EBP et HÉRITAGE culturel autochtone en OSTÉOPATHIE avec Rafael Zegarra-Parodi

Monsieur Clavicule
27 abonnés
#osteopathie #science #avenir
Pour retrouver l’actualité et les infos sur Rafael Zegarra-Parodi : https://www.zegarra-parodi.com
Mais aussi BMS Formation, l'organisme de formation : https://www.bms-formation.com
Pour finir, la chaîne YouTube où trouver les podcasts de Rafael : https://www.youtube.com/channel/UCa8FpLNe5t-_6hffcHV5aaw
Et surtout, n'oubliez pas de vous abonner à ma chaine YouTube pour soutenir mon travail ;-)
je suis très heureux de vous retrouver
sur la chaîne monsieur clavicule pour le
5e épisode de notre série documentaire
sur l'avenir de l'ostéopathie 5e
interview pour tous ceux qui n'auraient
pas vu ce documentaire sur l'avenir de
l'ostéopathie je vous le remets là c'est
un documentaire d'une he et14 avec de
nombreux intervenants n'hésitez pas à
aller le voir avant ou après cet
entretien aujourd'hui on va accueillir
Raphaël zegara parodie il est d'origine
franceça et péruvienne et il exerce
depuis 27 ans en tant qu'ostéopathe et
depuis
1999 à Paris raapaël est fortement
engagé dans la formation et la recherche
en ostéopathie avec 31 articles publiés
depuis 2014 il est chercheur affilié à
Landou Taylor steel Research Institute à
Kirksville aux USA la première école
d'ostéopathie au monde fondée par Andrew
Taylor Steele après avoir occupé un
poste de chercheurs à plein de 2012 à
2014 il a également côtoyé de nombreux
hommes médecines femmes médecines issu
des tribus autoochton amère indenne où
les représentations du corps tant dans
la santé que dans la maladie diffèrent
de la vision occidentale Raphaël est
également le cofondateur de BMS
formation un organisme français de
formation continue professionnelle qui
promeut des approche EBP et
culturellement sensible aujourd'hui nous
allons discuter de l'héritage culturel
autochtone en ostéopathie introduit par
Andrew tayor steyle et réintégré par la
profession aux USA en 2002 lors de la
dernière mise à jour de nos principes
dans cet entretien nous allons aborder
de manière critique et argumentée en
nous appuyant sur les articles publié
par Raphaël comment la diversité des
croyances socioculturelles peut
influencer la compréhension de la
dimension non physique du corps dans la
santé la maladie et les thérapies
manuelles afin de proposer de nouveaux
modèles de pratique en ostéopathie tout
un programme voilà je peux déjà vous
dire c'est un épisode passionnant 41
minutes d'entretien avec Raphaël donc je
vous laisse le regarder en mode podcast
en l'écoutant dans la voiture ou en le
regardant tranquillement chez vous et je
vous reprends juste après quel était le
sujet de tes recherches à landrew Taylor
steel Research Institute à Kirksville
alors merci pour cette question parce
que c'est vrai que la recherche en
ostéopathie c'est quelque chose qui fait
vraiment débat donc moi moi j'ai j'ai eu
un contrat effectivement de 2 ans en
tant que chercheur à temps plein et mon
sujet de recherche était principalement
les variations du flux sanguin après des
manipulations et je dirais que c'est un
petit peu ça qui a construit mes
réflexions sur ce que l'on fait
actuellement parce que globalement on
s'est aperçu que d'un point de vue
physiologique on pouvait faire des
techniques très spécifiques mais la
réponse elle était à chaque fois globale
elle était systémique donc toutes les
modèles en ostéopathie qu'on nous avait
appris où il fallait être extrêmement
spécifique sur sur une articulation sur
une facette pour initier ce type de de
réaction et ben tout ça on s'aperçu que
il y avait plus la physiologie pour pour
le faire et ensuite il y a vu d'autres
études qui ont été faites par la suite
au niveau clinique on s'aperçoit pareil
que ce qu'on appelle placebo ou ce qu'on
appelle une vraie technique
physiologiquement le patient va pas
faire la différence en revanche c'est
tout le discours qui va à côté en fait
donc c'est pour ça que tout notre
travail maintenant il s'oriente plus
vers les neurosciences de la douleur sur
les neurosciences des perceptions
comment les personnes vont pouvoir
comprendre ce qui se passe dans leur
propre corps et ça c'est largement
influencé par les croyances
sociocculturelles en santé alors moi
j'ai eu un petit peu une double cascade
puisque je suis et français et péruvien
et à kerksville c'est vrai qu'il y a le
principal centre de recherche en
ostéopathie au monde lessty Research
Institute et à quelques dizaines de
mètres il y a le musée de l'ostéopathie
qui est dirigé par Jason exon et ça
c'est vraiment cette cette dualité qui
m'a vraiment beaucoup passionné quand
quand j'habitais à Kirksville et il y a
quelque chose il y a une aile nouvelle
dans le musée de l'ostéopathie donc
j'invite tes ce les personnes qui vont
visionner cette vidéo à aller regarder
faire un tour il y a tout une aelle qui
est consacré à la période amérindienne
d'rew Tor Steele et c'est un petit peu
le le point de départ de aussi de
travail que l'on fait actuellement sur
le body mind Spirit qu'est-ce que c'est
que ce principe ostéopathique qui a été
réintroduit par
la profession aux États-Unis en 2002
mais qui est un principe le body mind
Spirit emotion c'est un principe de base
des soins traditionnelle de médecine
amérindienne donc la façon dont on
perçoit l'ostéopathie dont on l'a décrit
en ce moment c'est la juste position le
lieu de rencontre entre des principes
traditionnels amindiens et des principes
occidentaux bio
biomédicaux autre chose aussi parce
qu'on j'imagine qu'à un moment on va
parler d'Evidence bas practice evidence
bas practice on a tendance à se
focaliser uniquement sur la partie
