps et nous sillonnons les routes du monde au grés des rencontres humaines et sauvages à la découvertes des plus beaux paysages !
L’idée ? Un tour du monde sur une vie et toujours sur 4 roues. Première étape, la Panaméricaine !
Van, Nature & Aventure… On vous embarque ?
Quelques collines plus loin là-bas, c'est le Mexique, c'est la frontière.
On y sera dans quelques minutes, donc on se retrouve de l'autre côté.
2015, nous quittons tout pour partir à l'aventure en van.
Neuf ans plus tard, nous sommes toujours sur la route.
Trop curieux de découvrir le monde qui nous entoure.
Un roadtrip devenu un véritable mode de vie.
Les Amériques comme première étape.
La suite, l'avenir nous dira.
Nous, c'est Eric et Johanna et voici nos aventures.
Hola amigos, bienvenido a Américo.
Eh oui, ça y est, on vient de passer la frontière.
Depuis le temps qu'on devait la passer, celle-là, nous y voilà.
On a fait nos visas pour tous les deux qui sont de six mois au Mexique.
Également le permis d'importation, pour propos, qui a pris un peu de temps
parce qu'étant donné que sur les papiers du véhicule, il n'est pas marqué
que c'est un véhicule récréatif, il a fallu qu'ils contrôlent ça.
Mais c'est bon, on a tous les papiers.
On est sur la route.
C'est juste la folie.
On a repris nos petites habitudes, à savoir une route un peu chaotique,
une conduite particulière.
Le prix de l'essence est à nouveau affiché au litre.
La vitesse, elle, est en kilomètre heure, donc on n'est plus en miles par heure.
Voilà, on est au Mexique.
On va se régaler.
On avait tellement hâte de retourner dans ce pays plein de couleurs, plein de saveurs.
On va bien manger aussi.
Oui, carrément.
Fiche tacos, ça, ça va être bon.
Cinq ans plus tard, nous revoilà au Mexique pour notre plus grand bonheur.
Direction la mer de Cortez.
Végétation aride, ni une poule sur la route.
Pas de doute, nous sommes bien à Bara.
Prêts à retrouver le soleil, la chaleur, ces routes qui mènent au sud,
ces jolis spots rouges dans le sable, ces couchers élevés de soleil si intenses,
ces paysages désertiques dont on ne se lasse pas,
ces promesses de nouvelles aventures partagées, ces lieux qui nous avaient
tant marqués, sa faune, sa flore, ses instants suspendus,
ses lumières, ses couleurs, son ariodé, ses pistes poussiéreuses,
ses habitants et tant d'autres choses qui rendent Bara unique.
C'est si bon d'être à nouveau ici.
Quelques heures de route plus tard, la mer de Cortez est à l'horizon.
Direction la première plage, juste à temps pour profiter des derniers moments de la journée.
Je me suis cassée.
Mon premier spot à Bara est direct sur la plage.
On s'est mêlés tout de suite dans l'ambiance,
puis on est arrivés pile au bon moment.
Juste coucher de soleil,
belle lumière, c'est encore un peu rosé, marée basse.
On verra demain, ça demeurera encore la marée basse.
On réveille, il y a un petit air frais quand même encore,
on sent qu'on est au nord, ça va se réchauffer
au fur et à mesure des jours et des semaines.
Mais déjà, ça fait du bien, on est sur la plage.
Et puis l'air marrant, on respire.
Oh là là, et puis on s'est pas ensablé.
Non, pas encore.
Mais techniquement, quand t'es à Bara, t'es obligé de t'en sabler.
Si tu t'en sables pas à Bara, c'est qu'en fait, tu n'as pas vécu l'expérience Bara.
C'est exactement ça, parce que tu dois t'en sabler volontairement
pour aller sur le spot que tu veux, sur la plage.
Donc voilà, tu sais que tu y vas, tu sais que tu vas te tanker.
Tu sais que tu vas passer deux, trois jours au top.
