Nouvelle-Zélande : Les trésors de l'île du Sud - Forêts primaires - Documentaire voyage - AMP

Voyages du bout du monde
94 abonnés
28 Vues de vidéo·26 juin 2024
Située aux confins du monde, la Nouvelle-Zélande est sans doute la dernière terre à avoir été colonisée par les hommes.
L’île du sud, connue des Maoris depuis près de 1.000 ans sous le nom de Te Waipounamu, « la Terre de l'Eau aux Pierres Vertes », abrite des gisements de jade, une pierre précieuse qui a façonné la culture maorie.
Plus sauvage que sa sœur du nord, l’île renferme les plus beaux paysages de la Nouvelle-Zélande avec une grande chaîne montagneuse, le Mont Cook, des champs de glace et des fjords majestueux.
NOUVELLE ZELANDE, L'ILE DE JADE
Un film de Franck Decluzet
Droits réservés Ampersand
Située dans l’hémisphère sud, la Nouvelle-Zélande
est un pays jeune et dynamique ; une terre d’aventure et de grands espaces.
Avec deux îles principales bordées par le pacifique, l’île du Sud de
la Nouvelle-Zélande est la plus sauvage. Plaines fertiles, chaînes montagneuses,
fjords profonds et forêts primaires, forment une mosaïque de paysages uniques au monde.
C’est aussi une terre fertile où l’élevage du mouton et les richesses de la terre ont su attirer
sur ses rivages, des hommes en quête de fortune. Kia ora… et bienvenue sur l’île de
Jade, … l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Grande comme l’Italie mais ne comptant pas
plus de 5 millions d’habitants la Nouvelle-Zélande est assurément un pays où l’espace ne manque pas.
Partout règne l’impression d’une vie calme et paisible.
Quant aux paysages, ils ne font qu’accentuer ce sentiment de bien-être.
Jeune nation de l’Hémisphère Sud, la Nouvelle-Zélande n’est qu’à 0 kilomètres
de la côte Est de sa grande sœur Australienne et à 0 kilomètres des glaçes du continent Antarctique.
Cet état insulaire est composé de deux îles principales séparées par le détroit de
Cook : L’île du Nord, volcanique et subtropicale ; et l’île du Sud, verte, sauvage et montagneuse.
Rejoindre l’île sud par ferry depuis Wellington sur l’île du nord, ne réclame que trois heures
de navigation. Plusieurs lignes
effectuent ce trajet quotidiennement. Après un court passage par le détroit de Cook,
connu pour ses vents puissants venant du large, les traversiers s’engagent ensuite au cœur d’un
paysage d’anciennes vallées inondées par la mer : les Marlborough Sounds.
Une région très découpée, parsemée d’îles isolées… le plus souvent inhabitées.
Après avoir accosté dans la petite ville de Picton située au fond d’un bras de mer,
il faut emprunter la route du sud pour rejoindre la côte occidentale.
L’île du Sud n’accueille qu’un quart de la population de la Nouvelle-Zélande et
la côte Ouest est la région la moins peuplée et la plus sauvage de toute.
Bordée par la Mer de Tasman qui vient le plus souvent s’y fracasser, cette côte possède
quelques sites géologiques remarquables. Véritable mille-feuille géant de roches
sédimentaires âgées de 30 millions d’années, les Pancakes Rocks de Punakaiki forment des
édifices de roches calcaires qui ont été sculptées par les vagues au cours du temps.
Située entre mer et hautes montagnes, une vaste forêt pluviale luxuriante
domine le paysage ; Elle est omniprésente et recouvre chaque versant jusqu’au littoral.
La forêt pluviale tempérée du Westland est abondamment arrosée ; il y tombe
3 mètres de précipitations par an. C’est un paradis végétal avec ses lianes,
ses épiphytes et ses fougères arborescentes qui évoquent une véritable forêt tropicale.
Proche de la mer, ce versant ouest des Alpes, accueille 57 glaciers.
Seuls deux d’entre eux, le Frantz Joseph et le Fox, se frayent un chemin à travers la forêt,
et descendent à moins de 300 mètres d’altitude.