scientifique quelles sont les données
scientifiques al il faut savoir que
c'est un il y a a il y a trois piliers
il y a l'expérience du praticien et il y
a surtout les attentes et les valeurs
des patients et les attentes et les
valeurs des patients elles peuvent être
on va dire plus d'origine occidentale
dans le sens on va voir quelqu'un
seulement quand il y a une douleur et
l'objectif c'est de plus avoir mal mais
il y a d'autres culture où on va aller
voir un praticien sans forcément qu'il a
de symptômes parce qu'il y a eu des
événements bien particul qui se sont
produit dans dans dans dans leur vie et
donc c'était un petit peu la difficulté
c'était un petit peu de mettre de
l'ordre dans dans tout ça donc ce qu'on
a développé un petit peu comme modèle
c'est de bien distinguer alors la langue
anglaise est très très riche pour ça
parce que nous on a qu'un seul mot pour
maladie mais eux ils en ont plusieurs et
on distingue bien la partie illness de
la partie disease ça ça date du rapport
Flexner en 1910 qui a cadré
l'enseignement de la médecine aux
États-Unis ça a diffusé partout dans le
monde occidental et à partir de 1910
donc ce rapport Flexner on a décidé que
l'enseignement de la de la médecine se
ferait sur ce modèle biomédical sur la
physiologie sur la biologie ce qui peut
être mesuré objectivé et donc tout ce
qui est l'expérience le ressenti du
patient bah c'était mis de côté donc la
médecine a évolué de façon extrêmement
technique extrêmement scientifique et
c'est super il l'expérience de vie il y
a grandi on a soigné on a des maladies
qui ont disparu c'est fantastique
maintenant les patients ont changé c'est
plus des douleurs chroniques c'est plus
des pathologies qui sont liées à au
manque d'activité à surconsommation et
donc ce modèle là basé simplement sur la
partie biologique il suffit plus à
répondre complètement aux demandes de
nos patients d'aujourd'hui surtout ceux
qui viennent avec des problèmes
musculoscelétiques donc cette partie
illness quelle est l'expérience vécue de
la maladie bah la médecine contemporaine
elle est assez limitée ou en tout cas
c'est à peu près la moitié des motifs de
consultation en rhumatologie et c'est là
où des d'autres profession en fait comme
l'ostéopathie pour moi elles ont toutes
leur place c'est le courant traditionnel
qui a fait la renommée de l'ostéopathie
en France pourquoi vouloir une évolution
vers une pratique plus scientifique
l'ostéopathie s'est développé il y avait
pas l'evidence spas medéicine et
pourtant ça a vécu très bien donc
maintenant il y a un problème qui est
spécifique à la France c'est-à-dire
expliquez-nous ce que vous faites mais
quand on parle de science on va parler
simplement de la science du modèle qui
est référent biomédical donc si on
essaie de montrer que les EAU du crâne
bouge ou si on essaie de montrer qu'il
se passe quelque chose au niveau
viscéral tous ceux qui ont essayé ils
sont pas arrivés donc est-ce pour autant
parce que on on considère c'est ça sous
l'angle de la maladie disease
mesurez-moi ce qui se passe or le plus
important c'est pas forcément ce qu'on
peut mesurer c'est ce que pererçoivent
les patients et il y a des patients qui
sont améliorés avec des techniques
craniniennes avec des techniques
viscérales des choses dont les modèles
sont contredits par la maladie disis
qu'on peut pas objectiver mais ces
patients vont mieux donc tout le travail
que l'on fait nous c'est comment essayer
d'un point de vue éthique parce que
sinon on raconte tout n'importe quoi
n'importe qui et c'est pas sérieux euh
et surtout voilà en France c'est bac + 5
c'est une première intention donc il y a
des obligations également et il existe
des questionnaires euh qui sont validés
pour décrire
la la perception des patients pendant
des traitements crâniens il existe des
questionnaires également pour décrire ce
que perçoivent les les praticiens
pendant qu'ils font ces types de
techniques donc notre travail nous ce
qu'on est allé chercher c'est quels sont
les modèles les plus appropriés pour
décrire justement ces différentes
perceptions et c'est pour ça qu'on
appelle ça notre révolution parce que
c'est un retour au point de départ de
l'ostéopathie avec style et les
amèindiens parce que c'est c'est surtout
les modèles pour les médecines
psychédéliques qui
utilisent des qui ont développé des
modèles bien précis sur la la variation
des perceptions au niveau du corps cette
altération ces modifications entre
l'intéroception la proprioception et
l'extéception c'est très bien décrit et
je pense qu'en ostéopathie avec certains
types de techniques notamment les
techniques manuelles ostéopathie
cranienne ostéopathie viscérale en fait
c'est un toucher qui est différent des
autres c'est un toucher long constant et
ça c'est directement connecté avec les
voies interroceptives donc l'hypothèse
qu'on
formule avec ce rationnel cette
justification scientifique c'est que sur
certains patients qui seraient
prédisposés à recevoir ce type de
traitement sur certains patients qui
auraient ces croyances socio-culturelles
en santé spécifique qui seraient non
occidental et ben ces personnes seraient
plus susceptibles de répondre à ce type
de technique donc l'idée c'est plus que
de chercher à une quelque chose pour le
coup de révolutionnaire mais dans le
mauvais sens du terme qui dirait voilà
l'appareil qui permet de mesurer ce
qu'il fait ça on retomberait dans les
mêmes travers en fait que la médecine
actuelle c'est-à-dire qu'on pourrait
avoir des choses qu'on peut très bien
décrite mais décrire d'un point de vue
scientifique mais qui répondrait pas du
tout aux demandes des des patients donc