Et quand tu vas repartir, tu vas suer, tu vas sortir tes pelles de sablage,
sortir ta pelle, creuser.
Mais t'auras passé deux jours fabuleux.
Premier réveil sur la péninsule mexicaine, entre mer et montagne,
et cette sensation d'être arrivé une nouvelle fois au paradis.
Sauf que ces premières 24 heures nous réservent quelques surprises.
Bon, les voies de Bara, comme on disait, si tu te tanques pas dans le sable à Bara,
c'est que t'as pas vécu l'expérience Bara.
Mais là, pour le premier jour, c'est pas nous.
C'est un autre van qui avait essayé de revenir à la plage l'année dernière.
Il s'est bien bien tanqué hier soir, mais ils sont venus nous voir ce matin.
On vient de les aider.
Et en effet, ils sont bien, bien ensablés.
On a sorti les plaques de désensablage, mais ils sont vraiment, vraiment
très, très profonds dans le sable.
C'est à dire qu'il y a le châssis qui touche le sol.
Il n'y a vraiment pas de traction.
On est allé chercher la sangle de Mani.
Il y a un autre van, plus profond et avec plus de puissance,
qui va venir les aider pour les tirer aussi.
Après plusieurs heures, les voilà sortis d'affaires.
C'est ça l'esprit Bara.
Ah, c'est bien creusé.
Notre première vraie journée en Basse-Californie a vite filé
et nous avons été bien occupés à creuser et pousser
loin de ce qu'on avait imaginé pour notre arrivée au Mexique.
Mais ce début va finalement dessiner le reste de l'aventure.
Bon matin, je me vois monter tranquillement en marchant sur la plage à marée basse.
Plutôt sympa pour un premier spot en Basse-Californie.
Et puis, comme souvent sur les premiers spots après les passages de frontières,
on n'est pas tout seul.
Il y a quelques vannes qui sont sur la plage avec nous.
Il faut dire qu'on est juste avant une petite ville aussi.
Donc tout le monde s'arrête généralement un peu ici pour faire quelques courses
puisque pour les passages de frontières, on ne va pas passer tous les aliments non plus.
Généralement, on prend aussi une carte téléphonique locale
parce qu'il n'y a pas beaucoup de réseaux en Basse-Californie.
Il y en a un qui marche bien, c'est l'opérateur Telcel.
Donc je pense qu'on va aller prendre aussi une petite carte SIM en ville tout à l'heure
histoire quand même d'avoir un minimum de service au cas où.
Là, on a déjà rencontré quelques personnes.
Il y avait Matt qui était là en arrivant.
Et puis, il y a Kark aussi qui nous a proposé de faire un bout de route avec lui
aujourd'hui jusqu'au prochain spot.
Donc on va certainement voyager un peu avec lui.
Ça se passe souvent comme ça en Basse-Californie.
Quand tu rencontres des gens sympas, tu fais toujours un petit bout de chemin avec eux.
C'est ça aussi qui est vraiment intéressant.
C'est que tu rencontres pas mal de profils différents.
Ça fait une belle et fine équipe directe pour les premiers jours.
Ils ont tous des chiens en selle, sauf nous.
Ça va être rigolo.
Nous voilà donc repartis à Trois-Vannes, direction Saint-Philippe pour un peu d'intendance.
Essence, eau, cartes sim locales, nous voilà tous parés à explorer la péninsule.
S'étirant sur 1300 kilomètres de long, une seule route principale traverse cette langue de terre.
Et même si elle peut paraître longue, Baraa a beaucoup à offrir et les attraits ne manquent pas.
Sierrasque uninant à plus de 3 millimètres d'altitude.
Désert, canyon, pistes sinueuses menant à des plages désertiques.
Ici, c'est un autre monde, un autre rythme.
Lumère et petit village de pêcheurs, après quelques arrêts et quelques dizaines de kilomètres,
nous rejoignons la piste qui mène à notre prochaine plage et par conséquent à notre prochain spot.
