LE CLUB MATIN L'adjoint nîmois Pierre Jaumain : « Mes mandats, ce n'est pas du cumul »

Objectif Gard
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15 oct. 2026
Et ce soir, on reçoit le premier fédéral
du Parti Socialiste dans le Gard
au lendemain des résultats de la primaire
de la gauche non-mélenchoniste.
C'est Raphaël Glücksmann qui a été élu très largement dès le premier tour.
Pierre Jourmain est également, on va
le rappeler, adjoint au maire de Nîmes.
Et avec lui, on va faire le premier bilan de son action six mois
après son arrivée aux manettes de la ville avec Vincent Bougé.
Bonsoir, M. Jourmain.
Bonsoir, Abdel.
Merci beaucoup d'être là ce soir dans notre émission,
dans cette première de cette nouvelle saison.
Vous êtes, on peut le dire, peut-être
une forme d'ambassadeur de cette saison ?
Voilà, j'accepte la mission.
Allez, très bien.
Attention, ça veut dire qu'il faudra venir
aux moments les plus importants dans cette émission.
Peut-être pas tous les soirs.
Non, pas tous les soirs, rassurez-vous.
Mais il y a des soirées électorales,
il y a pas mal de choses qui vont arriver, forcément, cette année.
C'est un plaisir de venir ici.
Allez, je vous propose tout de suite de passer à la séquence interview,
et je redonne la parole à Coralie Mollary,
c'est elle qui va vous poser les premières questions.
Eh oui, nouvelle saison, et nouvelles questions politiquement coquines.
Monsieur Jourmain, apparemment, vous aimez les sandwichs.
Oui, vous faites allure. Tout le monde n'a peut-être
pas lu sa discrétion d'hier, mais oui, effectivement,
je mange des sandwichs quasiment tous les midis.
Entre midi et deux, pour justifier votre boulimie de mandat.
Non, pas du tout. Pour continuer à travailler
et à ne pas perdre trop d'heures entre mon travail et mon mandat.
Alors, pourquoi je dis boulimie ? C'est parce que,
reconnaissez tout de même que vous avez beaucoup de mandats.
Vous êtes adjoint, Abdelhadi, à l'urbanisme et au logement.
Sous la précédente majorité,
je crois que ces deux délégations étaient divisées entre deux élus.
Vous êtes aussi vice-président de Nîmes Métropole,
délégué à l'habitat et au renouvellement urbain. Vaste dossier.
Vous êtes aussi président de l'agence de l'urbanisme,
membre de l'EPF, président de la SAT.
Je ne peux pas tout énumérer parce qu'Abdel, après,
va me dire qu'il faut terminer l'interview et je n'aurai plus qu'à poser
que deux questions. Mais comment vous faites pour gérer tout ça ?
Alors d'abord, vous avez compris que tout ça participait d'un même
thème, d'une même fonction, d'un même travail et les équipes aussi.
Et là où vous pourriez avoir envie de considérer que c'est du cumul,
c'est aussi un gage de grande efficacité.
Parce que j'ai découvert aussi des équipes
à la ville ou à la métropole qui se parlaient peu.
Et parfois, le fait d'avoir des élus distincts pouvait ralentir
à la fois le travail et les décisions.
Là, ce n'est plus le cas. Donc on mutualise beaucoup le travail.
— Oui, c'est transversal. Après, vous continuez aussi votre métier
au syndicat de la Camargue Gardonne.
Je vous le confirme. Je travaille toujours.
— Et vous êtes aussi patron du PS local.
Tous les mandats ne se confondent pas. — Ben non.
Mais vous voyez, les choses avancent.
Je ne crois qu'il n'y a aucun dossier qui soit ralenti.
— Pour l'instant, c'est le début. — Aucune décision.
Oui, mais s'il y avait eu un blocage,
le blocage aurait existé dès le début. C'est pas le cas.
Sinon, vous l'auriez déjà entendu et vous me l'auriez déjà dit. — C'est
le début. On continuera de voir ce qui va se passer pendant ce mandat.
