Affaire du petit Grégory : Les confidences de Marie-Ange Laroche l Interview l ONPP
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Marie-Ange Laroche bonsoir merci
beaucoup d'être avec nous ce soir
bonsoir bonsoir à vos côté maître vzer
bonsoir vous défendez Marie-Ange Laroche
on va donc réagir à la réhabilitation
demandée par Jean-Marie villemain on va
d'abord s'intéresser si vous voulez bien
à vous et à comment vous avez
reconstruit votre vie depuis euh euh
l'affaire Grégorie que ça a été comme ça
dans les médias on a été abreuvé le nom
de la roche est immédiatement associé à
votre à votre mari qui a donc été
assassiné est-ce que déjà Marie-Ange
Larroche vous vous souvenez précisément
du coup de feu et quand vous avez
retrouvé votre mari par terre abattu par
Jean-Marie villmain oui je me souviens
ben oui précisément du du coup de feu
parce que j'étais justement devant lui
et un moment donné j'étais là
physiquement devant lui oui et à un
moment donné j'ai fait un un mouvement
d'épaule je m'en souviens très bien
c'est à ce moment-là que j'ai pas
vraiment entendu le coup de feu mais
j'ai vu Bernard mettre la main les mains
à sa poitrine et a tombé tout son n en
arrière sur le béton quoi il est mort
immédiatement non vous vous lui avez dit
à ce moment-là j'étais cherché des
serviettes pour l'éponger vous lui avez
dit me laisse pas je lui disais ne me
laisse pas oui c'est vrai euh parce que
je venais d'apprendre justement que Ben
j'étais enceinte de mon 2uxe enfant h HM
euh est-ce que vous compreniez le geste
de Jean-Marie Villin à ce moment-là
puisqueà l'époque on pensait que c'était
votre mari qui avait assassiné le petit
grégoryi non
euh je je ne comprends pas que je Marie
bin à tuer Bernard comme ça d'un coup de
fusil alors que mais quand vous l'avez
vu arriver à ce momentl est-ce que vous
saviez ce qu'il venait faire est-ce que
vous imaginiez que c'était pour abattre
l'assassin potentiel duç quand on est
descendu de la voiture on a entendu des
passes lourds quelqu'un qui sautait du
talu donc il avait près de la maison et
à ce moment-là on s'est retourné et
jean-mie bemain éit là avec le fusil il
avait déjà menacé votre mari auparavant
il y avait eu des tentatives oui le 6
mars 1985 alors que Bernard Laroche
venait d'être inocanté de sortir de
prison il avait menacé j'avais été voir
le procureur de la République qui avait
promis de prendre des mesures de
protection le 29 mars 85 alors que les
expertises mettaient hors de cause
Bernard Laroche ce n'est à ce à ce
moment-là et seulement à ce moment-là
que aucune mesure de protection Nant été
prise Bernard Laroche a été tué par
vilemain la machine à dérapage
continuait à démarré à ce moment-là il
faut rappeler vous vous en souvenez on
l'a rappelé dans le dans le reportage
c'est votre sœur à l'époque votre petite
sœur elle avait 15 ans Muriel bol qui
avait dénoncé votre mari qui avait dit
c'est lui qui a tué le petit Grégory
puis après elle s'est rétracté
aujourd'hui est-ce que vous êtes en
contact avec votre petite sœur
oui euh quand on se voit bonjour on
parle des enfants qui grandissent ben la
vie de tous les jours
euh je comprends qu'à qu'à 15 ans on
fait dire tout et n'importe quoi à cette
époque j'avais que 28 ans euh j'ai passé
euh beaucoup de garde à vue aussi et je
sais ce qu'ils sont capables de nous
faire faire ou de nous faire dire
nimporte qui à votre petite sœur à un
moment donné d'avoir comme ça dénoncé
votre mari selon vous à tort est-ce que
vous lui en avez voulu au début oui
oui au début je lui ai posé des
questions je lui ai demandé ce qui
s'était passé et puis c'est là qu'elle
m'a dit de toute façon je te jure j'ai
j'ai pas dit ça ils m'ont fait dire ça
ils ont écrit j'ai signé voilà c'est
est-ce que vous marieange l roche vous
avez à un moment donné douté de votre
mari puisquil y a eu quand même beaucoup
d'éléments qui ont fait penser à un
moment donné que c'était lui qui avait
tué le petit Grégori est-ce que vous il
vous est arrivé de douter de votre mari
jamais vous en aviez parlé avec lui
est-ce que vous lui avez posé des
questions précises par exemple bah bien
sûr oui j'ai discuté avec lui mais bon
il faut dire que on on nous a pas laissé
beaucoup de temps pour pouvoir en
discuter il a quand même été incarcéré 3
mois donc P dans ces 3 mois là vous avez
pu aller discuter avec lui vous allez
