La ville du futur : colloque organisé dans le cadre de l’initiative « Avenir Commun Durable » Conférence du 30 novembre : Matière, énergie, urbanisation : une histoire sans transition
Intervenant : Jean-Baptiste Fressoz, ENS, LSE, thèse d'histoire IUE/EHESS, maître de conférences à Imperial College Londres, chargé de recherche au CNRS
L’initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes la Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
Le Collège de France est une institution de recherche fondamentale dans tous les domaines de la connaissance et un lieu de diffusion du « savoir en train de se faire » ouvert à tous. Les cours, séminaires, colloques sont enregistrés puis mis à disposition du public sur le site internet du Collège de France.
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nous allons maintenant entendre
Jean-Baptiste
fresso qui est lui aussi chargé de
recherche CNR
membre du groupe de recherche sur
l'histoire environnementale et maître de
conférence à l'Imperial College de
Londres Jean-Baptiste fresso a des a des
vous n'êtes plus peut-être non je ah
pardon c'était c'était dans ma
documentation
bien je veux simplement souligner la le
l'art des titres de notre
conférencier de de de ce matin
l'Apocalypse joyeuse histoire du risque
technologique où les révoltes du ciel
une histoire du changement climatique et
nous allons l'entendre ce matin parler
de matière énergie urbanisation une
histoire sans transition la parole est à
vous bien bonjour B merci tout d'abord
pour l'invitation alors la ville du
futur donc si moi je sais pas à quoi ça
va ressembler mais si on en croit Google
voilà à quoi ça va ressembler donc ce
sont des
gros pâté de béton d'acier de verre mais
bien sûr comme il y a du changement
climatique et un problème
environnemental il y aura beaucoup de
pot de fleurs sur ces
bâtiments alors on rigole mais regardez
la fiche du
coloc
hein pareil alors est-ce que c'est
ironique je sais pas c'est-à-dire des
gros ensembles de béton d'acier de verre
mais plus léger qu'une plume
verte c'était provocateur alors en fait
concrètement la ville du futur c'est
très facile d'y répondre on sait
exactement ce que ça va être hein
j'étais pas là ce matin donc je suis
désolé peut-être déjà été dit mais la
ville du futur dans les pays riches
c'est la ville d'aujourd'hui on un peu
plus chaud on espère un peu mieux isolé
et sontout avec des voitures électriques
mais globalement il y a un
renouvellement très faible en fait des
bâtiments actuellement en France les
chiffres montrent Queen 2050 on a déjà
90 % des bâtiments qui seront là en 2050
donc pas besoin si vous voulez de faire
un beaucoup de réflexion là-dessus c'est
assez facile dans le dans les pays
pauvres c'est différent il y a encore
une urbanisation très forte la ville du
futur ça sera une ville qui sera faite
en parpin en béton je crois que ça va
être bien présenté plus tard avec Armel
qui va nous parler de ça en tlonulé la
tlondulé est une technique capitale pour
comprendre l'urbanisation présente passé
et futur puisque c'est une des plus
grandes techniques en fait de
construction de l'urbain évidemment au
au 20e siècle dans les pays pauvres donc
moi je ce qui moripile en fait c'est le
futur le futurisme le futurisme quand on
pense à ces questions environnementales
est un vrai travers en fait c'est un
vrai problème on a un futurisme
technologique omniprésent sur ces
questions environnementales qui fait
qu'on pose pas les bonnes questions qui
a complètement déformé le débat en
particulier sur le changement climatique
et c'est un vrai problème scientifique
parce que les scientifiques ont une
grosse responsabilité là-dedans et
politique donc dans un livre qui va
apparaître en janvier excusez-moi pour
la publicité je reviens sur cette
question en fait à partir de notion de
transition d'ailleurs les villes en
transition c'est aussi une sorte de
baderne qu'on trouve dans la littérature
scientifique et dans dans le discours
politique sur les villes face à
l'anthropocène les villes face au
changement climatique et je je pense que
cette notion de de transition nous a
profondément comment dire trompé sur ce
qu'il faut faire face au changement
climatique c'est une notion qui a joué
un rôle scientifique et politique tout à
fait délétaire alors la notion de
transition énergétique ce dont je vais
principalement vous parler aujourd'hui
c'est le futur le plus consensuel qui
soit face au changement climatique il
faut faire une transition énergétique
c'est le discours des entreprises c'est
le discours des gouvernements et c'est
aussi le discours des experts vous
prenez le dernier rapport du groupe 3 du
JEC qui est sorti en mars 2022
transition est à toutes les sources vous
avez sur 2900 pages plus de 4000 fois au
singulier au pluriel le mot transition
c'est la première fois dans un rapport
du groupe 3 du JEC qu' questions de
sobriété sufficiency c'est leur 6e
rapport et quant à la notion de
décroissance elle est encore absente et
c'est dit très clairement voilà sur les
3130 scénarios qu'on a expertisé il n'
pas un qui includ de la décroissance