Mais est-ce qu'on ne prend pas le risque ? Parce que c'est vrai,
quand même, la gauche, elle a marqué l'opinion publique,
elle a marqué la France pour cette volonté de partager le pouvoir,
la loi sur le non-cumul des mandats.
C'était d'ailleurs François Hollande.
Est-ce qu'en cumulant ces fonctions, on ne prend pas le risque
quand même que ce soit les services qui décident ?
Justement, non. Si effectivement,
j'avais eu des délégations dans des sphères
ou des délégations extrêmement différentes, le risque aurait existé.
là c'est l'inverse, puisque les équipes sont obligées de travailler
toutes ensemble, je les vois régulièrement
et vraiment je vous confirme
et vous le verrez avec le temps
à force de la preuve
on travaille plutôt bien, il n'y a pas de soucis majeurs
et rassurez-vous
Ce qu'on peut se dire aussi avec Abdel
en préparant cette interview, c'est ce qu'on s'est susurré
à l'oreille, c'est que
vous en tant que socialiste, vous avez quand même
vachement bien négocié les discussions
quand vous avez discuté avec Vincent Bouget pour cette campagne
des municipales, parce qu'il n'y a pas
un autre socialiste, je crois qu'il n'y a pas
un autre élu qui a autant de délégations.
Mais oui, on s'est bien entendu avec Vincent Bouget
dans cette majorité des délégations.
J'ai pas dit bien entendu, j'ai certainement,
mais bien négocié surtout.
Non, c'est bien entendu, parce qu'il ne faut pas laisser entendre
et imaginer que c'était une négociation de marchand de tapis
et qu'on a tapé le bout de gras
des heures entières en se faisant un bras de fer.
C'est pas le cas. Et d'ailleurs,
il n'y a pas eu de négociation sur la nature
de délégation avant l'élection municipale.
C'est seulement à l'issue de l'élection
que Vincent Bouget a souhaité et a décidé
et a annoncé aux uns et aux autres les délégations
qu'ils auraient. Ah, je vous surprends, là.
Non. Et pour clore sur ce thème,
c'est ma dernière question. Est-ce que vous avez
dit merci à Alexandre Pissas ? Pourquoi je l'aurais
dit merci à Alexandre Pissas ? C'est notamment grâce à lui,
aujourd'hui,
que vous avez tous ces mandats. Parce que vous
les avez eus au titre de chef de file
du Parti Socialiste. Vous avez été
chef de file du Parti Socialiste. Parce
qu'il vous a soutenu pour diriger la Fédération
Socialiste. Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez
de ces nouvelles ? Est-ce qu'il vous a dit merci ?
— Alors moi, je dis merci à Alexandre Pissas comme à tous
les militants socialistes qui m'ont élu Premier fédéral.
De là à en découler, que depuis ce vote-là,
tout est arrivé naturellement,
c'est assez mal connaître le travail qu'il faut produire en termes
de crédibilité pour avoir la délégation que j'ai aujourd'hui.
Et c'est pas seulement parce que je suis Premier fédéral du PS.
— Ça vous a aidé quand même pour être chef de file et pour négocier.
C'est vous, le représentant des socialistes. — Oui,
mais à chaque fois qu'on allie... Vous le savez,
parce que vous êtes venus à chaque scrutin.
Il y avait un vote des militants.
Je n'ai pas été désigné parce que j'étais quelqu'un... —
On peut en parler, du vote des militants dans la fédération gardoise.
— Oui, mais sur les votes en question, il n'y a aucun problème.
À 80% élus... — Grâce au soutien d'Alexandre Pissas.
Sans le soutien d'Alexandre Pissas, c'était impossible.
— Non, parce que le vote des militants socialistes
à Nîmes concernait que les Nîmois.
Alexandre Pissas n'est pas militant à Nîmes. Mais je le salue.
— On parle des dossiers d'urbanisation de Nîmes,
si vous voulez. — Oui, exactement.
Alors vous le savez, la ville, elle manque quand même de logements.
Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, il y a des loyers qui sont assez
élevés et qui ont cette dichotomie entre l'offre et la demande.
« Vous êtes adjoint à l'urbanisme et au logement.
Concrètement, pour les Nîmois qui nous regardent ce soir,
quel projet allez-vous mettre en route ou allez-vous poursuivre
pour justement accroître l'offre de logement sur le territoire ? »
Alors d'abord, je vais faire de la politique.
Vous l'avez signalé dans un édito aujourd'hui,
et que j'espère que beaucoup de gens ont lu,
en disant que j'avais tapé à côté. Je l'ai aussi lu.
Oui. Vous avez fait une réponse politique à une question technique.
Oui, parce que le logement, c'est d'abord
une question évidemment politique.
Il y a à Nîmes une crise grave du logement.
Il suffit de regarder le nombre de personnes qui m'envoient
régulièrement des propositions pour avoir un logement social à Nîmes.
De très nombreux Nîmois et Nîmoises peuvent prétendre logement social.
Donc c'est pour ça que j'en fais un enjeu politique
et pas simplement un enjeu technique. D'accord ?
Mais si vous voulez répondre à votre enjeu politique,
excusez-moi, permettez-moi, il faut connaître les tenants
et les aboutissants et savoir les problématiques.
Parce que sinon, votre plaidoirie ne manque pas de souffle,
mais c'est que du vent. C'est en blague ou mauvais jeu de mots.
Vous comprenez ce que je veux dire.
Je ne vous fais pas offense. Je vous explique qu'il faut quand même
expliquer les politiques publiques, les tenants et les aboutissants
pour qu'elles fonctionnent, cette politique publique.
D'abord, aucune question ne m'a jamais offensé.
Donc on ne va pas commencer ce soir.
Je dis simplement que... Pourquoi je parle politique ?
Parce que ce jour-là, au conseil municipal,
nous avions un groupe politique qui sortait les mouchoirs.
Et quelques secondes après, nous expliquaient qu'ils
ne voteraient pas en faveur des mesures que nous prenions.
Donc qui prenaient en otage une situation sur les copropriétés
dégradées, qui est un problème extrêmement grave, puisque
dans les dossiers en rue, on a beaucoup traité le logement social.
Et dans le prochain en rue, l'en rue 3 qu'on appelle Nouveaux,
il faudra gérer de manière importante les questions des copropriétés
dégradées et qui s'alarment une situation pour des personnes et qui,
derrière, ne votent pas les mesures nécessaires.
Je voulais souligner l'hypocrisie de ce dispositif-là
en rappelant de quelles personnes on parlait.
Parce que souvent, en conseil municipal,
on a des délibérations très techniques et on en oublie parfois de parler
et de citer les personnes qui sont concernées par ces choses-là.
C'était surtout ça que je voulais mettre et pointer du nez.
Mais M. Jomain, juste pour rebondir sur ce sujet,
vous avez raison qu'il est important, parce qu'aujourd'hui,
Pissevin, c'est le cinquième quartier,
vous l'avez lu dans l'article, le plus pauvre de France.
Vous avez lu aussi que l'Orcoy, donc ce sont ces aides
qui sont allouées pour intervenir sur des copropriétés privées
et pas publiques, c'est le seul de France hors région parisienne.
La question aujourd'hui est l'enjeu, et la question technique,
je ne me fais pas ici l'avocat du Rassemblement National,
mais la question, elle s'entend.
c'est de dire, est-ce que nous allons collectivement réussir
à créer de la mixité sociale dans ces quartiers ?
Parce que si vous avez lu l'article comme moi, vous vous
rendez bien compte que, que ce soit la SPL, l'EPF, on va dire,
pour que les gens nous comprennent, la puissance publique qui achète
ces logements, qui pèse dans les copropriétés pour faire ces travaux,
s'ils n'arrivent pas à trouver de nouveaux loueurs,
des gens qui viennent louer
et qui sont d'une situation économique et sociale différente,
ou s'ils n'arrivent pas à trouver des acheteurs sérieux qui paient leur
charge de copropriété, les mêmes causes produiront les mêmes effets.
