En allant battre le RB Salzbourg (0-3), ce mardi en Autriche, le PSG a fait ce qu'il fallait. Il préserve ses chances de qualification en barrages, même s'il n'est que le dernier qualifié provisoire avant les matches de mercredi. De quoi satisfaire Luis Enrique ? Le débat dans l'Équipe du Soir.
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Alors on revient quand même. Parce que l'information principale c'est que Paris a gagné. 3-0.
Et notre Louis Sénéqué, il boude. Alors Giovanni nous a dit, il a enchaîné, déconflé, tout ça, machin.
Non mais il est dans sa logique d'abord de prendre toujours tout le monde à contre-pied, ça c'est sûr.
Mais surtout de tirer un petit peu son fil de, en fait, on n'a pas été payé et récompensé sur les matchs précédents.
On se crée les occasions, on les a et c'est ça qui est important. Aujourd'hui on a marqué mais finalement c'est pas ça l'essentiel.
Voilà, ça veut dire qu'il défend un petit peu son bilan général en disant ça.
Il n'est pas fait pour le bonheur, notre Louis Sénéqué, là, franchement.
Ni pour en procurer aux autres, d'ailleurs.
Il est peut-être fait pour le bonheur. Le seul truc c'est qu'il n'a pas envie de le partager.
Ah oui, d'accord.
C'est pas pareil.
Non mais c'est classique alors, en fait, pour Etienne et pour Sébastien.
Moi je suis d'accord.
C'est à peu près noir, donc il veut dire à peu près blanc.
Après, on va aussi dire que c'est un extrait de 30 secondes, une conférence de presse qui a dû durer un quart d'heure,
ou dix minutes, un quart d'heure.
Donc peut-être qu'à d'autres moments il était au septième ciel, Louis.
Il est quand même bien fait.
Mais c'est vrai qu'en tout cas, il ne transmet pas effectivement de l'énergie positive pour tout le monde
à travers ces conférences de presse, ce qui est dommage.
Parce que les Parisiens vont avoir besoin de ça dans un mois après qu'il va falloir jouer au City.
Rappelez-vous à Reims quand Mbappé, son triplé, début un petit peu d'abrouille
où il reprend le volet devant tout le monde en disant que défensivement ça n'allait pas
alors qu'il fait un super match offensivement.
Ce soir, on ne tombe pas de la chaise.
Il fait ça tout le temps.
Le coach, il ne doit pas t'amener l'énergie dans la conférence de presse.
Il doit t'amener l'énergie quand tu es dans le vestiaire avec lui.
Conférence de presse, il n'y a pas besoin de sauter de partout et d'amener de l'énergie après un match.
Pourquoi en fait ?
Moi, je peux comprendre les entraîneurs.
À un moment donné, il faut qu'ils viennent la veille des matchs, le jour des matchs.
Ils jouent deux jours après, il faut qu'ils reviennent à l'avant-veille.
Moi, je ne fais que ça.
Lui, il doit s'occuper d'entraîner les mecs, de s'occuper de ci, de là, de là.
Et ils sont tout le temps à la conférence de presse.
Moi, je trouve qu'il y en a trop de conférences de presse.
Beaucoup trop de conférences de presse.
Après le match, c'est logique.
C'est le moment où tu es le plus à l'écoute.
Moi, je suis d'accord avec toi, tu parles à tes joueurs.
Tu ne parles pas que à tes joueurs.
Ce n'est pas ton président qui apporte un message.
Si l'entraîneur dans le club du Paris Saint-Germain, il n'apporte pas cette énergie-là.
Le directeur sportif, il ne parle pas.
Le président ne comprend pas.
Les joueurs, Giovanni est en train de les attendre.
On ne sait pas qui va venir.
Pourtant, ils ont tous des attachés de presse.
Quel message il doit transmettre ?
Tout un club doit se mobiliser pour une qualification en Ligue des Champions.
Ils vont avoir un match à la vie à la mort, à jouer dans un mois, contre City.
Ils l'ont bien préparé, ils ont gagné là.
Ils ont fait ce qu'il fallait pour.
Est-ce que ce soir, il y a une forme de soulagement pour le Paris Saint-Germain avec cette victoire 3-0 ?
On est très contents parce qu'on a abordé ce match avec un très bon état d'esprit.
L'objectif, forcément, c'était de gagner.