simplement parce qu'on n' pas soumis de
scénarios qui incluent la décroissance
au groupe 3 du GE ça veut dire quand
même quelque chose de la discipline
économique me semble-t-il alors ça c'est
une opinion personnelle j'ai envie dire
de citoyen l'expertise ne va pas du tout
vraiment pas du tout maintenant une
question plus qui enfin qui me concerne
en tant que professionnel c'est quand
ces experts nous parlent de l'histoire
de l'énergie qui est présente en fait
dans le rapport du groupe 3 du JEC et
vous avez ce genre de phrase la
transition énergétique doit avoir lieu
plus vite que par le passé ou bien une
transition bacarbone peut avoir lieu
plus vite que par le passé alors ça
c'est très bizarre que je peux vous dire
d'où ça vient précisément ça vient d'un
groupe qui s'appelle transition studies
qui a plaquer en fait sur la question de
du climat et la transition énergétique
des raisonnements qui marchent plus ou
moins bien sur les techniques
raisonnement substitutionniste mais qui
marche très très mal sur les matières et
l'énergie mais le plus inquiétant au
fond c'est que les experts puissent
écrire ça et que ça passe tous les
reviewing qui sont mis en place par le
le JEC parce que évidemment vous le
savez tous c'est enfin factuellement
faux c'està dire on n jamais consommé
autant de tout que maintenant on n'
jamais consommé autant de pétrole on n'a
jamais consommé autant de gaz on n'a
jamais consommé autant de charbon on n
jamais aussi consommé autant de bois de
nos jours le bois énergie c'est deux
fois le nucléaire en énergie finale 60
ans après l'entrée dans l'âge atomique
le bois est beaucoup plus important en
fait pour l'énergie que le nucléaire
alors ce que je vous dis là sur
l'énergie alors y a évidemment un
continent qui alors ça c'est quelque
chose qu' faut tout de suite préciser il
y a un continent qui paraît un peu
différent c'est l'Europe où le charbon
décroit mais ça décroit depuis les
années 60 depuis 1962 exactement et on a
encore entre 400 et 500 million de
tonnes de charbons par an qui sont
brûlés en Europe la première puissence
industrielle du continent l'Allemagne et
le leader mondial de la linite et puis
surtout l'Europe dépend massivement du
charbon pour son mode de vie si vous
prenez les biens produits et qu'on
importe donc produit à l'étranger et
qu'on importe en fait ça change
absolument tout du calcul en France on
est à en gros on est à à peine 150 kg de
charbon par an par habitant en empreinte
nationale en empreinte globale on passe
à 1 tonne par an par habitant donc on
est à 70 millions ça fait 60 million de
Français ça fait 70 millions de tonnes
de charbon par an par habitant on n'est
pas si loin du maximum d'extraction 2962
on était à 80 millions de tonnes de
charbon
par alors ce que je vous dis pour
l'énergie est vrai en fait pour toutes
les matières l'histoire de la matière
c'est une histoire qui est purement
cumulative toutes les matières croisent
c'est assez simple à retenir en fait a
toutes les matières qui croissent il y
en a une seule qui a diminu au 20e
siècle la laine de mouton parce que il y
a une forme de substitution là pour le
coup technologique vis-à-vis des fibros
synthétiques ce qui est d'ailleurs pas
une bonne nouvelle pour l'environnement
donc globalement lesvantail des matières
premières s'acroit et on consomme
chacune des matières en quantité
supérieure donc ça je crois que c'est un
peu le point de part quand on discute
environnement climat et technologie
c'est que malgré la pléor d'innovation
technologique enfin l'inventivité
humaine est absolument prodigieuse au
20e siècle pensez à toute la la chimie
de synthèse et cetera les matières
premières ne sont jamais
obsolètes alors évidemment
l'urbanisation a avoir là-dedans c'est
sans doute le premier coupable de cette
énorme accumulation symbiotique de
matière et c'est un très bon exemple de
non non obsolescence des matériaux vous
avez devant vous les principaux
matériaux de construction le 20e siècle
est évidemment le Grand Siècle du béton
c'est pas pour rien qu'en français
urbanisation on dit bétonnisation et
c'est devenu un synonyme il y a de
bonnes raisons à cela mais même si le
béton s'envole au 20e siècle c'est assez
marquant de voir qu'en fait alors le
vert évidemment augmente ça c'est assez
logique pu ça va très bien avec le béton
mais la brique par exemple augmente
beaucoup il y a aucune opposition entre
brique et béton le bois aussi augmente
tout augmente voilà les matières ne sont
jamais obsolètes en particulier les
matières de construction des bâtiments
parce que tout ça fonctionne de manière
parfaitement symiotique le béton ser est
très utile pour faire les grandes
infrastructure routière les points et
cetera qui vont desservir des maisons
qui sont peuvent être construites avec
une infrastructure en béton enfin du
gros œuvre en béton mais à l'intérieur
on va mettre des briques on va mettre du
bois on va mettre tous les autres
matériaux en fait donc tout tout ça
fonctionne de manière parfaitement
symbiotique et
accumulative donc ça représente la même
chose voilà les stocks toute la matière
