70 ans après Dien Bien Phû : ce qu'il s'est vraiment passé - Jean-Louis Tremblais

Tocsin
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8 mai 2024
70 ans de Dien Bien Phû : l’horreur insoupçonnée des camps Vietminhs
Avec Jean-Louis Tremblais, grand reporter
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clairon le clairon avec Jean-Louis
Tremblet grand reporter auteur de
opération spéciale 20 ans de guerre
secrète aux éditions Nimrod alors
évidemment je vous rappelle la fin de la
bataille de di bien fou c'est terminé le
7 mai
1954 c'est notamment l'affrontement de
l'opé tion castor don va nous parler
Jean-Louis Tremblet dans quelques
instants et puis plus largement on est
évidemment dans le cadre de la guerre
d'Indochine qui oppose les troupes
française aux forces du vietmin alors du
côté vietmine il y avait le fameux
général Jaap contre le corps
expéditionnaire français Jean-Louis
trembla a suivi tout cela de très près
et il va nous raconter ça dans quelques
instants en tout cas comme je vous le
disais donc cette guerre qui se termine
qui s'est terminée enfin cette bataille
en tout cas qui se'est terminé le 7 mai
1954 donc on célèbre aujourd'hui les 70
ans de Dian benfou et je suis très
heureuse de pouvoir en parler avec
Jean-Luc tremblé qui connaît très bien
ce sujet quand il sera là parce que on
on a perdu Jean-Louis dans les couloirs
si vous voulez tous
savoir mais bon en tout cas ce qu'il
faut savoir c'est que la France
ensuite je heureusement je connais un
petit peu mon histoire la France qui t
donc le le le Vietnam après les fameux
accords de de Genève en 1900 54 donc peu
de temps après cette ce combat en
juillet 1954 instalz-vous Jean-Louis
Tremblet vous savez vous faire attendre
c'est bien vous vous ménagez vos effets
euh alors oui on revient pour parler
donc des 70 ans de cette bataille de di
benfou eu et plus largement des
affrontements évidemment ces terribles
affrontements face face au vietminine
oui exactement ben aujourd'hui c'est un
triste anniversaire bien entendu euh il
y a 70 ans la chute du camp retranché de
di bienfou euh et par la même occasion
évidemment la perte de de de ce qu'on
appelait euh la perle de l'Empire
l'Indochine HM
euh et oui je voudrais revenir sur cette
euh on on dira beaucoup de choses
aujourd'hui sur Dien bienfou on va pas
revenir sur les erreurs tactiques
commise par l'étatmajor puis c'est
toujours très très facile de refaire le
match après euh on n était pas euh c'est
difficile euh c'est mais il me semble
que il y a une histoire qui qui m'a
particulièrement touché il se trouve que
il y a quelques années il y a 15 ans
j'ai fait un livre avec le colonel Sassi
qui s'appelle 20
ans 20 ans de guerre secrète opération
spéciale euh ce CONI est l'un des des
inventeurs de de de de ce qu'on appelle
aujourd'hui les les Forces Spéciales il
avait été formé par les
Américains et les britanniques pendant
la guerre il était parachuté en de Chine
une première fois en 1945 bref et il
avait constitué en Indochine il faisait
une guerre non conventionnelle
c'est-à-dire
que il avait constitué une armée de
partisans chez les montagnards les
montagnards Mong ou Méo donc les locaux
les locaux voilà en fait en vérité les
premiers occupants de de de de l'indochi
dans les montagnes au
Laos ces gens vivent entre à moins de
800 m d'altitude hein on appelle ça le
on appelle souvent on dit des Méo des
monqu c'est le peuple de l'opium donc il
cultive le pveau
euh et ils ont toujours été si vous
voulez en but à l'ethnie dominante qui
est celle du Vietnam donc l'ethnie Viet
considéré comme des sauvages
d'ailleurs il considérait le c'est que
les Vietnamiens considéraent ses
montagnards comme des sauvages non
assimilable voilà don donc parce
que les Mo n'ont pas d'horair
d'organisation d'administration cétait
peut-être le cas d'ailleurs mais
probablement le cas mais en tout cas
c'est un peuple épris de liberté donc
absolument incompatible avec le
communisme du Vietnam donc l'idée était
très bonne c'était un peu l'idée de de
de c'est un peu comme les maquis en
France pendantendant la Seconde Guerre
mondiale si vous voulez
c'est de constituer des unités euh sur
place avec ses montagnards il y avait un
officier et puis deux sousofficiers pour
disons 50 Méo partisans qui se batit
pour la France il les forit for en fait
les montagnars eux connaissaient
parfaitement leur terre voilà le
fonctionnement de leur terre et ça et
puis les les les Français connaissaient
l'art de la
