La ville du futur : colloque organisé dans le cadre de l’initiative « Avenir Commun Durable » Conférence du 1er décembre : La transformation des métropoles face aux enjeux climatiques et de transition écologique
Intervenant : Laurent Delcayrou, chef de projet résilience territoriale, The Shift Project
Les vingt-deux métropoles administratives et les agglomérations autour de grands pôles urbains partagent un certain nombre de spécificités tant au niveau de leurs vulnérabilités que de leurs capacités d'action. Leurs densités de populations, d'équipements et d'activités les rendent particulièrement vulnérables aux crises climatiques et énergétiques. Leur concentration de richesses, d'emplois et de populations les plus riches leur donne une grande responsabilité pour accompagner la décarbonation de l'économie et de la société française. Plus que tout autre territoire, la résilience des métropoles face aux enjeux climatiques et écologiques repose sur leur capacité à se transformer. Parmi les enjeux spécifiques de cette transformation, nous illustrerons :
-la prise en compte des fortes inégalités sociales et territoriales -la capacité des métropoles à rester vivables, vivantes et conviviales -la préférence pour le bien-être des habitants plutôt que la croissance -leur rayonnement et leur pouvoir de faciliter les coopérations au service de la transition écologique
L’initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes la Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
Le Collège de France est une institution de recherche fondamentale dans tous les domaines de la connaissance et un lieu de diffusion du « savoir en train de se faire » ouvert à tous. Les cours, séminaires, colloques sont enregistrés puis mis à disposition du public sur le site internet du Collège de France.
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je demanderai à à Laurent delkererou
merci de prendre la parole donc Laurent
delkerou est un spécialiste de
développement durable des territoires il
est d'ailleurs chef de projet résilience
territoriale au shift project don on
a que tout le monde connaît sans doute
et donc il va nous parler de la
transformation des métropoles face aux
enjeux climatiques et de transition
écologique
merci bonjour à toutes et à tous alors
on a on a évoqué instant tout à l'heure
le chif project pour ces travaux de sur
la santé j'invite effectivement tous
ceux que ça intéresse à à regarder ce
que ce que le chif project a fait sur
sur l'impact carbone de de la santé sur
la décarbonation de la
santé moi je vais vous
parler voilà je vais vous parler des des
métropoles alors des métropoles au sens
français du terme c'est je vais pas vous
parler des immenses agglomérations
mondiales je vais vous parler de ces
cette catégorie de grande aglom tion que
le législateur français a baptisé
métropole c'estàd c'est un nouveau c'est
une nouvelle collectivité territoriale
et ce que je vais vous dire est tiré de
travaux qui étent destinés au aux élus
locaux ce qui explique pourquoi on a
adressé certains messages au
responsables de ces grandes
agglomérations qui sont pas tout à fait
les mêmes que ceux
des bah des villes des villes moyennes
ou même des des zones rurales des
montagnes ou des littoraux donc c'est
forcément assez assez sélectif
euh j'ai pas pu assister à tout le tout
le colloque mais hier matin quand je
suis
venu Patrick Boucheron évoquer la
définition du terme de métropole
l'origine grecque avec cette ville mère
qui se qui se projette sur sur ces
colonies alors il y a pas de il y a pas
de colonies pour les métropoles
françaises mais il y a quand même
cette ce développement et ce
fonctionnement qui est basé sur très
grande zones
d'influence sur des ressources sur une
très grande consommation de ressources
que l'on va chercher très très loin pour
certaines ça va de l'alimentation et
pourquoi on va les chercher très très
loin parce que
précisément les énergies fossiles sont
pas chè et relativement accessibles et
le
transport et donc lui aussi jusqu'à
présent était très très accessible je
rappelle que
90 % de l'énergie pour les transports
c'est du pétrole donc on voit bien ce
lien qu'il y a entre le mode de
