E161 Apprendre le français en 2025

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2 Vues de vidéo·1 janv. 2025
Apprendre le français en 2025
Bonne année à toutes et à tous !
J'espère que vous allez bien, que vous avez passé de bonnes fêtes.
Moi, je suis ravi de commencer une nouvelle année de français à vos côtés.
Je suis en solo aujourd'hui pour cet épisode.
Et avant de parler de notre sujet,
je vais vous dire un peu ce à quoi vous pouvez vous attendre avec le podcast cette année.
Alors, je pense qu'on a trouvé notre rythme de croisière.
Le rythme de croisière, c'est un peu comme un bateau qui a trouvé la bonne vitesse à laquelle avancer.
Nous, je pense qu'on a trouvé notre rythme de croisière, notre rythme de publication.
Parce que depuis qu'on a recommencé le podcast,
on a réussi à publier un épisode toutes les deux semaines.
On a réussi à respecter notre rythme de publication.
Et ça, ça n'était pas arrivé depuis très longtemps.
Donc c'est une petite victoire qu'il faut célébrer.
Donc voilà, je la célèbre avec vous aujourd'hui.
Et ça me fait penser qu'on a réussi à trouver une bonne organisation.
C'est en grande partie grâce à Ingrid, qui est très impliquée sur le podcast.
Donc voilà, grâce à elle, nos épisodes de conversation,
eh bien, on arrive à être plus réguliers.
Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas des choses à améliorer.
Évidemment, on peut toujours faire mieux.
Et vous le savez, je suis un éternel perfectionniste.
Et puis on a aussi envie peut-être de vous proposer de nouvelles choses.
C'est pour ça que sur la page de cet épisode, on va publier un petit sondage.
On va le faire aussi peut-être sur Spotify,
pour vous demander quelles catégories de sujets vous avez envie d'écouter dans le podcast cette année.
Peut-être que vous voulez plus d'épisodes qui racontent des histoires personnelles,
ou au contraire des épisodes sur la politique, sur l'histoire de France, je ne sais pas.
On va vous laisser choisir.
Donc voilà, allez sur la page de l'épisode ou alors sur Spotify
pour nous dire quels types de sujets vous avez envie d'entendre dans le podcast cette année.
Alors, en début d'année, on a souvent dans les médias ce sujet un peu tarte à la crème,
le sujet des bonnes résolutions.
Ah oui, quand on dit qu'un sujet est tarte à la crème, comme le dessert, une tarte à la crème,
ça veut dire que c'est un sujet cliché, un sujet avec plein de lieux communs, de banalités,
exactement comme ce sujet des bonnes résolutions en début d'année.
Il y a toujours les mêmes conseils, des conseils qu'on a déjà entendus cent fois
et que malgré tout, on ne va pas appliquer.
Parce que, comme vous le savez, assez souvent, les gens abandonnent leurs bonnes résolutions
au bout de seulement quelques semaines.
Moi, je dois vous avouer que j'en ai un peu marre d'entendre ce genre de conseils.
Je pense que j'ai fait une overdose de développement personnel,
que ce soit dans les podcasts, dans les livres, etc.
D'ailleurs, maintenant, j'écoute de moins en moins souvent de podcasts.
Je préfère écouter de la musique parce que, voilà, je pense que j'en ai assez d'entendre des gens
me dire comment je dois vivre ma vie.
Je pense que quand j'étais plus jeune, c'est quelque chose qui m'a beaucoup aidé.
Mais maintenant, j'ai compris plus ou moins comment les choses fonctionnent
et surtout comment moi, je fonctionne.
Donc, voilà, je préfère m'éloigner un peu du développement personnel.
C'est pour ça que, dans cet épisode, je vais, moi aussi, essayer d'éviter de vous donner des conseils.
Je vais plutôt essayer de provoquer des petites réflexions,
essayer de vous raconter des histoires qui, peut-être, vont vous donner matière à réflexion.
Donner matière à réflexion, ça veut tout simplement dire vous aider à penser, vous aider à réfléchir.
Oui, parce que ça fait bientôt dix ans que j'enseigne le français.
Ça fait même plus de dix ans.
Si mes souvenirs sont bons, j'ai commencé en novembre 2014 à l'Institut français.
Ça ne me rajeunit pas.