C'est en ce sens que votre discours politique s'entend,
et je vous ai entendu, j'ai d'ailleurs cité, vous avez raison,
sur l'importance du logement aujourd'hui,
la dignité que ça rend aux habitants, mais pour pouvoir y parvenir,
il faut trouver des systèmes et des process qui fonctionnent.
On va laisser répondre Pierre Jambal.
Non, mais vous avez raison.
Le traitement des copropriétés dégradées est un sujet compliqué
et qui dure des années très longues.
Là, on parle d'un sujet qui va aboutir dans une dizaine d'années,
quand même. Très long. Mais il faut s'y coller.
Donc ceux qui disent qu'il y a un problème et qui ne votent
pas des propositions et attendent tranquillement qu'on fasse
des choses, c'est ça que je dénonce.
Oui, c'est extrêmement compliqué.
Et quand on fait le traitement des co-propriétaires dégradés,
on va racheter des appartements dans les meilleures conditions.
On va détruire une partie de ces logements.
Et je me bagarre pour qu'on en détruise le moins possible.
Parce qu'il y a aussi beaucoup de gens dans ces quartiers
qui veulent rester habité dans leur quartier,
là où il y a leurs familles, leurs amis, leur travail et leur histoire.
Et puis d'autres, ils vont se loger ailleurs.
Mon souci, c'est que tout le monde soit relogé.
Et pendant de longues années, au titre des dossiers en rue,
on a beaucoup créé de logements sociaux pour reloger les personnes.
On appelle ça la Rolls. Mais la création nette
de logements sociaux à Nîmes est quasiment nulle
dans une même période où les besoins n'ont jamais cessé d'augmenter.
Donc moi, mon travail, c'est d'éviter que le relogement des coprés
dégradés fasse le même phénomène dans les 10 ans qui viennent.
Il faut construire des logements sociaux. Le besoin est énorme.
Donc mon travail, c'est d'identifier du foncier,
de peut-être en prendre la maîtrise.
Parce qu'aujourd'hui, les outils publics
et municipaux pour maîtriser le foncier sont inexistants.
Rien dans cette ville n'a été bâti pour contrarier la loi du marché.
Absolument rien.
Donc il y a tout à bâtir.
Un office foncier, on y réfléchit.
Pour que la collectivité puisse acheter du foncier
et faire pousser ce foncier les projets qu'elle souhaite.
Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
Est-ce que vous continuez, oui ou non, le projet de Masslon-Bar,
un écoquartier près de la route de Beaucaire ?
Le Masslon-Bar ne se fera pas.
Et qu'est-ce que vous avez comme autre
projet de logement qui pourrait être...
Sur le Masslon-Bar ?
Non, sur la ville de Nîmes.
On est en train de travailler, c'est beaucoup trop tôt.
La prospection foncière et le travail autour du foncier
est particulièrement compliqué, mais on va y arriver.
L'objectif, c'est qu'il y ait un peu partout du logement social
et de trouver la capacité de le faire sur des plus petites unités
dans plusieurs quartiers de la ville.
Aujourd'hui, le marché, qu'est-ce qu'il me propose ?
De construire du logement social là où il y a déjà du logement social.
Et ce n'est pas une solution.
Donc il n'y a pas aujourd'hui les outils qui permettent
à la collectivité d'acheter des terrains,
les mettre à disposition des bailleurs à des prix compétitifs.
Parce que le souci, la construction a beaucoup augmenté,
les professionnels du bâtiment sont aussi en grande difficulté
et les prix de sortie sont trop élevés.
Donc il faut qu'on trouve un moyen pour réduire
le poids du foncier dans le prix de la construction.
Et la foncière qui est un outil qui avait été lancé
par Julien Plantier lors du précédent mandat
et qui permettait aussi de racheter des locaux vacants pour permettre
une attractivité économique dans tous les quartiers de Nîmes.