fonctionnement de nos villes le leur
capacité et leur développement rapide
c'est ces dernières ces dernières
dizaines d'années et cet accès facile à
l'énergie et en particulier au au
pétrole et au moment où on parle de
sortir du pétrole de de de sortir des
énergies fossiles et bien on doit on
doit s'interroger ça requestionne
complètement évidemment le le
fonctionnement et l'avenir de de ces
grandes de ces grandes agglomérations et
donc c'est de ça dont dont je vais vous
parler je vais revenir un instant sur
justement les raisons pour lesquelles on
sort hier je crois a commencé la la COP
28 donc cet événement annuel pour
organiser et suivre un peu la la la la
sortie des énergies fossiles la
réduction des émissions gaz à effet de
serre donc vous connaissez tous cette
première très très bonne raison de
sortir des énergies fossiles qui sont
les raisons climatiques je crois que ça
a été abondamment illustré depuis depuis
hier mais il y a une seconde très très
bonne raison qui qui nous intéresse nous
particulièrement au au chif project
c'est le fait que quand on parleénergie
fossile on parle d'une ressource finie
que la raréfaction de cette ressources
est écrite que elle a
euh commencé euh qu'on estime que le le
le pic de production du pétrole
conventionnel a eu lieu en 2008 et que
euh je ne développe pas plus que ça mais
dans la décennie d'ici 2050 la capacité
de des fournisseurs actuel de l'Europe
en en pétrole va très fortement réduire
on estime qu' leur capacité de de
production va être divisée par deux et
donc ça aura des conséquences très très
fortes sur sur sur notre sur notre
économie et sans parler de de contrainte
géologique on voit bien avec la crise
énergétique depuis 2 ans à quel point
l'accès à cette ressources peut être
compliqué peut être dépendant de d'aléa
géopolitique de guerre que sais-je avec
des variations de prix des des des des
compétitions des concurrences très très
fortes donc c'est important de c'est
important d'avoir ça en tête et de se et
de se rappeler à quel point on dépend
toute notre économie toute notre société
dépend des énergies fossiles à quel
point les villes et les plus grandes
notamment ont été construite autour de
de ces de ces énergies fossiles et à
quel point s'en débarrasser va être va
être quelque chose de
compliqué les énergies fossiles c'est
un c'est un première contrainte physique
très très forte mais c'est pas la seule
on a évoqué à l'instant les les
matériaux euh il y a une compétition qui
a commencé sur les matériaux que ce soit
les
matériaux les métos rares pour la
transition énergétique ou plus largement
des des ressources des ressources
naturelles et là aussi l'accès à ces
matériaux que les villes et que les plus
grandes utilisent abondamment et et va
être de plus en plus contraint et enfin
il y a une troisième dimension il y a
une troisième famille de contraintte
physique qui sont les sols vous savez
que que
euh depuis que la voiture s'est
développée on l'aménagement du
territoire est complètement guidé par
l'étailement Urbain les villes sont
construites en consommant de en
consommant des sols aujourd'hui il y a
des restrictions il y a une volonté de
réduire notre consommation de sol il y a
une volonté de
de une attention nouvelle et
particulière sur la biomasse sur la
production sur le vivant et donc tout ça
c'est autant de de contraintes qui vont
s'imposer qui s'imposent déjà mais qui
vont s'imposer de plus en plus sur le
sur le fonctionnement des des des
métropoles et sur donc leur
avenir changement climatique vous en
avez abondamment parler contrainte
physique capacité à se
severer d'une dépendance aussi forte que
les énergies fossiles tout ça évidemment
concerne absolument tous les secteurs
concerne absolument toutes les tous les
territoires se cumulent et génère des
bouleversements sur les territoires qui
les obligent et tout à être résilient et
donc nous nous avons repris à notre
compte cette notion de résilience alors
pas tant la résilience des matériaux qui
qui vient qui vient d'être évoqué mais
plutôt la résilience des territoires en
lui donnant une définition qui consiste
pas simplement à cette capacité à à
surmonter les les épreuves à les