Le temps passe vite.
Pourquoi je vous disais ça ?
Oui, parce que, forcément, comme j'enseigne le français depuis assez longtemps,
ma vision de l'enseignement a évolué au fil des années.
Et aujourd'hui, je ne pense plus nécessairement à la même chose qu'il y a dix ans,
ou même que quand j'ai commencé le podcast.
Et c'est bien normal.
En français, on dit qu'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.
Seuls les idiots ne changent pas d'avis.
Et c'est pour ça que dans cet épisode, je vais peut-être contredire des choses
que j'avais partagées avec vous il y a quelques années.
Donc cet épisode va être une sorte de mise à jour
et j'espère qu'elle va vous aider à y voir plus clair
et peut-être à réévaluer certaines de vos idées,
de vos conceptions sur l'apprentissage du français.
Je vous rassure, ça ne va pas être un épisode trop technique.
Mais comme je vous l'ai dit, j'espère qu'il vous donnera matière à réflexion.
Allez, c'est parti !
Aujourd'hui, je pense qu'une des choses les plus importantes pour apprendre une langue,
c'est de changer de perspective.
Alors, par le passé, je vous ai recommandé...
Je ne sais plus dans quel épisode, mais je me souviens vous en avoir parlé.
Je vous ai recommandé d'avoir un objectif SMART.
C'est quelque chose que j'avais lu dans un livre de développement personnel, il me semble.
Un objectif SMART, c'est un acronyme.
S pour spécifique, M pour mesurable.
Et le reste, j'ai déjà oublié.
En gros, l'idée, c'était d'avoir ou de se fixer des objectifs concrets,
comme par exemple apprendre 10 nouveaux mots de français par jour
ou bien réussir un examen B2 d'ici la fin de l'année.
Voilà, avoir un objectif très concret pour se motiver.
Et c'est vrai que, notamment quand on est jeune,
on a l'impression d'avoir notre destin entre les mains et que tout est possible.
Donc on aime bien ce genre d'idées, ce genre de concepts comme les objectifs SMART
qui nous donnent l'impression de parfaitement contrôler la situation.
Mais, et ça je m'en suis rendu compte en vieillissant,
la vie se charge de nous donner des leçons d'humilité.
Eh oui, bon, parfois certains et certaines reçoivent ces leçons plus ou moins tard,
mais à un moment ou l'autre, on comprend qu'on ne peut pas tout contrôler.
D'ailleurs, il y a une citation que j'adore qui résume bien ça.
On la doit au célèbre boxeur américain Mike Tyson qui disait
Et en français, on pourrait traduire par
Bon, c'est un peu plus long.
C'est vrai que le verbe ou l'expression to get punched en français,
c'est recevoir un coup de poing.
C'est un peu plus long, mais vous avez compris l'idée.
Ah, et d'ailleurs, notez ici, au passage, un petit rappel de grammaire.
Tout le monde a un plan jusqu'à ce qu'il reçoive.
Reçoive, c'est le subjonctif du verbe recevoir
parce que, après l'expression jusqu'à ce que, il faut utiliser le mode subjonctif.
Voilà, un petit conseil ici, ou plutôt un petit rappel au passage.
Alors, quand on est face à ces leçons, soit on les accepte,
on accepte que la vie n'est qu'une suite de problèmes à résoudre,
de contretemps, d'incertitudes.
Soit on reste campé sur nos positions et on continue d'essayer de tout contrôler.
Mais bon, ça, ça demande beaucoup d'énergie et, en général, ça ne marche pas longtemps.
C'est pour ça qu'il vaut mieux essayer de suivre le courant,
le courant comme le courant de la rivière,
plutôt que d'aller à contre-courant.
Si on passe notre temps à aller à contre-courant,
à lutter contre les éléments,
on risque de se fatiguer et de finir par se noyer.
Si je vous dis tout ça, c'est parce qu'à mon avis,
se fixer un objectif ou un challenge,
ça peut parfois être utile, on en reparlera,
mais c'est une illusion.
Ça nous donne l'illusion que l'apprentissage est un processus linéaire
avec un objectif précis que l'on doit atteindre.
Alors qu'en réalité, l'apprentissage est tout sauf linéaire.
Et, en plus, il est difficilement quantifiable.
