00:00 Introduction 2:42 L'article 7:06 La Lettre Pastoral de Mgr Goh
Eh bien, salut à tous, j'espère que vous allez bien.
On se retrouve aujourd'hui dans une toute nouvelle vidéo.
Et aujourd'hui, nous allons nous exporter un peu à l'international,
et notamment au sud de la Chine, au sud-est de l'Inde,
et parce que nous allons à Singapour.
Singapour, d'ailleurs, est une petite...
est un pays, une république,
qui est connue quand même pour une certaine tranquillité.
Il n'y a pas énormément d'insécurité, même voire pas du tout,
et encore moins au sein des espaces religieux,
notamment dans les temples bouddhistes,
dans les mosquées, dans les églises évangéliques,
protestantes, catholiques.
Donc il y a une grande mixité à Singapour,
et donc ce fait a surpris énormément de personnes
qui habitent à Singapour,
et notamment également les autorités de Singapour.
Et le Premier ministre a même pris la parole à ce sujet.
Alors donc, nous sommes à Singapour actuellement,
sur Google Street View.
Vous pouvez apercevoir là, l'église Saint-Joseph.
Donc c'est dans l'église Saint-Joseph
que ce fait-là s'est passé.
Alors, de quoi parle-t-on vraiment ?
Eh bien en fait, il s'agit d'un homme
qui est entré dans cette église, donc, muni d'un couteau,
et qui a sauté sur le prêtre
qui était en train de réciter son homélie.
Donc il a essayé de le tuer
directement durant la Sainte Messe.
Grâce à Dieu, eh bien, des fidèles se sont levés,
ils sont arrivés très rapidement
auprès du prêtre
pour interpeller l'assassin,
parce qu'on peut le décrire comme tel.
Ils voulaient vraiment tuer le prêtre.
Christopher Lee, le prêtre s'appelle.
Voilà pour ce petit fait.
Nous allons lire en première partie,
eh bien, l'actualité autour de ce fait-là,
ce que les médias en disent,
ce que le Premier ministre en a dit.
Et nous allons également lire
la lettre pastorale de Mgr Goh,
donc celui qui s'occupe de Singapour,
et ce qu'il en a dit, notamment,
sur un peu de philosophie, de théologie,
sur le fait que, pourquoi, eh bien,
Dieu a laissé cet homme
dans ce pays si tranquille,
dans cette république si tranquille,
dans cette église,
venir et essayer d'assassiner un prêtre.
C'est quelque chose qui est presque
jamais vu, qui n'a jamais été vu même.
Mais, comme par hasard,
sur toutes les religions qui sont disponibles
dans ce pays, eh bien, ça a impacté,
encore une fois, l'église catholique,
alors qu'elle est quand même minoritaire.
Pour donner des chiffres, par exemple,
je crois qu'il y a 60% de bouddhistes,
20% de musulmans, etc.
Et l'église catholique
ne représente que 400 000 personnes
sur 6 ou 7 millions d'habitants
à Singapour, un truc dans le genre. Corrigez-moi
si j'ai tort, mais c'est plus ou moins ça, les chiffres.
Mais voilà, c'est pour dire que les catholiques
sont ultra minoritaires, et pourtant,
un fait si anecdotique que ça touche
l'église catholique. Alors, lisons maintenant
ce que les journalistes en ont dit.
Un homme poignarde un prêtre
de paroisse à Singapour, à la messe.
Pourquoi Dieu n'a-t-il pas agi ?
Demande le cardinal Goh. Ça, on va le voir plus tard.
Singapour, une ville d'environ 6 millions
d'habitants, est considérée comme l'un des endroits
les plus sûrs au monde, et n'a jamais
subi de violence pour des raisons de haine
religieuse. Pour cette raison,
tout le monde a été stupéfait par la grave
agression de samedi dernier, donc
le 9 novembre, lorsqu'un
homme s'est jeté avec un couteau
sur le père Christopher Lee. Son nom
coïncide avec celui du célèbre acteur
anglais de films d'horreur et du seigneur des années.
Cela s'est donc passé au milieu
de la messe de 17h30 à l'église Saint-Joseph
dans le quartier de Bukit Timah,
où le père Christopher Lee est le curé
de la paroisse. Ce sont donc deux
paroissiens qui se sont jetés sur l'agresseur
et l'ont immobilisé jusqu'à
l'arrivée de la police. Le prêtre
a été emmené à l'hôpital universitaire
national par des ambulanciers
paramédicaux de la force de défense
civile de Singapour, et est
hospitalisé et hors de danger maintenant.
La police de Singapour s'occupe
de l'affaire. Le cardinal
archevêque de Singapour, William Goh,
a rendu visite au prêtre et
ensemble, ils ont enregistré
une vidéo sur les réseaux sociaux
montrant qu'il est conscient et capable
d'accueillir l'écran. Les chirurgiens ont
refermé ses plaies et il se remet
bien. Et en plus, cela fait
seulement deux mois que Singapour a
accueilli la visite du pape François.