lui rendre visite non j'ai été plus de
mois soit-disant qu' était au secret et
j'ai pas pu le voir et quand j'y allais
le dernier mois bon moi j'ai emmené
notre fils de 4 ans et demi avec moi
donc l'essentiel c'était le gamin quoi
qui était là c'est alors je là il
comprenait pas quoi donc justement on se
demande vas-y non Madame La Roche vous
est-ce que vous en voulez au juge il y a
des parallèles entre votre affaire et
l'affaire en ce moment c'est-à-dire
l'inexpérience d'un jeune juge et le
mélange d'étonnant juge plus emballement
des médias moi je me souviens
parfaitement à l'époque j'étais
convaincu ce qui est stupide de de de la
culpabilité de votre mari et évidemment
après les choses sont montées à la
surface comme bon est-ce que vous en
voulez au juge
oui j'en veis particulièrement aussi au
juge Lambert d'ailleurs une fois il
m'avait appelé dans son bureau et benah
bien sûr c'est quand Bernard avait été
tué donc il m'a simplement dit Madame
Laroche je voulais vous dire une chose
en face c'est que l'assassinat de
Bernard restura en travers de ma gorge
toute ma vie il me dit voilà j'ai occupé
Bernard à l'époque sur la conviction de
la gendarmerie et je n'avais pas lu les
procès verbaux voilà ce que le jugebert
m'a dit ce qu'on a envie évidemment de
savoir avant qu'on en vienne à la
demande de réhabilitation et mettre que
vous exprimiez là-dessus c'est comment
on se reconstruit derrière ça vous
faites quoi aujourd'hui Marie- an
Laroche c'était il y a 20 ans
l'assassinat de votre mari vous vous
faites quoi je vais vous dire ça m'a
fermé beaucoup de portes en 20 ans je
n'ai pas retrouvé de travail jamais en
20 ans j'ai travaillé on va dire 18 mois
vraiment des petits contrats par
terriimire 6 mois et demi parce qu'on
vous regardait on disait que c'était
vous étiez la veuve de l'assassin quoi
grosso modo bien sûr bien sûr oui euh
d'ailleurs je vois pas pourquoi est-
qu'on me reprochait mais les portes
c'est vrai que se sont fermées depuis là
et qu'est-ce que vous avez comme
activité qu'est-ce que vous vous faites
qu'est-ce que vous avez fait là pendant
ces 18 mois comme euh ces 18 mois j'ai
travaillé un an en chauffeur livreur en
boulangerie j'ai travaillé 6 mois et
demi de nuit chez Meritor donc dans les
pièces de voiture et euh der
dernièrement suite à une formation AFPA
j'ai eu la chance de travailler en
grande surface j'avais refait une
formation en fromage coupe et
charcuterie à la coup quoi aujourd'hui
vous vizes quoi Marie la roche
aujourd'hui ma situation est vraiment
très
dure j'ai je touche un peu encore de
laallocation chômage mais à partir de
juin je n'aurai plus
rien bon aujourd'hui mes deux fils sont
grands donc je n'ai plus de droit aux
allocations familiales pour eux deux
donc c'est sont eux-mêmes reconstruits
comment vous leur avez beaucoup parlé de
cette histoire vous laffire Grégori vous
avez fait en sorte de la laisser loin
derrière vous euh non parce qu'on ne
peut pas on peut pas oublier c'est sûr
doncz parl oui il faut qu'on en parle
surtout le le grand le grand est
vraiment il est marqué c'est pareil lui
je pense que sa vie est a vraiment
basculé elle a vraiment chaviré pour le
restant de ses jour je pense aujourd'hui
on ne sait pas qui a tué le petit
greégoryi vous vous avez une conviction
profonde j'ai simplement une conviction
je j'espère au fond de moi-même qu'on
saura un jour enfin la vérité mais vous
vous ne savez pas non pas du tout non
aucunement aucunement est-ce que vous
êtes en contact aujourd'hui avec
Jean-Marie et Christine vilemain non
certainement pas jamais vous avez pas
envie de vous expliquer une fois pour
toute avec eux non pas du tout j'estime
que c lui qui a qui a tué mon mari je ne
vois pas pourquoi c'est moi qui réver ru
Jean-Marie Vilmain n'a jamais eu de de
de regret du geste qu'il a commis envers
mes mes fils et moi-même donc je ne vois
pas si aujourdhui venit vers vous
je n'ai rien à leur dire malgré tout
rien du tout non là ils m'ont fait trop
de mal quand vous avez appris donc la
demande de réhabilitation ce qui est la
loi française Jean-Marie vilemain il
demande rien d'autre que lui soit
appliqué la loi française il a payé sa
dette envers la société vous vous avez
été choqué pourquoi et ensuite mettre
vous pourrez développer vous avez été
choqué pourquoi de la demande de
réhabilitation elle-même ou de ne pas