Une belle occasion pour approcher ces deux géants de glace.
Malgré les 30 mètres de nouvelle neige enregistrée chaque année sur les sommets,
le Fox a vu son front de glace reculer de 2 kilomètres et demi en moins d’un siècle.
Le réchauffement climatique ne connaît pas de frontière et les formidables champs de glace de
Nouvelle-Zélande, seront eux-aussi largement impactés dans les prochaines décennies.
Peut-être même que peu d’entre resteront encore visibles à la fin du siècle.
Cascades et ruisseaux viennent alimenter le bassin de la rivière Fox qui rejoint la mer de Tasman.
Ces cours d’eau tumultueux sont bien connus des Maoris présents sur l’île depuis le XIIIe siècle.
Les tribus nommèrent l’île sud « Te Wai Pounamu » : littéralement la rivière aux pierres vertes.
Dans les rivières de la côte ouest, la néphrite y était traditionnellement récoltée.
Le Jade, a exercé très tôt un pouvoir d’attraction pour les premiers habitants
venus de Polynésie ; Cette pierre semi-précieuse qui ne se trouve que sur l’île sud, conserve une
place centrale au cœur de l’identité maori. C’est dans la petite ville d’Hokitika que
les ateliers de la taille du Jade sont les plus nombreux.
L’un d’eux est tenu par Steve Gwaliasi. Dans la culture maorie, on appelle le
jade « Pounamu ». Pour les maoris, c'est
une pierre très précieuse qu'ils chérissent. C'est leur « Taonga » leur trésor et on ne
trouve le Jade que sur l'île du sud. Le Pounamu permet d'établir
la paix entre les tribus. Parfois, on l'utilise pour fabriquer des Tikis,
des pendentifs, ou bien des armes traditionnelles. Le jade est une pierre très difficile à sculpter.
Sur une échelle de dureté de 1 à 10, 10 étant la dureté du diamant, le Jade atteint 6,5 de dureté .
Comme le bois il a un sens. Pour bien le sculpter vous
devez le couper dans le sens du fil, surtout pas à contrefil, sinon il cassera facilement.
Les filons de jade, de Pounamu, appartiennent à deux entités.
Une partie est exploitée par la MAFRI Corporation, le reste appartient à Ngai Tahu.
Ngai Tahu est un collectif tribal basé sur l'île du Sud.
Sur notre côte ouest, il y a deux tribus, deux « Iwis » .Nai ti Wewai ici et Makafiu au sud.
Dans son atelier, Steve ofrfe à ses visiteurs l’opportunité de réaliser
par eux-mêmes un objet en néphrite. Seule contrainte, conserver l’esprit
des coutumes locales… il serait mal venu de fabriquer un présent pour soi !
Car pour les Maoris, le pounamou naturel est un don qu’offre la terre.
Ainsi, l’objet sculpté doit à son tour être un don pour l’autre, une offrande.
S’aventurer dans le sud,
c’est pénétrer dans un monde de vallées glaçiaires et de hautes montagnes.
Nous sommes au cœur des Alpes néo-zélandaises. À vol d’oiseau, la côte ouest de l’île n’est
qu’à 30 kilomètres, mais la ligne de partage des eaux a contraint les nombreux cours d’eau,
à couler vers la côte Est pourtant distante elle, de 150 kilomètres.
C’est le cas pour la rivière Tasman, qui prend naissance au pied de la
plus grande coulée glacière du pays. Le glacier Tasman s’est acharné à creuser
et raboter la vallée dans laquelle il s’écoule.. Désormais, il fond plus vite qu’il ne se renouvèle
et un lac est apparu à ses pieds en 1973. Inexorablement, le glacier recule de 200
mètres par an et finira tôt ou tard, dilué dans les eaux du Pacifique sud.
Dominant les paysages et les hommes, la plus haute
montagne de Nouvelle-Zélande culmine à 4 mètres d’altitude.
Le sommet a vu son appellation anglaise s’enrichir du nom historique et traditionnel
maori pour officiellement donner naissance à L’Aoraki - Mont Cook.