Par exemple, si on quantifie l'apprentissage
par le nombre de mots de vocabulaire que l'on mémorise,
eh bien, en réalité, c'est un indicateur qui est assez arbitraire
et qui n'est pas si utile que ça.
On peut avoir l'impression de parler couramment une langue
même si on a un vocabulaire plutôt limité.
Au contraire, on peut être incapable de tenir une conversation basique
même si on a un vocabulaire très riche.
Bref, vous l'avez compris.
Aujourd'hui, je ne suis pas fan de ce genre de conseils,
des objectifs smart.
Si ça fonctionne pour vous très bien,
ce n'est pas moi qui vais vous décourager de continuer.
Au contraire, mais je pense que pour un grand nombre de personnes,
c'est pas la méthode la plus efficace.
D'autant plus que, comme je vous l'ai dit,
ça donne l'illusion qu'apprendre une langue,
c'est comme atteindre un but,
c'est comme essayer de remplir un objectif.
Mais en réalité, il n'y aura pas un jour
où vous allez vous réveiller et vous dire
«Ah, ça y est, je parle français !»
«Ça y est, j'ai atteint mon objectif, je parle français !»
Comme je vous le répète souvent,
et ça, je pense toujours aujourd'hui,
apprendre une langue, c'est un voyage.
Ce n'est pas une destination.
Ce n'est pas un objectif.
Au fil de votre apprentissage,
vous allez commencer à remarquer des indices.
Il y a des indices qui vont apparaître progressivement.
Par exemple, vous allez écouter une chanson en français
et vous vous rendrez compte que vous comprenez les paroles.
Peut-être pas toutes les paroles,
mais vous comprenez le sens de la chanson.
Ou alors, vous allez vous rendre compte
que vous êtes de moins en moins stressé
quand vous parlez français.
Je pense que c'est vraiment important
d'apprendre à remarquer et à apprécier ces indices
parce qu'ils sont pleins de petites victoires.
Des petites victoires qu'il faut célébrer.
Parce que c'est ça qui va nous permettre
de rester motivés.
Bien sûr, il y aura quand même des jours
où vous serez fatigué
et vous aurez l'impression de parler comme un débutant.
Moi, j'ai beau parler anglais tous les jours
depuis des années,
ça m'arrive encore de me sentir comme un débutant.
Parfois, de ne pas trouver mes mots,
de galérer, comme on dit.
Donc galérer, avoir des difficultés.
Oui, il y a des jours où je galère un peu
à parler anglais et où ça me fatigue.
Mais c'est comme quand on joue d'un instrument
ou quand on fait un sport.
Même si on atteint un bon niveau,
il y a des jours avec et des jours sans.
Et surtout, si vous apprenez à jouer du piano,
par exemple, vous ne vous dites pas
« Ah, c'est bon, je joue suffisamment bien,
maintenant je n'ai plus besoin de pratiquer,
je n'ai plus besoin de m'entraîner. »
Non, a priori, si vous apprenez à jouer du piano,
c'est parce que vous avez envie
d'en jouer toute votre vie.
Eh bien, c'est la même chose avec les langues.
Par contre, ce qui est vrai,
c'est que plus on a un niveau élevé dans une langue,
plus elle est ancrée en nous.
Et moins il y a de chances qu'on l'oublie.
Même si vous arrêtez d'utiliser cette langue
ou si vous ne l'utilisez pas beaucoup
pendant un certain temps,
vous serez toujours capable de vous débrouiller,
de réussir à comprendre ce qu'on vous dit,
de réussir à communiquer.
On peut dire que vous aurez atteint
un niveau minimum de confort.
Un niveau minimum de confort, un NMC.
Moi aussi, je crée des acronymes.
Attention, je vais déposer ça,
donc respectez mes droits d'auteur.
Si vous parlez du niveau minimum de confort,
n'oubliez pas de me citer.
Alors oui, ce niveau minimum,
ça va être une sorte de filet de sécurité.
Vous savez, comme au cirque,
quand il y a des acrobates,
on met un filet de sécurité.
Comme ça, quand ils tombent,
ça permet de les protéger.
Eh bien vous, grâce à ce niveau minimum,
vous serez toujours capable de parler cette langue.
Certes, de manière imparfaite,
mais vous ne retomberez jamais au niveau zéro.