on on s'oriente plus là-dessus nous sur
voilà quelle est l'expérience vécue des
patients pendant un traitement
ostéopathique et il y a des outils pour
le faire donc c'est de la science mais
c'est pas la science biomédicale qui est
attendue de nous et c'est un c'est un
petit peu la la cause des des
différentes opinions que tu as pu avoir
j'imagine avec les collègues que tu as
pu euh euh que tu as pu interviewer
c'est-à-dire il y a un modèle référent
qui est le modèle biomédical et en gros
il y a une double contrainte pour nous
ostéopathes c'est que en fait il y a un
filtre soit en fait ce qu'on propose de
différents en ostéopathie ça passe ce
filtre donc par définition bah ça
devient du modèle mainstream ou alors ça
reste en dehors et donc on est considéré
comme pseudoscience dérive thérapeutique
donc moi je pense que entre les deux il
peut y avoir on est en train de
construire un espace pour essayer de
dire oui on on n'est pas dans de la
maladie disease avec des modifications
de la biologie on est plus la maladieess
les patients vont pas bien et il y a
certains qui vont mieux avec des
techniques qu'on est capable de décrire
qu'on est capable d'enseigner qui ont
qui existe depuis euh depuis toujours
parce que si on va un petit peu plus
dans euh les médecine traditionnel vous
verrez que il y a beaucoup de de
traditions de de de groupes de personnes
qui soignaient déjà donc peut-être pour
mieux comprendre aller au musée du
kbranly par exemple il va y avoir une
super exposition d'ici peu de temps euh
qui a été coécrite avec notre ami et
collègue David dupu anthropologue qui a
co-écrit notre dernier article euh qui
vous retrouvez dans PEM sur justement
cet aspect anthropologique et il va
parler de de l'art dans les et de la des
traditions de soins dans les peuples
d'Amazonie péruvienne un peu mon un de
mes che un de mes un de mes chez moi
donc l'idée un petit peu de ce que ce
que j'aimerais vraiment faire passer
comme message c'est d'essayer de bien
contextualiser les les informations
c'està dire sur l'Evidence Based
practice oui mais il y a pas que la
science sur les principes de
l'ostéopathie oui mais ça existait avant
qu'il a l'Evidence Based practice et
donc le plus important c'est répondre
aux demande de nos de nos de nos
patients alors il y a d'autres pays où
ça c'est en train d'être réglementé ou
je dirais ou ou en tout cas
l'ostéopathie est une profession de
santé donc moi j'ai travaillé aussi en
Angleterre et la liberté entre
guillemets que l'on a en ce moment de
pouvoir proposer un petit peu tout ce
qu'on veut parce qu'on n pas de compte à
rendre à un ord ordre professionnel bah
nos confrères anglais ne l'ont plus
cette liberté et donc quand on enseigne
en université ben tout ce qui doit être
enseigné doit être validé par le modèle
dominant donc c'est pour ça que petit à
petit l'ostéopathique cranienne bah elle
a été au lieu qu'on l'enseigne avant le
diplôme s'est enseigné après le diplôme
ce qui fait que dans le diplôme il y a
des choses qui sont un quelqu des
pratiques qui sont communes à d'autres à
touses les autres professions n de santé
donc en fait en Angleterre vous avez des
physiothérapeutes des chiropathticiens
des ostéopathes c'est niveau master à
qui on demande d'appliquer les
mêmes recommandation de bonne pratique à
qui on demande de lire les mêmes
articles et qui reçoivent les mêmes qui
reçoivent les mêmes patients donc la la
logique c'est de réfléchir c'est ce qui
c'est ce qui est en train de se passer
en fait de réfléchir à un corpus commun
qui est basé sur musculosquelétique et
puis après chaque chque groupe pourrait
faire des choses un petit peu
différentes je le décris parce que je
connais le contexte
anglais des personnes qui ne
connaîtraient pas ce contexte pourrai
dire bah on enlève certaines choses ou
on retire certaines choses et cetera
donc il faut toujours pareil REPER dans
le contexte du médicosocial
universitaire du pays qui est différent
l'Angleterre c'est pas loin mais c'est
pas comme ça que que ça fonctionne notre
système de santé en France est est
différent
donc l'avantage effectivement c'est que
c'est une profession de santé et donc
c'est reconnu c'est un enseignement
universitaire il y a plus toutes les
contraintes tous les problèmes qu'on
peut avoir nous en France mais en
contrepartie bah il y a certaines choses
qui ne sont plus faites et moi je je
vois de toute façon il y a des patients
qui auront toujours besoin d'avoir C
types de technique où quelqu'un va
raconter un discours qui est différent
va mettre les mains à des endroits que
les autres personnes ne n'utilise pas et
donc autant le conserver en ostéopathie
je dirais pas parce que je suis
ostéopathe mais juste pour protéger les
patients parce que au moins en France
les ostéopathes sont formés en bac + 5
c'est un titre qui est qui est protégé
on apprend les diagnostics différentials
à savoir référer et ensuite on peut
prendre en charge chees différents
patients donc la c'est beaucoup plus sûr
que de dire à partir de maintenant en
ostéopathie on va éviter de faire ce
type de technique et donc les patients
de toute façon ils iront voir quelqu'un
d'autre qui est pas forcément aussi bien
formé et qui d'un point de vue éthique
peuvent peut y avoir des pertes de
chance ou raconter n'importe quoi avec
des effets nosbo y a-t-il plusieurs
types de sciences mon approche est
toujours la plus pragmatique possible
les ostéopathes pour l'instant font des
techniques dont les modèles sont
contredits par la science et nous ce
qu'on apporte avec notre travail c'est
de réfléchir à des modèles différents
qui sont validés par la science mais par
les sciences d'accord on va dire ça