qu'on a stocké sur la planète au 20e
siècle et évidemment les agrégats le
béton l'asphalte le bois les brique
c'est l'essentiel en vérité donc c'est
ce dont on parle aujourd'hui c'est
l'essentiel de l'accumulation matérielle
au 20e siècle alors pourquoi on narrête
pas de parler de transition alors certes
il faut la faire advevenenir bien sûr
mais les historiens ont un rôle dans
cette affaire les historiens ont
entretenu une vision aberrante des
dynamiques énergétiques et matérielles
vous prenez les grands livres d'histoire
de l'énergie qu'on cite qu'on enseigne
aux étudiants il raconent des choses
très bizarres pourquoi il raconent des
choses très bizarres parce que il
s'intéresse au nouveau à chaque époque
ça c'est un point qui av été bien
souligné par un grand historien
technique qui s'appelle David adoton les
historiens techniques ont tendance
d'ailleurs de même le débat public en
général on se focalise sur le nouveau à
chaque époque en ce moment on n'arrête
pas de parler d'intelligence
artificielle comme si l'intelligence
artificielle était hyper importante pour
notre monde alors qu'objectivement elle
n'a encore qu'un rôle tout à fait mineur
on s'en fiche complètement en vérité
donc le problème c'est qu'on se focalise
sur nouveau à chaque époque les
historiens on fait la même chose si vous
prenez les grandes histoires de
l'énergie vous avez des premiers groupes
de chapit qui vont parler de bois
d'hydraulique le 19e siècle le charbon
et la machine à vapeur le 20e siècle le
pétrole le nucléaire très peu sur le gaz
mais une histoire très phasiste avec des
grands basculements de systèmes tech
dans les autres et cette histoire elle
laisse passer en fait l'essentiel de
l'histoire tout simplement parce que au
19e siècle les renouvelables progressent
prodigieusement l'éolien se développe
prodigieusement au 19e siècle là avec la
marine et l'éolien terrestre qui est un
truc massif aux États-Unis en Amérique
en général l'hydraulique évidemment se
développe prodigieusement ça c'est plus
connu l'industrialisation repose
énormément sur l'hydraulique jusqu'à la
fin du 19e siècle dans la plupart des
pays en fait et le cas anglais est un
cas très bizarre et d'ailleurs même en
Angleterre l'hydraulique progresse en
fait donc sans parler de la force muscul
humaine qui évidemment augmente
énormément au 19e et encore au 20e
siècle donc ce ce biaet là fait que par
exemple les historiens l'énergie perdent
assez peu du charbon au à la fin du 20e
siècle et au début du 21e siècle alors
que c'est en ce moment qu'on consomme le
plus dans l'histoire on est peut-être en
train de passer le P du charbon
espérons-le alors quand quand je vous
dis que c'est un vrai un vrai souci si
vous regardez al c'est un peu plus
profond que simplement ce que je vous ai
dit c'est vous prenez par exemple ce
graphique là qui a été très influent
dans l'historiographie c'est la
représentation du mix énergétique
anglais au enfin depuis le 17e jusqu'au
19e siècle et vous avez une
représentation d'une forme de transition
énergétique avec une explosion du
charbon c'est la consommation parhitant
des Anglais en énergie euh et puis vous
avez le bois de feu qui disparaît alors
c'est une façon de représenter
l'histoire de l'énergie mais elle efface
plein de choses pour extraire le charbon
dont les historiens sont si friants il
faut énormément de bois vraiment
beaucoup de bois l'Angleterre en 1900
consomme en étaai 4,5 million de mè CUB
de bois donc de du bois qui sert
extraire du charbon c'est pas du bois
énergie mais c'est du bois qui sert à
faire de l'énergie quand même et euh 4,5
million de M C il faut le comparer à ce
que brûlait l'Angleterre au 18e début du
19e siècle c'était 3,5 3,7 million de mè
CB donc rien que pour extraire du
charbon l'Angleterre consomme plus de
bois qu' n brûé directement au 18e
siècle en outre c'est du bois d'œuvre et
le bois d'œuvre a besoin de beaucoup
plus d'espace forestier quat six fois
plus d'espace forestiers que le bois de
feu donc en fait l'Angleterre
industrielle repose pour son énergie sur
6 se fois plus d'espace forestier
qu'elle ne le faisait au 18e siècle que
nos collègues historiens de l'énergie
racontent ça comme une transition
énergétique ou pire encore comme une
sortie de l'économie organique voyez le
genre de billet de compréhension que ça
induit alors le cas donc voyez ça c'est
les état de mines qui arrive dans le
port de Cardif en 1936 c'est vraiment
beaucoup de
bois alors le cas de l'Angleterre est
juste un cas tous les grands pays
industriel consomme énormément de
d'étaai le record c'est l'URSS en 1965
donc continue au 20e siècle he mon
histoire évidemment leurss en 1965
pourquoi parce qu'il y a eu un canal qui
a été creusé entre la Volga et le don
qui permet d'acheminer le bois de Russie
centrale dans les mines du donbas et ça
ça change tout pour l'Ukraine qui d'un
seul coup devient un géant du charbon ce
que ce n'était pas auparavant et encore
en 1992 la chute de l'Union soviétique
bah c'est une catastrophe en fait pour
les mineurs du donbas qui n'ont plus
accès à un bois bon marché qu'ils
avaient auparavant donc le l'URSS dépend