Même si vous faites une longue pause,
après, peut-être que vous ferez plus d'erreurs,
il y aura sûrement des mots que vous aurez oubliés,
mais vous serez quand même capable de lire un article
et d'en comprendre les principaux arguments.
Et si quelqu'un vous parle en français,
vous arriverez à vous faire comprendre.
Et puis, une fois qu'on a atteint ce niveau,
c'est plus facile et c'est plus rapide
de rafraîchir son français.
C'est un peu comme quand on fait de la musculation.
Le plus dur, c'est la première fois,
quand on construit ses muscles.
Mais une fois qu'on a ses muscles,
même si on fait une pause pendant plusieurs mois
ou plusieurs années,
quand on recommence la musculation,
les muscles reviennent plus rapidement que la première fois.
Sauf si on est devenus beaucoup plus âgés entre les deux,
parce que la vieillesse influe aussi
sur la vitesse à laquelle on peut construire nos muscles, évidemment.
Mais bon, ça, c'est un autre débat.
Avec la langue, c'est pareil.
Une fois que vous l'avez apprise une première fois,
c'est évidemment plus facile de la rafraîchir,
même après une longue pause.
En fait, on peut presque dire que
cette langue devient une sorte de superpouvoir.
Et quand on y pense,
c'est quelque chose d'assez incroyable.
En tout cas, moi, je trouve que c'est incroyable.
Par exemple, depuis que je suis rentré en France,
je ne pratique plus du tout le polonais.
En tout cas, je ne m'en sers plus au quotidien.
Il y a une seule chose que je fais encore en polonais,
c'est d'écouter un podcast.
Un podcast pour les natifs,
parce que j'aime beaucoup sa créatrice.
Et je continue de l'écouter,
simplement par curiosité,
pour savoir ce que devient sa créatrice.
Mais comme elle publie des épisodes assez rarement,
eh bien, j'écoute pas beaucoup de polonais, malheureusement.
Mais parfois, je me rends compte,
quand j'écoute ce podcast,
que je suis toujours capable de le comprendre.
Et ça, c'est assez incroyable.
Parce que je me dis que
si je le faisais écouter
à n'importe lequel de mes amis français,
ou même à une personne dans la rue,
ici, en bas de chez moi,
il n'y comprendrait absolument rien.
Et moi, eh bien, j'écoute ça.
Et ces sons, qui peuvent sembler totalement étrangers
et totalement bizarres
à quelqu'un qui ne parle pas polonais,
moi, c'est quelque chose que je comprends.
Bref, si je vous raconte tout ça,
c'est pour essayer de vous faire changer de perspective,
pour vous faire oublier cette destination,
ce rêve de vous réveiller un jour
et de parler français couramment,
pour, à la place, essayer d'apprécier davantage le voyage.
Parce que pendant ce voyage,
progressivement, vous allez acquérir un nouveau superpouvoir.
Maintenant, la deuxième grande idée
que j'aimerais partager avec vous dans cet épisode,
c'est celle du plaisir.
Je pense que pour apprendre une langue,
il faut privilégier le plaisir
plutôt que la contrainte.
Oui, parce que, comme je l'ai répété plusieurs fois
et comme vous le savez bien,
apprendre une langue, c'est un marathon et pas un sprint.
Ça, c'est l'analogie tarte à la crème aussi,
l'analogie qui revient souvent,
mais parce qu'elle décrit bien ce processus d'apprentissage.
C'est un effort long et constant
plutôt qu'un effort court et intense.
Comme on sait qu'apprendre une langue demande des années,
on ne peut pas seulement compter sur notre volonté
ou notre discipline
pour maintenir nos efforts aussi longtemps.
C'est pour ça que la notion de plaisir est très importante.
Bien sûr, on peut aussi essayer de construire une habitude.
D'ailleurs, c'est quelque chose que je vous avais recommandé
dans un des premiers épisodes du podcast.
C'est plus facile de maintenir une bonne habitude
que de se forcer chaque jour à faire quelque chose.
Mais malheureusement, même les bonnes habitudes peuvent se perdre.
Vous avez sûrement vécu des phases
pendant lesquelles vous n'aviez plus du tout envie
d'écouter ou de lire quoi que ce soit en français.
En tout cas, c'est important d'accepter
que ces phases de pause font partie de l'apprentissage.
