Les meilleurs moments de Légendes Urbaines

Légendes Urbaines
49 abonnés
➡️ Abonne-toi à la chaîne Légendes Urbaines : https://rfi.my/YTLUrbaines
Et n'oublie pas d'activer la 🔔 pour ne rien manquer !
Instagram : https://www.instagram.com/LUrbainesOff/
TikTok : https://www.tiktok.com/@LUrbainesOff
Facebook : https://www.facebook.com/LUrbainesOff/
Twitter : https://twitter.com/LUrbainesOff
#LégendesUrbaines #France24 #rfi
0:00 : Intro
3:08 : Comment a été 2024 ?
4:07 : Le moment fort de Wassim
10:01 : Le moment fort de Kama
17:47 : Le moment fort d'Aimeric
25:55 : Le moment de Juliette
27:20 : Le message universel
30:45 : Live de Jahrel Jones
Nous vous annonçons notre prise de pouvoir sur l'émission.
Comme convenu, Juliette se trouvera désormais quelque part là-bas.
J'ai une larme tous les ans en fait.
Tout à fait.
Je vous regarde, on dirait les déchiants en fait.
Les déchiants !
C'est incroyable, c'est incroyable.
C'est pour ça que tu restes...
Ça a duré un petit peu mais...
Équipe créative, Wassim, Kama, Emry qui font la même blague tous les ans.
Rendez-vous l'année prochaine.
Pour la même blague.
C'est le mec qui fait les blagues de l'émission.
On n'est pas aidés.
On fait ce qu'on peut avec une équipe...
Qui est-ce qu'elle est ?
One Love.
Lola Famille, bienvenue dans Légendes Urbaines,
l'émission faite par nous pour tous de RFI et France 24.
Si je devais décrire en une citation l'émission spéciale de ce jour,
je dirais « Seule, on va plus vite, ensemble, on va plus loin ».
Et en effet, c'est ensemble que nous avançons depuis des années
pour vous concocter vos Légendes Urbaines.
Une petite équipe déterminée à vous délivrer le meilleur,
efficacement et avec le cœur.
Chacun à son poste, d'abord avec Julien Maguaru,
notre magistral réalisateur.
Wassim Al-Shirazi au digital,
qui vous crée chaque jour des éléments vidéo
afin de ne pas louper le meilleur des émissions.
Emryk Mbonio-Kieffer,
qui émeut souvent aux larmes nos invités avec ses légendaires billets d'humeur.
Et Kamakuli Bali, notre ange gardien,
qui accueille comme à la maison les artistes lors des tournages.
Alors une fois n'est pas coutume,
mais aujourd'hui j'avais envie de mettre en lumière mes frères
pour clôturer cette année 2024,
afin qu'à leur tour, ils mettent en lumière
les moments les plus marquants de cette saison à leurs yeux.
Et la tâche n'est pas aisée,
car nous n'avons pas manqué de moments intenses, profonds et humains.
Allez, c'est parti messieurs-dames,
juste pour vous, sélection spéciale de Kama, Emryk et Wassim.
Écoute ça !
Nous sommes transportés dans une autre dimension,
dans un univers fait non seulement de paysages et de sons,
mais aussi d'esprits.
Bon, c'est le moment où il faut être attentif.
Juliette Fiévet et ses invités vont vous raconter leur légende.
Leur légende urbaine.
Hello la Dream Team, comment ça va ?
Emryk, Wassim, Kama.
Super et toi ?
Ça va ?
Ouais ?
Alors, ça vous fait quoi d'être sur le plateau ?
Toi t'es derrière l'écran d'habitude,
donc t'es sur le plateau sans être sur le plateau.
J'existe en réel en fait, finalement.
Alors on se posait la question, c'était une nia.
Qu'à moitié, je suis métisse.
Comment ça va Wassim ?
C'est derrière justement qu'il filme le making-of de l'émission.
Là c'est la vraie émission,
je vais aller de l'autre côté,
on va voir ce que ça donne.
Et toi Kama ?
Moi je suis bien, je suis content.
Là c'est la deuxième,
donc je suis plus à l'aise par rapport à la première fois,
donc je suis content.
C'est vrai que c'est un exercice,
c'est pas toujours simple en fait.
Je suis bien entouré.
On est ensemble, la famille, voilà.
Les gars, en quelques adjectifs,
2024 a été comment pour vous ?
Tu commences.
2024, bouleversant à bien des égards,
mais c'est une année de renouveau aussi.
Trop bien, pour moi très bien.
Wass ?