comme ça pas uniquement par la science
BIOM médical occidental mais d'autres
types de sciences qui sont issus des
médecines traditionnelles indigènes et
ça fait complètement sens en ostéopathie
parce que le fondateur il était et
médecin et homme médecine d'une tribu
Chaonie donc l'idée c'est pas c'est
c'est c'est pas de d'inventer quelque
chose de nouveau c'est juste comprendre
ce contexte historique comment aimé
l'ostéopathie comment au fur et à mesure
ça s'est transmis de génération en
génération comment ça s'est développé de
façon différente dans différents pays
parce que le contexte culturel est
différent parce que la santé est est
différente et donc comment est-ce que
nous en France on a nos propres
spécificités on a la chance d'avoir un
un pays magnifique ù en plus c'est là où
il y a le plus d'ostéopathie
d'ostéopathes par habitant donc il y a
une demande donc le tout et et les
ostéopathes eux-mêmes tous sont sont
demandeurs de ce type d'avoir une
approche éthique et et je pense que il y
avait un point entre
des potentielle opposition entre des
personnes qui verraient que de
l'Evidence B practice et d'A d'autres
personnes qui verraient que des aspects
plus traditionnel moi plutôt que
d'opposer les uns aux autres on voit en
fait se voit des des ostéopathes qui ont
reçu la même formation et qui veulent
aider des patients du mieux qu'ils
peuvent en fonction de leur propre
système de croyance donc la seule chose
que nous on demande que nous on propose
c'est de faire les choses différemment
en fait c'est plutôt que ça soit les
ostéopathes qui disent moi je fais c moi
je fais ça c'est qu'est-ce qui demande
le patient est-ce que si c'est un
patient qui demande qui vient voir pour
une douleur musculosquelletique
l'objectif c'est d'avoir moins mal bah
dans mon cabinet je vais pas faire des
choses qui vont beaucoup se différencier
de ce que peut faire un physiothérapeute
ou un chiropracteur les GUID de bonnes
pratique je les connais il y a aucun
problème on sait que c'est la la partie
active qui est important donc je réfère
à des à des kinés mais il y a d'autres
patients qui viennent qui n'ont pas de
motif de consultation qui et et
l'approche musculosqueltique c'est un
tout parmi d'autres choses qu' peuvent
faire pour améliorer leur état de santé
et ça cette approche evidence based
practice elle peut pas répondre à ce
type de demande c'est pas le plus adapté
en revanche il y a certains narratifs il
y a il y a certains types de techniques
qui vont mieux répondre à ce type de ce
type de demande et ça l'a formalisé dans
notre dernier article sur le cadre
conceptuel
kinfine qui est un un outil d'aide à la
prise de décision clinique et et de
plutôt que de de mettre des cadres quand
j'ai ça je fais ça c'est voilà un petit
peu quels sont les narratifs quelles
sont les techniques quelles sont les
approches qui vont plus faire sens par
rapport à la demande de mon patient et
ça c'est largement influencé par cette
ces croyances socioc-culturelles en
santé j'ai utilisé ce mot plusieurs fois
peut-être pour le mieux le comprendre
croire que le corps est capable de
s'autouérir et l'utiliser dans un cadre
de soins pour l'ordre des massur
kinésithérapeutes en France c'est un
caractère distinctif d'une dérive
thérapeutique depuis 2016 et dans le
même temps c'est le document officiel de
l'OMS c'est ce qui permet de définir une
médecine traditionnelle complémentaire
et alternative donc on voit bien que le
même mot la même cro cyance elle peut
être interprétée de façon complètement
différente encore une fois on est en
France il y a des lois il y a des
approches il y a un modèle dominant mais
il y a des façons d'expliquer plus de
façon plus rationnelle ce que l'on fait
croire que le corps est capable de
s'autouérir dans si on est capable de le
cadrer si on est capable de bien le
définir B ça peut être un quelque chose
qui peut orienter certains types de
techniques aujourd'hui contredit par la
science donc en fait un petit peu pour
résumer est-ce qu'on a envie que tout le
monde fasse la même chose
ou pas ça rassurerait peut-être beaucoup
de collègues surtout ceux qui sont dans
le monde académique ceux qui sont dans
le monde syndical associatif pour nous
représenter
oui mais ça correspond pas à ce que
demandent les les patients donc voilà un
petit peu ma vision pour le futur de
l'ostéopathie donc si on se recentrait
plus sur quelles sont les demandes des
patients et bien considérer que il y a
des domaines qui sont des demandes qui
sont influencées par le modèle
occidental et d'autres demandes qui sont
plus enluencé par des modèles des
approches de médecine traditionnelle
indigène bah déjà on on on dialogue plus
facilement peux-tu nous parler de
l'importance de lebp en ostéopathie sur
cet aspect de de d'Evidence bas practice
de l'importance de l'Evidence Based
practice je pense que ce qui se passe
c'est que mais qui est qui est nouveau
en fait c'est que l'ostéopathie est
devenue populaire c'est reconnu il y a
plein de de d'enquêtes qui montrent que
c'est vraiment apprécié par les patients
et donc c'est 5 ans d'études après le
bac c'est autour de 45 50000 € donc
c'est un investissement qui est lourd
avec derrière pas forcément la
reconnaissance du point de vue
scientifique et du point de vue
académique donc les les étudiants qui
arrivent alors moi je n'enseigne plus
dans les écoles d'ostéopathie mais
majoritairement et et puis c'est
vraiment très très inégal mais
majoritairement en fait on leur apprend
très peu l'analyse critique et quand ils
ont leur diplôme ils sont confrontés à
la à la réalité et ensuite c'est
l'expérience de HH qui est vraiment très