anticiper et à bien gérer les crises
mais une capacité à se transformer parce
qu'on voit bien que dans le monde
nouveau qui a commencé qui est
caractérisé par une instabilité
climatique maintenant croissante et par
un accès aux ressources de plus en plus
compliqué et bien la seule façon d'être
moins vulnérable la seule façon d'être
résilient ça va être de se transformer
et donc je vais
illustrer quelquesuns des enjeux qui me
paraissent importants en me concentrant
sur les enjeux qui me spécifique de ces
métropoles c'est-à-dire de ces plus
grandes agglomérations et donc ne soyez
pas surpris de ne pas retrouver certains
enjeux qui voilà qui qui qui qui qui
peut-être porte sur sur les villes
mais voilà alors une des caractéristique
essentielle évidemment des métropoles ça
a été évoqué c'est la
concentration très forte de de
population d'abord là je ne parle que
des des 22 métropoles françaises qui
concentrent à elle seul 30 % de la
population sur sur moins de de 3 % de de
la surface et puis évidemment la deuxème
caractéristique c'est la concentration
d'activité euh concentration d'activité
concentration d'emploi concentration
d'infrastructure euh on vient de parler
des des hôpitaux concentration de
richesse de de production de richesse et
concentration de riches aussi
c'est-à-dire qu'on a une
surreprésentation des populations les
plus aisées sur sur ce territoire donc
ça donne tout ça une une puissance hein
un pouvoir économique et financier très
très important
pour pour pour ces ces territoires là
mais cette puissance ce pouvoir il
s'accompagne aussi d'une très grande
dépendance puisque je ne vous surprends
pas en vous disant que si on regarde un
peu la la composition des des émissions
de gaz et effet de serre un peu le bilan
carbone de ce type de territoire ici
vous avez l'image du Grand Paris on voit
que les émissions territoriales ce qu'on
appelle les émissions territoriales
c'est celles qui sont directement liées
à à des productions ou à des activités
sur le territoire elles peuvent paraître
relativement faibles si on les ramène à
à la population hein le Grand Paris
c'est environ 7 millions d'habitants
mais que par contre si on regarde
l'empreunte carbone c'est-à-dire si on
intègre à ce moment-là tout les biens
les services qui qui ont été produits à
l'extérieur du territoire on voit bien
qu'on fait x 3 et donc ça ça simplement
ça caractérise mais c'est c'est pas une
surprise à quel point ces territoires
sont dépendants euh dépendant d'autres
territoires dépendant de de chaînes
d'approvisionnement souvent très très
lointaines et euh très carboné
surtout si vous regardez aussi le un peu
le tierc des bien on retrouve comme
premier poste d'émission les transports
hein ensuite l'alimentation et enfin euh
l'habitat ce qui a à peu près la la même
chose partout sur tous les territoires
de France alors
maintenant quelques mots sur je je vous
ai sélectionné quatre grandes
caractéristiques qui correspondent à
quatre grands défis qui me paraissent
assez spécifique de ce type de ce type
de de territoire le premier il a
été en partie illustrée la première
caractéristique c'est évidemment que ce
type de territoire de par leur
morphologie de par la concentration de
leurs activités de leur population de
par la la nature même des matériaux on a
parlé des hillos de chaleur à l'instant
euh sont particulièrement vulnérables
aux alléas climatiques je crois que vous
avez déjà
euh travailler là-dessus échanger
là-dessus ce ce ce matin euh la densité
de population le niveau
d'artificialisation euh explique cette
cette vulnérabilité on vient d'évoquer
2003 2003 voyez c'est c'est le petit
point là qui qui existe donc on sait
très bien que des des canicules comme
2003 il y en aura il y en aura d'autres
2022 moi j'ai des chiffres de 10000
10000 morts hein donc on 20 ans après
2003 en 2022 on a encore pour une
canicule qui a priorie était moins forte
on a quand même eu 10000 10000 morts
attribués à la canicule donc la question
de savoir est-ce que on a des
territoires urbains et notamment des
agglomérations des métropoles qui sont
adapté à des pics de canicules euh voilà
la réponse est malheureusement est
malheureusement non
euh