Ouais, t'es riche en émotions,
bouleversante aussi sur plein de plans,
mais je garde ce que le positif.
C'est cool.
Il faut, c'est vrai.
Moi je dirais plutôt évolution,
avancer par rapport à tout,
donc j'espère que du coup 2025
sera aussi enrichissant que 2024.
Yes.
Wass ?
On commence par toi et ta sélection,
qui est, je dois le dire,
un magnifique moment pour nous tous.
Enfin toi tu comptes pas,
je veux bien que tu comprennes.
Toi t'étais pas là toi.
Toi t'étais pas là.
C'est comme ça.
D'accord.
On va pas te le faire vivre.
C'était notre voyage au Congo,
avec toute l'équipe.
Il y avait Kama, il y avait toi,
il y avait Julien,
et puis il y avait toute l'équipe technique aussi.
Moi c'était ma première fois en Afrique subsaharienne
et j'avoue que je me suis pris une vraie claque,
à la fois sur le côté de la richesse culturelle,
la richesse du pays.
C'est un pays riche artistiquement,
mais en fait partout où tu vas,
il y a de l'art.
Partout où tu vas, il y a de l'art.
On était partis là-bas pour couvrir
le Prix RFI Découverte avec JCB
et moi c'était ma première fois
où je participais à un événement aussi grand
et à l'international.
Du coup, le fait de pouvoir monter les scènes,
les projections des scènes, etc.
S'occuper de la gestion des artistes,
parce qu'on avait à la fois un plateau d'artistes masculins
et un plateau d'artistes féminins.
Je repense à toute l'équipe technique,
à Dom, à Léo, à Romain, à Benjamin.
Et puis un grand gros bisou à Alex,
et à Alex du Péfaco.
Une Alex Veritas du Péfaco.
Mais ça a été une vraie expérience
parce que ça a été ma première fois là-bas
et je trouve qu'il y a une vraie richesse
où les artistes français puissent.
Exactement.
Tu regardes aujourd'hui que 70% de la culture urbaine
musicale française vient du Congo.
On sait que le Congo domine la musique.
Le Congo avec un garçon.
En partant là-bas, on a compris.
C'est vrai qu'on s'est pris des claques musicales
et c'est vrai que tu me disais
que tu étais même parfois un peu attristé
de voir autant de talents avec aussi peu de moyens
parce que c'est sûr que les artistes du continent
n'ont pas forcément les mêmes accès qu'en Occident.
Alors qu'en fait, ils sont bien souvent source d'inspiration.
Et puis tu t'es baladé aussi, pas mal.
Moi, avec ma petite caméra, je suis allé un peu partout.
On est allé un peu dans les ruelles.
On a même fait le tour de l'Institut français.
Il y avait pas mal de gens qui étaient là-bas.
Et je me suis amusé à faire des micro-trottoirs
avec tous les gens qui étaient là-bas.
Et j'ai rencontré un certain monsieur
et j'aimerais qu'on le regarde
parce qu'il m'a énormément marqué, ce monsieur.
Je suis un styliste modéliste,
mannequin, humoriste, etc.
Poder, sous la tête, j'ai Poder.
En fait, c'est un chapeau en forme d'hélicoptère.
Ça, c'est Tchiloubra.
Il s'appelle Tchiloubra.
La main, là, Tchiloubra.
Tchiloubra !
En fait, moi, ce monsieur-là, il m'a énormément marqué
parce que partout où t'allais, il y avait des mecs
qui étaient stylés, puisque c'est un pays de sapeurs.
Voilà.
Là, en l'occurrence, il était au summum de la créativité.
Là, il a tout mis.
Il a vraiment utilisé tout ce qu'il avait chez lui,
il l'a mis sur lui, tu vois.
Incroyable.
C'est vrai que c'est symbolique de l'énergie, en fait,
et de l'énergie de ce concert.
On a fait le concert de JCB,
Prix Découverte RFI 2023,
et puis la carte blanche de JCB
qui a invité d'autres rappeuses,
et puis des rappeurs dont Maléchek, entre autres.
C'est vrai qu'il y avait une énergie.
Quand on est au Congo,
même sur le continent africain,
c'est vrai que le public,
il y a autant de show dans le public
que sur scène, en fait.
C'est fou, hein ?
Toi, t'en as gardé quoi comme souvenirs ?
Beaucoup d'amour, en fait.
Quand on est arrivés,
ils nous ont vraiment donné beaucoup d'amour.
Le peu qu'ils avaient,
ils nous le donnaient.