Au départ des sentiers, un mémorial rend hommage aux montagnards et
aux guides disparus dans le massif. Les dépressions en provenance de la mer
de Tasman, rendent la météo particulièrement capricieuse dans les Alpes néo-Zélandaises.
Il faudra d’ailleurs de nombreuses tentatives pour que la plus haute
montagne du pays soit finalement vaincue. C’est le jour de Noël 1894 que les trois
néo-zélandais, Jack Clarke, Tom Fyfe et George Graham, réussissent leur ascension.
Il était temps, car les expéditions étrangères s’apprêtaient à relever le défi.
En 1947, ce sera au tour de l’alpiniste et explorateur néo-zélandais Edmund Hillary,
d’atteindre le sommet du mont Cook. Hillary et son ami Sherpa, Tensing Norgay,
seront quelques années plus tard les premiers hommes à vaincre l’Everest.
Sur la route qui relie les Alpes au Pacifique, une étape au cœur de la région du Mackenzie s’impose.
Au milieu des plus hauts massifs que compte le pays,
la région est connue pour abriter un ensemble de lacs glaciaires perchés à
700 mètres d’altitude et arborant pour la plupart, d’improbables couleurs.
Le lac Tekapo est l’un des plus grands. Sa couleur est due aux fines particules minérales,
arrachées aux montagnes environnantes par les glaciers qui alimentent le lac en eau de fonte.
Cette poussière de pierre est si fine, qu’une fois dans ses eaux,
elle demeure en suspension et contribue à faire naître ce bleu turquoise si lumineux.
Le Mont John culmine à plus de 0 mètres d’altitude.
C’est un site reconnu pour la pureté de son atmosphère,
car les masses d’air humides en provenance des côtes,
sont ici largement asséchées lorsqu’elles franchissent les massifs environnants.
Jouissant d’un micro climat, il est ainsi très fréquent que la région reste ensoleillée,
alors même que la majeure partie du pays se trouve sous les nuages.
Le bassin du Mackenzie possède ainsi le ciel nocturne le plus limpide,
le plus sombre et sans doute le plus spectaculaire de toute la Nouvelle-Zélande.
Cela explique que se soient implantés ici les observatoires aux instruments
optiques les plus performants du pays. a Au Mont John Observatory, il est
possible de venir découvrir les richesses du ciel nocturne accompagné par des guides astronomiques.
Adrien Vilquin Barrajon travaille au sein du Dark Sky Project.
Dark Sky Project organise des sessions d'observation des étoiles
en partenariat avec l'Université de Canterbury. Leaders de l'astrotourisme en Nouvelle-Zélande,
nous avons la chance d'opérer ici depuis l'observatoire du
Mont John qui est un lieu exceptionnel. L'observatoire se trouve dans la Dark
Sky Reserve « Aoraki MacKenzie ». Une zone « Dark Sky Reserve » est
un lieu où la pollution lumineuse est réduite au maximum pour conserver un
ciel nocturne aussi sombre que possible. C'est donc un endroit parfait pour les
astronomes professionnels ainsi que pour les amateurs souhaitant découvrir le ciel.
Tous les cantons alentours doivent répondre à des exigences spécifiques en termes d'éclairage
public afin de réduire au maximum la pollution lumineuse pour préserver notre paysage nocturne.
Chaque nuit, le centre accueille des visiteurs venant profiter des conditions
exceptionnelles d’observation et désireux de découvrir au plus près les instruments
optiques à la pointe de la technologie. MOA signifie : « Microlensing Observations
in Astrophysics ». Ce télescope a été
conçu pour rechercher des_exoplanètes. Une telle recherche nécessitait un télescope
particulièrement sensible à la lumière. Il a donc été conçu pour être aussi
sensible et rapide que possible. Il a un champ de vision très large
het voit donc de nombreuses étoiles en même temps, avec une sensibilité très élevée.
Les exoplanètes étant_extrêmement difficiles à trouver, presque insaisissables,
ce télescope a été conçu pour avoir la sensibilité la plus élevée possible.