mass aut grand pays industriels
dépendent en fait du bois pour leur
énergie jusqu'à tard dans le 20e siècle
siècle ce que je vous dis sur les mines
ça vaut en fait pour tous les grands
systèmes techniques de la révolution
industrielle les chemins de fer on
aurait dû appeler ça des chemins de bois
ça consomme selon les calculs que j'ai
fait six fois plus de bois que de faire
en gros à la fin du 19e siècle et même
en valeur hein il y a par exemple le
bois les traverses ça coûte plus cher
que les locomotives
voilà alors l'urbain évidemment a un
rôle majeur dans ces affaires de
symbiose le bois est partout en ville et
croit avec le charbon un exemple peu
connu c'est les pavés dans les grandes
villes à Paris l New York bradway c'est
des pavés en bois massivement du l'ordre
de 16/6e de Paris était couvert de Pava
en bois à la fin du 19e siècle et c'est
Al ce qui est intéressant c'est que
c'est bien une affaire de sybi par que
c'est du bois spécifique c'est du bois
injecté de créosote alors la créosote
vous sa pas ce que c'est mais c'est un
truc qui vient du charbon à partir de la
distillation du charbon et qui rend le
bois imputressible et ça ça change tout
parce que d'un coup on peut conserver le
bois ce qui était très compliqué
auparavant donc grâce au charbon en fait
le bois se modernise prodigieusement et
devient beaucoup plus efficace utile et
résistant le le problème c'est que c'est
cancérigène ce produit là mais alors le
la grande symbiose de l'urbanisation
c'est évidemment le lien entre brique et
bois le des calculs qui sont faits par
des ingénieurs ils disent en fait quand
on passe d'une maison en bois à une
maison en brique en fait on consomme
encore 3/5è du bois par rapport à une
maison en bois quand on fait une maison
en brique parce qu'il y a la charpente
il y a les huisseries il y a du plancher
et cetera et donc c'est assez facile de
suivre en fait l'explosion de la
consommation de bois dans les pays
industriels tout au long du 19e et du
20e siècle c'est colinéaire avec les
briques et les briques c'est du charbon
de en gros pour faire une tonne de briqu
il faut 300 400 kg de charbon donc ça
veut donc ça fait en gros l'image que
vous pouvez retenir c'est que les villes
industrielles pèsent autant en CO2 dans
l'atmosphère que sur sur sur terre que
sur le sol uniquement à cause de la
cuisson des
brique alors cette affaire de symbiose
énergétique ça marche pour toutes les
autres énergies et matières si vous
prenez l'idée qu'il y a une transition
du charbon au pétrole qu'on trouve he
vraiment dans l'historiographie je vous
assure c'est bizarre mais c'est
évidemment ridicule puisque le pétrole
ça sert à faire avancer des voitures et
pour faire des voitures dans les années
30 40 il faut énormément de charbon il
en faut encore beaucoup d'ailleurs de
nos jours pour faire une voiture dans
les années 30 Ford avait besoin de 7
tonnes de charbon c'està-dire à peu près
autant en masse que le poids du pétrole
que cette voiture brirait dans toute sa
durée d'existence il des calculs qui
sont faits dans les années 30 chaque
tonne de pétrole consommé induisait 2,5
tonnes de charbon de consommation
induite donc cette idée d'une transition
cont trou chez tetim Mitchell par
exemple un livre qui avait fait grand
bruit mais qui montre en fait qu'il a
une fascination pour les explications
matérialistes du politique mais une
sorte de désintérêt de l'histoire
matérielle de la production qui fait
qu'on écrit des choses très
étranges alors évidemment une fois
encore l'urbain les routes jouent un
rôle clé dans ces symbioses énergétiques
la grande symbiose fondamentale qui se
met en place dans les années 20 c'est
une symbiose entre charbon béton
route donc des infrastructures publiques
et puis des modes de déplacement privés
la la voiture l'automobile le camion qui
fonctionne au pétrole cette symbiose
elle est elle commence aux États-Unis
dans les années 20 avec la bétonnisation
des routes à ce moment-là les États-Unis
produisent les 3/4 des voitures dans le
monde et produisent aussi les 2/ers du
ciment mondial la moitié de ce ciment va
dans les routes c'est pas si loin que ça
de la Chine dans les années 2000 où il
produisait la moitié du ciment et la
moitié de ce ciment all est dans leurs
infrastructures c'est un peu ce même
genre de de d'ordre de grandeur qu'il
faut avoir en tête chaque année la Chine
dans les années 2000 coulait plus de
béton que tous les États-Unis au 20e
siècle parce qu'évidemment la Chine est
un beaucoup plus grand pays mais
fondamentalement c'est à peu près le
même poids que ça avait par rapport au
reste du monde et ce qui est très
inquiétant c'est que l'idée de
décarboner ce genre de choses est tout à
fait discutable si vous prenez une
cimentterie en 1920 et une cimentterie
en 2020 c'est à peu près la même chose
hein il y a eu des progrès c'est plus
gros c'est un peu plus efficace mais
globalement c'est la même chose si vous
prenez les hauts fourneaux c'est très
similaire aussi et moi ce qui me frappe
c'est qu'on enf il y a des si vous
prenez le le rapport du groupe 3 duj qui
vous disent bah très bien on va faire de