Le cardinal, apparemment préoccupé par
l'effet de l'attaque sur les paroissiens
et les chrétiens de la ville, en plus de
demander des prières, a écrit un texte
assez détaillé. Donc, l'agresseur
était un homme de 37 ans, originaire
singalaise, avec des papiers
singapouriens, apparemment avec un
casier judiciaire pour des crimes liés à la drogue.
La plupart des Singalais sont
bouddhistes, à l'exception de la population
tamoule, qui est hindoue. L'agresseur
a agi seul et la police ne le lit
pas au terrorisme ou à la violence organisée.
La police a voulu récompenser
les deux paroissiens qui se sont
précipités pour arrêter l'agresseur
avec un prix et une cérémonie.
Alors qu'en France,
si vous avez le malheur d'agir de la sorte
et par accident
de blesser l'assaillant
au poignet ou je ne sais quoi, ou lui
casser le nez, eh bien vous allez devoir
en répondre de la justice.
Et là, à Singapour, on reçoit un prix
et des honneurs. Ils ont donc également montré
les différents couteaux et armes que portait
l'attaquant dans la vidéo ci-dessous.
Les deux paroissiens qui l'ont arrêté disent
qu'ils voulaient simplement l'empêcher d'attaquer d'autres personnes.
La police précise que l'assaillant
risque 15 ans de prison et
exclut toute motivation religieuse dans l'attaque.
Donc là on peut voir, dans la petite vidéo,
eh bien les deux
paroissiens récompensés
par leur courage d'avoir mis fin
à la folie furieuse de cet homme.
Cet homme qui apparemment
soit bouddhiste, soit hindou, mais plus bouddhiste
qui n'a pas de motivation
religieuse derrière l'attaque.
Donc comme on le dit, c'est toujours l'église catholique
qui est ciblée. Il y en a plein d'autres, mais non
il a agi dans l'église catholique.
Le premier ministre assure
ses prières. L'organisation interreligieuse
de Singapour a condamné l'événement
et le premier ministre Lawrence Wong
qui est un chrétien méthodiste
a encouragé
la population à se soutenir
mutuellement dans un esprit d'harmonie
et de résistance. Le premier
ministre a ajouté sur les réseaux sociaux
« Je suis consterné et attristé d'apprendre
qu'un prêtre, le père Christopher Lee
a été poignardé dans l'église
de Saint Joseph pendant la messe.
Nous prions pour son prompt et complet rétablissement.
Par-dessus tout, nous devons
préserver la sécurité et le caractère
sacré de nos lieux de culte, des lieux
où les gens recherchent la paix, le confort
et la communauté. » Suite à ça donc
le lendemain, le dimanche,
toutes les messes avaient une présence policière
et une surveillance supplémentaire suite
à cette attaque. S'adressant à
Asia News, Stella Hendrick, une catholique
de Singapour, a rappelé
que Singapour est l'une des villes les plus
sûres au monde et que les temples
se considéraient comme encore plus sûrs.
Il n'y a jamais eu un tel accident
dans aucun des lieux de culte ici à Singapour.
Le gouvernement a toujours
encouragé les relations interconfessionnelles
pacifiques et le respect mutuel
de la culture, de la religion
et des traditions pratiquées dans les
communautés de toutes les cultures.
Avec près de 400 000 catholiques
et une trentaine de paroisses, Singapour
possède une église catholique très dynamique
avec des convertis et des familles
de différentes ethniques. Beaucoup sont
des immigrants qui travaillent très dur.
Et bien maintenant, nous allons lire cette petite
lettre pastorale du cardinal Gau
concernant cette attaque.
J'ai trouvé qu'elle était très profonde,
très sympa à lire
et qu'elle était donc nécessaire
d'être partagée. A la suite de l'agression
du père Christophe Lee, alors qu'il célébrait
la messe dans l'église Saint-Joseph,
il est opportun pour nous de réfléchir à la sûreté
et à la sécurité de nos églises,
en particulier pendant le culte.
Cet incident a non seulement
grièvement blessé un cher religieux dans un lieu
de culte, mais a également
semé la peur dans la communauté.
Nous devons être prêts. C'est là qu'on voit
un petit peu la différence de mentalité. Parce qu'en
France, par exemple, suite
à l'assassinat du martyre
de Saint-Étienne, du prêtre martyre
de Saint-Étienne, qui a été égorgé
durant la messe, et bien il n'y a pas
eu de « nous devons être prêts
à assumer les conséquences
du mal qui ronge notre société ».
On s'est contenté, bien sûr, ce qui est normal,
de prier, de
faire les choses qu'on sait faire,
mais nous n'avons jamais eu de discours
à dire « nous devons nous préparer
face à ce mal que la société
nous met en pleine figure ». La vérité
est que nous ne devrions pas être trop surpris
que cet incident se soit produit dans notre espace
le plus sacré. Une personne pourrait
attaquer un chef religieux, ou n'importe qui
d'ailleurs, dans une église pour diverses
raisons. Il peut s'agir
d'un terroriste, d'un fanatique,
d'une personne mécontente de l'église
ou d'un chef religieux, ou d'une personne
qui ne se sent pas bien mentalement ou émotionnellement.
