Holà Amigos! Il nous reste 2352km à faire avant de rejoindre la frontière Mexicaine ! On en profite pour repasser par l'iconique côte Pacifique et la fameuse Route 1 (ou 101) aux paysages à couper le souffle.
L’aventure en van sur les routes d'Amérique continue !
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Nous c’est Joana & Eric. Deux photographes passionnés d’aventures et de vieux bolides ! En Juin 2015, nous avons décidé de quitter notre France natale pour partir sur les routes d’Amérique du Nord en van aménagé et le road trip s’est rapidement transformé en un véritable mode de vie !
Depuis, notre compagnon d’aventures « Popo », un combi Volkswagen T3 de 1984 aménagé Westfalia, est devenu notre maison sur roues à plein temps et nous sillonnons les routes du monde au grés des rencontres humaines et sauvages à la découvertes des plus beaux paysages !
L’idée ? Un tour du monde sur une vie et toujours sur 4 roues. Première étape, la Panaméricaine !
Van, Nature & Aventure… On vous embarque ?
Ok, on est exactement à de 2352km de la frontière avec le Mexique !
Alors le plan ça a toujours été de descendre en Amérique du Sud,
avec comme ligne directrice la Panaméricaine… Bon, on a été bloqués deux fois.
Une première fois, en 2018 avec la situation au Nicaragua, la
frontière était fermée. On ne pouvait pas passer; Et 2020, tout le monde sait, ce qu’il s’est passé…
Bref, là on est à nouveau prêts, on prend la bonne direction.
On a tracé un itinéraire assez direct on va dire, alors Vamos Amigos pour un
dernier road trip le long de la côte Ouest des États Unis, direction le Mexique !
2015, nous quittons tout pour partir à l’aventure en van.
9 ans plus tard, nous sommes toujours sur la route,
trop curieux de découvrir le monde qui nous entoure.
Un road trip devenu un véritable mode de vie. Les Amériques comme première étape…
La suite ? L’avenir nous le dira !
Nous c’est Éric et Joana et voici nos aventures.
Les blancs paysages sont maintenant un lointain souvenir, la neige est derrière nous, bien que
les températures soient encore fraiches mais ces dernières sont plus agréables !
Plusieurs centaines de kilomètres nous attendent pour rejoindre le Mexique.
Et avant de rallier la côte Pacifique, nous nous enfonçons dans la forêt toujours en Oregon.
L’occasion de se dégourdir les jambes mais surtout de découvrir
un endroit qui était depuis bien longtemps noté sur notre carte.
Changement radical d’ambiance. On retrouve la végétation humide
caractéristique du Nord Ouest Pacifique. La côte n’est plus bien loin.
Un chemin semé d’embuches, un sentier glissant et au bout un souffle glacial,
nous sommes sur la bonne voie.
C’est pentu !
Plus nous avançons, plus le son de la rivière devient assourdissant, nous approchons du but.
Mais cette spectaculaire chute d’eau de 28m de haut, nichée dans un amphithéâtre d’orgues
basaltiques orné de mousses, lichens & de fougères est un de ces trésors qui valent
vraiment le coup de s’aventurer dehors quelles que soient les conditions et les températures !
Une merveille à l’ambiance mi jungle tropicale,
mi Islande avec un thermomètre s’approchant tout de même plus de la Terre de Glace…
Ce n’est pas tout, mais la route vers le Mexique est encore longue !
L’odeur de l’iode, une légère brume, voilà enfin la côte Pacifique !
Direction le Sud et la Californie, dernier état à traverser de notre périple avant la frontière.
Et le long de cette mythique côte californienne,
les spots natures sauvages ne courent pas les rues.
Il faut généralement prendre un peu de hauteur et s’éloigner du rivage pour en trouver.
Mais le bon côté de la chose, c’est que cela offre une vue panoramique sur l’océan.
Début de journée studieux, avec quelques heures de boulot alimentées par le soleil et l’occasion
aussi de préparer tranquillement le repas du midi. On savoure ces simples instants du quotidien
après cette course contre le froid des dernières semaines.