l'ACI àhydrogène et on va capter le CO2
du ciment he des cyentri alors manque de
chance l'acier l'hydrogène il faudrait
des quantités d'hydrogène tellement
énormes qu'on arrive à des chiffres
assez impressionnants en terme de de
renouvelable qu'il faudrait installer
pour faire l'hydrogène qui permettrait
de réduire
l'acier si vous prenez le ciment
l'essentiel du ciment est produit dans
les pays pauvres de très loin la Chine
c'est SEP fois plus que l'Inde l'Inde
c'est 7 fois c'est quatre fois plus que
les États-Unis un pays comme le nigerria
doit produire plus de ciment que
l'Angleterre la France et l'Allemagne
réunie enfin c'est à peu près cet ordre
de grandeur quoi ENF dans les pays
pauvres qu'on fait beaucoup de ciment
parisque c'est là qu'on fait les
infrastructure imaginez qu'on va
récupérer le CO2 à la sortie des
cimenteries dans ces pays-là c'est
vraiment se moquer du monde c'est pas
vrai on fera pas même la Suisse j'aià
discuté avec des gens qui s'occupent de
politique climatique en Suisse euh donc
hsim qui est le dans une très grande
entreprise cimentière en Suisse demande
des dizaines de milliards d'euros au
gouvernement suisse pour essayer de
stocker le CO2 qui produit rien qu'en
Suisse dans leur cimenterie donc
imaginez qu'on va faire ça à l'échelle
mondiale surtout dans les pays pauvres
c'est vraiment une sorte de de vue de
l'esprit
quoi alors et pu surtout il y a le
constat empirique assez basique qui est
que l'intensité carbone du ciment stagne
et l'intensité carbone du pardon
l'intensité carbone de l'acier stagne
depuis 30 ans et l'intensité carbone de
l'acier à ah je suis fatigué celle du
ciment celle du ciment augmente parce
qu'on fait du ciment de meilleure
qualité avec plus de clinquer et celle
de l'acier stagne de depuis 30 ans donc
c'est vrai que je trouve que vraiment on
parle beaucoup trop légèrement de
solution technologique quand on regarde
un peu le poids et l'inertie des choses
VO alors pourquoi je vous parle de ça
parce qu'évidemment l'urbanisation est
au cœur de cette affaire l'urbanisation
c'est une bonne partie de l'acier par
exemple en gros la moitié de la
consommation mondiale d'acier part dans
les bâtiments les infrastructures c'est
de l'acier secondaire c'estàd on
récupère les vieilles voitures en gros
souvent donc l'AER primaire sert à faire
les machines et ensuite l'AER secondaire
sert à faire des bâtiments qu'on a pas
Besin de d'ci de très bonne
qualité
alors je vais passer ça parce que je
Vaison je vais m'étaler trop bah si
quand même c'est un rapport avec
l'urbanisation ça la la grande symbiose
entre bois et pétrole c'est aussi encore
l'urbanisation avec une modernisation
extraordinaire du bois grâce au pétrole
pensez à tout ce qui est contreplaqué
panneaux de construction ça c'estou même
le plaque aulâtre qui repose sur le bois
puisque c'est du carton c'est des
technologies très basique mais qui ont
un rôle fondamental dans les gains de
productivé dans le bâtiment et le
bâtiment bah c'est un peu le premier
secteur économique en fait au 18e au 19e
au 20e siècle moi je suis horrifié par
l'histoire d' l'industrialisation obsédé
par le textile alors que les bâtiments
pent évidemment beaucoup plus lourd et
alors là on a des technologies majeures
qui on a à peu près aucune histoire quoi
et le le bâtiment se modernise
prodigieusement grâce à la modernisation
du bois grâce au pétrole les trois sont
parfaitement liés je trouve cette image
voilà le la maison témoin de cette
exposition dans le Grand Palais la
maison témoin améri américain des
nouvelles méthodes de construction
modulair qui reposent sur des panneaux
et bien plus modernes que le Grand
Palais fait de verre et d'acier
évidemment et elle est faite en bois
alors grâce au pétrole aussi on a accès
à beaucoup plus de bois énergie une des
grandes transformations du mix
énergétique mondial depuis les années 60
c'est l'explosion du charbon de bois
dans les pays pauvres ça a été multiplié
par 6 en Afrique subsaharienne par
exemple depuis 1960 c'est la première
fois dans l'histoire de l'humanité qu'on
a des villes de plus de 100 millions
d'habitants qui reposent sur le charbon
de bois Laos Kinshasa DARES salam plus
de 100 millions d'habitants consomme
chacune plus de 2 millions de tonnes de
charbon de bois par an Paris en 1860
consommait seulement 100000 tonnes de
charbon de bois par an toute la curgie
française en 1960 c'était 300000 tonnes
de charbon de bois par an donc rien
qu'une ville comme la Goos ou Kinshasa
c'est en fait plus de bois que un grand
pays européen au 19e siècle en terme de
consommation énergétique de bois et
pourquoi c'est dé à l'urbanisation parce
que le charbon de bois est une
technologie urbaine à l'inverse du bois
qui se transporte mal le charbon de bois
se transporte bien on peut le mettre
dans des sacs qu'on peut charger sur des
les camions et grâce à ces grâce au
camion en fait et ben ces grandes villes
peuvent s'approvisionner en charbon de
bois sur des aires d'approvisionnement
qui n'ont rien à voir avec ce que Paris
pouvait faire en 1860 on va chercher du
charbon de bois à plusieurs milliers de