Et moi, franchement,
je ne connaissais pas le Congo
et je l'ai vraiment, vraiment, vraiment apprécié.
Donc, si on doit repartir au Congo,
moi, je suis là.
Yes !
Toi aussi, tu seras là, peut-être, la prochaine fois ?
Eric, qu'est-ce que t'en as pensé de ne pas être là ?
Avec grand plaisir !
Toi, t'es de la RDC,
tu n'es pas du Congo.
Exactement.
Mais bon, on est frères,
on est cousins.
Et ouais, tout ce que vous avez dit,
évidemment, c'est ce qu'on ressent immédiatement
quand on met un pied dans l'Inde et le Congo,
ce foisonnement artistique.
Il y a de la musique partout,
à toute heure, tout le temps.
Tout est artistique,
comment on s'allie,
comment on parle.
T'es choqué des micro-trottoirs
parce que la démarche artistique est partout.
La volonté du beau
est partout dans la culture congolaise.
Je suis ravi que vous ayez pu
expérimenter ça un peu aussi.
J'espère que tu seras là sur les prochains voyages.
T'avais choisi un petit extrait, évidemment.
C'est Jessie B.
Moi, qui m'a énormément marqué.
Et artistiquement,
j'ai trouvé qu'elle dansait,
elle chantait,
elle avait sa petite troupe.
J'aimerais qu'on regarde l'extrait
parce que vraiment,
je le trouve extraordinaire.
Jessie B,
en live de Brazzaville
pour la remise de son prix
Découverte.
On était en grosse équipe
et c'est vrai que c'était un moment formidable.
J'aimerais juste rajouter un truc.
C'est hip-hop.
Ah bah oui.
C'est hip-hop de fou.
C'est parce qu'il y a la danse,
il y a les DJs,
il y a les musiciens.
T'as énormément d'éléments, en fait.
Très hip-hop.
C'est vrai.
Et Jessie B se prépare,
je l'espère,
à une longue carrière.
En tout cas,
quel talent.
Il n'y a pas de doute, je pense.
Kama,
toi t'as choisi un moment
qui est extrêmement émouvant,
qui a d'ailleurs touché
bon nombre,
un moment qui est devenu viral.
Je te laisse en parler.
Du coup,
c'était Bébé Jacques
qui était venu sur notre plateau
et qui nous a parlé
par rapport au conflit
qu'il y a en ce moment au Liban.
Et en fait,
je trouve ça très, très touchant.
Et du coup,
même le mot à la fin
pour ses grands-mères.
Donc du coup,
moi,
j'ai voulu remettre ça en avant.
Surtout qu'il a parlé du Liban
et puis il a parlé
de tous les pays en guerre,
finalement,
et de toutes les personnes,
les femmes,
les enfants,
les hommes
qui souffrent
de par le monde.
On écoute,
on regarde l'extrait.
J'ai un rapport affectif au Liban,
mais c'est vrai
que c'est très triste
parce que quand on y va aujourd'hui,
même avant
ce qui est en train
de se passer actuellement,
on arrivait,
en fait,
et Beyrouth
est cassée.
Il n'y a plus de Beyrouth.
C'est comme si,
toi,
tu sors de l'aéroport
et tu traverses Paris.
Il n'y a plus Paris.
Ah non,
mais c'est dingue.
C'est vrai.
On se serait dit,
mais c'est quoi ce truc de malade ?
Là-bas,
en fait,
malheureusement,
on s'habitue au pire,
parfois.
Et c'est pour ça
qu'on parlait de cette force.
Donc,
voilà,
ça reste un magnifique pays
et on va y arriver.
Bien sûr.
Je vais parler en arabe.
Je suis d'accord
avec tous les Libanais.
Je suis Libanais.
C'est comme ça qu'ils m'ont élevé.
Je n'ai pas le coeur pour parler
et mon arabe n'est pas
du tout
ce qui se passe.
Mais mon coeur
est avec eux tous.
Et
j'espère que cette musique
nous permettra
d'être ensemble
et j'espère que le plus grand
nous apportera
et nous soutiendra
et nous soutiendra.
Je fais un bisou à ma grand-mère,
surtout.
C'est gentil.
C'est gentil parce que
je n'ai jamais eu l'occasion
de le faire.
Tu peux nous donner
les grandes lignes ?
Bah,
j'ai juste dit que
je n'avais pas la prétention
d'avoir un arabe
à la hauteur
de cette circonstance,
déjà.
Mais juste que
j'avais quand même
cette culture
et que ça se prouve
déjà avec la langue,
en fait.
Bien sûr.