la prise de conscience existe donc le
premier grand
défi que je vous propose c'est tout
simplement de faire pour pour imaginer
les les transformations pour guider les
transformations c'est d' de faire en
sorte que nos métropoles restent vivable
vivante et conviviale vivable tout
simplement
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euh avec ce besoin d'adaptation très
fort qui qui que que vous avez déjà
évoqué hein il y a toute une série
d'initiattiv on pourra y revenir dans
les questions si vous le souhaitez
peut-être avez-vous eu connaissance
d'une initiative de Paris qui a fait un
travail sur Paris à 50°gr he pour
illustrer un peu la la catastrophe que
seraiit des vagues de chaleur à 50°gr
qui ne sont pas de la science-fiction he
qui pourrait arriver dans dans la
décennie
2030 faire des métropoles qui restent
vivantes ça fait référence au fait que
les crises ne sont pas optionnelles les
crises vont avoir lieu elles ont déjà eu
lieu et elles continu
d'avoir lieu donc la question c'est de
savoir est-ce qu'on est capable
d'anticiper ces crises et d'imaginer des
process de de de se préparer de de des
procédures de gestion de crise pour que
la ville continue de fonctionner même en
mode dégradé mais que on on n'est pas un
blackout et une interruption totale de
son fonctionnement là aussi il y a pas
mal de d'expériences intéressantes
notamment de retour d'expérience de de
la période covid et puis le dernier
point garder une ville qu' ial c'est
c'est quelque chose d'essentiel parce
que tous les travaux qui sont menés sur
la résilience montrent que finalement le
premier facteur de résilience en cas de
choc en cas de crise majeure ça va être
la nature des liens sociaux donc tout le
travail que vous allez pouvoir faire
dans les quartiers à l'échelle de
l'immeuble pour renforcer ces liens
sociaux cette solidarité entre les
habitants cette interconnaissance entre
les habitants vont faire tout simplement
que au moment où la crise arrivera le
bilan sera beaucoup beaucoup moins lourd
donc là aussi c'est
une c'est une prise de conscience qui là
aussi commence à se développer et qui
donne lieu à un certain nombre
d'initiatives à Paris dans toutes les
grandes agglomérations dans toutes les
grandes métropoles de France une
deuxième grande caractéristique de ce
type de territoire concerne les
inégalités une concentration des
inégalités des inégalités sociales des
inégalités territoriales j'ai évoqué le
fait qu'on avait une surreprésentation
des populations les plus aisées on a
aussi beaucoup de de pauvres beaucoup de
gens de de
ménag démunis euh pauvre mais et souvent
c'est ces populations C ces ménages sont
relégués he territorialement dans dans
des quartiers dans des quartiers
populaires
donc on sait tous aussi
que par rapport aux enjeux clim aux
enjeux environnementaux il y a une
formidable
injustice les populations les plus
démunies sont celles qui sont de fait
les moins responsable du réchauffement
climatique par leurs émissions elles
émettent moins que les autres parce
qu'elles consomment moins que les autres
et puis en même temps elles ont la
triple peine elles sont souvent plus
exposées aux pollution parce qu'elles
vivent dans des
logements mal isolé parce que en
suroccupation dans des espaces qui sont
souvent peu végétalisés
ils ont moins de moyens de faire face à
ces à ces crises par exemple à ces
vagues de chaleur moins de moyens de de
rénover leur leur logement moins de
moyen de quitter la ville et d'aller
dans leur résidence secondaire et puis
enfin elles sont souvent on l'a vu où
elles peuvent être en tout
cas plus impacté
plus soumise que d'autres à des mesur
que l'on prendrait au nom même de la
transition écologique et et on l'a vu
avec l'expérience des gilets jaunes et
et aujourd'hui ça ça a traumatisé pas
mal de décideurs politiques et et avant
de de décider quoi que ce soit en
matière de transition écologique on doit
bien
regarder l'effet que ça a sur les plus
sur les ménages les plus les plus
modestes l'autre élément que j'ai évoqué
c'est la place importante des ménages
les plus aisés c'est pas du tout
anodin les ménages les plus aisés sont à
la fois ceux qui sur un plan strictement
comptable ont le plus de chemin à faire
