À quoi s'attendre en licence de droit ? Quel profil pour intégrer et réussir en droit ? Quels sont les débouchés après des études en Droit ? Matthieu Buchberger, Maître de conférence en droit à l'Université Paris Panthéon Assas, a répondu à nos questions ! #Licence#Droit#Assas
0:00 : Introduction 0:30 : Présentation de l'intervenant 1:00 : Présentation de l'Université Paris Panthéon Assas 1:40 : Présentation de la licence de droit 2:40 : Les appréhensions face aux études de droit 5:15 : Conseils pour ne pas appréhender les études universitaires 6:40 : Organisation de la licence de droit et matières 9:25 : Les évaluations en licence de droit 11:25 : Volume horaire de travail (cours et travail personnel) 13:00 : Comment se préparer au mieux dès le lycée ? 14:15 : Comment choisir son université ? 16:05 : Les Masters après une licence de droit 17:40 : Les débouchés professionnels 19:16 : Conseils et derniers mots 21:00 : Remerciements
Bonjour à tous et bienvenue dans cette conférence dédiée à la licence de droit aux études dans le droit.
Et donc évidemment pour ça j'ai le plaisir d'être avec Mathieu Bunchberger qui est professeur et membre de l'université Paris Panthéon Assas. Bonjour.
Bonjour.
Est-ce que vous voulez vous présenter dans un premier temps ?
Oui, alors je ne suis pas professeur, je suis maître de conférence et il y a une différence au sein de l'université entre professeur et maître de conférence.
On est très attaché à nos titres respectifs. Et donc je suis enseignant en droit des affaires au sein de l'université Paris Panthéon Assas.
Merci en tout cas d'être avec nous ce soir. Merci aussi à l'université Paris Panthéon Assas pour la collaboration.
Est-ce que justement dans un premier temps vous pourriez nous présenter de manière globale cette université ?
Oui, alors Paris Panthéon Assas, Paris 2 qui est connu comme Paris 2 maintenant, son titre, sa dénomination officielle c'est Paris Panthéon Assas.
C'est une très ancienne université qui est spécialisée en droit. Son domaine de prédilection c'est le droit mais ce n'est pas le seul domaine dans lequel l'université intervient.
Il y a également les sciences de gestion, d'économie, les sciences de l'information, de la communication, les sciences politiques.
Il est vrai que le cœur de l'activité de l'université Paris Panthéon Assas c'est le droit.
Effectivement. Alors justement ce live est dédié à la licence de droit. Est-ce que vous pouvez nous présenter de manière assez globale cette formation universitaire ?
Alors la licence de droit s'effectue en trois ans, comme toutes les licences, avec une progression au fur et à mesure des années.
Une première année qui est assez généraliste, qui vous fait découvrir les grands enjeux du droit, les grandes questions qui portent sur le droit.
Qu'est-ce que la loi ? Qu'est-ce que le droit ? Avec des présentations de matière assez globales.
Et puis après, petit à petit, vous commencez à entrer un petit peu dans ce qui est plus technique au fur et à mesure des années.
L'idée quand même de ces trois premières années c'est de vous donner un bagage juridique global, une culture juridique globale,
qui vous permettra ensuite de vous spécialiser généralement à partir de la quatrième année.
Justement pour ça, certains appréhendent le droit parce que c'est une discipline qu'on ne voit pas forcément au lycée,
qu'on voit rarement même s'il y a une petite option qui est née de la réforme du bac.
Justement par rapport à ça, qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui peuvent appréhender de s'engager pleinement dans le droit ?
Le droit, en réalité, c'est vrai que ça peut être choisi un petit peu par défaut. Je vous avoue que c'était un peu mon cas.
On ne sait pas trop quoi faire, on n'en a pas entendu parler, on se dit on relance les dés comme ça, on a peut-être une chance que ça nous plaise.
Alors si on voit les choses de façon un petit peu plus rationnelle, je pense que le droit peut plaire à beaucoup de monde.
Il ne faut pas se mettre des barrières dès le départ. C'est quelque chose qui nous concerne tous, le droit.
On fait du droit tous les jours, on conclut des contrats tous les jours, on est soumis à des réglementations, qu'elles soient publiques ou privées, constamment.
Donc le droit, on le connaît en réalité parce qu'on le pratique sans s'en rendre compte.