Le vent nous poursuit et ne faiblit pas.
Alors pour ce soir, pas de bricordement à proprement parler.
On s'abrite tant bien que mal et n'en fait plus ample connaissance.
Nouveau matin paisible, là où le temps semble s'arrêter.
Malgré le vent qui, lui, semble ne pas vouloir nous quitter.
La lumière est décidément vraiment un petit quelque chose en plus ici.
Il y a beaucoup de vent ce matin.
On est allé se balader un peu au bord de la plage.
On va prendre le petit déjeuner à l'intérieur.
Puis on va voir après si ça se calme ou si on bouge.
En quel cas, on ira peut être un peu dans le désert avant de se retrouver dans notre plage.
Et bon, déjà petit déjeuner pour commencer.
On a Kingston ici.
Oh Kingston, hello.
Kingston, qui est prêt pour le prochain Noël.
Matt, hey Matt.
Et Kirk, hello.
Avec Tiger ou Maddox, on peut l'appeler avec les deux noms, il répond.
Voilà, c'est un peu le crew pour Borin.
On crée une heure et demie de station service
parce que dans le désert de Sierreau, il n'y a pas de station service.
Donc on va faire le plein.
Les réservoirs remplis, direction l'intérieur des terres,
dans le désert de Los Sirios, un de ces endroits qu'il nous tardait de retrouver.
Des cactus à perte de vue, telles d'immenses silhouettes qui animent l'horizon.
Le désert prend ici des airs de jardin paysager,
où seule la vision des géants Saguaros a pour effet de m'emplir d'une joie incommensurable.
Si la végétation du désert de la vallée de Los Sirios ressemble étrangement
à celle que l'on retrouve en Arizona aux alentours de Toxone
et du parc national de Saguaro, ce n'est pas une coïncidence.
Il y a plusieurs millions d'années, la péninsule de Basque-Californie était reliée au continent
et les deux déserts, aujourd'hui distincts, ne faisaient que se passer par les mêmes.
Pas étonnant donc que l'on retrouve ici les fameux Saguaros.
Et si les couchers de soleil sont incroyables en bord de mer,
ceux du désert n'ont aucun égal.
Coucher de soleil entre les montagnes et le cactus au milieu du désert,
c'est vraiment impressionnant.
Para a le don de mettre en notre route des personnes extraordinaires.
Nous venons à peine de rencontrer Kirk,
mais à l'intérieur de la vallée de Los Sirios,
un lien unique est déjà en train de se créer.
C'est la magie des rencontres sur la route.
Nous avons beaucoup de points communs,
la même envie d'explorer toujours plus loin et de se dépasser.
Nous sommes tous la somme de nos expériences et rencontres,
et celle-ci est une belle leçon de vie et de détermination.
De vieux souvenirs remémorés, de nouveaux en train de se créer
et des nouvelles amitiés nouées au coin du feu.
Ces moments n'ont pas de prix.
Là le soleil est en train de se lever.
C'est vraiment très très beau de voir les silhouettes encore des cactus comme ça.
Et puis on a vu pas mal de colibris, de rapaces,
et un coyote aussi qui était bien dodu.
Là je suis sur le chemin qu'on a pris pour venir ici.
On continue jusqu'au Pacifique de l'autre côté.
Mais on ne va pas passer par là,
on va retourner côté mer de Cortez aujourd'hui,
à Bahia de la Sonne Vélez.
On profite du lever de soleil.
Quand on en parle de la taille des aiguilles,
c'est cactus quand même.
Tu t'en prends un, t'es content du voyage.
C'est la taille de mon doigt le truc.
Après deux jours au milieu des cactus,
à savourer le silence et le calme du désert,
il est temps de retrouver la mer de Cortez.
Avec Kirk et Maddox comme compagnons de route,
nous voilà donc repartis pour de nouvelles aventures
en Basse-Californie.
Et elle s'annonce intense.
On vous embarque ?