Il dispose donc non seulement d'un appareil photo ultra sensible mais
aussi d'un champ de vision très large. Petit bijou d’ingénierie, le télescope
MOA est né d’une collaboration entre les chercheurs néo-zélandais et japonais.
À ce jour, l’instrument a permis aux équipes d’astronomes de détecter pas moins
d’une quarantaine d’exoplanètes… d’autres mondes lointains… qui pourraient eux_aussi, pourquoi pas,
abriter une vie au cœur de paysages aussi sauvages et envoûtants que ceux du Lac Tekapo.
Sur les rives du lac Wakatipu, la ville de Queenstown s’est bâtie dans un cadre idyllique
au beau milieu des montagnes de l’Otago Central. Petite ville charmante, c’est une station de ski
réputée dans le pays, qui se transforme en cité balnéaire durant l’été austral.
Gallois d’origine, William Gilbert Rees est considéré comme le fondateur de la ville.
La notoriété de la région s’est très vite répandue après la découverte d’or dans les rivières.
La nouvelle conduisit à un afflux massif de prospecteurs
qu’il fallut pourvoir, transporter et loger. Mais la fièvre de l’or de l’Otago ne dura pas.
Peu importe… Queenstown était née et poursuivra son développement.
Devenue une destination touristique au tournant du XXe siècle, Queenstown
se spécialise dans le tourisme du sport d’aventure, car les néo-zélandais sont
connus pour être adeptes des sensations fortes. Pour ceux tentés par les sports mécaniques,
le Jet boat basé sur une propulsion hydrojet, a été conçu dans les années 60 par un astucieux
agriculteur de la région qui cherchait à naviguer sur les rivières peu profondes.
L’eau, aspirée par une turbine, est puissamment éjectée à l'arrière du bateau.
Très vite cette embarcation à réaction a été proposée aux touristes.
Mais il y a plus intense ! Une discipline pleine de
sensations fortes, importée du Vanuatu, où les adolescents exécutent un saut dans le vide les
pieds attachés à une liane… un rituel sensé marqué leur entrée dans le monde des adultes.
Le Bungee est la formule moderne, mise au goût du jour par Alan John Hackett,
un autre néo-zélandais au cœur bien accroché.
La première commercialisation de se sport plutôt vertigineux a eu lieu ici, au pont de Kawarauah.
Et si vous avez déjà entendu parler de Bungee, alors le pont de Kawarau en est la mecque.
Surplombant les gorges de ses 43 mètres, c’est un lieu unique et amusant.
Enfin… pour peu que l’on se décide à sauter ! Le lac Wakatipu est le vestige
d’un ancien glacier. Ses eaux d’un bleu émeraude
proviennent des sommets à l’amont de la Dart River ; véritable château d’eau pour toute la région.
Un bateau à vapeur, le TSS Earnslaw, permet depuis plus d’un siècle de naviguer sur
le lac et de relier entre elles les communautés implantées sur ses rives.
Rénové en 1986, l’élégante embarcation a accueillie à son bord la reine Élisabeth II
d’Angleterre et le prince Philip pour une croisière royale sur les eaux du lac.
C’est le capitaine Ryan Hodges, petit fils des proriétaires, qui est aux commandes du navire.
L’Earnslaw est un bateau à vapeur historique. Il a été commandé par les chemins de fer
néo-zélandais en 1910 pour fournir une extension du réseau ferroviaire et desservir les différentes
villes le long des rives du lac Wakatipu . Il a été préfabriqué à Dunedin
pour 0 livres de l’époque. Puis_il a été emmené par chemin de fer à Kingston
et réassemblé ici pour être lancé en 1912. Naviguer sur le lac est sommes toute facile
lorsque la météo est calme, mais quand le vent se lève, cela peut être assez difficile.
Surtout avec le système télégraphique et sans contrôle direct des moteurs.
On est dépendant de l'envoi du message à l'équipe de la salle des machines.
Ça ajoute une autre difficulté à la manipulation du bateau avec laquelle
on doit se familiariser. L'Earnslaw a toujours
ses moteurs et ses chaudières d’origine. Ce sont des chaudières à charbon de locomotive.