connue dans le monde de la psychologie
c'est c'est une expérience qui parle sur
le la conformité sociale c'est-à-dire
que on a tous envie d'être inclus dans
un groupe on n pas envie d'être mis en
dehors euh B al quand on fait de la
recherche vaut mieux pas être trop
susceptible donc moi c'est pas un
problème mais la majorité ont envie
d'être de la conformité donc quel est le
langage scientifique le langage c'est le
langage scientifique c'est le langage de
l'Evidence Based practice donc pour être
inclus dans le groupe de personnes qui
font plus de l'analyse critique ben
c'est là où on voit paradoxalement de
plus en plus en Angleterre et beaucoup
en France aussi d'ostéopathes diplômés
qui vont désinguer
les principes et les pratiques
historiques de l'ostéopathie parce que à
aucun moment on aura parlé pendant leurs
études donc notre travail il est là de
dire effectivement si vous n'utilisez
qu'une qu'un seul prisme le prisme de
l'Evidence bas practice mais avec la
science occidentale mais c'est évident
que vous vous vous allez rejeter
d'autres choses donc maintenant si on
l'utilise ça avec d'autres sciences les
sciences qui sont utilisées pour décrire
ce que font des ur les médecines
traditionnelles autochtones et il y a
plein d'études à l'IRM fonctionnel il y
a plein de questionnaires qui sont faits
donc c'est des choses je pense qu'on
peut qu'on peut changer la vie de ces
personnes les personnes seraient c'est
un quelque chose que je peux ajouter
également parce que hier au Sénat j'étis
invité parce qu'il la présentation du
modèle npis sur les la méthodologie non
pharmacologique de toutes les
interventions non pharmacologiques et il
y a quelque chose qui a il y a un corpus
qui est semble se dessiner d'un point de
vue scientifique et je suis très content
que les ostéopathes soient inclus dedans
également donc il y a de la science pour
décrire les choses différemment et en
fait il y a beaucoup de sciences aussi
par exemple pour décrire l'influence de
la lune sur la physiologie souvent c'est
utilisé d'un point de vue quand on
connaît pas d'autres cultures il y a des
mots dire que c'est un gourou que c'est
un chaman que c'est un marabou c'est de
la médecine traditionnelle en fait et
donc quand on ne la connaît pas c'est a
souvent un caractère péjoratif donc
c'est pour ça que quand on a commencé à
dire que St était aussi chaman je peux
dire qu'il y a beaucoup de portes qui se
sont fermé mais encore une fois le but
c'est savoir ce lien historique on le
contextualise c'est impossible il y
avait la médecine était pas du tout
celle qu'elle était il y a aux
États-Unis par rapport à ce que ça il
faut vraiment contextualiser la seule
chose c'est que aujourd'hui il y a des
pratiques qui peuvent être en
ostéopathie qui peuvent être beaucoup
mieux expliqué par des mod scientifique
utilisé pour décrire ce que font les
médecines traditionnelles autochtones
donc voilà notre un petit peu comment
comment faire donc evidence bas practice
c'est super mais il faut lire aussi des
articles de médecine ethnographique
d'anthropologie médicale et vous verrez
queil y a d'autres choses que simplement
effectivement la rééducation de l'épaule
et cetera ce qui est très bien mais
encore une fois ça ne répond pas à
toutes les demandes de tous les de tous
les les patients et ces patients de
toute façon iront ailleurs donc nous
pour le coup on est bien formé pour euh
gérer ce type de gérer ce type de
demande la seule chose qui manque c'est
des nouveaux modèles de pratique et
c'est ce qu'on fait depuis 4 ans avec
nos différentes publications et c'est ce
principe ostéopathique du body mind
Spirit euh avec cette partie Spirit qui
n'est pas expliquée du tout et on parle
de dimension existentielle en santé et
il y a énormément de publications dessus
donc ce qui qu' il faudrait dans les
écoles d'ostéopathie c'est orienter les
données scientifiques évidemment sur la
partie musculosquelétique mais aussi
regarder voilà la médecine
ethnographique ce que font les autres et
de faire un lien et je suis ravi par il
y a des anthropologues maintenant qui
interviennent dans des écoles
d'ostéopathie et c'est et c'est très
bien de comprendre qu'il y a d'autres
personnes qui ont une un rapport à leur
corps qui est différent de du autre et
qui comprennent leur santé de façon
différente et qui comprennent ce qui
leur arrive la maladie de façon
complètement différente et si on se
focalise simplement sur la partie
musclulosquelétique on va répondre à
beaucoup de demandes mais il y a
d'autres personnes qui n'auront pas de
de réponse appropriée qui vont aller
chercher ailleurs donc ce qu'on propose
c'est simplement de vraiment s'assurer
qu'on a bien répondu aux attentes et aux
valeurs des patients et donc y compris
avec de des techniques crâniennes des
techniques viscérales et ben on a une
approche complètement évidente space
practice parce que même si les modèles
sont contredits par la science on peut
construire d'autres modèles avec
d'autres sciences issu d'autres cultures
pour répondre au mieux à ces demandes
des patients en France y y a-t-il un
conflit générationnel entre les jeunes
ostéo omnibilés par la science et les
anciens qui la rejettent merci pour
cette question Nicolas c'est vrai que
peut-être contextualisé en fait encore
une fois l'Evidence Based practice ça
date des la fin des années 1980 donc les
ostéopathes que tu évoques en fait ont
été formés avant et quand ils é ils ont
été formés soit directement comme
ostéopathe soit comme kiné après à aucun
moment il y a eu cette notion d'analyse
critique de ce qu'il faisait parce que
personne ne le faisait en santé donc il