Il n'y avait pas le choix.
On est très contents.
On a les trois points.
On a le résultat qui va avec.
On a fait un très bon match.
Donc, très contents.
Paris a retrouvé son efficacité offensive.
Il a participé.
Tu aimes bien ce déclin ?
Oui, ça fait du bien.
Surtout que l'objectif de l'équipe, c'est de performer.
Moi aussi, quand je rentre sur le terrain, quand j'ai l'occasion de jouer, c'est d'aider mes coéquipiers.
Que ce soit dans le jeu ou comme ce soir, j'ai pu le faire en étant décisif.
Donc, on est très contents.
Vous avez un nouveau rôle aussi ?
Nouveau rôle, non.
Parce qu'à l'entraînement, je suis amené aussi à jouer à ce poste-là.
Mais on bouge beaucoup sur le terrain.
Je me retrouve des fois à gauche, au milieu, en numéro 9.
On essaie de créer beaucoup de mouvements.
Et c'est ce qui nous permet de créer des belles occasions.
Est-ce que le déclic demande une confirmation, derrière, sur les gros matchs,
comme Lyon ou Monaco qui vont suivre ?
Le plus important, c'est que je dois continuer à travailler, forcément.
Comme je l'ai toujours fait.
Et continuer à aider l'équipe à chaque match.
Si je marque pas, il faut que je sois bon dans le jeu.
Il n'y a pas que les buts et les passes.
Mon objectif, c'est d'aider le collectif.
De trouver aussi les attaquants quand je joue au milieu.
Et de faire performer l'équipe.
Écoutez, franchement, la première réaction de Désirée Noué,
elle est attendue.
La deuxième ?
Non, mais la première, déjà.
La première dit, on devait gagner, on a gagné,
on devait marquer, on a marqué.
C'est bien.
Il y a un potoir.
Ils ont gagné 3-0.
Ils ont gagné un match sur une faute de main du gardien.
De Gazzaniga, en septembre.
La conférence de presse, au jeudi,
qu'est-ce que vous voulez qu'ils disent ?
Non, juste.
Ils sont en plafond.
C'est comme si Eric Croix, ce soir, nous dit
quel cul on a eu.
Franchement, on a eu...
Tu vois, au moment donné, tu dois aussi
valoriser le travail à suite des joueurs
dans un moment important de la saison.
Évidemment qu'il n'a pas dansé sur la table
parce qu'il a battu une équipe qui est nulle.
Mais effectivement, ce contre-pied permanent...
Ce qu'il fait, c'est ce que dit Etienne, pour moi.
Il dit qu'en fait, ils devraient avoir...
Là, ils ont 7 points.
Il dit qu'en gros, Indovène, il doit gagner largement.
Et que l'Atlético, il doit gagner.
Tu as raison.
Le constat final, c'est que tu n'as que 7 points.
Il te dit, je devrais en avoir 12, 13.
4 de plus.
Là où il se trompe, à mon avis,
et c'est là où je suis en désaccord avec toi
sur la deuxième partie de ta démonstration,
c'est que lorsqu'il s'exprime en conférence de presse,
il parle aussi à l'entourage des joueurs.
Et l'entourage des joueurs parle aux joueurs.
Et l'entourage des joueurs, quand ils l'entendent,
ils l'ont peut-être entendu ici,
je suis le diffuseur, peu importe.
Ils sont là et ils disent,
punaise, il n'est toujours pas content, lui.
Ça ne va jamais.
Et ça, ils le disent à leurs propres joueurs,
à leurs enfants.
C'est le téléphone arabe, quoi.
Peu importe.
Et ça a toujours un impact sur les joueurs.
Parce qu'à un moment aussi,
ils sont forcément conditionnés par leur propre entourage.
Et c'est là où il doit faire attention.
Le vrai impact, tu as dans le vestiaire,
quand tu parles aux mecs.
Je parle collectivement, je parle individuellement.
Ce qu'il peut amener sur le terrain d'entraînement.
Ce qu'il va apporter.
Parler avec eux.
Pour moi, c'est plus ça que j'attends.
Que dans le vestiaire, ton coach à toi.
Je ne regardais pas les conférences de pass.
Déjà, il n'y en avait pas.
Non, mais il y en avait moins.
Mais les après-matchs,
je n'étais pas chez moi le soir,
à 4 heures du matin,
en train d'écouter le coach,
ce qu'il avait dit à la conférence de pass.