Et que
j'étais de tout coeur
avec eux.
Et j'ai embrassé
ma grand-mère.
Et on embrasse aussi
ta grand-mère
et tes mamies.
Tu as de la chance
de les avoir,
tes deux petites mamies.
C'est précieux.
Waouh !
Quel moment !
C'est touchant, oui.
C'est hyper touchant
et je sais que
tu es peut-être même
encore plus touché
que nous
parce que
toi tu travailles
dans le social
pour une association
qui s'appelle
Grandissons Ensemble
et donc tu es confronté
à des gens
qui ont vécu la guerre,
des migrants,
des réfugiés
au quotidien,
en fait.
C'est ça.
Du coup, moi je travaille
dans un CHU
qui est un centre
d'hébergement d'urgence
pour des personnes
en précarité.
Donc, en fait,
on a des réfugiés,
on a des sans-abri,
on a que du coup
des femmes,
des enfants,
des hommes seuls
et du coup,
en fait,
quand il a parlé,
je revois ce qu'il se passe
au travail
où en fait
on a des personnes
qui n'ont rien demandé
qui sont là,
qu'on accueille
et en fait,
moi,
ce que je trouve
un peu,
je ne sais pas
si je peux dire ça,
aberrant,
c'est le comportement
de certaines personnes
par rapport à tout ça,
par rapport aux réfugiés,
aux migrants et tout
où je peux vous donner
un exemple,
c'est comme si là,
du jour au lendemain,
on se retrouve en guerre
et en fait,
on se retrouve peut-être
à Paris en l'occurrence.
On en est à Paris
et du coup,
on doit quitter la France
et on se retrouve peut-être
au fond de la Suède
où en fait,
tu ne comprends pas la langue,
peut-être que tu étais
cardiologue
ou avocat
et tu te retrouves
même des fois
sans ta famille
et à faire,
du coup,
à demander
un travail.
Sachant qu'en plus,
il n'y a pas d'équivalence,
c'est vrai.
Parfois,
tu peux être médecin
dans un pays,
avoir ton diplôme,
être un grand médecin
et que ton diplôme
n'est pas forcément validé
dans ton pays d'accueil.
Donc,
tu reprends toi à zéro
en plus.
C'est totalement ça.
Du coup,
au travail,
on a un monsieur
qui est afghan
et qui était ingénieur.
Et là,
maintenant,
il est avec nous
et en fait,
par rapport à ses diplômes
ou autres,
ça ne passe pas.
Donc,
je trouve ça triste
en fait.
C'est pour ça
que j'ai voulu
remettre en avant.
Et je te remercie
pour cette piqûre de rappel.
C'est important
parce que c'est vrai
que la politique,
les politiques,
les médias même,
contribuent
à la division
des peuples,
souvent,
malgré eux ou pas,
je ne sais pas.
Mais les gens oublient
toujours que,
comme le disait
Kerry James,
tout arrivait
à son départ,
en fait.
Et il y a des gens
qui...
Enfin,
la majorité des personnes
qui migrent,
pas seulement les réfugiés,
sont des gens
qui n'ont pas le choix.
Je crois qu'on quitte pas
son pays,
sa famille,
son peuple.
C'est son travail,
sa vie,
par choix,
en fait,
juste pour s'amuser.
Et c'est important
de le rappeler.
Merci,
Kama.
Les gars,
peut-être quelque chose
à ajouter ?
Oui,
évidemment.
Je pense que,
on l'a dit tout à l'heure,
je suis congolais,
Wassim,
je pense que
tu as aussi
une relation particulière
avec la migration.
C'est,
en effet,
un sujet
qui est assez mal compris,
j'ai le sentiment.
Wassim,
qui est d'origine syrienne.
Oui,
exactement.
C'est un sujet
qui est mal compris,
je trouve,
souvent,
en Occident,
généralement.
On a du mal
à se projeter,
à faire preuve
d'empathie
envers
les gens
qui sont
déplacés.
Moi,
c'est
l'histoire
de mon pays.
Il n'y a pas,
à Kinshasa,
les gens viennent
de partout
au Congo.
Moi-même,
ma famille vient
de Manié-Makivu,
où on a souvent été
déplacés.
Et,
repartir de zéro,
c'est quelque chose
que beaucoup de gens
ne comprennent pas.
Et,
du coup,
c'est important
d'avoir ces espaces
de parole
et ces exemples
de personnes
pour essayer
de faire la connexion
entre des gens
qui ne savent pas
ce que c'est
que de repartir
à zéro
pour des raisons
qui nous sont
étrangères.