Mais il me semble que le droit fait appel à des aptitudes qui sont très variées.
Quand je vais embêter les étudiants, je leur dis qu'ils ont choisi le droit parce qu'ils étaient à la fois excellent en matière scientifique et excellent en matière littéraire.
C'est pour ça qu'ils ne savaient pas choisir. Et quand on est excellent dans les deux domaines, on ne peut qu'être excellent en droit.
Même sans avoir ces doubles compétences, ces doubles casquettes, le droit permet à la fois de mettre en œuvre des compétences littéraires,
parce qu'il va falloir écrire, il va falloir rédiger, il va falloir s'exprimer de façon claire et cohérente.
Et puis aussi, je parle de cohérence, ça fait lien avec les sciences, les mathématiques, etc.
Il faut aussi avoir un raisonnement logique. Et la logique est très très importante en droit.
On a quelque chose qui s'appelle le syllogisme, c'est une technique de raisonnement qu'on applique tout le temps, que les juridictions appliquent également.
Et ça, peut-être, ça plaira davantage à un esprit plus mathématique.
Et aussi, il faut voir que le droit, c'est très très vaste.
C'est-à-dire qu'on peut découvrir des matières au fur et à mesure des années qui plaisent.
Alors, on va parler de droit pénal, on va parler aussi de droit administratif, comment fonctionnent les collectivités territoriales, comment fonctionne l'État.
On va parler de contrat, on va parler de mariage, on va parler de droit international, on va parler de droit artistique, de propriété littéraire artistique, de propriété industrielle, des brevets.
Bref, en réalité, il y a toujours un moment donné dans les études où on peut accrocher davantage avec une certaine matière, un certain domaine,
qui est le domaine dans lequel on pourra peut-être par la suite se spécialiser.
Donc, à mon avis, le droit est une opportunité parce qu'il ouvre énormément de portes.
Merci encore une fois pour cette réponse.
Alors, je fais un peu un pont avec une autre question qui est fréquente, c'est par rapport aussi à l'université.
Certains ont peur, parce qu'au lycée, on a plutôt été un peu chouchouté, on a un professeur, on est 35 par classe.
Là, on arrive parfois à l'université dans des ambiances un peu plus larges, un peu plus grandes.
Là aussi, là-dessus, qu'est-ce que vous répondez à celles et ceux qui peuvent appréhender ?
Que cette appréhension, dans une certaine mesure, elle est fondée.
Parce qu'en réalité, ça c'est le grand danger de l'université, c'est le fait que vous êtes des étudiants, donc vous êtes des adultes.
Et vous êtes considérés comme des adultes responsables qui avaient choisi de faire des études supérieures
parce que vous avez envie de vous investir dans vos études.
Et c'est vrai que le cadre n'est pas très strict.
Il y a des travaux dirigés où vous êtes obligés d'y aller, mais le reste, les cours d'amphi, vous avez une grande liberté.
Et le danger, c'est de se faire piéger par cette nouvelle liberté que vous allez savourer au début, et de perdre pied.
Et une fois qu'on a perdu pied, le problème c'est que c'est très très difficile de revenir dans l'année qu'on a un peu laissé filer au départ.
Donc mon conseil en réalité, c'est dès le départ de s'astreindre à une discipline personnelle,
pour notamment aller à la bibliothèque régulièrement, se prévoir des horaires de travail,
se prévoir un plan de travail, un planning de travail très précis,
pour ne jamais vous retrouver dépassé par la masse de travail.
Parce que la masse de travail, on ne se rend pas forcément compte dès le départ, elle est importante.
Donc il ne faut pas s'empêcher de vivre non plus.
Vous serez des jeunes étudiants, il faut profiter de la vie.
Mais il ne faut pas perdre pied, il ne faut pas se laisser dépasser par ce qu'il y a à faire.
Un mot maintenant sur l'organisation de cette licence de droit, notamment des grandes matières étudiées,
est-ce que vous pouvez un peu revenir sur ce qu'on va voir en tout cas à l'Université Paris 2016 ?
Oui, alors comme je le disais, ce sont au début des matières assez générales.
Par exemple, vous allez faire en première année du droit constitutionnel sur l'État, les organisations étatiques.