kilomètres dans la forêt du bassin du
Congo c'est des choses qui sont
évidemment très lié à la disponibilité
du
camion et puis cette transformation là
elle a aussi lieu dans les pays riches
c'est nettement moins connu parce que ça
a eu lieu dans la production mais il
faut savoir que de nos jours le bois est
de loin de très loin la première énergie
renouvelaes dans les pays riches on
narrête pas de parler de solaire et
d'éolien mais en fait les 2/ers des
énergies renouvelables c'est le bois
dans dans les pays d'Europe hein donc ça
vous avez à gauche les États-Unis pardon
et à droite l'Europe je l'ai pas mis
c'est des calculs que j'ai fait à partir
de leur base de données donc vous avez
par exemple moi ce que j'adore c'est les
liqueurs noirs de l'industrie
papetière chose dont personne se
préocupe mais les liqueurs noires de
l'industrie papetière en ha quand vous
faites du papier vous avez la cellulose
qui sert à faire la partie dure du
papier puis la ligigne on l'a balancé
dans les rivières jusque dans les années
60 puis à partir des années 60 les
industriels c'est qui d'unité qui
permett de récupérer l'énergie contenue
dans la ligigne l'industrie papetière
est tellement énorme c'est en fait la
plus grande industrie chimique en fait
l'industrie du papier c'est colossal
c'est le 4è consommateur industriel
d'énergie après la cidérurgie la
cimenterie et toute l'industrie chimique
entièrement réunie donc ça ça pèse
énormément lourd rien que la
valorisation énergétique de ce résidu en
fait ça fait exploser le bois énergie
dans l'économie les liqueurs noirs de
nos jours vous voyez ça le solaire
commence à dépasser les liqueur noir en
Europe et l'éolien a dépassé les liqueur
noirs seulement dans les années 2010
vous voyez c'est vraiment on a des
visions de l'histoire de l'énergie qui
sont assez assez problématique et qui
prennent pas en compte ces effets
symbiotiques parce que pourquoi il y a
autant de licur noir parce qu'il y a
beaucoup de croissance économique donc
beaucoup de bien emballés donc beaucoup
de papetterie et donc plein de tout ça
réose évidemment sur une croissance
économique dopée aux énergies fossiles
dernier exemple de de non transition
c'est une centrale thermique qui se
trouve en Angleterre la centrale de Drax
qui est assez connue pas loin de leads
qui qui est une centrale thermique donc
au charbon au départ const 72 qui était
reconvertie à la biomasse chaque année
elle brûle 10 12 millions de tonnes de
bois c'est en gros 5 si fois ça dépend
des années donc c'est compliqué à dire
mais c'est plusieurs fois ce que
l'Angleterre brûlait au 18e siècle au
moins quatre fois après deux siècles de
transition énergétique on arrive au beau
résultat que l'Angleterre pays princeps
de la transition énergétique en fait
utilise beaucoup plus de bois pour son
énergie qu'elle ne le faisait en 1750 et
tout ça pour faire seulement 1,5 % de
son énergie actuelle donc en fait euh ça
montre enfin cet exemple là qui est
vraiment un peu archétypique montre
l'inanité d'imaginer euh nourrir à la
biomasse un monde économique qui a été
construit par et pour les fossiles et
pourtant vous trouverez ça partout hein
l'aviation c'est compliqué à décarboner
ah bah très bien on va faire des
sustainable aviation fuels à partir
d'huile alors l'huile on en produit en
France 2,3 million de tonnes par an les
les les kérosen on en consomme au moins
7 millions de tonnes par an donc il
faudra déjà quadrupler la production
française d' léagineux avant de
commencer à parler de ça
quoi alors d'où ça vient cette affaire
de transition énergétique parce que vous
aurez compris sincèrement je pense pas
que les historiens en regardant les
chiffres et ça auraient naturellement
parler de transition énergétique s'ils
l'ont fait c'est parce qu'ils ont voulu
parler le langage des experts ils ont
voulu parler le langage des technocrat
des années 70 alors d'où ça vient cette
affaire de transition d'abord c'est
récent dans l'essentiel de des
réflexions sur les dynamiques
énergétiques qui sont courant depuis la
fin du 19e siècle on parle jamais de
transition avant les années 60 70 enfin
même 70 en vérité donc ça c'est par
exemple
une futurologie américaine de 72 faite
par un promoteur du solaire bah pour lui
tout va croître hein il y a pas de
raison que le futur soit très différent
du passé et du présent puisque dans le
passé et dans le présent tout avait cru
ensemble tout va croire dans le futur il
y aura du nucléaire il y aura du solaire
il y aura des surgénérateurs il y aura
du pétrole il y aura du charbon il y
aura du bois il y aura tout il y a de la
pass pour tout le monde hein et la
transition énergétique ça vient d'un
groupe très spécifique d'experts de
l'énergie très différent des autres ce
sont des savants atomiqu
ils étaient au projet manatan ils
étaient même dans un laboratoire bien
particulier qui était le metlab de
Chicago là où il y avait Enrico Fermi et
c'est dans ce laboratoire là que sont
fait les premiers calculs qui montrent
le rendement absolument extraordinaire
de la surgénération nucléaire c'est même