Mais ce n'est pas uniquement dans le centre-ville.
Est-ce que cet outil est abandonné ? Est-ce qu'il continue ?
Pas du tout. Alors au titre de ma présidence de la SAT, on parle
de la foncière Odile qui est adossée à la SAT, qui travaille toujours.
On continue à acquérir des mètres carrés pour en faire
des mètres carrés commerciaux dans les quartiers en rue.
Mais au-delà, non, l'outil fonctionne très bien
et nous continuons à l'utiliser.
Parce qu'on dit que dans les quartiers en rue, pour le coup,
vous avez fait le choix peut-être, puisque c'était le projet,
sur les rez-de-chaussée, de mettre du commerce,
peut-être d'éviter ces commerces pour avoir plus de logements sociaux.
Non, c'est un équilibre à trouver parce
que l'activité commerciale est aussi garante de la vie d'un quartier,
de la circulation des personnes, de l'occupation du domaine public.
Donc si on ne fait que des logements et qu'il n'y a pas de commerce
de proximité, c'est la vie du quartier qui en pâtit.
Et dans ce combat qu'on a mené pour l'espace public,
si on le déserte, les autres l'occupent.
Il y a un engagement de Vincent Bouger.
C'était la rénovation du stade des Costières.
Est-ce que c'est un sujet aussi qui va pouvoir avancer
dans les prochaines semaines, dans les prochains mois ?
Très clairement, je le souhaite. Je n'ai pas plus d'informations
parce que ce n'est pas un dossier que je suis directement.
Là, c'est mon collègue adjoint au sport qui le suit.
Donc je n'ai pas d'informations particulières.
Mais oui, c'est un engagement. Et depuis le début,
vous l'avez vu, Vincent Bouger tient cet engagement.
Sur la voie urbaine sud, peut-être Coralie ?
Oui, ça aussi, c'est un vieux serpent de mer de la précédente majorité.
Est-ce qu'elle va voir le jour et quand ?
Il faut d'abord que l'État trouve les financements. Il y a eu beaucoup
de promesses, quelques effets d'annonce, des photos dans des bureaux.
Mais pour l'instant, l'État n'est pas très rassurant
sur la capacité financière à faire ce projet.
C'est un sujet qui vous tient à cœur ?
Parce qu'il faut aussi un portage politique au niveau local ?
Le portage politique, il existe au niveau local.
Mais on ne va pas s'écharper localement pour un dossier qui n'est
pas financé, dont le premier euro n'est même pas encore déclenché.
Allez, deux questions pour terminer cette interview.
Des questions plus politiques. Coralie, on y revient.
— Alors on revient un petit peu en arrière.
Suite au résultat des élections sénatoriales,
la gauche a échoué à faire élire un deuxième sénateur
et n'a pas su tirer profit de la victoire de la gauche à Nîmes.
C'est la faute à qui, selon vous ?
— Alors d'abord, il faut faire un peu de mathématiques.
Moi, je suis ravi de l'élection de Denis Boade.
Je suis extrêmement déçu qu'on n'ait pas réussi
à avoir un deuxième poste pour une élue qui le mérite
et qui aurait été une très grande parlementaire.
— La communiste Cathy Chollet, oui.
— Mais quand on prend les voix dont vous parlez et qu'on les additionne
à celles de Denis Boade, le deuxième sénateur n'aurait pas été élu.
— Après, la dynamique aurait été différente. — Oui, mais moi,
je l'ai déjà dit. Moi, je fais pas les perfo-tards du lendemain.
Chacun prend sa responsabilité, a fait ses choix. —
Donc si vous n'êtes pas un perfo-tard,
vous regrettez ce qu'a fait le Parti communiste en disant clairement
« C'est un peu la faute à Carole Bergerie,
il faut en clairement du faire ». — Non,
le Parti communiste fait ce qu'il veut. Moi, je ne l'ai pas fait.
Et je ne le ferai pas. Parce que nous allons rentrer
dans une période électorale dans laquelle nous avons besoin de sérénité
et de rassembler les troupes.