D'ailleurs, elles font aussi partie plus globalement de la vie.
Si vous devez arrêter le français pendant quelques mois
parce que, je sais pas, vous venez d'avoir un enfant, par exemple,
eh bien, c'est évidemment OK.
Il n'y a aucun problème avec ça.
Il ne faut surtout pas se culpabiliser pour ça.
Le problème, c'est que si ces pauses se répètent trop
ou si elles durent de plus en plus longtemps,
il y a un vrai risque d'abandonner
avant d'avoir atteint le NMC, le niveau minimum de confort.
Et ça, eh bien, ça serait vraiment dommage.
C'est comme ce dessin que vous avez peut-être vu
d'un homme qui creuse un tunnel pour trouver un trésor,
un long tunnel,
et il l'abandonne alors qu'il est à seulement un mètre du coffre.
Il l'abandonne, il arrête de creuser,
alors que s'il avait continué un tout petit peu plus longtemps,
il aurait trouvé le trésor.
Donc, si ça vous arrive,
si vous sentez que vous risquez d'abandonner votre apprentissage du français,
ça signifie qu'il est sûrement temps de changer quelque chose
et de remettre le plaisir au cœur de votre apprentissage.
Oui, parce que malheureusement,
pour une partie d'entre nous qui avons appris les langues à l'école
il y a quelques années,
parce que maintenant, je pense que c'est un petit peu différent,
on a l'impression qu'apprendre une langue,
c'est quelque chose qui doit être un peu pénible.
Avec plein de contraintes.
Moi, je me souviens, par exemple,
les premiers cours d'anglais que j'ai eu,
on devait apprendre par cœur la liste des verbes irréguliers.
Ça, c'est une chose sur laquelle on a passé beaucoup d'heures.
Donc, moi, au lieu d'associer l'anglais à la littérature,
à des films, etc.,
pour moi, l'anglais, c'était apprendre des verbes irréguliers.
Et ça, c'est un héritage qu'on a de manière plus ou moins consciente,
toujours aujourd'hui.
Quand on commence à apprendre une langue,
on se dit que ça doit forcément être quelque chose d'un peu ennuyeux,
d'un peu pénible, d'un peu difficile.
Alors oui, c'est vrai qu'apprendre une langue, c'est parfois fatigant.
C'est un exercice qui fait énormément travailler le cerveau,
vous le savez bien.
Mais le processus d'apprentissage en lui-même,
il doit vous procurer du plaisir.
Ce plaisir ne doit pas seulement venir du rêve que vous avez
de parler français couramment un jour.
Il doit venir de l'apprentissage lui-même.
Donc, là, je pense que vous savez ce que je vais vous dire.
Si vous n'aimez pas la grammaire,
ne vous forcez pas à faire des exercices de grammaire.
Si vous n'aimez pas lire dans votre langue maternelle,
il y a peu de chances que lire en français vous donne du plaisir.
Donc, ça vaut la peine de prendre le temps d'identifier
les activités qui vous procurent du plaisir,
les activités qui vous donnent de l'énergie.
Par exemple, mes élèves qui ont le mieux réussi,
ce sont ceux qui ont trouvé des activités qu'ils aimaient tellement
qu'ils les faisaient tous les jours.
C'est des activités qui ont fini par faire partie de leur vie.
Alors, pour certains, c'était regarder des séries en français.
Ils pouvaient passer plusieurs heures par jour,
après le travail, à regarder des séries.
Pour d'autres, c'était lire des romans, etc., etc.
Mais c'était des choses qu'ils aimaient tellement faire
qu'ils n'avaient pas besoin de se forcer,
même si, évidemment, c'était un peu plus difficile
de les faire en français que dans leur langue maternelle.
Mais c'est quand même une habitude qu'ils ont réussi à incorporer
dans leur vie de tous les jours assez facilement.
Une autre façon d'avoir du plaisir en apprenant une langue,
c'est d'essayer de rendre l'apprentissage plus ludique,
de transformer l'apprentissage en jeu.
Ça, c'est quelque chose que certaines applications font très bien,
notamment Duolingo.
Duolingo, grâce à toutes leurs mécaniques de jeu,
par exemple, grâce aux points qu'on peut gagner, etc.,
ils ont réussi à convaincre des gens
qui n'aimaient pas spécialement apprendre une langue
de pratiquer régulièrement.