Tu ne regardais pas les équipes du soir
quand tu étais au Verder,
c'était pas très bien.
Je ne sais même pas si ça existait.
Pardon, mais ça coïncidait.
Vous avez annoncé l'émission
que j'ai arrêté ma carrière.
Heureusement.
Qu'est-ce que tu sous-entends ?
Ils ont gratté.
Ils ont gratté pendant 4 semaines
pour essayer de me faire venir.
Parce qu'alors,
est-ce qu'il aurait pris ?
Non, pas du tout.
Ce n'est pas le même foot.
Ce n'est pas les mêmes joueurs.
Ce n'est pas les mêmes générations.
Ce n'est pas les mêmes entourages.
Ce n'est pas les mêmes enjeux financiers,
même s'il a gagné beaucoup d'argent.
Ce n'est pas pareil.
Le discours d'un entraîneur,
de toute façon,
ce n'est pas uniquement
envers les joueurs.
Ce n'est pas uniquement
envers le personnel du club.
Il y a aussi quand même des supporters.
Il y a des supporters.
Il y a des passionnés de foot.
Il y a des journalistes
qui relaient tout ça.
C'est-à-dire que ça a aussi
une importance.
Et ce que tu dégages,
on va dire,
en termes d'image,
en termes d'état d'esprit,
c'est important aussi.
Je trouve qu'il y a
des mauvaises vibrations
qui se dégagent
des conférences de presse
de Luis Enrique
et qui n'aident pas
à ce qu'on aime un peu plus.
Non, mais on n'a pas l'impression
qu'il est mécontent ce soir.
On a juste l'impression
qu'il a dit
qu'on n'a pas fait
un meilleur match
que les deux autres.
Mais là, on a engrangé des points
et sur les autres,
on n'a pas engrangé.
Ce qu'on aurait dû avoir normalement.
Le climat que crée Luis Enrique,
parce que pour le coup,
il se le crée tout seul
et ce ne sont pas
les questions des journalistes
qui viennent spécialement l'embêter.
Il est en permanence désagréable.
Je ne parle pas en général.
Je parle sur l'intervention.
Je trouve qu'à la fin,
ça finit par créer un climat
qui n'est pas agréable.
Après, on a vu 30 secondes.
On a vu 30 secondes.
Sur la longueur,
qu'est-ce qu'il a dit ?
On le voit tout le temps.
On a compris.
Moi, je parle de l'intervention là,
qu'on a vue
et vous, vous parlez en général.
Mais je suis d'accord.
Je vous rejoins.
Je suis d'accord qu'à chaque fois,
il stresse un peu.
Ce n'est pas dans votre contrat
d'être d'accord avec les journalistes.
Giovanni Castaldi, oui.
Vous voulez corriger Sébastien Tarragon
qui dit pas mal de bêtises ce soir.
Oui, allez-y.
Allez-y.
Je l'ai dit bien.
Ce n'était pas spécialement Seb.
C'était pour apporter
le contexte sur la compte.
Puisqu'effectivement,
vous avez vu la première réponse.
Il n'était pas dans une énergie débordante.
Ça, c'est une certitude.
Il avait une place décisive facile à réaliser
quand un confrère lui a posé la question
sur Gonzalo Ramos.
Il a juste dit que c'était un joueur différent
alors qu'il aurait pu encourager son buteur.
Ce qui m'interpelle
puisqu'après, je lui parle de Nuno Mendes
et là, il tresse des louanges assez incroyables
aux latérales portugaises.
C'est assez illisible.
Ce qui est sûr, c'est qu'il sait très bien
le climat qu'il instaure
puisque la veille en conférence de presse,
quand il vient et qu'on lui parle
de l'importance de la rencontre,
il est hyper positif, hyper détendu
pour dire que tout va bien se passer.
Donc, il a conscience de ce que décrit Sébastien
sur l'importance de la communication.
Mais là, après, pour venir célébrer un match 3-0,
je trouve qu'il y va un peu lentement.
D'accord, merci.
Vous allez aider les attendants autrichiens
à démonter le décor, mon petit Giovanni.
Faites prendre un petit peu de solidarité.
Merci beaucoup.
Allez, on marque une pause.
Dans quelques minutes,
on revient du côté de Salzbourg
et du côté de Brest.