Et,
des gens
qui ont tout
à découvrir
et à apprendre
d'autres histoires
que la leur.
On est en plein dedans
quand même.
C'est inarrêtable.
T'as l'impression
que,
quand ça se termine
avec le Liban,
ça recommence ailleurs,
ça recommence en Syrie,
ça recommence en Afghanistan,
ça recommence partout.
en fait...
Parlons du Kivu aussi.
Il y a tellement
d'endroits en guerre
dans le monde.
Et,
en fait,
le truc,
c'est que tu te rends compte
que,
nous,
dans notre petit confort,
on ne se rend pas compte
des horreurs
ou de...
juste du degré
d'inhumanité
que ces gens vivent.
Et pourquoi ils viennent ?
Je veux dire,
personne aimerait
quitter chez soi.
On est tous heureux
de mettre la clé
dans notre porte
et de rentrer
et de se mettre
dans notre canapé.
Sauf que ces gens-là,
ils n'ont plus de canapé,
ils n'ont plus de chez eux.
Donc,
il faut bien qu'ils aillent
s'asseoir quelque part
d'autre.
Et nous,
c'était notre devoir
aussi de les accueillir,
de transmettre
nos valeurs finalement.
C'est notre valeur,
c'est une égalité,
fraternité.
La fraternité,
c'est aussi ça,
je trouve.
Ça fait partie de ça,
pour moi.
Merci pour cette piqure
de rappel.
Vraiment,
c'est important.
On juge vite.
On juge vite,
on a peur de l'autre
alors que
quand on revient
un petit peu au départ
et qu'on apprend
à connaître l'histoire
de l'autre,
je pense que...
C'est d'ailleurs le sujet,
non ?
Si je te fais pas
une petite transition ?
C'est de la télé.
Et c'est de la radio,
aussi ?
Est-ce que je fais
la transition ?
Voilà !
Exactement !
Et c'est du digital,
pardon Wessi,
moi aussi.
Désolé,
c'est pas grave.
En fait,
tu me fais
une passe parfaite
pour parler
de l'extrait
que j'ai choisi.
C'est un extrait
de JP Zadi
qui revient
sur son enfance,
les conditions
qui ont fait
qu'il ait devenu
l'humain
qu'il est,
avant peut-être
même l'artiste
qu'il est.
Je pense qu'on va
le regarder.
Allez, on écoute,
on regarde,
c'est parti !
Mes parents,
dès qu'il y avait
des gens qui étaient
un petit peu en galère,
ils venaient
et ils emménageaient
dans notre maison.
Donc toute la famille.
Donc on s'est retrouvés
quand même avec
beaucoup de tontons,
beaucoup de tatas,
des cousines,
des cousins
qui étaient chez nous.
Et déjà que nous,
on était beaucoup,
on se retrouvait
avec plein de gens
et je trouvais ça
tout à fait normal
que mes parents
aident d'autres personnes.
T'étais cool avec ça, toi ?
Moi, j'étais vraiment
très cool avec ça.
De toutes les façons,
on était déjà
à full, frère.
Et comme dans
une boîte de nuit,
on est full, frère.
Donc voilà,
d'autres y viennent,
la fête continue,
tu vois.
Et donc ouais,
moi j'étais
très très heureux
que mes parents
m'aient inculqué
le fait que
le fait d'être bien
tout seul,
ça suffit pas.
C'est bien
quand toi t'es bien
mais quand les autres
sont bien aussi.
Et donc ouais,
il y avait tout le temps,
tout le temps.
Et c'est là que j'ai entendu
parler du truc rapatrier.
J'avais par exemple
un oncle que j'adorais
qui est décédé d'ailleurs,
qui s'appelait Raphaël
et qui était...
Franchement,
je sais pas à quel âge
il est arrivé chez moi
mais en tout cas,
il était là
depuis que j'étais tout petit
et il adorait la poésie,
il adorait plein de choses
et tout.
Et un jour,
je rentre de l'école
comme ça et tout,
on me dit,
bon bah faut qu'on t'explique
et tout.
Ouais,
Raphaël,
il a été rapatrié.
C'est la première fois
que j'entendais ce truc-là,
rapatrier.
Et puis c'est d'une violence
inouïe quand même.
Ouais, ouais,
et on m'a expliqué
que voilà,
c'était par rapport
aux papiers,
cartes d'identité,
tout ça.
Et il y en a eu d'autres
après,
des gens rapatriés
mais ouais,
j'aimais bien
cette ambiance-là
avec mes tontons,
avec des cousins,
avec plein de gens,
tout ça.