faut aussi remettre ça un petit peu dans
le dans le contexte donc l'idée ensuite
c'est comment est-ce qu'on fait pour
transmettre des compétences
professionnelles d'une génération à
l'autre chacun fait du mieux qu'il peut
et chacun fait en fonction de ce qui est
disponible pour le moment donc là où ça
pose problème c'est que c'est que les
enseignants d'aujourd'hui
utilise pas la science disponible
aujourd'hui pour continuer à transmettre
parce que c'est l'enseignement de toutes
les professions de santé qui a qui a
changé donc ça aussi on le voit aussi on
parle d'ostéopathie mais on le voit en
médecine on le voit aussi en
kinésithérapie partout c'est ces
conflits de de génération donc c'est
plus quel est le modèle mais encore une
fois c'est jeunes ostéopathes je les
invite à lire nos articles je les invite
à lire d'autres articles sur la science
qui évaluent les médecines
traditionnelles et indigène et ils
verront qu'il y a plein de choses qui
ressemblent à ces types de ces types de
de pratique je connais pas l'ostéopathie
biodynamique par exemple mais je j'ai
interviewé Jane Stark qui est la la
biographe de Sutherland qui parle de
grande Maré de Li et
cetera il faut savoir juste que chez les
chipibo chez moi en Amérique du Sud dans
l'Amazonie ça fait 4000 ans qu'on parle
de ligne blanche par exemple pour la fin
des traitements donc il y a plein de
choses qui encore une fois c'est
contextualisé donc on a le le le cerveau
fonctionne de façon différente le corps
réagit de façon différente en fonction
des touché que ça soit un toucher on
appelle ça plus des techniques
proprioceptiv on va y avoir une
mobilisation des manipulations du
massage donc c'est câblé sur certaines
zones au niveau du cerveau le
toucher constant léger c'est plus ça va
mobiliser plus la partie interoceptive
et c'est câblé sur d'autres zones dont
celles qui sont liées à la mémoire
autobiographique donc on a accès à des
choses qui sont différentes pour les
personnes qui sont sensibles pratiquer
uniquement des techniques validées par
la science n'estce pas un
appauvrissement de l'ostéopathie je
voudrais essayer de décaler le débat de
de génération d'ostéopathes sur queles
les demandes des patients des patients
qui viennent avec des douleurs
musculosquelétiques on va pas commencer
à leur raconter des choses donct ils
nont pas envie d'entendre mais d'autres
personnes qui ont des douleurs physiques
qui sont allés voir le kiné qui sont
allés voir le rhumatologue qui ont
toujours des douleurs et et donc il ils
vont aller voir des ostéopathes qui vont
utiliser les mêmes choses qui ont déjà
échoué avant donc avec le dans le modèle
que l'on propose c'est quel quel est le
système de croyance de ce patient quel
sens il donne à sa maladie à ses
symptômes et et qu'est-ce qu'il a
qu'est-ce qu'il a déjà fait et donc pour
le coup c'est plutôt si c'est quelqu'un
par exemple qui fait de la méditation
aussi 10 15hur par semaine son cerveau
il est câblé différemment déjà donc ça
c'est des choses importantes qu'on peut
savoir et donc c'est quelqu'un qui va
être beaucoup plus réceptif à des
techniques qui ce qu'on appelle
tissulire cranienne viscérale nous on
fait plus de différence d'un point de
vue ce qui fait la différence c'est la
localisation anatomique évidemment mais
comme je t'ai dit tout à l'heure avec
mes études à a dit quel que soit
l'endroit où on va poser la main sur le
corps la réponse va être la même au
niveau systémique donc qu'on pose la
main sur la tête parce que ça fait plus
sance sens pardon le
lapsus ça fait plus sens pour le patient
que qui a vu trois personnes qui ont
touché le genou et la colonne lombaire
et et queil y a quelqu'un qui vient
appuyer sur la tête et ben ça ça va
peut-être c'est peut-être ça qui va
déclencher chez lui des systèmes placebo
on est des je ne vois plus dans cette
approche là qu'on propose je vois plus
comme des super inducteurs de de Placebo
et ce qui une composante extrêmement
importante des croyances socioculturel
en santé comment est-ce que le personne
voit son corps est-ce que il y a des
cultures où on a mal parce qu'on a fait
on s'est mal comporté parce qu'on a fait
c'est pas juste parce qu'on a levé la
caisse un peu trop lourd lourde et ca
donc ça c'est important de de le de le
prendre en compte et je je c'est pas je
crains c'est que je j'observe que cette
approche qui est strictement qui est
commune à la chirropratique la
physiothérapie ou l'ostéopathie dans les
pays anglo-saxon qui est limité à la
partie
musculosquelétique bah ça répond pas à
toutes les demandes et c'est important
qu'on puisse répondre aux demandes de
personnes qui viennent nous voir là on
rentre dans un débat
éthique et je suis pas le plus je c'est
c'est pas un domaine dans lequel
je je je je je connais grandchose je
suis membre aussi du général ostéopathy
consil en Angleterre donc je j'ai les
les obligations d'un professionnel de
santé et et quand on a lu notre code de
déontologie on doit utiliser les données
acquises de la science quand on prend en
charge un patient donc c'est
suffisamment large donc moi j'utilise
les données acquises de la science pour
la partie musculosquelétique mais aussi
pour la partie de médecine
traditionnelle euh indigène qui qui très
c'est c'est le travail c'est vraiment le
travail des anthropologues de terrain il
y a beaucoup beaucoup d'interviews
beaucoup de de questionnaires qui
permettent de comprendre voilà comment
une autre personne
euh se sent par rapport à sa à sa
maladie mais là on est plus dans la
maladie ilna parce qu'on sont fait tous
les mal tous les examens biologiques
tout va sortir normal et ça va être
quelque chose la médecine occidentale et