Vous allez faire de l'introduction au droit privé et au droit public.
On va se poser des grandes questions sur qu'est-ce que le droit, qu'est-ce que la justice, qu'est-ce que la loi, etc.
Il y aura aussi assez souvent des enseignements qui seront relatifs à des matières non juridiques.
Par exemple, il y aura un petit peu d'économie qui vous sera enseignée, peut-être de l'histoire du droit,
qui est entre l'histoire et le droit, qui est focalisé sur le droit, mais qui vous permet aussi d'avoir un bagage historique.
Vous allez aussi apprendre des matières qui parlent peut-être davantage à des étudiants de première année,
comme le droit de la famille notamment.
Et puis après, comme je vous le disais, ça commence à se spécialiser en deuxième année.
Là, on fait des matières qui deviennent un petit peu plus techniques.
Alors, parfois ça plaît moins, parfois ça plaît davantage.
Souvent, on a l'impression de vraiment découvrir le droit concret à partir de la deuxième année,
quand on commence à faire du droit des contrats, du droit administratif.
On commence à découvrir le droit des affaires aussi.
Bref, ce sont d'autres matières qui vous sont enseignées.
Et la troisième année, qui est un peu ce prolongement, on découvre de nouvelles matières aussi,
des matières en droit, par exemple, le droit des contrats spéciaux, le droit des sociétés.
Bref, petit à petit, ça affine votre connaissance du monde juridique
et ça vous aide par la suite à faire vos choix en quatrième année.
On est bien d'accord que c'est en quatrième année qu'on va se spécialiser.
Par exemple, on avait des lycéens qui nous ont dit « moi, je suis intéressé par le droit de la santé ».
C'est vraiment qu'en master où ils vont se spécialiser ?
Oui, alors il y a déjà des spécialisations dès la troisième année.
Vous pouvez donner une teinture plus publiciste ou privatiste,
selon que vous êtes plutôt intéressé par les contrats entre des particuliers
ou avec des professionnels des entreprises privées.
Ou si vous avez plutôt une appétence pour ce qu'on appelle le droit public
ou le droit de l'organisation de l'État, le droit administratif,
là vous pourrez davantage vous orienter vers ces matières-là.
Mais alors après, pour des matières bien plus spécifiques, bien plus précises,
comme le droit de la santé, le droit de la propriété littéraire artistique,
le droit des affaires un peu plus poussé, un peu plus spécialisé,
là ce sera à partir de la première année de master que vous commencerez à vous spécialiser.
D'accord, très clair.
Au niveau des rendus, souvent on a la question
« quels sont les types d'examens qu'on va avoir à l'université en droit ? »
Est-ce que c'est commentaire d'arrêt, dissertation ?
Est-ce que tu peux un peu nous présenter le panel ?
Oui, alors en droit, il y a trois exercices classiques.
Il y a la dissertation, où vous devez répondre à un sujet en problématisant,
en donnant une problématique, donc il va falloir toujours restituer vos connaissances.
L'idée toujours de ces examens, c'est de voir est-ce que vous avez compris les connaissances
et vous les avez suffisamment bien compris pour les restituer à partir d'une véritable réflexion,
sous forme d'une véritable réflexion.
Par exemple, pour la dissertation, il ne va pas falloir seulement restituer le cours,
mais il va falloir aussi trouver une problématique, une façon de présenter ces connaissances.
Il y a aussi ce qu'on appelle le commentaire d'arrêt,
donc c'est la base de la compréhension de la jurisprudence.
La jurisprudence, ce sont notamment les arrêts rendus par la Cour de cassation
ou par le Conseil d'État en droit public.
Il y a toute une technique d'interprétation de ces arrêts,
il va falloir apprendre à comprendre ce langage des juges, de ces juridictions,
qui, il faut l'avouer, au début, va paraître très, très hermétique.
Il y a tout un apprentissage qui va nécessiter beaucoup d'entraînement pour comprendre,
parce que finalement, on va vous donner des méthodologies,
mais ce n'est pas juste en lisant la méthodologie que vous allez comprendre,
c'est vraiment en pratiquant.
Et plus votre connaissance juridique va augmenter,
plus ces exercices vont vous sembler faciles.
Au début, quand on ne connaît pas très bien le droit,
c'est très difficile de réaliser ces exercices.