J'aimais bien ça.
Jean-Pascal Zaddy,
le choix d'Emeric.
C'est vrai
que son histoire
est complètement folle
parce que bon nombre
le voient.
Il est extrêmement drôle,
il est hilarant,
c'est sûr.
Il donne le sourire
à chaque apparition,
à chaque film
ou chaque série.
Il est césarisé
mais c'est vrai
que les gens
n'imaginent pas
à quel point
ça a été compliqué pour lui.
Ouais, clairement
et les gens
globalement
n'imaginent pas
et c'est normal
tout le parcours humain
qu'il y a derrière
tout artiste
et pour moi,
cet extrait
il est symbolique
de ce qu'on essaye
de faire
sur ce plateau
à savoir
redonner
la profondeur
qu'il mérite
aux artistes
qu'on reçoit,
leur permettre
d'évoquer
leur parcours,
leur humanité,
leur valeur
pour mettre
en perspective
ensuite
avec l'art
qu'ils proposent
et je pense
qu'on gagnerait
tous
à l'ère
des réseaux sociaux.
On a tous
un avis
qu'on peut
donner
publiquement
à garder en tête
de temps en temps
que derrière
chaque artiste
il y a
une personne
en fait
et très souvent
je pense
qu'on soit
hermétique
à ce qui est
proposé
musicalement
cinématographiquement
c'est une chose
mais je pense
que c'est difficile
d'être hermétique
à un humain
qui nous raconte
son histoire
et ça permet
d'un peu mieux
comprendre les choix
qui sont faits
par la suite
à mon sens.
Tu disais une phrase
juste en préparant
l'émission
c'est que
on peut pas
vraiment détester
les gens
c'est vrai que
tout le monde
va vite en besogne
le jugement,
le like,
le unlike,
le machin
à distance
ça devient un peu
la cour des miracles
en fait
et c'est vrai que
on peut pas vraiment
détester quelqu'un
dès lors qu'on connait
son histoire
et son parcours
c'est plus si facile
que ça en fait
qu'à moi.
Non mais en fait
moi pour être honnête
c'est vrai que
en regardant l'émission
moi
j'ai vu
une autre facette
de lui
j'ai trouvé
vraiment
en fait
je sais pas comment
expliquer
je le vois d'une autre
manière
comme tu dis
on le voit toujours rigoler
tout ça et tout
là on a vu que
on a pas vu l'artiste
on a vu
Jean-Pascal Zaddy
on a vu son humanité
c'est vrai
et moi c'est ça que
j'ai vraiment apprécié
et dans ce que dit
Aymeric
c'est vraiment ça
qui m'a
qui m'a frappé
parce que souvent
on voit l'artiste
on pense que c'est un artiste
alors que non
l'artiste
c'est un humain
comme tout le monde
et voilà
et je trouve que
en tout cas là
par rapport à Jean-Pascal Zaddy
ça s'est vraiment
ressenti
c'est la profondeur
de l'émission aussi
c'est aussi grâce à ça
que cette émission
permet de faire ressentir
cette chose là
enfin je pense à
Jean-Pascal Zaddy
Claudia c'était pareil
enfin il y a plein
d'émissions
où finalement
on casse
ce
ce miroir
on enlève finalement
ce voile
qu'on a
sur les artistes
notamment avec
Super Chronique
mais
on casse
c'est pas sociologue
ni thérapeute
tout le monde nous dit
il est incroyable
votre psy
mais de quel psy
vous parlez
vous sociologue
c'est ma psy
qui me parle
c'est la méditation
pardon
je l'ai coupé au assis
mais notamment
grâce à
voilà
enfin on arrive
à enlever ce voile
finalement
que les artistes
aussi mettent
parce qu'ils sont
obligés de le faire
et on apprend
on apprend
à les connaître
davantage
et pour certains
créer même de l'affect
ou écouter
davantage leur musique
ou regarder plus
leurs films
c'est quoi j'ose espérer
qu'en plus
avec la programmation
qu'on a
on arrive à
décloisonner
des choses
chez les gens
je suis sûr
qu'il y a plein de gens
par exemple
qui nous ont connus
en regardant
des gros artistes
rap
francophones
de France
qui
qu'ils aiment
et puis derrière
ils ont pu découvrir
un chicken jack
qui n'est pas
de leur génération
ils ont pu
découvrir
je sais pas
le film
« La nuit se traîne »
sur lequel
ils seraient
peut-être pas forcément
tombés
j'ose espérer
qu'on arrive
à faire
des petites brèches
dans l'algorithme
des gens
pour leur proposer
des profils
et les faire rentrer
dans des histoires
qu'ils ne connaissent pas encore
ou auxquelles