pour pour rentrer dans les objectifs
dans les engagements que la France a
pris que ce soit à 2030 ou à 2000 à 2050
peu importe mais les ménages les plus
aisés les personnes les plus riches sont
aussi
dont dont je fais partie dont nous
faisons partie c'estàd que la la notion
de richesse elle peut être discutée
c'est pas l'objet d'aujourd'hui mais en
tout cas ces ménages là ces personnesl
sont souvent des gens qui ont un pouvoir
économique et financier important mais
aussi qui ont un rôle social important
qui sont à la tête d'organisation
d'entreprise et donc pour lequel les
embarquer avec soi et faire en sorte
qu'il non seulement qu'il réduisent
leurs émissions et qu'ils participent
aux efforts collectifs mais même qu'il
qu'ils changent leurs pratique et qu'ils
soient des moteurs de de la transition
écologique revit une une une grande
importance donc je vous propose un
deuxième grand défi qui est finalement
d'accompagner d'accompagner ces plus
vulnérables mais aussi ces ces plus
aisés dans euh dans cet effort de
d'adaptation et de et de transition
écologique encore une fois s'intéresser
aux plus vulnérables s'intéresser à la
réduction des inégalités pas uniquement
pour des raisons éthiques hein qui
seraient déjà peut-être des raisons
suffisante mais pour des raisons
pragmatiques parce que tout simplement
si on arrive à faire la transition
écologique avec pas seulement pour mais
avec les populations les plus démunies
et bien on arrivera à la réussir pour
pour tout le monde et pour tout les
territoire si les quartiers euh
notamment les quartiers populaires qui
sont les plus
vulnérables arrivent
à à s'adapter arrivrive à être plus
résilient c'est l'ensemble du territoire
qui va être plus résilient on l'a bien
vu avec la crise covid euh beaucoup de
de des métiers beaucoup des travailleurs
issus de de ces de ces quartiers des
ménages les plus modestes sont des
métiers essentiels des métiers du soins
des métiers de la sécurité des métiers
de de l'entretien de la livraison et
cetera et si pour une raison ou pour une
autre il peuvent plus se déplacer ils
sont bloqués dans leurs quartier où où
il y a et bien c'est d'autres le
fonctionnement d'autres territoires de
la ville qui est qui est menacé et qui
est
bouleversé je poursuis avec un une
troisième caractéristique un petit peu
différente qui est ce ce culte des
grandes des villes en général mais des
grandes villes des grandes agglomér en
particulier ce culte de
la de la de l'attractivité de de de la
croissance de la compétition de la
compétitivité territoriale voilà c'est
des des discours martiaux qu'on entend
alors on les entend de moins en moins
aujourd'hui mais on les a beaucoup
entendu de dans la bouche de
grands de grands élus ou de grands
dirigeants de de collectivités locales
et de
métropole cette volonté d'attirer
toujours plus de de population toujours
plus d'entreprises sur son territoire ça
n'a pas ça n'a pas complètement disparu
alors même que finalement le bien-être
des populations qui y vivent était pas
forcément toujours au rendez-vous là je
vous ai cité un exemple d'un d'un
sondage où il y a moins de 20 % des
Français qui déclarent avoir envie de
vivre dans ces grandes agglomérations
donc il y a un problème de désirabilité
aussi et ça c'est
une bah c'est une caractéristique c'est
un c'est un élément qui doit nous
pousser à un un troisème grand défi pour
orienter cette C cette transformation
qui est finalement de de remettre le le
bien-être des habitants au cœur de de
l'action métropolitaine de de l'action
de ces territoires d'arrêter de vouloir
toujours croître plus
hein je vous citerai pas le nombre de de
grandes métropoles de grandes
agglomérations qui sont où on ne voit
que des des grues qui construisent de de
nouveaux logements ù où on a encore des
équipes développement économique qui
sont d'abord concentrés sur
l'attractivité et aller cher chercher un
peu partout en France en Europe des des
nouvelles entreprises à accueillir
aujourd'hui le discours évolue et on a
un certain nombre de de leaders de
grande métropoes qui commenent à à
mettre en avant l'existance l'existance
c'est d'abord la population
existante c'est aussi les logements