Les États-Unis n’ont presque plus de secrets pour nous à force de parcourir l’ensemble du
pays et notamment l’Ouest à plusieurs reprises et ce à différentes saisons.
Mais, il y a des endroits qui peuvent se visiter des centaines de fois,
sans pour autant s’en lasser.
Et la côte Nord de la Californie en fait partie. C’est ici d’ailleurs, que l’on trouve parmi les
arbres les plus hauts du monde ! Rien que ça !
Là encore, règne une ambiance toute particulière,
difficile de voir un arbre en entier d’un simple coup d’oeil.
Il faut jouer des cervicales pour en apprécier la grandeur.
Redwood National Park est segmenté en plusieurs parties,
dont une fabuleuse piste qui passe au milieu de ces géants centenaires.
Popo semble être un jouet miniature se frayant un chemin entre les séquoias de cette ancienne forêt.
C’est bien connu, les détours et nous c’est une grande histoire d’amour.
Alors faisons une énième entorse à notre itinéraire initial par la
Côte Perdue cette fois-ci. Oui, c’est bien son nom,
et elle le porte bien, car pour venir ici il faut vraiment le vouloir.
Et à ce stade, on ne le sait pas encore mais le timing sera parfait pour ne pas y rester bloquer…
La route c’est des patchs, des patchs et encore des patchs !
Bon la Lost Coast, elle porte bien son nom, hein ! Parce que c’est tellement perdu que même la
voirie ne vient plus ici pour boucher les trous. Et comme le dit Joana, c’est même plus des trous,
c’est des cratères à certains endroits. Ça va être un peu long.
Tu as vu Bambi ? J’ai vu Bambi ! J’ai même vu deux Bambis !
Rares sont ceux qui font ce crochet, et c’est bien dommage,
car les paysages qu’offre la Lost Coast sont relativement différents du reste du littoral.
On y apercevra même la maison sur roue (littéralement) la plus cool de la terre !
Ça se mérite hein ? Oh oui !!!
Sortis de la côte perdue, nous partons à la recherche d’un spot
pour la nuit à l’écart de la 1. On ne le dira jamais assez mais
il faut parfois savoir se perdre pour dénicher les meilleurs coins.
En traversant la forêt, on se demande quand même si l’on a fait le bon choix…
Mais après une bonne demi-heure nous retrouvons la côte, perchés sur un
petit chemin qui semble se diriger vers une anse quelque peu perdue elle aussi.
Après un timide coucher de soleil, au moment de l’heure bleue, la couleur
de l’eau et du sable prend une toute autre tonalité et nous offre un panorama intense.
Et si nous pensions à la base dormir plus bas les roues dans le sable,
il va s’avérer durant la nuit que notre choix était finalement le bon.
Bon cette nuit, ça a été un peu surprenant vers 2h30 du matin, on s’est réveillé en sursaut.
On avait l’impression que le frein à main du van lâchait.
En fait, c’était un tremblement de terre. Ce qui arrive quand même assez fréquemment
en Californie. Mais là apparement,
il ne devait pas être très loin et assez gros.
Donc quand on aura du réseau, on va regarder un peu ce qu’il s’est passé.
Mais en tout cas, oui ça a bien bougé. Ça surprend un peu pendant la nuit.
En effet, nous étions à quelques kilomètres à peine de l’épicentre.
Et on peut vous dire que 6,4 sur l’échelle de Richter ça bouge pas mal !
Il suffit de voir les dégâts causés dans la petite ville traversée la veille pour s’en rendre compte.
Nous aurions été bloqués de l’autre côté du pont devenu impraticable et dangereux.
Bref, par chance aucun arbre n’est tombé au milieu de la route et nous pouvons
rebrousser chemin pour continuer notre périple le long du Pacifique.
Hier, quand je disais qu’il n’y avait pas beaucoup de spots sur la 1, c’est vrai mais c’est surtout
les spots nature. Il y en a quasiment pas. Là, on est au bord de la 1 en fait, sur
un pullout, donc un endroit qui est un peu large pour s’arrêter et regarder la vue.