ils ne sont pas encore exposés
et puis les parties invisibles
de l'iceberg
quelles qu'elles soient
c'est ça l'histoire
c'est que souvent
les gens s'arrêtent
à la partie visible
et la partie invisible
est 100 fois plus grosse
que la partie visible
et c'est vrai
que c'est ce qu'on s'évertue
à faire
et surtout
que moi
pour ma part
quand on finit souvent
l'émission
donc moi je les raccompagne
et franchement
à chaque fois
on me dit
oh Juliette
t'as m'as eu
franchement
je m'y attendais pas
et honnêtement
à chaque fois
ils sont super surpris
ils disent
mais en fait
t'as m'as ramené
à un endroit
que moi même
j'osais pas
et que quand j'arrive
je suis allé
c'est comme si on allait poser
on se bointait
et on refait le monde
et franchement
à chaque fois
ils sont agréablement surpris
et je pense qu'en fait
la bienveillance
c'est le mot de la bienveillance
quand t'es artiste
ou même nous
en tant qu'humain
c'est hyper rare
ce moment là
où juste
un peu factuellement
tu reviens sur l'ensemble
de ta vie
y'a un exercice
faites le chez vous
posez vous
et dites vous
ok
année 0
qu'est-ce qu'il se passe
dans la vie de mes parents
il se passe ça
moi j'arrive
je nais
ça a dû changer
peut-être on a changé d'endroit
peut-être on a bougé
et tout
et juste de refaire sa vie
comme ça
ça donne de la profondeur
parce qu'en plus
nous on reçoit des artistes
qui la plupart du temps
aujourd'hui sont des légendes
mais un artiste
ça commence quelque part
tout arrivé à son départ
donc voilà
reprendre ce fil là
depuis le début
c'est de l'introspection
vraiment
et je trouve qu'on doit
prendre le temps en fait
de ça
ce qui nous permet
de comprendre justement
la suite
alors
moi j'ai aussi fait
une petite sélection
et qui
a
beaucoup de sens
parce qu'elle peut
être un peu synonyme
de frustration
pour nous
tous
c'est que c'est vrai
que la programmation
comme tu le disais Emeric
est essentiellement composée
et uniquement composée
de légendes
peu importe le pays
peu importe son terrain
peu importe
son
sa musique
ou son art de prédilection
mais
c'est vrai que le cahier des charges
de légendes urbaines
c'est d'avoir des gens
très très très très très très connus
et
il nous arrive
parce que nous sommes tous
des amoureux
de l'art et de la musique
d'entendre des artistes
exceptionnels
pas vraiment
encore connus
parce qu'on appelle les
newcomers
mais
pas suffisamment connus
pour pouvoir
les inviter
à faire
une émission
donc une fois n'est pas coutume
pour cette émission
spéciale
faite
voilà moi j'ai invité
Jarel Jones
qui est
un artiste
juste incroyable
alors
les chiens ne font pas
des poissons
hein
comme disait
le papa de Tech Mike
j'adore cette expression
parce que c'est
le fils
de Véli
qui fait partie
du légendaire groupe
Cazenègre
et
il a hérité
certes du talent
de son père
et puis il y a ajouté
son ADN
son truc
son inspiration
il fait
il rappe
il chante
il a un univers
qui est complètement fou
il a un charisme
assez incroyable
il est d'une créativité
folle
alors évidemment
je pourrais le comparer
à
Tyler the Creator
etc
mais j'aime pas
je trouve que les comparaisons
sont toujours très
très hasardeuses
et donc
voilà
il fait du
Jarell Jones
il prépare
un album
pour
2025
qui se nomme
Bacchana Sensitive Lover
volume 1
donc ça veut dire que
il est parti pour
et il nous propose
un titre en live
qui se nomme
Gorgeous
et dans ce titre live
il y a en plus
une petite surprise
de fin
je vais pas spoiler
mais il y a une surprise
et pas des moindres
tendez les oreilles
Jarell Jones
un énorme
big up à Véli
on est ensemble
mon frère
et voilà
on va écouter
en fin d'émission
le titre
Gorgeous
accrochez-vous
parce que c'est
c'est du solide
messieurs
j'adore
je suis content de pouvoir
vous la faire
vous savez qu'on a
un rituel
dans Légendes Urbaines
qui consiste à
passer un message
universel
aux centaines de millions
de personnes
qui nous écoutent
dans le monde
et qui nous suivent
quel serait
votre message ?