pas tant le nucléaire tel qu'on le
connaît actuellement laffission mais la
surgénération et les calculs sont enfin
les rendements sont tellement
extraordinaires qu'on pourrait même
aller récupérer l'uranium dissous dans
les océans ça c'est un point important
parce qu'à cette époque on pense pas
qu'il y a tant d'uranium que ça et donc
c'est très important d'aller récupérer
les derniers atomes d'uranium qui
peuvent rester et donc il y a une sorte
de ENF c'est Alvin Weinberg qui raconte
dans son autobiographie une sorte
d'enthousiasme d'excitation ils pensent
qu'ils ont découvert en fait la clé de
la survie de l'humanité alors pourquoi
le surgénérateur est la clé de la survie
de l'humanité parce que ce sont aussi
des néomalthusiens ils sont obsédés par
la question de la croissance
démographique et de l'épuisement des
ressources alors d'ailleurs quand vous
écoutez transition énergétique donc
energy transition en fait vous écoutez
vous entendez un terme de physique
nucléaire au départ c'est un électron
qui change d'état autour de son noyau et
vous entendez aussi un mot qui est très
fortement influencé par la transition
démographique était le grand thème des
néomalthusiens américains des années 60
le terme lui date de 45 un article d'un
sociologue King Davis mais vraiment
quand Ron Brown qui est celui qui
invente ce motl transition énergétique
l'emploi il fait référence à ces deux
choses quoi très clairement à l'atome
comme manière de sortir du problème
démographique parce que l'atome
permettra d'augmenter la capacité de
charge de la planète si vous avez les
surgénérateurs nucléaires une énergie
quasi infinie alors vous pouvez faire
des choses formidables vous pouvez
dessaler l'eau des Océ
produire des engrais azotés en masse
même récupérer le phosphore dissous dans
les océans et donc vous pouvez
fertiliser d'immenses zonesarides de la
planète donc c'est ce genre de de
réflexion qui nourrissent un peu cette
cette idée oui que le surgénérateur en
fait c'est vraiment oui la clé de survie
de l'humanité c'est vraiment présenté
comme ça alors un acteur important qui
est pas directement un savant atomiste
dans cette affaire de généalogie de la
transition énergétique mais qui est
recruté par l'Atomic energy Commission
en 55 c'est Marion King Herbert Marion
King Herbert théoricien du P oil très
grand géologue employé de la Chelle dans
les années 50 en 55 il est recruté par
l'AEC et en fait tous ces papiers sur le
pic pétrolier et même le pic fossile
c'est en fait un argument de promotion
du nucléaire il écrit les rapports de
laec qui sont directement remis à John
fider al kededi pour dire donnez-nous de
l'argent pourquoi c'est ces servant
atomistes s'intéressent à ce genre de
question parce que en fait en gros les
économistes américains avaient montré à
quel point le nucléaire ne serait pas
compétitif vis-à-vis des fossiles ça
sera très compliqué il y a des risques
de développement considérables
même le président un président de la EEC
sous dit économiquement on n pas besoin
du nucléaire vraiment et donc ce qui et
ça ça les aupile que leur grande
invention soit comme ça présenté comme
une sorte de gadget qui coûte cher ça
les aupil et ils disent non c'est en
fait une question de de survie une
question existentielle l'enjeu c'est pas
que le nucléaire soit compétitif face au
charbon tant qu'il y a du charbon c'est
queil y a nucléaire quand il y aura plus
de charbon et donc par exemple vous avez
là deux représentations de transition
énergétiqueés transition énergétique
mais si vous regardez bien le graphique
du bas c'est un graphique assez
extraordinaire qui a eu beaucoup
d'influence dans la réflexion sur
l'énergie au 20e siècle c'est l'histoire
de l'humanité sur 10000 ans c'est rare
de faire ça hein à part évidemment nos
collègues antiquisant c'est assez rare
qu'on se préoccupe d'échelle temporelle
comme ça même pré historien c'est rare
et en fait c'est parce que évidemment
vous mettez tous les fossiles sur 10000
ans bah c'est pas grand-chose ça fait un
frê pic en comparaison de l'immense
plateau énergétique auquel permet
d'accéder le surgénérateur nucléaire
maintenant si vous regardez
attentivement le graphique du bas vous
verrez que la fin des fossiles du
charbon du pétrole du gaz de tout dans
le monde entier pour Mayan kingerbert
serura lieu dans plus de 400 ans donc en
gros 24e ou 25e siècle donc ça je
voudrais vraimenter sur ce point c'est
que les inventeurs de la transition
énergétique les savant atomistes il la
penseent comme quelque chose de très
progressif qui aura lieu dans très
longtemps qui concerne surtout les pays
riches qui développeront le nucléaire et
puis qui sera poussé par le le leur
enchérissement des fossiles et donc par
le fait que bah oui on va faire une
transition un peu contreinforcée par les
prix le vrai scandale scientifique et
politique c'est qu'on a utilisé ce type
là de raisonnement phasiste sur
l'énergie face à la question du
changement climatique qui n'a absolument
rien à voir puisque là la transition
faut pas la faire dans 4 siècles mais
dans qu décennies
elle va se faire alors qu'on a pltor de