Bien que nous ne puissions pas empêcher
tous les incidents de cette nature de se produire,
nous devons, en tant que communauté,
être prêts mentalement et
opérationnellement à nous en prémunir
et à en atténuer
les conséquences lorsqu'ils se produisent.
Nous sommes reconnaissants auprès
de l'église d'avoir anticipé de tels incidents.
Le Conseil des opérations d'intervention
d'urgence de l'archidiocèse Aéro a été formé
en 2016 pour coordonner
et améliorer la sécurité dans nos paroisses
afin que nos lieux de culte restent
sûrs pour tous. Nous avons
également formé nos membres à être
vigilants et à prendre note des visiteurs
de l'église qui peuvent sembler suspects.
En outre, nous travaillons régulièrement avec le ministre
de l'Intérieur et la police de Singapour
sur les questions de sécurité.
A l'avenir, nous réexaminerons
les protocoles de sécurité déjà en place
dans nos paroisses. Cependant, nous devons
également reconnaître que nos églises sont des
espaces publics. Aller
trop loin avec les mesures de sécurité peut
décourager les fidèles de venir au culte
en raison des tracas qu'ils doivent traverser.
Une réaction excessive serait
faire preuve d'un manque de courage,
permettant au mal de triompher en contrôlant nos vies.
De plus, la présence d'une trop grande
sécurité peut empêcher nos prêtres de servir
leur troupeau. Les chefs religieux doivent
reconnaître qu'en tant que personnalité publique,
nous portons un certain risque.
Bien que nous ne devions pas prendre la sécurité
à la légère, nous devons servir notre
troupeau avec courage et sans crainte.
Nous croyons fermement que Dieu est en charge
de nos vies et qu'il transformera le mal en bien.
Nous ne pouvons pas laisser le mal
paralyser l'annonce de l'Évangile.
Tout le monde a donc un rôle à jouer pour
assurer la sécurité de nos églises.
Pas seulement ceux qui sont directement impliqués dans la sécurité,
comme les membres du Conseil des
Opérations d'Intervention d'Urgence de l'Archidiocèse
ou chaque groupe de travail paroissial
sur la préparation aux
situations d'urgence, qui sont
des bénévoles de l'Église. Toute
personne qui visite l'Église doit être
vigilante et alerter les personnes en
service si elles remarquent quelque chose d'inhabituel.
Une personne qui semble suspecte
ou même un objet laissé sans
surveillance. Nos fidèles doivent
également faire preuve de compréhension
lorsque des mesures de contrôle des foules
doivent être mises en place pour la sécurité
et le bien-être de toutes les personnes présentes.
En bref, nous devons
continuer à vivre notre vie normalement
tout en prenant des précautions pratiques
et en veillant les uns sur les autres.
Alors, maintenant la question
pourquoi Dieu a-t-il permis
que cela se produise ? Certains
d'entre vous se demandent peut-être pourquoi
Dieu n'a pas protégé le Père Christopheur.
Dieu n'est-il pas tout-puissant ?
N'aurait-il pas pu empêcher cet incident ?
Sinon, pourquoi devrions-nous le prier ?
Le Dieu que nous adorons est un Dieu
incarné. Par son Fils
Jésus, il est venu partager
nos blessures et nos douleurs.
Il ne nous a pas rachetés par la force ou le pouvoir
mais par l'humilité,
le pardon, la miséricorde et la compassion.
Des choses terribles
se produisent à cause du péché de ses conséquences.
En effet,
de tels événements nous montrent que la société
est en déclin dans ses valeurs morales.
Il n'y a aucun sens du bien
ou du mal, même dans un
espace sacré. Cela nous montre qu'il y a
beaucoup de personnes troublées, confuses
et blessées dans le monde. Cependant,
nous savons qu'à la fin de la journée,
le mal ne triomphera pas.
Nous le voyons dans les exemples des
martyrs de l'Eglise. En tant qu'Eglise,
nous avons encore plus besoin de
proclamer l'évangile de miséricorde,
de compassion et de réconciliation
afin que nous puissions éclairer les gens
dans la vérité, les guérir
de leurs brisures, apaiser leurs peurs
et leurs douleurs, et les aider
à trouver la vie et l'amour véritables.
Ne nous laissons pas paralysés par la peur
mais continuons à témoigner de notre foi
en nous remettant entre les mains
de Dieu. N'ayez pas peur de ceux
qui tuent le corps mais qui ne sont pas capables de
tuer l'âme. Craignez plutôt celui qui
peut détruire l'âme et le corps dans l'enfer.
Et donc, voilà, ça continue un peu,
pas mal, il y a encore beaucoup de textes
mais je pense qu'on a fait un petit peu le tour et on a
compris aussi la profondeur du message
que voulait faire passer Mgr Go.
Donc, voilà. En tout cas,
j'espère que cette vidéo vous a plu, je vous souhaite une
bonne soirée, à bientôt, salut !