— Mais est-ce que, au vu de ce que vous dites aujourd'hui,
de votre discours et de votre posture
et de vos positions... — J'ai pas une posture.
— De votre position, de votre avis,
est-ce que vous n'avez pas manqué quelque chose dans ces négociations ?
Vous, en tant que patron du PS, est-ce qu'il n'aurait pas fallu
discuter avec Carole Bergerie, créer les conditions de l'union ?
— Éviter un vote qui a amené Alexandre Pissas à être désigné. — Aussi.
— Alors ça, c'est une vraie question.
Parce qu'en tant que patron du Parti socialiste,
je ne parle qu'aux socialistes
quand il s'agit de faire des scrutins et de monter des listes.
Je ne parle qu'aux socialistes. Celle
que vous citez n'est pas membre du Parti socialiste.
— Non mais attendez. En tant que parti, quand même,
représentant du Parti socialiste, vous essayez d'encarter des gens.
Regardez aujourd'hui. Carole Bergerie s'est tournée vers Place
publique. Elle aurait pu se tourner aussi vers le Parti socialiste.
— Eh oui. Mais ça n'a pas été le cas. — Parce
que vous n'êtes pas allé la voir, peut-être.
— Ça n'a pas été le cas. — Peut-être
que vous étiez trop occupé avec l'urbanisme.
— Ah, ça, ça vous tient à cœur, Coralie.
Je pense que j'y verrai droit souvent, en termes de démonstration.
Non, elle n'est pas socialiste.
Donc je me suis pas occupé directement avec elle.
Mais d'autres l'ont fait, notamment la présidente du conseil
départemental, qui s'est beaucoup mouillée dans cette histoire.
Et puis ça n'a pas été possible. Mais ça vient de loin.
Ça vient de loin. — Beaucoup mouillée ? — Si, si, je le dis. Moi, je...
— Beaucoup mouillée ? — Elle s'est mouillée. —
Qu'est-ce qu'elle a fait ? — Elle s'est engagée.
Elle a créé les conditions de la rencontre. Elle s'est engagée.
Alors vous pouvez juger que Coralie n'est
pas suffisant. Ce n'est pas mon cas.
gauche, non mélanchoniste,
je présume que vous êtes heureux
de voir Raphaël Glucksmann
choisi par les militants
et avec un score extrêmement
important. Quelle a été votre première réaction
quand vous avez découvert les résultats ?
Alors d'abord, je suis ravi de la participation.
Parce que 120 000 personnes
qui ont participé à ce vote, c'est quand même significatif.
Rappelez-vous, il y avait eu quelques questionnements
sur le fait que ça sera confidentiel,
il n'y aura personne qui va participer. Donc il faut
retenir d'abord ce chiffre. Et après, oui,
je pense que c'est une bonne chose.
Le score est sans appel.
Tous les candidats ont à peu près annoncé que c'était une bonne
nouvelle et qu'il fallait maintenant travailler tous ensemble.
— Vous avez voté pour Raphaël Kluxman ? — J'ai voté
pour Raphaël Kluxman. — Vous ne l'avez pas dit officiellement.
— J'ai voté pour Raphaël Kluxman.
Mais maintenant, il s'agit d'élargir les choses,
parce que ça ne va pas suffire. Et on l'a toujours dit.
Il y a la famille de gauche à rassembler.
J'ai compris que Jean-Luc Mélenchon serait candidat.
De ce côté-là, il n'y a pas beaucoup d'espoir.
Mais il reste une autre partie de la gauche qui pourrait
se reconnaître dans cette candidature. Le travail commence.
Il faut être humble. Il faut avancer avec méthode.
Mais je suis ravi qu'on ait trouvé un large public et qu'on ait pu,
à travers une primaire qui est toujours un outil
un peu délicat, soulever des problèmes,
parler des questions pour que les Français nous entendent.