Elles produisent de la vapeur pour alimenter les deux moteurs à triple extension.
Huit de ces moteurs à vapeur marchent_à environ 300 chevaux et tournent à 140 tours par minute.
Ce qui nous donne une belle vitesse de croisière de presque 12 nœuds.
C'est donc assez exceptionnel.
Sur l’autre rive du lac se trouve le domaine de Walter Peak et la ferme où Asher Buckingham
présente son travail de berger. Mais les véritables vedettes
se sont ses chiens, qui font preuve d’une redoutable efficacité pour diriger les moutons.
Aujourd'hui, j'ai deux chiens avec moi. Là-bas derrière moi, il y a Ace.
C'est ce qu'on appelle un chien de troupeau. C'est une espèce dérivée du border
collie classique que l'on a légèrement adapté au climat et au relief
de la Nouvelle-Zélande. Ces chiens font_un travail
très similaire à celui du border collie. Ils rassemblent les moutons pour les diriger vers
le berger en les traquant pour les orienter. Et ici j'ai Lear.
Ce chien est un Huntaway. Les Huntaway sont élevés ici
en Nouvelle-Zélande pour leur voix qui porte. Ils repoussent et orientent le troupeau grâce
à un aboiement puissant, et peuvent vraiment faire bouger les choses et mettre beaucoup
de pression sur de grands troupeaux lorsque vous travaillez sur un terrain de montagne.
Ce sont les deux races principales que nous avons ici en Nouvelle-Zélande.
Si la race de mouton Romney est la plus présente en Nouvelle-Zélande,
la laine du Merinos elle, est aussi réputée. C'est du mérinos naturel, après qu'il a été cardé.
Cela fait beaucoup de filage, car toute cette laine a été filée à la main.
Ce sont les Britanniques qui introduisent le mouton en Nouvelle-Zélande au 18e siècle.
Vers 1860, le pays comptait déjà plus d’un million de têtes.
On en dénombre 28 millions aujourd’hui. Cela place la Nouvelle-Zélande au rang
des premiers exportateurs de viande ovine. Au tournant du XIXe siècle, la Nouvelle-Zélande
jeune pays d’immigration, connaît une ferveur aussi intense qu’éphémère pour le métal jaune.
De l’or est découvert dans les rivières de l’Otago central.
Aussitôt la nouvelle se répand et lance une improbable ruée de
prospecteurs bien déterminés à faire fortune. Plus de 10 mineurs prendront part à l’aventure.
La petite ville minière d’Arrowtown naît après la découverte en 1862,
de pépites d’or dans la rivière Arrow. Mais la fièvre retomba et Arrowtown
failli tomber dans l’oubli comme d’autres villages de la région désormais abandonnés.
C’est aujourd’hui un village pittoresque, l’un des mieux réhabilités avec plus de
60 bâtiments d’époque comme sur Buckingham Street, la principale
rue commerçante. ,
À l’extrême sud de l’île du sud, la route permet d’accéder à la région du Fiorland,
majestieuse et sauvage, quasiment inhabitée.
Avec pas moins de 300 jours de pluie par an cumulant 7 mètres d’eau,
le Fiorland est considéré comme l’un des endroits les plus humides sur terre.
Cette forêt pluviale tempérée à la particularité d’héberger des espèces uniques …et remarquables.
Au cœur de ce territoire, ses cris trahissent la présence du Nestor superbe.
. Ce perroquet endémique de Nouvelle-Zélande,
n’éprouve guère la crainte des hommes. Cette attitude surprenante s’explique aisément.
En évoluant à l’écart du monde et sans réels prédateurs dans leur milieu,
les oiseaux de Nouvelle-Zélande n’ont pas eu besoin de développer de réflexes de méfiance.
Certains d’entre eux, ayant même perdu l’usage de leurs ailes.