l'avoir appris puisque il a demandé il y
a quelques mois déjà et vous l'avez pas
appris par voix officielle vous l'avez
appris par la presse euh ben les deux
parce que oui j'ai appris par la presse
donc pareil comme toujours par le
journal de tout ce qui se passe bon je
pense bon c'est vrai que la loi ne dit
pas qu'il faut prévenir les
personnes quand on demande une
réhabilitation mais je pense que dans
une affaire comment on peut dire de
cette ampleur je pense qu'on aurait pu
au moins avoir un geste au moins nous
prévenir un petit peu quoi qu'on s'y
attende un peu mais là c'est quand même
brutal c'est choquant le fait qu'il soit
réhabilité ça ça vous choque en soi il a
payé sa dette envers la société ça ça
vous choque ça bah choqué oui je suis
vraiment choqué payer sa dette envers la
société vous savez quand on commet un
meurtre de sans frroid 50 prisons donc
un avec surcil je crois que c'est pas
cher payé maître vous ce qui vous choque
c'est le mot réhabilitation c'est parce
que c'est proche de révision or c'est
pas ça la réhabilitation hein c'est ça
c'est les termes juridiques qui vous qui
vous qui vous choquent oui très
brièvement deux problèmes il y a 20 ans
le procureur de la République ne prend
aucune mesure de protection malgré ses
promesses résultat Bernard Laroche de
santé est tué 20 ans après le même
procureur de la République le parquet
soutient la demande de réhabilitation de
Jean-Marie villemain sans prendre la
précaution et la dessence de prévenir la
famille de la victime et puis pour finir
je crois qu'il y a un vrai problème
juridique il y a eu des
disfonctionnement monsieur Carly en
parle en ce moment il y a d'énormes
dysfonctionnement judiciair 20 ans après
ça continue bien que l'affaire d'Out TR
n'est pas l'affaire Grégorie les faits
sont différents les mêmes
dysfonctionnements on les trouve et bien
aujourd'hui le mot réhabilitation dans
le langage commun si on prend la
définition du Robert définition du
Robert rendre à un condamné à la fois
ses droits perdus et l'estime publ en
reconnaissant son innocence c'est
grottesque Jean-Marie vilemain n'est pas
innocent il a reconnu sa culpabilité le
problème ce n'est pas nié qu'un condamné
puisse faire disparaître du cas
judiciaire pour se réinsérer une
peineitation c'est ça ça mais il
faudrait changer les termes parce que
dans le langage commun lorsque
Jean-Marie villmain s'il obtient cette
réhabilitation judiciaire dansage commun
ça sera interprété comme il n'a rien
fait vous habitez toujours mariage
Laroche là-bas à côté de la Volen oui je
suis toujours dans les v oui vous n'avez
jamais déménagé non autour de vous on
quand vous regarde on dit quoi il y a
encore une suspicion non il faut je
dis l'opinion publique a vraiment
basculé a vraiment beaucoup changé
vis-à-vis de moi je vois maintenant il y
a beaucoup de personnes qui me
témoignent d'ailleurs de personnes que
je ne connais pas qui me témoignent
beaucoup de de
sympathie style on est de tout cœur avec
vous voilà un moment donné vous receviez
beaucoup de lettrre anonyme notamment au
moment du procès de Jean-Marie vilemain
vousêtre anonyme qui vous disait aussi
il n'a fait qu'assassiner le l'assassin
du petit grégoryi oui j'ai eu énormément
de de lettres de soutien beaucoup
beaucoup c'est vrai mais j'ai reçu aussi
des mauvaises lettres il y avait pas que
des bonnes il y avait d'ailleurs des
lettes de menace de mort aussi on te
prerend la peau au moment que tu t
attendras le le moin
ENF voilà ce que j'avais le sty ça c'est
fini tout ça ça s'est calmé oui ben
heureusement parce que c'est déjà dur à
vivre avec pour terminer vous avez écrit
au Garde des saau à propos de cette
réhabilitation vous lui avez écrit quoi
Pascal Clément Marie- an laaroche je
pense que déjà le mot réhabilitation
faudrait peut-être changer ce mot c'est
que vous lui avez écrit ça comme le dit
votre ça rejoint ce que mon avocat vient
de dire
et et elle a protesté contre le fait de
ne pas avoir été informé informé je
pense qu'on devrait un peu informer les
victimes ce n'est pas nier le droit à
réhbitation ce n'est pas nier le droit à
rinsertion c'est qu'on informe les
victimes on peut pas tous les jours en
tant que garder sa dire on s'occupe des
victimes et puis faire en sorte que ces
représentants ne les préviennent pas
merci de votre témoignage marieange la
roche merci Maître merci beaucoup merci
à vous