et dont les ostéopathes qui feraient que
de l'bp bah dire bah je peux plus rien
pour vous et ça va être réadressé vers
d'autres personnes donc on est en train
de s'emputer d'un champ de compétence
pour gagner en légitimité crédibilité
scientifique moi j'ai pas forcément
d'avis dessus parce que je comprends les
deux logiques euh mon rôle moi je suis
dans mon cabinet je rend compte à mes
patients j'ai on fait de la formation
continue on fait de la recherche et donc
on rend compte à à on informe d'accord
nos décisionnaires et décisionnaires
c'est un peu compliqué en disant voilà
on peut avoir de la reconnaissance mais
il faudra mettre certaines choses de
côté aujourd'hui maintenant si on
commence à vraiment s'impliquer dans la
recherche autre que strictement
musculosquelettique mais sur ce que nous
on propose sur qu'est-ce qui perçoivent
les patients pendant qu'on leur fait un
traitement d'ostéopathie cranienne
pourostéopathie viscérale comment est-ce
qu'ils l'ont décrit si si là on arrive
déjà à cadrer beaucoup plus on va avoir
un cadre éthique parce que il y a de la
science qu' on parle de science on parle
d'IRM fonctionnel on peut regarder ce
qui se passe avant après il y a des
questionnaires donc on peut créer
d'autres types de
sciences qui sont incluses dans les
sciences biomédical et on peut à
proposer un cadre un cadre éthique et
continuer à faire ce qui a toujours été
fait en ostéopathie donc encore une fois
il faut vraiment voir ça sur l'évolution
sur il s'est passé plein de choses
l'ostéopathie a été créée avant le
rapport Flexner avant l'Evidence Based
practice
euh notion qui est importante c'est de
savoir aussi que on va dire que les tr/4
des publications scientifiques en
ostéopathie elles sont faites par les
Américains les pays anglo-saxon qui ont
leur propres euh contraintte leur propre
réglementation et nous on en bénéficie
mais on bénéficie aussi de leur contexte
qui est pas forcément applicable
strictement en France donc c'est pour ça
que tous les avis je reste je reste très
neutre tout ça parce que tous les avis
sont respectables et moi ce qui
m'intéresse c'est plus de comprendre
pourquoi la personne se met à penser
comme ça et peut-être pour conclure
c'est dire quelque chose de très simple
en fait quand on est à sa place par
définition on prend la place de personne
d'autre donc si on est capable
d'expliquer ce que l'on fait en tant
qu'ostéopathe quel que soit le système
de croyance de nos patients on est en
plein dans l'evidence spased medéicine
et la science moi qui étais chercheur à
temps plein je sais faire la science du
modèle médical en fait hein de la
physiologie l'IRM et je suis en train de
travailler avec d'autres personnes qui
font de la science aussi beaucoup plus
qualitative mais avec ses croyances
sociocculturelles en santé issues des
médecines traditionnelles indigènes qui
voient leur corps de façon différente du
du modèle occidental donc on est dans
d'autres systèmes épistémologiques de de
comment on différencie les sciences qui
sont disponibles pour soigner un autre
être humain la science n'a pas prouvé
l'existence du MRP faut-il continuer à
pratiquer des techniques cranios saacré
alors c'est une excellente question
parce que ça en France c'est un rapport
du cortex qui a été publié 2016 de
mémoire et avec mon ami Francesco
cheritelli on avait publié tous les deux
un éditorial de l' jum euh en réponse à
ce à cette à cette revue de littérature
donc il y a d'un point de vue
méthodologique c'est important aussi
hein la la culture scientifique de
comprendre de pas se focaliser juste sur
les résultats mais de regarder qu'il
fait et quel est la méthodologie donc
une revue systématique de la littérature
on va dire que quand on s'y connaît un
petit peu en recherche scientifique on
peut orienter un petit peu le résultat
en fonction des articles des des des
critères d'inclusion donc ça c'était un
point méthodologique qu'on avait euh
qu'on avait soulevé avec Francesco parce
que sur ce modèle- là euh sur sur cette
revue de littérature là ils n'ont pas
inclus toutes les études qui sont fait
par exemple en en Italie sur la
néonatologie euh
en où il y a des des des techniques
d'ostéopathie cranienne donc il y a
toujours une volonté derrière donc je
crois que de mémoire c'est c'était des
kinés qui étaient financés par l'Ordre
des kinés pour évaluer des techniques
faites par des non kinés donc mais ça a
été c'est c'était marqué noir sur blanc
dans le conflit d'intérêt donc il y a
aucun problème donc ce qui m'inquiète
plus c'est pas que c'est qui n fait ce
travail c'est que les ostéopates depuis
2016 a pas fait de droit de réponse on
est les seuls à avoir fait un droit de
réponse qui soit publié donc tout ça
pour dire qu'il y a des études aussi sur
le le néo études néo sur les soins
l'ostéopathie en soins intensifs en
néodatologie où on montre que ça réduit
le temps d'hospitalisation et que ça
réduit donc le coût de l'hospitalisation
de mémoire c'était autour de 3 4000 €
donc depuis vous allez voir les
directeurs d'hôpitaux euh dire voilà ces
patients sortent plus vite ça coûte
moins cher et depuis il y a plein
d'ostéopathes qui se vont dans les
unités de soins intensifs en en Italie
donc il y a aucun
moment ces personnes que ce soit les
médecins que ce soit le les les cadres
administratif nont demandé le modèle en
fait c'est c'est c'est l'ostéopathie
c'est une intervention complexe une
intervention non pharmacologique ça va
être le terme générique donc dans on là
on est en train de réfléchir comme du
médicament c'est-à-dire un modèle
linéaire de cause à effet je fais cette
technique pour obtenir ça mais on