L’oiseau le plus mythique de Nouvelle-Zélande, l’animal symbole de tout un peuple,
peut aussi y être observé. De la taille d’une poule et pesant
2 kilos et demi, ce kiwi a passé la journée au repos dans une cavité et a attendu la nuit
noire pour sortir à la recherche de nourriture. Grâce à un odorat très développé, c’est avec
son bec qu’il sonde le sol et localise les petites proies dont il se nourrit.
En Nouvelle-Zélande on est fier de cet oiseau national ! Unique au monde,
l’animal possède en outre la réputation d’être déterminé et très courageux.
Et si paradoxalement peu de Néo-Zélandais ont eu la chance d’observer ainsi l’oiseau dans
son milieu naturel, chacun au pays reste un fervent défenseur du kiwi,
car il représente à merveille toute la singularité des îles de Nouvelle-Zélande.
De retour sur la côte Pacifique, la ville de Dunedin est la capitale de l’Otago.
Cité fondée par des colons écossais en 1848, elle affiche clairement ses origines.
Surnommée « l’Edimbourg du Sud », ses habitants se plaisent à entretenir son particularisme.
Autour de la statue du poète écossais Robert Burns, l’hôtel de ville et la cathédrale
Saint Paul témoignent de la forte volonté des premiers colons à recréer à l’autre
bout du monde, l’univers connu et rassurant qu’ils venaient de quitter.
En centre-ville, les bâtiments comme le palais de justice, affichent un étonnant style architectural
basé sur des éléments néogothiques seigneuriaux écossais, empruntés aux châteaux médiévaux.
Mais l’édifice le plus emblématique de cette cité tranquille, demeure la gare ferroviaire construite
en 1906 dans le plus pur style victorien. Cette gare, est un véritable musée,
ouvert aux visiteurs mais encore en fonction. Il est possible d’y emprunter l’unique
ligne en service pour une découverte de l’arrière pays à bord de wagons d’époque.
Dunedin est la porte d’entrée de la péninsule d’Otago, région maritime et espace naturel
accueillant une faune assez exceptionnelle. Au sud de la péninsule, la plage de Sandfly
bay porte les dunes les plus hautes du pays. S’élevant à plus de 100 mètres au-dessus du rivage
elles sont le résultat de l’action des vents puissants soufflant du large.
Les tribus maories installées dans la péninsule, ont vu arriver les premiers navires européens et
leur cohorte de chasseurs à la recherche des otaries et des baleines qu’ils convoitaient.
Ces espèces sont aujourd’hui protégées et les plages de la péninsule sont connues
pour abriter des lions de mer. De la même famille que les
otaries à fourrure les lions de mer sont d’un tout autre gabarit… plutôt du genre poids lourds !
La cohabitation avec les hommes est habituellement tranquille,
mais mieux vaut garder ses distances, car un lion de mer brusquement réveillé,
peut devenir de très mauvaise humeur ! Les néo-zélandais le savent… les
touristes un peu moins. Un mâle adulte pouvant atteindre 300 kilos, on peut aisément imaginer
les risques encourus sous l’une de ses charges. Garder ses distances semble donc plus prudent.
C’est par la route de Portobello, que l’on se dirige vers la pointe nord de la péninsule.
Il faut savoir lever le pied et profiter des paysages.
D’ailleurs les signalisations routières invitent à la prudence.
La route longe la baie d’Otago Harbourg, un port naturel parfaitement protégé des
vents dont les eaux poissonneuses sont une manne pour des milliers d’oiseaux de mer.
C’est à la fin de la route de la péninsule, que se trouve le Royal Albatross Centre,
situé sur l’unique site continental abritant une colonie d’Albatros.
Accompagné d’ornithologues, ses oiseaux de haute mer sont ici facilement observables.
Une occasion rare pour découvrir de près ces animaux mythiques des mers du sud.
Julien Arriaga, passionné par la vie sauvage, est guide naturaliste.
Le Royal Albatross Centre est une institution touristique.
Nous accueillons des visiteurs du monde entier a qui nous permettons
d'observer la zone de nidification des albatros. Sachant que le site de Taïaroa Head est la seule
colonie continentale d'Albatros au monde. L'Albatros royal du Nord fait partie des
grands_albatros qui sont les plus grands oiseaux volants du monde.