Et il n’y a pas de panneau alors généralement il y a toujours des panneaux « no camping »,
« no overnight camping », etc…
Là, il n’y en a pas sur cette partie là, donc on en profite.
La vue est quand même très sympa, le matin là notamment.
Et il n’y a pas encore grand monde qui passe, donc c’est vraiment agréable.
Et puis, on ne va pas tarder à reprendre la route. On a pas mal de kilomètres à faire encore !
Plus on descend vers le Sud, plus on s’approche des grandes villes californiennes. Et cette fois,
nous préférons les regarder de loin ou même les éviter dans la mesure du possible…
La première, San Francisco, dont on peut apprécier la Skyline depuis
les hauteurs du Mount Tamalpais qui domine l’océan et la ville au loin.
Plutôt inattendu comme vue n’est-ce pas ?
Impossible à contourner, nous n’avons pas d’autres choix que de
traverser la ville pour continuer notre chemin. Mais surtout, et pour notre plus grand bonheur,
le Golden Gate, que l’on ne présente plus, tant il est mondialement connu.
Rouler sur un monument aussi iconique est un plaisir qui ne se refuse pas !
San Francisco, ou SF de son petit surnom,
fait partie de ces villes agréables dont nous gardons de bons souvenirs.
Une ville, où il fait bon vivre, à l’architecture et la topologie vraiment particulière.
Et quelques dizaines de kilomètres plus au Sud commence ce qui est probablement
une des plus belles parties de la Route 1, la nommée : Big Sur !
Côte déchiquetée, pont vertigineux, plage désertique, vagues parfaites,
un interlude presque 100% nature entre San Francisco et Los Angeles.
Une route panoramique qui vaut à elle seule tout ce chemin !
Et bien sûr, on ne manque pas l’arrêt pour observer les fameux Éléphants de
Mer qui ont élu domicile à l’année sur les plages de Piedras Blancas.
N’imaginez même pas poser votre serviette ici…
Drôle d’animaux quand même, non ?!
Croiser un combi en Californie, c’est plutôt commun et on en a presque encore mal au
bras à force de tous les saluer…
Coucou, ah non ça c’était nous…
A l’approche de Los Angeles,
nous décidons de quitter la côte pour de bon, histoire de changer d’air.
Direction l’intérieur des terres et le, ou plutôt les déserts.
Il faut croire que Popo voulait rouler dans le sable mais sans avoir du sel plein les pattes…
Ici, on trouve même des zones de campement gratuites avec table ombragée et BBQ !
On en profite pour se poser un peu après toute cette route,
cuisiner et surtout satisfaire les envies de pâtisseries du grand gourmand de l’équipe…
Et oui c’est possible dans le van… Mais, désolé il n’y a pas l’odeur de chocolat…
Allez, dernière étape avant de rejoindre la frontière : le désert d’Anza Borego
qui se trouve à peu près à la hauteur de San Diego tout au Sud de la Californie.
Un ultime arrêt à la sensation un peu particulière…
Puisque c’est dans ce désert que nous avions trouvé refuge pour quelques jours
lorsque nous avions pris connaissance qu’une pandémie avait envahi le monde,
nous forçant à mettre cette aventure sur pause.
Mais cette fois-ci, c’est la bonne et nous allons pouvoir à nouveau passer la frontière.
On retrouve cet horizon infini que l’on aime tant, le silence et toute sorte de cactus
pour notre plus grand bonheur. Un avant gout du Mexique !
Mais si vous nous connaissez, vous savez aussi que l’on aime beaucoup
bricoler et rénover tout ce qui roule… Et à ce stade de l’aventure, c’est
notre dernière chance de pouvoir faire certaines améliorations sur le van avant de changer de pays.
Alors d’après vous, on sort les outils ?
La suite s’annonce intense…
On vous embarque ?
Ok!
Ok, Joana est au volant. Il faut s’accrocher les gars…
Youhou ! Parce que « femme au volant, … »
Fait gaffe à ce que tu vas dire !
« Femme au volant. »
Voilà, oui…
Ouai, ouai…