existants c'est aussi le bâti existant
vous l'avez vous l'avez évoqué la ville
du futur les grandes mé les grandes
agglomérations françaises du futur elles
sont déjà construites hein à 90 % donc
la question c'est comment on va prendre
soin de l'existant ça a été évoqué le la
rénovation et de C notamment du du du
bâti des réseaux et
cetera un autre élément qui qui qui
relève de ce de ce défi c'est d'arrêter
ces ces grands projets mais plutôt de de
revenir à de la proximité he small is
beautiful d'essayer de
privilégier la proximité donc là il y a
toute une toute une série de grandes
métropole qui qui qui développe la ville
du C d'Ur vous en avez peut-être entendu
parler ou encore une autre une autre
dimension c'est de s'occuper aussi de
ces entreprises euh travailler avec ces
entreprises on a la chance d'avoir des
dynamisme économique une force
économique très forte sur ces
territoires comment on peut travailler
entre métropole et et entreprise comment
on peut accompagner la décarbonation de
ces entreprises hein dans l'intérêt
évidemment du du du territoire ou
profiter des des capacités d'innovation
de des entreprises pour euh pour réussir
la transition la transition écologique
du
territoire je termine par une 4e et et
dernière caractéristique de ces de ce
type de territoire je l'ai déjà un peu
évoqué c'est sa très grande influence
c'est le fait qu'elle rayonne sur un
territoire bien au-delà de de son
périmètre administratif
euh et que donc elle va chercher je l'ai
évoquer des ressources de la main
d'œuvre grâce au au au moyen transport
et en particulier à la voiture grâce au
au camion
euh mais du coup elle est extrêmement
extrêmement dépendante un mot sur sa
dépendance alimentaire vous avez la peu
importe les chiffres mais la couverture
l'autonomie théorique alimentaire de ce
type de de d'agglomération et on voit
qu'elle est elle est dérisoire je
rappelle Paris on a 3 jours d'autonomie
alimentaire un aliment à Paris il fait
en moyenne 600 km en cam avant de venir
dans votre assiette donc tout ça pour
expliquer que là
aussi je me souviens que Patrick
Boucheron hier matin parlait du fait que
depuis le Moyen-âge et peut-être avant
les villes avaient une grande
préoccupation de leur
leur le leur approvisionnement la la
zone de ravitaillement et tout ça j'ai
l'impression que au niveau des
métropoles françaises des grandes villes
en général avec cette énergie pas chère
avec ces
transports camion et ce pétrole bon
marché on a un petit peu oublié ça donc
aujourd'hui on a pu spécialiser
l'agriculture et aujourd'hui on n'hésite
pas à à faire faire des centaines et des
centaines de kilomè en camion pour pour
pour pour nourrir notre ville dans un
monde où euh le pétrole ne sera plus
accessible on veut se débarrasser du
pétrole et où d'une manière
générale l'énergie va être va être de
plus en plus contrainte et bien ce
modèle- làà ne ne ne ne pourra plus ne
pourra plus fonctionner donc cette
interdépendance il va falloir qu'on
arrive à la
Transformer non les les métropoles pas
plus que la plus les autres territoires
ne ne deviendront indépendants et
autonome ça n'a pas de sens par contre
on restera dépendant mais comment on
fait pour choisir ses dépendances et
pour transformer ses dépendances en en
coopération donc comment on fait pour
plutôt que de de d'avoir des métropoles
dominatrices un peu martiales comme ça
écrasant comment on fait des métropoles
rayonnantes des métropoles coopératives
alors ça passe par déjà des des
collectivités métropolitaines qui sont
capables de catalyser l'action sur leur
propre territoire et en particulier sur
les communes qui qui composent leur leur
territoire ça va passer par cette
coopération avec des territoires voisins
dont elle dont elle dépend donc ça va
être dans le domaine de de
l'alimentation des transports ou de
l'énergie et puis ça va être la capacité
aussi de ces de ces métropoles à faire
des alliances avec AC d'autres
collectivités je pense à des
départements des régions donc là aussi
on a des exemples intéressants entre
collectivités très puissantes on peut on
peut on peut faire des des grandes
choses je termine ma ma présentation
en en l'illustrant par des principes
