'Everything is destroyed,' Paris pharmacy owner says after protests

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2 Vues de vidéo·20 oct. 2026
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Six ans d'effort, sortis en une seule nuit.
C'est la réalité pour Odélia Sitbon,
pharmacienne près de Paris, Place de la République.
L'an dernier, des dégâts ont été déroulés dans son magasin,
en déroulant ses marchandises et en les mettant à feu.
Quittés avec des bouchons ouverts, des verres ouverts,
et des inquiétudes financières sur la façon d'élever ses trois enfants,
Odélia a partagé son histoire avec Euronews' Valérie Tochia.
L'ampleur des dégâts est immense. Tout est détruit.
L'intégralité, je n'ai plus rien comme stock.
Ils ont tout brûlé, là-haut ils ont brûlé,
alors que je ne comprends pas comment on peut brûler un immeuble
alors qu'il y a des habitations au-dessus.
Là-haut c'est la réserve de ma pharmacie,
et malgré le fait qu'il y ait encore du stock là-haut, donc
il y aurait eu à voler, mais ils ont tout brûlé, tout tout tout brûlé.
À quel moment, en fait à quel moment,
soit disant parce que la vie elle est chère, c'est des conneries,
personne n'y croit que c'est parce que la vie elle est chère,
c'est juste parce que c'est facile de piller.
La limite morale, il n'y en a pas.
Se dire qu'on a bossé pendant 6 ans,
que moi j'ai essayé cette pharmacie depuis 6 ans,
je me suis installée, j'étais enceinte de 7 mois.
Et donc je suis revenue bosser 2 semaines après mon accouchement.
2 semaines.
Tout ça pourquoi ? Parce que je voulais assurer un service,
je voulais être là, je voulais être présente,
on était au début du confinement.
Mais ça, ils n'en ont rien à foutre.
Ils ont arraché mon ballon d'eau chaude,
ils ont arraché mes lustres contre la vie chère,
on enlève des lustres contre la vie chère, on pète un robot.
Ça coûte 150 000 balles un robot de pharmacie.
Et à mon avis, il est foutu.
Je n'ai pas encore vu avec le truc parce que je
ne peux pas encore allumer l'électricité
parce qu'ils ont arraché toute mon électricité
qui m'a coûté 15 000 balles à refaire.
Et la policière, personne ne nous a protégés.
On les a prévenus qu'il y avait du monde.
Ils ont dit non, ils sont plus nombreux que nous.
Voir le travail de sa vie détruit comme ça, il n'y a rien de pire.