Moi, j'ai eu l'exemple très récemment avec ma mère
qui a découvert Duolingo sur sa tablette.
Et depuis, tous les jours,
elle fait 30 minutes d'anglais et 30 minutes d'espagnol sur Duolingo.
Je crois que ça fait plus d'un an déjà qu'elle fait ça régulièrement.
Bon, personnellement, je ne suis pas un grand fan de Duolingo.
Je pense que c'est bien pour débuter,
mais qu'ensuite, ce n'est pas ce qui va nous permettre
de développer nos compétences le plus efficacement.
Mais, comme on dit, c'est mieux que rien.
J'ai vécu la même chose, personnellement,
avec ma montre connectée dont je vous ai déjà parlé,
la montre que j'ai achetée pour courir.
Et bien, comme sur cette montre, je peux voir mes temps de course,
ça m'incite à continuer de m'entraîner pour essayer de battre mon record.
Donc là aussi, il y a un petit côté jeu,
J-E-U, un côté jeu, un côté ludique,
qui me pousse à continuer de pratiquer.
C'est pour ça qu'au début, je vous ai dit
que se fixer un défi ou un objectif de temps en temps,
ça peut être une bonne idée,
tant que vous ne considérez pas cet objectif
comme votre but ultime,
mais simplement comme un défi temporaire
pour varier votre apprentissage.
Ça peut être de passer un examen,
de lire tel ou tel livre,
ou bien d'écouter tant d'épisodes d'un podcast
pendant les trois prochains mois.
D'ailleurs, je vous conseille plutôt de privilégier le court terme,
d'avoir un objectif, par exemple, sur trois mois,
parce que quand on a des objectifs qui sont trop éloignés dans le temps,
il y a plus de risques d'abandonner en cours de route.
D'ailleurs, si vous cherchez un nouveau défi pour ce début d'année,
je vous conseille évidemment de vous inscrire à un de nos cours.
En général, il y a beaucoup d'élèves qui s'inscrivent en début d'année
parce que c'est une période qui est assez propice.
Et l'avantage de nos cours,
c'est que vous n'avez pas de questions à vous poser,
vous avez un plan d'action clair
pour ne pas perdre du temps à vous demander
ce que vous devez faire aujourd'hui.
Non, vous vous connectez au cours
et vous savez exactement ce que vous avez à faire.
Et bien sûr, pour que ces leçons ne deviennent pas une contrainte ou une corvée,
on a essayé de les rendre tout aussi intéressantes que les épisodes du podcast.
Et en plus, bien sûr, la grande différence,
c'est qu'il y a des exercices interactifs avec des petites histoires amusantes.
Il y a aussi des leçons spécifiques pour vous aider à comprendre la grammaire
et des exercices pour pratiquer.
Et puis, il y a toute l'équipe InnerFrench
qui est là pour vous soutenir tout au long du cours.
Et en plus, vous ne prenez aucun risque
parce qu'il y a une garantie de 30 jours,
donc vous pouvez essayer le cours.
Et si ça ne vous plaît pas pour une raison X ou Y,
vous pouvez demander un remboursement sans aucun problème.
Voilà, c'était le petit placement produit.
On n'en fait pas souvent, mais là, comme c'est le début de l'année,
je pense que c'est le moment idéal pour rejoindre un de nos cours,
si jamais vous hésitiez.
Dans tous les cas, je profite de ce début d'année pour vous remercier encore une fois.
Merci pour votre fidélité et pour votre bienveillance.
C'est vrai qu'on se fait souvent la réflexion avec Ania et Ingrid
qu'on a vraiment une communauté géniale,
une communauté qui n'hésite pas à s'entraider.
D'ailleurs, si vous voulez aider les autres auditeurs et auditrices,
je vous invite à écrire en commentaire l'activité
qui vous donne le plus de plaisir en français.
Comme ça, ça pourra donner des idées aux autres,
ça pourra les inspirer.
Et si vous vous êtes fixé un défi, partagez-le aussi.
Pareil, ça pourra inspirer les autres auditeurs.
Je vous souhaite encore une fois une excellente année 2025
et je vous donne rendez-vous dans deux semaines pour un nouvel épisode.
À bientôt !