travaille sur un être humain et on l' vu
que que l'être humain bah la façon dont
il va percevoir son corps elle est
largement influencée par l'éducation par
l'environnement par le système de
croyance socioculturelle en santé donc
il y a des le tout d'un point de vue
éthique c'est comment est-ce qu'on va
faire pour essayer de sélectionner ou de
de dire au patient bah ça vous avez plus
de chance vous êtes un bon répondeur on
va pas le dire comme ça mais il y a des
patients qui répondent à l'ostéopathie
des patients qui répondent pas à
l'ostéopathie mais ce qu'il faut
comprendre c'est que les patients qui
répondent à l'ostéopathie il vont
répondre à l'ostéopathie quel qu que
soit la technique quelle que soit la
technique c'est c'est ce qu'on a c'est
ce qu'on a c'est ce que donne la c'est
donne les données scientifiques
d'aujourd'hui donc il faut sortir un
petit peu de ce de cette vision
mécaniste en disant si on a pas de
modèle on peut pas faire de de d'études
dessus et donc ça puisqu'il y a pas de
modèle ça invalide tout le reste encore
une fois je suis très pragmatique il y a
des patients il y a des groupe de
patients qui bénéficient de ces
techniques et qui sont soulagés donc il
faut délimiter donc plutôt que de de
parler d'ostéopathie crânienne en
général encore une fois ça c'est un
dialogue de professionnel d'ostéopathe
ou de médecin moi je préfère parler que
de patient il y a des patients qui
bénéficient de cette technique il faut
bien le décrire et donc voilà parler
d'ostéopathie crâenne en nonatologie
parler d'ostéopathie crâenne chez les
personnes âgées qui peuvent pas être
manipulées mais ça c'est des choses que
tout le monde est capable d'entendre euh
parce que quand on est confronté à ce
type de de patient bah c'est important
d'avoir une un large éventail de de
technique donc voilà un petit peu le les
la réponse qu'on avait faite en fait
dans cette dans cet éditorial he c'est
sur la méthodologie qui est orientée
vers une vision bien particulière et
donc j'encourage les ostéopathes qui
nous regardent à peut-être il est jamais
trop tard de faire une revue de la
littérature mais qui va inclure d'autres
chose et qui va se placer non pas sur un
modèle scientifique mécaniste de cause
avez fait mais plus sur un modèle de
pratique comme nous on a on l'a proposé
avec le cadre conceptuel kinfine
c'est-à-dire il y a des patients à qui
ça va faire sens de faire cette
technique et les patients ça va pas leur
parler du tout donc on va s'adapter on
inclut ça plus sur comment est-ce qu'on
a inclus ces techniques dans un système
de croyance particulière pour des
patients particuliers qui en qui en font
la demande la la grosse le gros problème
c'est que souvent ça peut être mal
interprété ou bah on va dire bah je fais
cette technique parce que il y a eu
cette ostéopathe qui me l'a montré et
donc c'est ces arguments d'autorité
c'est pas c'est pas comme ça que je vois
je vois les choses quand on est
scientifique par définition on remet
tout en question tout le temps le savoir
c'est quelque chose qui est continu et
c'est ça l'avantage de l'Evidence space
practice c'est-à-dire qu'il y a des
modèles qui nous ont qui ont servi
temporairement à transmettre des
compétences professionnelles qu'on a
aujourd'hui et il faut remercier tous
ces anciens ostéopathes que tu as nommé
parce que s'il n'avait pas été là je
saurait même pas que ça existe la seule
chose c'est que le contexte législatif a
changé en France depuis
2014 regardez la compétence 5 on parle
on on nous oblige comme tous les autres
professionnels de santé à tenir compte
des données scientifiques actuelles pour
informer notre pratique donc on est
obligé de le faire la réglementation a
changé l'enseignement a changé les
patients ont changé les professionnels
ont changé aussi hein tu parlaé beaucoup
des réseaux sociaux euh moi il y avait
pas de réseaux sociaux quand je faisais
mes études peut-être probablement que ça
m'aurait influencé et que voilà quand on
commence à travailler on n'est pas sûr
de ce qu'on perçoit il y a quelqu'un qui
dit il faut percevoir ça mais en fait il
y a 10 sur Facebook qui vont dire euh tu
as pas le droit de le sentir parce que
c'est c'est pas prouvé par l' sens
probablement que j'aurais pas eu
forcément la même la même approche le
même le même regard et donc on doit
aussi en tenir compte en tant formateur
en tant qu'enseignant aujourd'hui en en
2023 donc ça c'est un c'est un c'est
important donc pour pour pour
synthétiser c'est vraiment toujours
contextualisé et surtout se recentrer
sur l'Evidence Based practice et donc et
surtout sur le pilier quelles sont les
attentes et les valeurs euh des patients
et à nous en tant qu'ostéopathe avec le
maximum d'outils disponibl d'un point de
vue éthique de répondre à cette demande
spécifique de nos patients voilà je vous
av Avaz dit que cette interview serait
passionnant inspirant on a abordé des
des choses assez nouvelles donc j'espère
que ça vous aura nourri en tant
qu'ostéopathe je voudrais remercier du
fond du cœur Raphaël ben pour son temps
pour cette interview de cette qualité
d'avoir intégrer ce documentaire si vous
avez des questions à poser à propos B du
documentaire ou de cette interview
n'hésitez pas les commentaires sont
ouvert j'y répondrai Raphaël pourra
aussi y répondre le petit rituel si la
vidéo vous a plu mettez un petit pouce
bleu vers le haut n'hésitez pas à vous
abonner à la chaîne monsieur clavicule
actiz la petite cloche et on se retrouve
très vite pour le 6e interview on va un
petit peu changer de registre de
thématique au sein de l'ostéopathie mais
vous allez voir ça va être super
intéressant à très vite
[Musique]