Un large public. Mais dans les études d'opinion,
pour l'instant, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est
quand même en tête par rapport à Raphaël Clussmann.
pour continuer la question d'Abdel
est-ce que finalement Raphaël Klusman
c'est pas le meilleur candidat pour Jean-Luc Mélenchon
parce qu'aujourd'hui des socialistes
on l'a vu, on a vu les trois débats
des socialistes qui étaient plutôt
dans cette logique de dire il faut discuter aujourd'hui
avec les insoumis parce que ce sont
ceux qui sont en tête de cette gauche
est-ce que le fait que Raphaël Klusman
ait fermé complètement les portes
en fait vous ne craignez pas une évasion
des socialistes, des sympathisants
et que cette évasion soit au profit
de Jean-Luc Mélenchon, vous voyez ce que je veux dire
— Ah oui, c'est très clair. Non, je ne le pense pas.
Je ne le pense pas. D'ailleurs, il n'y avait pas Raphaël Klusman qui a
fermé la porte à toute négociation avec la France insoumise pendant...
— Jérôme Guedj. — Jérôme Guedj également.
Mais c'est mon cas aussi. — Mais ça fracture le Parti socialiste.
— C'est mon cas aussi. Et pas sur un dogme.
Mais simplement, on a choisi deux chemins différents,
deux méthodes différentes, deux manières de faire de la politique
différente dans une gauche qui est aussi extrêmement différente.
— Mais vous n'avez pas besoin des insoumis aujourd'hui
pour gagner la présidentielle ? — Sur un premier tour.
Parce que nous serons en tête.
— Pour l'instant, c'est pas le cas.
Là, c'est une déclaration incantatoire.
— Oui, mais comme les sondages peuvent l'être aussi,
Coralie, ou comme votre opinion peut l'être aussi.
Donc nous verrons. Nous verrons bien.
Je pense qu'il y a une très bonne dynamique
pour cette famille de gauche. Je rappelle simplement
aux élections européennes, notamment ici dans le Gard,
on a fait un très bon score, très loin devant la France insoumise. —
Les élections européennes et les élections présidentielles,
c'est pas exactement la même chose.
— Il faut pas l'oublier pour autant. Il y a une politique.
Donc moi, je crois à cette dynamique.
Je pense que Raphaël Guzman peut l'incarner.
Et j'entends beaucoup dire aussi que c'est la première fois qu'il n'y a
pas de candidat socialiste aux élections présidentielles. C'est faux.
en 65 la SFIO
désigne François Mitterrand
qui n'est pas socialiste à l'époque
donc nous n'oublions pas, faisons une petite histoire
mais certes vous n'étiez pas né
par contre je crois que Mitterrand
a fait une union large avec la gauche
j'étais peut-être pas né
beaucoup plus tard
mais pour être élu en tout cas on tire les leçons de l'histoire
et c'est l'union qui gagne
Coralie elle fait sa rentrée
sur ce plateau
elle a dépassé déjà tout le quota
mais c'est pas grave Coralie pour ce soir
il va falloir qu'on soit plus vigilant sur le temps
une toute dernière question quand même
c'est pas la mienne, c'est celle d'un téléspectateur
on n'a pas le temps d'en prendre beaucoup
mais j'en prends une, quel sera le nom
pour le futur parc Jacques Chirac
ou parc Pichon, on vous demande
c'est Jean-Baptiste qui demande
je vais le décevoir, je ne donnerai pas de réponse aujourd'hui
d'ailleurs Vincent Bouger s'est exprimé
sur le fait qu'il y aurait une consultation des Nîmois
sur ce sujet là aussi
je vais le décevoir, je ne donnerai pas de réponse ce soir
ça vous dérange à ce point là, que ça s'appelle le parc Jacques Chirac
à mon avis c'est pas dans la tradition
moi quand je vais voter
puisque je voterai en tant que Nîmois
je voterai pour le nom de Pichon
on verra bien ce qui sortira
Merci beaucoup Pierre Jourdain
d'être passé par ce plateau
et d'avoir accepté
d'être l'ambassadeur
de cette saison
merci en tout cas
d'avoir été là
merci Coralie
on se dit à demain