je vais y aller
tu sais que tu connais pas l'émission
tu connais pas les rituels
pardon
j'aurais dû te prévenir
c'est vrai
excuse-moi
j'y penserai pour Noël prochain
moi j'ai un message
pour tous les peuples opprimés
parce qu'on vit
une époque
très douloureuse
dans le monde
partout
j'aimerais leur dire
qu'ils gardent confiance
qu'au bout de chaque tunnel
il y a une sortie
que
après chaque malheur
il y a un bonheur
et j'espère sincèrement
que
l'année prochaine
on n'aura pas
à refaire ce message
et que
et que la lumière
se trouve toujours
au bout du tunnel
donc voilà
merci Ouas
tu l'avais préparé ?
un peu
j'ai de l'amour
j'ai regardé
ça va
je te voulais
c'est genre
madame madame
c'est parce qu'en fait
tu l'as triché
je suis désolé
non non non
bien joué
on reprend donc
blague à part
pour repondir
sur ce que Ouasie m'a dit
moi je dirais franchement
amour
vraiment amour
quoi qu'il arrive
avec tout ce qui se passe
comme un certain
rappeur dit
l'amour triomphe toujours
donc moi je dirais
amour
tout simplement
yes
qu'est-ce que tu veux faire
moi j'ai pas révisé
ils sont pleins de thé dans le monde
l'amour est bienveillant
non mais je peux pas
je peux pas
compétitionner
ça se dit pas
avec plaisir
tu me la laisses
mais je râle
je râle
non non mais je
je dirais
rien de
de plus important
que ce que vous avez dit
évidemment je m'associe
à tous ces messages
de paix et de soutien
maintenant
n'oubliez pas
de kiffer
non plus
en vrai
quand on a
moins de problèmes
comme souvent ici
même si tout le monde en a
quand on a
beaucoup de problèmes
et moi je suis
congolais
je sais ce que c'est
de faire la fête
sur des débris
kiffer
kiffer aussi
amusez-vous
ensemble
c'est un bon vecteur
de paix sociale aussi
c'est vrai
merci beaucoup
Aymeric
merci Wassim
merci à toi
merci Kama
merci à toi
merci
à vous toutes
et tous
aussi
c'est important
auditeurs
auditrices de la radio mondiale
téléspectateurs
de France 24
vous qui nous suivez
sur les réseaux
sur Youtube
sur Insta
sur TikTok
un peu partout
sur Facebook
merci du fond du coeur
on se retrouve l'année prochaine
on va entamer
notre septième année
de Légendes Urbaines
et
et encore une fois
bah voilà
merci à vous
c'est grâce à vous
que cette émission continue
perdure
vous êtes de plus en plus
nombreuses et
et nombreux
on se sait
on est ensemble
comme vous le savez
merci du fond du coeur
pour votre soutien
c'est précieux
et merci de recevoir
toutes ces énergies
qu'on essaie de vous envoyer
de tout notre coeur
tel qu'il
tel qu'on vous les a
envoyés
donc encore une fois
avant de se retrouver
l'année prochaine
paix
amour
lumière
sur vous
One Love La Femme
Dégueulasse et soigneuse
mes gros frères
et sexy
pas besoin de savoir bouger
laisse-toi aller
j'ai dit
pas besoin de savoir bouger
laisse-toi aller
tout rate pour ces bitches
elles veulent me rentrer dedans
j'leur explique
un pas de long
je leur jure c'est moi qui
domine le monde
quoi qu'il en fasse
c'est moi qui fais ce beat
Gérald Jones
sans ski c'est hors piste
faut que ta clique éclate
t'es mon bif
Gérald Jones
plus que vrai
je suis un réel chien
pas le time
les gens me veulent
j'dis whatever
là j'fais les meilleurs moves
sur la piste
dans ma team
y'a nos losers
kiss me
les gens me dérangent
fuck that
take that bitch
death drop
avant de partir
sexy sexy
elles veulent me fuck
mais j'suis pas son mec
un backslide catnip
j'suis un flic
les hickies se mettent au monde
mon bar niche
j'en arrête
j'me rappelle 2010
les meufs demandaient
j'fais des pics
j'étais grave mignon
ferme ma bouille
flore atypique
depuis 2012
pas le time
pas le kiss
make it
take that
c'est marquant
le show
en même temps
c'est ouf
je respecte pas
leur game
c'est mieux
j'fais comme
je voulais
putain
Gérald Jones
c'est pas la
c'est pas
la