guerre on peut dire ça comme ça donc en
fait le le les services spéciaux
l'époque c'était le zdeek he donc
l'ancêtre de la DGSE a décidé envoyé des
des des des des officiers qui étaient
très peu nombreux euh pour
entraîner recruter entraîner ces
montagnards bon euh il se trouve que
euh en 1954 euh le colis Sassi est au
Laos il a à peu près
euh je sais pas plusieurs centaines de
partisans Méo Mong euh et mi-avril euh
il commence à recevoir des rapports s
bien fou bon la bataille ferrage il a
compris que de toute façon c'est fini
c'est la défaite c'est assuré voilà il
est pas il est pas seul mais lui se dit
il y a peut-être une opération à tenter
c'est pour ça que je je je reviens en
fait c'est la petite histoire dans la
grande histoire ce que je vais vous
raconter c'est que mi-avril il envoie
une première demande à l'état-major
français donc au général Navar qui était
le le commandant du corps
expéditionnaire français en un de Chine
et lui dit
euh voilà moi je peux lever une colonne
de partisans on va aller à di vien fou à
marche forcé la ha il sait que à priori
la guerre est perdue mais il propose une
dernière opération alors il le sait
pourquoi parce que il a certains de ses
officiers fais c'est des rotations
aériennes entre hanoil bien fou à la
frontière de Laos et lui au Laos dans
ses maquis bon il se trouve qu'un jour
il a un sous-officier un qui par le chef
il le dit lui-même il a pas fait sacière
enfin il a tout compris donc il a vu ce
qui était la cuvette il a vu en
survolant les les les les pièces
d'artillerie vietmine tout autour sur
les collines il dit voilà c'est terminé
c'est terminé donc c'est fini et j'étais
bien content de prendre le dernier avion
pour partir il lui dit ça euh quand s si
ses frères d'armes sont là-bas dans la
cuvette de di mi de fou j'ai dit euh on
va pas inverser l'ordre des choses bien
sûr je ne dis pas que cette bataille
aurait pu être gagnée évidemment que non
c'était une défaite HM en revanche lui
propose à l'état-major donc au général
Navar de monter cette colonne pour aller
au moins essayer d'évacuer des des
Français qui sont prisonniers dans la
cuvette ouis bah oui il envoie une
première demande tout se passe nous
sommes en 1954 he c'est pas il y a pas
de texto bon
donc une première demande il faut passer
par la voie hiérarchique et c'est là où
on on revient sur les pesanteurs
de l'administration française et l'armée
en particulier évidemment donc par la
voie hiérarchique une première demande
mon général je vous propose de lever une
une colonne de partisans qui ira euh
autour de di vien fou et on va essayer
de Sauer le maximum de monde bon pas de
réponse un jour 2 jours 3 jours 7 jours
8 jours pas de réponse que fait-il prend
un avion déjà pas facile on trouvé à
l'époque tout est mobilisé hein c'est
tout est autour de la bataille euh et
puis euh il va estce que lui il est où à
ce moment-là lui il est au Laos il est
au Laos Laos il faut savoir si c'est pas
très loin d' fou fou la frontière entre
Laos et le Vietnam et
euh donc à l'étatmajor il patiente il
essaie de trouver désespérment le
général Navar qui commande donc le corps
expéditionnaire
euh lequel est toujours absent trop
occupé enfin lui répond ou euh réponse
dilatoire euh
et et donc il retourne au la hausse mais
là il a déjà perdu 10 jours entre le 16
avril et
et voilà donc et le 26 27 avril il
retourne il a il a perdu temps euh il
décide quand même de monter sa
colonne sans euh l'accord officiel donc
là il prend des gros risques pour lui
hein donc il regroupe voilà 2000 2000
monongues VO des partisans par petite
colonnes qui partent par groupe de 50 ou
de 100 à pied à pied du Laos jusqu'à la
frontière courant de ce qui de ce ce qui
se joue ou pas eux les Monges le savent
les mononges disent de toute façon nous
avons choisi les français si les
Français partent nous on va nous
exterminer ce qui s'est passé d'ailleurs
avec Laou mais il le savait ça donc ce
qui se jouit en fait il le sentait je
pense qu'il le sentait et surtout leurs
chefs il av des chefs coutumiers des
chefs traditionnels leur ont dit voilà
il faut y aller on va sauver le maximum
de français mais donc finalement il
c'est aussi une pour eux le dernier
combat euh alors qu'ils savent que leur
enfin que eux à priori ils ne sauvent
rien de leur côté pour les M alors c'est
c'est pas le dernier combat c'est l'un
de leurs derniers combat parce que après
ses Mong qui ont été formés par les
Français pendant la Guer de Chine vont