fossiles sous les pieds que ça coûte pas
cher et en plus faut que ça soit à
l'échelle
globale alors que il raisonnent surtout
pour les pays riches alors comment ce ce
scandale je crois qu'il faut bien dire
ce transfert d'une futurologie qui était
pas du tout
adapté un problème beaucoup plus sérieux
que l'pisement des fossiles a eu lieu
alors il y a eu plusieurs étapes
première étape c'est la crise
énergétique de 73 c'est à partir de ce
moment-là on se met à parler de crise
énergétique et face à la crise
énergétique faut faire une transition
énergétique un des premiers à employer
le terme de transition énergétique dans
l'espace publque c'est un président
américain c'est Jimmy Carter qui fait un
grand discours sur la transition
énergique en 1977 je vais passer ça le
deuxème des gens qui sont très ffillant
de transition énergétique c'est les
pétroliers dans les années début des
années 80 quand on commence à parler de
changement climatique ils disent oui
évidemment il y a du changement
climatique c'est bien connu c'est une
théorie l'effet de serre c'est assez
basique hein c'est la physique du 19e
siècle la vraie question c'est qu'est-ce
qui aura lieu plutôt la catastrophe
climatique ou la transition énergétique
la transition énergétique est parfaite
pour expliquer qu'en fait ça va prendre
50 ans et donc on va éviter le pire quoi
puisque on a on sera sorti des fossile
avant 50 ans heureusement voilà alors
faut savoir que quand Edward David qui
est le président de la Red Dexon
explique ça au climatologu il m htment
parce que 2 mois après il a Pékin il dit
la grande énergie du 21e siècle c'est le
charbon et le le troisème groupe de
responsables c'est les économistes ou
certains économistes pour être
charitable avec nos collègues mais qui
ont joué un rôle très très problématique
dans cette affaire William nordaos prix
Nobel d'économie pour ses travaux sur le
changement climatique à mon avis la
discipline économique ne devrait jamais
se relever de ce prix Nobel là
nordaos explique scientifiquement que
surtout face au changement climatique il
est urgent de ne rien faire alors ce qui
est intéressant c'est qu'en fait en fait
pourquoi il y a a ce transfert de modèle
parce que les mêmes experts qui étaient
actifs dans Lesnes 70 et qui ont
réfléchi sur la crise énergétique ce
sont eux qui s'emparent de la question
du changement climatique c'est les mêmes
c'est des économistes de l'énergie et
nordaos en 73 il fait un papier très
intéressant où il dit donc on est en
plein choc pétrolier il dit surtout ça
sert à rien de faire de la conservation
de pétrole parce que d'ici l'an 2000 il
y aura le surgénérateur et donc en fait
autant y aller franco quoi autant
profiter de c super énergie qui le
pétrole parce que dans 2000 ça vaoudra
plus grand chose parce qu'on aura une
super énergie encore mieux d'accord il
appelle ça une backstop technology 2 ans
plus tard il fait ses premiers travaux
sur le changement climatique et il
applique exactement le même raisonnement
ça sera beaucoup plus simple de faire la
transition plus tard ne faisons pas
d'efforts maintenant parce que d'ici la
fin du 20e siècle on aura des
technologies tellement supérieures que
ser à rien de faire des efforts
maintenant et puis je pense qu'en fait
cette affaire de transition c'est
surtout euh en fait un argument de de de
politique internationale pour les
États-Unis ça c'est des discussions
qu'on retrouve dans les archives entre
le Chief of Staff de George Bush PA et
le chef du groupe 3 du JC qui s'appelle
Robert eininstein qui est aussi le
négociateur en chef des États-Unis avant
la conférence de Rio de 1992 et c'est
très éclairant parce que John sunounu
lui dit bon alors qu'est-ce qu'on fait
avec cette affaire de changement
climatique tout le monde nous fait les
gros yeux parce qu'évid les États-Unis
sont de loin les premiers émetteurs
alors je suis rappelé à l'ordre aussi
par mon truc je fin tout de suite il lui
dit un tu donnes pas on donne pas
d'engagement chiffré on va pas se lier
les mains de pas d'argent jamais on va
compenser les dommages liés au
changement climatique s'il y en a et
tris play the technology card joue la
carte technologique ça fait entièrement
sens pour les puissances industrielles
en particulier aux ÉtatsUnis qui sont
les premiers émetteurs mais aussi de
loin enfin la première puissance
technologique de faire miroiter des
grandes technologies de transition
décarboné qui nous permettront de
d'éviter la catastrophe voilà donc je je
je conclus en disant bah voyez ça c'est
ce que les experts prospectivist pas
ceux qui font des scénarios net zé pour
faire plaisir à tout le monde mais ceux
qui regardent un petit peu les
dynamiques actuelles voient sur le
pétrole le gaz le charbon on n'est pas
du tout sur des trajectoires de
transition mais al pas du tout du tout
du tout donc la transition énergétique
ça a projeté un passé qui n'existe pas
sur un futur qui reste encore largement
fantommatique ça nous empêcher de poser
les questions qui fâchent à savoir la
répartition le niveau de production je
vous remercie pour votre
[Applaudissements]
intérêt
[Musique]