Ils mesurent environ 3 mètres d’envergure et ont une longue espérance de vie,
d'environ 25 ans en moyenne. Cela dit, grâce au baguage
des oiseaux que nous réalisons ici, nous savons que l'un d'eux a dépassé les 60 ans.
L'une des raisons pour lesquelles l'albatros s'est installé ici,
est étonnamment due à l'arrivée de l’homme. Tout d'abord, avec l'arrivée des maoris qui
ont construit un village fortifié au sommet de la colline et ont commencé à défricher les terres.
Plus tard à la fin du 19e siècle, les Européens arrivent et construisent des fortifications et
petit à petit tracent des pistes et des routes offrant ainsi aux albatros
de nombreux endroits pour faire un nid. Ainsi, ces zones plates couvertes d’herbe
et dépourvues d’arbres, sont idéales pour que l'Albatros construise un nid,
ponde un œuf et élève son poussin. Le Centre est aussi connu pour
l’observation d’une autre espèce d’oiseau présente en grand nombre sur les côtes néo-zélandaises.
La star du soir n’est autre que le manchot pygmée , le plus petit manchot du monde.
À l’époque de la reproduction, les adultes qui ont passé la journée en mer à s’alimenter,
regagnent la terre ferme à la nuit tombée pour rejoindre les terriers et nourrir
leur unique petit de poissons et de calamars. C’est à ce moment-là que le spectacle commence.
Aujourd’hui les manchots pygmées sont mauvaise posture.
La perte de leur habitat est dû en partie au développement urbain qui
empiète sur ses zones de reproduction.
Heureusement, les actions menées par le Royal Albatross Centre,
sensibilisent largement le public et œuvrent à la préservation de cette espèce fragile.
La route traverse des contrées de plus en plus sauvages.
Sur une plage proche de Moeraki, s’observent, alignées et comme posées sur le sable,
des formations géologiques originales, des roches sphériques : les Boulders de Moeraki.
De quelques dizaines de centimètres à près de 3 mètres de diamètre,
ces roches sont uniques au monde. Elles ont bien sûr alimenté les légendes maoris.
Et les hypothèses les plus farfelues ont aussi été formulées pour expliquer leur origine, décrivant
tour à tour des œufs pondus par des dinosaures inconnus ou déposés par des extraterrestres.
Mais la réalité est toute autre et comme à chaque fois un peu moins poétique.
Mais elle a le mérite de nous remettre les pieds sur terre.
Ces sphères seraient nées un peu à la manière d’une perle dans une huître, autour d’un noyau.
Ces concrétions ont ensuite émergé au grand jour à la faveur de l’érosion.
L’oxyde de fer étant quand à lui, à l’origine des couleurs vives apparaissant au cœur des boulders.
En poursuivant le long de la côte Est, apparaît la péninsule de Bank’s.
Cette presqu’île s’est formée il y a plusieurs millions d’années,
suite à l’apparition de deux supers volcans massifs.
Depuis longtemps éteints, l’érosion a œuvré et a largement redessiné ce massif volcanique.
C’est à l’explorateur et cartographe James Cook, que l’on doit la première
description du site en 1770. Toutefois, une erreur
d’appréciation lui fit penser à une île. Le célèbre capitaine anglais n’aura jamais
connaissance de cette erreur, l’une des rares qu’il commettra, en cartographiant
l’ensemble des côtes néo-zélandaises pour le compte de la couronne d’Angleterre.
Ces massifs de collines déboisées et couverts de pâturages, surplombent la mer, alors qu’une
multitude de baies s’y engouffrent profondément. C’est dans la Baie d’Akaora, que se situe le plus
français de villages de Nouvelle-Zélande. Akaroa a trouvé sa place dans
les circuits touristiques. Près de 4 millions de visiteurs
se rendent chaque année en Nouvelle-Zélande et les 600 habitants de ce paisible village,
tirent profit de la saison estivale. Quel contraste avec les années 1830,
où l’île sud n’était peuplée que par les tribus maories et où les chasseurs
de baleines n’osaient à peine débarquer sur ses rivages qu’ils jugeaient alors dangereux.