d'action qui finalement sont pas
spécifiques des des territoires de de
métropole mais qui euh qui peuvent
guider et qui doivent guider de selon
moi le le passage à l'action la première
de ces euh le premier de ces principes
c'est euh d'arrêter de faire mal quoi
c'est d'arrêter de de savoir renoncer de
savoir renoncer à des projets quand on
sait qu'ils ne sont pas adaptés à un
monde avec des pics de chaleur à à 50°r
ouou en tout cas des des vagues de
chaleur euh quand on sait que c'est un
monde qui nous enferme dans une
dépendance aux énergies fossiles par
exemple au transport au transport
routiers euh donc là
on a des exemples comme ça de de de
voilà les exemples d'autoroutes
d'aéroport pour lequel certaines
collectivités certains métropoles se
sont se sont prononcés contre deuxième
principe d'action c'est de commencer par
ce qui prend du temps on a évoqué un peu
l'inertie tout à l'heure changer un
système de transport changer même des
pratiques alimentaires tout ça prend du
temps il faut offrir des alternatives
aux gens avant qu'ils n'adoptent de de
nouvelles habitudes donc là aussi euh
engager la transition écologique c'est
commencer par engager des des des
transformations qui vont qui vont
prendre beaucoup de temps trisième
principe qui paraît plus évident c'est
de maximiser évidemment l'efficacité euh
toutes les actions ne se valent pas en
terme d'efficacité en terme de
d'efficience en matière de réduction de
gaz à effet de serre ou de ou de ou de
Bénéfic écologique environnemental donc
là on on va attâer de de avec des moyens
limités qui qui sont les nôtres de les
affecter à ce qu' a le plus d'efficacité
on parle souvent de la rénovation la
rénovation énergétique des bâtiments ça
ça coche à peu près toutes les cases
c'est bon pour les gens sur le social
c'est bon pour
l'économie c'est bon pour pour
l'environnement par
exemple 4è principe que je vous propose
c'est de privilégier là aussi tout ce
qui relève de lien de coopération et de
cette complémentarité de cette
contribution à des objectifs partagés
euh encore une fois les métropoles comme
tous les territoirees ne seront
résilients que si les autres territoires
le sont aussi et donc que par les liens
de de solidarité de coopération et de de
complémentarité qu'ils auront su nouer
et puis la le dernier principe d'action
que je vous propose c'est celui de
prendre appui sur les crises j'ai déjà
dit que les crises étaient pas des
options elles vont elles sont déjà là on
les subit fortement là depuis quelques
années et on va malheureusement
continuer à en subir donc il y a toute
une série de
transformations qui sont pas forcément
acceptables aujourd'hui mais qui le
devienneent quand la crise est là encore
faut-il avoir anticipé et avoir préparé
le plan B pour pas reconstruire après la
crise comme on comme comme on le faisait
avant et et donc vraiment c'est un c'est
un principe qui me paraît qui me paraît
important je termine par un magnifique
dessin
euh pour qu'on adresse aux élus mais que
je je peux adresser à chacun à chacun
d'entre nous c'est pour souligner à quel
point les défis les défis de
cette que pose ce ce ce changement
climatique son adaptation cette
transition écologique et transition
énergétique que que que j'ai évoqué sont
sont bien des égards immenses et
vertigineux mais en même temps
euh je trouve il est voilà il a jamais
été aussi intéressant d'être en
responsabilité que ce soit d'une d'une
collectivité territoriale d'une
organisation d'une association
quelconque ou ou ou même d'être simple
citoyen que de participer à cette à
cette transformation c'est le message
que que je vous l'ai adressais et pour
revenir au métropolle les métropoles
incarnent la la la la puissance la la
puissance économique l'ingénierie
l'intelligence l'innovation elles
peuvent être des moteurs de
transformation elles doivent être des
moteurs de transformation de
renforcement de de la résilience et de
la transition écologique de de nos
territoires et de et de la France toute
entière je vous remercie et je vous je
finis par les les quelques travaux du
shift que si vous voulez en savoir plus
et et je vous remercie
merci
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