Et après, quand on commence à avoir un peu plus de connaissances,
de bagages juridiques, ça va un peu mieux.
Et puis on a enfin un autre exercice, le troisième exercice,
qui est le cas pratique.
Et le cas pratique, en fait, on vous place dans une situation pratique,
généralement peu réaliste, mais on fait semblant de considérer
que c'est vraiment comme ça que ça se passe en pratique.
Et à partir de cette mise en situation pratique,
vous allez devoir résoudre le problème ou les problèmes juridiques
qui vous sont posés, toujours à partir d'une argumentation particulière
que j'ai déjà évoquée, qui s'appelle l'oscillogisme.
Merci encore une fois.
Au niveau peut-être du volume horaire, en termes de travail personnel,
en termes de cours, on est sur quelle base ?
Parce que des fois, on entend qu'à l'université, il n'y a pas beaucoup de cours.
Non, à l'université, il n'y a pas énormément de cours.
Alors je vous avoue que je ne sais plus exactement
combien d'heures de cours vous avez par semaine,
mais c'est une vingtaine d'heures de cours par semaine.
Ce à quoi s'ajoute 15 jours après la rentrée des travaux dirigés.
Vous avez deux ou trois maximums travaux dirigés par semaine,
qui sont des travaux dirigés chacun d'une heure et demie.
Alors les cours, bien évidemment, il faut anticiper.
C'est ce que je disais en introduction.
C'est que ces cours, il ne faut pas se laisser dépasser.
Parce qu'au début, on a l'impression que quand on a compris le cours,
on se l'est approprié.
En réalité, non, ça nécessite un travail bien plus approfondi par la suite.
Donc il faut commencer à afficher,
il faut commencer à vraiment déjà vérifier qu'on a bien compris,
compléter le cours par des manuels.
Et puis, il y a toute la préparation des TD.
Et là, pour le coup, c'est un véritable travail très important.
Préparer une fiche de TD,
préparer de façon vraiment approfondie une fiche de TD,
sans vouloir vous faire trop trop peur.
Mais je pense qu'au minimum,
3-4 heures par fiche de TD de préparation,
c'est vraiment, à mon avis, le minimum.
C'est ce qui est nécessaire pour arriver en travaux dirigés sans être dépassé.
Parce que si vous arrivez en travaux dirigés sans avoir bien travaillé,
le problème, c'est que les travaux dirigés ne vont vous servir à rien.
Parce que vous n'aurez pas, évidemment, de hauteur de vue et de maîtrise
de ce dont il va être question pendant le TD,
pour qu'il vous soit profitable.
Merci encore une fois pour ces réponses.
On a une question souvent fréquente de la part des lycéens, lycéennes, parents.
Comment se préparer peut-être dès le lycée, dès la terminale,
un petit peu à tout ce nouveau vocabulaire,
à cette réflexion ?
Quels sont vos conseils aussi là-dessus, pour se préparer ?
Alors, on peut...
Moi, je me rappelle, quand j'avais commencé le droit,
on m'avait dit, il faut lire un manuel d'introduction au droit.
Si vous voulez, pourquoi pas ?
Le problème de l'introduction au droit, c'est que c'est déjà assez compliqué, en réalité.
Et ça ne vous donne pas...
Ça peut être un petit peu rebutant.
On va vous parler de la distinction entre les droits objectifs et les droits subjectifs.
Ça ne va pas forcément vous aider à voir les choses de façon très concrète.
J'ai presque envie de dire, en réalité,
préparez-vous juste à travailler dès le départ.
Dès le début de l'année universitaire.
Ce n'était pas forcément nécessaire de tout anticiper,
d'avoir déjà lu des manuels sur le droit.
Ce qui est important, c'est qu'une fois que l'année a commencé,
vous êtes à fond dans vos études.
Et c'est ce qui est prioritaire.
Il faut vraiment consacrer beaucoup de temps à ce travail-là.
Donc, j'aurais presque envie de dire...
Alors là, cet avis n'est pas forcément partagé par tous mes collègues.
Profitez de ce dernier été avant d'entrer dans le monde universitaire.
Et puis, une fois que ça a commencé, allez-y à fond.
Merci pour cette réponse.
Un mot peut-être aussi sur le choix de l'université.