servir les Américains h toujours pareil
par anticommunisme h par par rejet de
l'État marxiste léniniste donc
euh donc la la CIA va faire comme le
sdeck avait fait euh
h voà il y a une énorme communauté aux
États-Unis d'ailleurs qui qui a pu enfin
ceux qui ont pu partir sont son réfugés
aux États-Unis et ceux qui sont restés
ont été effectivement torturés dans
voilà internés torturés et cetera ou
c'est la fin et puis vous enfin c'est
peut-être pas l'objet de votre histoire
mais il y a eu aussi des rencontres qui
ont été faites des Français qui ont
rencontré des femmes sur place des
famille pu parfois tout ça a étéit
déchiré enfin on parle vraiment d'une
horreur ah oui c'est vraiment l'horreur
al l'ureur on va en
parler par la suite parce que bon donc
dans cette histoire si vous voulez il y
a déjà on va dire de semaines on été
perdu hein puisquil y a pas d'accord
officiel
euh Sassi qui est capitaine à l'époque
décide de passer outre et de monter sa
colonne ils partent ils partent le 29
avril du Laos et ils
arrivent selon les groupes en dans dans
dans l'ordre mais entre le 5 et le 7 mai
sachant que di fou est tombé le 7 mai h
et là ils arrivent et que voit-il c'est
un peu comme dans le film La 317e
section de Pierre schendorfer ils
arrivent qu'est-ce qu'il voit de la
fumée et cetera c'est la fin c'est la
fin de la bataille puis plus un bruit le
silence c'est l'horreur la fin de la
rédition de d fou c'est l'horreur puis
là juste les viettes qui arrivent et
c'est fini et là ils arrivent quand même
c'est ces Mong avec le le capitaine
Sassi ils arrivent à récupérer parce que
bon dans la bataille évidemment toutes
les positions n'étaient pas c'était pas
un bloc il y avit plusieurs positions
les collines qu'on connaît Isabelle Elan
et
cetera et certains certains avaient
réussi finalement à s'extraire de
l'enfer et mais ne savait pas où aller
tout autour donc ils ont été récupérés
par les hommes de de Sassi par les
Monges et il y a eu environ 150 à
à 200 français français ou ou autre
parce que non parce qu'il y avait dans
dans le corps expéditionnaire il y avait
aussi des tirailleur algérien Marain
comme la Légion étrangère finalement il
y tout ceux qui engag ou donc mais en
fait 150 à 200 200 personnes ont été
récupérés par ses mononges h ramené au
Laos et finalement sauvé ce qui leur a
évité les camps vietmine dont nous
allons parler un petit peu plus tard qui
sont les plus atroces de tous les donc
ça c'est l'opération desperirado ça
s'appelle l'opération d comme
desperirado parce que parce que parce
que parce que c savait très bien que
toute façon il y avait plus d'espoir de
gagner mais et et que de en plus
d'espirado pourquoi parce que finalement
il désobéissait au au aux ordres de de
la hiérarchie d'accord donc la suite ben
on la retrouve dans votre on on va
parler de l'horreur de ce qui s'est
passé avec notamment l'histoire de
Bernard Gruet officier de la Légion qui
a passé 5 ans dans les cviettes dans Ah
qu pardon euh donc ça on en parle dans
la chronique un petit peu plus tard
est-ce que vous pouvez juste me dire en
2 secondes donc là on était dans
l'opération d c'est quoi l'opération
castor la fameuse opération castor alors
l'opération castor c'est uneid brillante
de de du général Navar donc qui
commandait le contingent français de
Chine l'opération castor c'était euh je
crois qu'à l'époque on appel ça la
tactique du hérisson c'estàdire que ça
consistait à à à se à regrouper ses
forces en un point précis pour attirer
l'ennemi l'attirer et engager un combat
et
finalement l'anéantir en fait le but
c'était avec adier mi fou il y avait à
peu
près 13 entre 13 14000 français et en
face
80000 90000 vietmin bon fou c'est dans
le fond d'une cuvette et tout autour
c'est des collines sur ces collines les
viettes n'étaient pas censé avoir de
l'artillerie sauf qu'ils l'ont fait
quand même donc ils sont arrivés avec à
la force avec les fameux des vélos qui
était d'ailleurs fabriqué en France avec
ces vélos ils ont porté pièce par
pièce leur leur canon et finalement ils
les ont positionné au-dessus d' mi fou
et puis après c'était un déluge 1
d'artillerie puis ensuite ils ont lancé
l'infanterie qui a porté le coup fatal
d'accord et ben écoutez on continue dans
quelques secondes on se retrouve pour
parler de l'histoire de Bernard gr
offici la Légion qui a passé bah cette
horreur dans les camp vietmines il faut
en parler ça fait partie de notre devoir
de mémoire on en parle tout de suite
dans notre coup de marteau