C'est vrai que nous, on a beaucoup de lycéens qui nous disent
ASSAS, ASSAS, ASSAS, Sorbonne.
Et qui sont prêts parfois à se mettre en danger aussi,
avec parfois une heure, deux heures de trajet par jour.
Là-dessus aussi, quels sont vos conseils ?
Est-ce qu'il faut absolument aller à ASSAS ?
Non, non, il ne faut pas absolument aller à ASSAS.
ASSAS est une excellente université en droit.
Mais il y a de très nombreuses bonnes universités en droit.
Dans la périphérie de Paris, vous pouvez y aller sans crainte.
Ce seront toujours des bonnes universités.
Ne passez pas trop de temps dans les transports,
parce que vraiment, c'est quelque chose qui va rendre les choses difficiles.
Alors, ASSAS, par ailleurs, a une antenne à Melun.
Vous pouvez tout à fait, pour vos trois premières années, à Melun.
Et alors après, si vous voulez absolument être à ASSAS,
vous pouvez aussi avoir recours à la licence numérique d'ASSAS.
Parce qu'ASSAS propose, via un service qui s'appelle AgoraSAS,
une licence numérique en droit, les trois premières années,
où vous pouvez suivre intégralement, à distance,
les enseignements des trois premières années.
Le programme est un peu simplifié par rapport à ce que vous pouvez faire en présentiel,
parce que vous n'allez pas avoir toute l'étendue des options qui vous seront proposées.
Parce qu'on n'a pas suffisamment d'enseignants pour enseigner toutes les matières à distance.
Mais en tout cas, l'essentiel, vous l'aurez,
et vous aurez une très bonne formation à l'issue de ces trois années.
Donc si vous voulez absolument être à ASSAS, alors que vous habitez très très loin,
c'est une possibilité aussi d'avoir recours à cela.
Mais très sincèrement, il y a d'excellentes universités dans la périphérie de Paris,
et puis même en province.
La plupart des universités, je les recommanderais sans grande difficulté.
Merci beaucoup.
Au niveau peut-être des débouchés en termes de master, on les a déjà évoqués tout à l'heure,
mais l'exemple d'ASSAS, par exemple, quel type de master, comment ça se passe,
le choix aussi en master, etc.
Alors le choix en master, il s'effectue en troisième année.
Donc là, c'est aussi important d'avoir des bons résultats en troisième année pour les masters.
Après, tout le monde souhaite continuer dans l'université
dans laquelle il a fait ses trois premières années de droit.
Et Paris II, enfin Paris Panthéon-ASSAS, propose un grand nombre de masters
dans énormément de domaines.
Donc ça peut être le droit civil, ça peut être le droit international,
le droit européen, le droit des affaires.
Alors il y a, par exemple, énormément de masters 1 et 2 proposés en droit des affaires.
Vous avez en droit civil également, mais vous avez le droit de la construction,
vous avez le droit de la propriété intellectuelle.
Il y a une gamme, et si vous allez consulter le site de Paris Panthéon-ASSAS,
vous verrez toute la liste de ces masters.
C'est une liste très impressionnante.
Après, il ne faut pas non plus forcément se lier,
rester uniquement dans son université d'origine.
On peut aussi consulter dans d'autres facs des masters très spécialisés.
Par exemple, le master de la libellinie du vin,
je crois qu'il y en a un certain nombre autour de Bordeaux.
Si le vin est votre passion, dans ce cas-là,
n'hésitez pas à regarder d'autres universités
qui proposent des formations spécialisées dans d'autres domaines.
Et si vous avez fait vos trois premières années à ASSAS
et que finalement, vous n'êtes pas pris dans un master 1 à ASSAS,
ce n'est pas nécessairement la fin du monde.
C'est-à-dire qu'il y a de très bons masters qui sont proposés
aussi par d'autres universités.
Il ne faut pas hésiter non plus à regarder
ce qui est proposé dans ces autres universités.
Merci encore une fois, Mathieu, pour toutes ces réponses.
Peut-être un mot maintenant sur les grands métiers en droit.
C'est vrai que quand on est au lycée, on voit avocats, magistrats.
Est-ce que tu peux un peu nous présenter aussi le panel,
parce qu'en termes de métier, c'est assez riche.
Oui, alors en termes de métier, c'est très général.
Il y a tous les métiers au sein de la justice.
Il y a des métiers où on peut être huissier,
on peut être greffier au tribunal.
Il y a toute une gamme de métiers qui s'offrent
au sein même de chaque tribunal, notamment.
Vous avez des métiers dans l'administration,
parce que tout le droit public vous ouvre les portes de l'administration.
Vous allez passer des concours administratifs
qui vous ouvrent un panel de possibilités
qui est très très large aussi.
Donc il ne faut pas oublier cet aspect-là.
Vous pouvez devenir enseignant.
Vraiment, si vous avez très envie de faire une thèse,
c'est une possibilité.
Je peux que vous rejoindre à le faire.
C'est un enseignement, un métier très riche et très intéressant.
Mais après aussi, vous pouvez devenir notaire.
Vous pouvez devenir argent immobilier.
C'est la troisième année de droit, si je me souviens bien.
Vous pouvez passer des concours.
Par exemple, les concours de commissaire de police.
Vous pouvez travailler dans la police également.
Et vous pouvez aussi, et j'insiste là-dessus,
parce que ce n'est pas très connu,
vous pouvez être juriste d'entreprise.
C'est-à-dire, sans être avocat, sans être juge,
vous travaillez au sein d'une entreprise
et c'est vous qui allez conseiller votre entreprise
sur les contrats qu'elle doit conclure,
sur les relations avec ses salariés,
avec ses concours contractants, etc.
Ça, c'est un autre métier qui est très méconnu,
mais en même temps qui est très fréquent
et qui vous permet de travailler au sein d'une entreprise.
On arrive à la fin de cette conférence live.
Est-ce que vous auriez un dernier mot,
peut-être des derniers conseils
pour les lycéens et les lycéennes qui nous regardent ?
Non, je ne pense pas que...
Enfin, je ne vais pas avoir quelque chose de très nouveau,
mais je crois que les études de droit,
c'est une vraie opportunité.
Parce que c'est des études qui ne...
J'ai envie de dire que ça rappelle un peu un slogan,
mais qui ne coûtent pas très cher
et qui peuvent rapporter gros, d'une certaine façon.
C'est-à-dire qu'on ne va pas vous demander
des frais exorbitants de scolarité.
Pourtant, on va vous offrir une formation
qui est une formation de qualité,
qui va vous permettre d'obtenir des métiers très divers,
qui va, tout au long des années,
vous offrir un éventail de possibilités de carrière
qui est très large, qui est très riche.
Et je pense qu'en fait, dans le droit,
c'est un peu comme tout domaine.
Ça se rejoint un petit peu à la question
vous n'avez jamais fait de droit,
vous êtes un petit peu inquiet.
Moi, j'ai la conviction que...
En fait, plus on apprend quelque chose
de façon approfondie,
plus on s'investit dans ses études,
plus on y découvre un intérêt.
A mon avis, à partir du moment
où on travaille vraiment sérieusement,
on finit toujours, peut-être pas en première année,
peut-être pas en deuxième année,
ça peut mettre du temps.
Moi, je dois vous avouer que c'est au bout
de la troisième année que j'ai commencé
vraiment à trouver que le droit était très intéressant.
Donc, ce n'est pas forcément quelque chose
qui vient immédiatement.
Mais en réalité, c'est un peu comme un jeu de société.
Une fois qu'on maîtrise les règles,
c'est là où on s'amuse le plus.
Et le droit, ça met du temps
parce que les règles sont très complexes.
En plus, elles changent tout le temps.
Donc, ça va être vraiment quelque chose
de très compliqué.
Mais une fois qu'on commence à avoir
un petit peu de hauteur de vue,
qu'on commence à faire des connexions,
ça devient extrêmement intellectuellement stimulant.
Et je n'ai que ça comme conseil.
Dès le départ, investissez-vous
le plus possible dans ces études
parce que plus on en sait,
plus on apprécie, plus on va loin.
Merci encore une fois, Mathieu,
d'avoir été avec nous aujourd'hui.
De rien, c'est un plaisir.
Merci à toutes celles et ceux
qui ont regardé cette conférence.
Bon courage.
Si vous souhaitez vous orienter
vers la licence de branche,
on est sûr que vous réussirez.
Et on se dit à demain
pour de prochaines conférences live.