Mais en 1838, un français ambitieux du nom de Jean-François Langlois,
jeune Capitaine de baleinière, négocia l’achat de la péninsule avec les tribus maories locales.
Le français avait dans l’idée de coloniser la région et sans doute plus largement toute
l’île Sud de la Nouvelle-Zélande où les anglais n’étaient pas encore présents.
À l’issue des tractations Langlois rejoint l’Europe afin de réunir les
fonds nécessaires à son projet. Ce qu’il réussit en partie,
grâce à l’aide de l’état français. De retour en août 1840 à la tête d’une
petite expédition appuyée par un navire de guerre, Langlois pense lancer la colonisation française de
ces terres du bout du monde. Trop tard !
L’union Jack flotte sur l’île ! Car depuis le 6 février 1840 et la signature du
Traité de Waitangi entre la couronne britannique et les chefs tribaux maoris, l’ensemble des terres
est officiellement sous domination anglaise. Les 53 passagers qui ont pris part à l’aventure,
sont toutefois autorisés à débarquer et Akaroa demeurera l’unique et éphémère témoin de la
présence française de Nouvelle-Zélande. CHRISTCHURCH CAPITALE DU SUD
Plus grande ville de l’île du Sud, Christchurch se situe en bordure de la péninsule de Bank’s.
Les origines de la citée remontent à 1850. Cette année-là, 800 pèlerins anglais débarquèrent
pour construire de toute pièce une nouvelle ville autour d’une cathédrale et d’une université,
bâtie sur le principe du Christ Church Collège à Oxford, dans leur Angleterre natale.
L’architecture néo-gothique transparaît dans l’ancienne Université de Canterbury.
Cet ensemble de 22 bâtiments, véritablement remarquables, date de 1878.
Après le déménagement de l’université, le Christchurch Arts Centre y prendra place
avec ses salles d’exposition et son théâtre. La seconde pièce néo-gothique majeure de
la ville, était sa cathédrale anglicane. L’édifice aujourd’hui en partie effondré,
témoigne de la tragédie qu’à vécu Christchurch le 22 février 2011.
À 12h51, un séisme d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle de Richter,
ébranla la ville et toute sa région. Suite à cette secousse sismique et à
la réplique qui eut lieu 13 minutes plus tard, on dénombra 185 victimes et plus de 0 blessés.
Située sur la ceinture de feu, la Nouvelle-Zélande est à la jonction des plaques tectoniques
australienne et du pacifique. Pas moins de 10 secousses y sont
enregistrées chaque année, mais fort heureusement bien moins destructrice.
Si les stigmates de la catastrophe sont encore bien visibles en centre ville, Christchurch a
entrepris sa reconstruction avec de nouveaux bâtiments répondant aux normes parasismiques.
La ligne de tramway datant de 1905, a repris du service et propose à
nouveau son circuit en centre-ville. Un premier arrêt dans la rue piétonne
de New Regent street, permet de profiter des restaurants et des terrasses de café aux pieds
des maisons colorées de style Mission espagnole. Inaugurée en 1932, la rue est un site classée.
À l’ouest du centre, on rejoint le Hagley Park. Cet espace public s‘étend sur 250 hectares ce
qui en fait le troisième plus grand parc au monde après Central Park de New-York
et Hyde Park à Londres ; Christchurch mérite donc amplement son surnom de ville verte.
Au cœur du parc se trouve le jardin botanique de la ville, fondé en 1863.
Plus de 10 plantes, arbres et arbustes provenant des quatre coins du monde sont
répartis sur plus de 30 hectares. Face à la grande serre Cunningham,
se trouvent le Jardin de Roses et sa remarquable collection d’hybrides et de cultivars.
C’est la première roseraie du pays, créée en 1909.
250 variétés de roses y sont cultivées comme l’Absolutely Fabulous ou la Paddy Stephens.
En bordure du jardin, un fleuve au cours tranquille traverse le Park Hagley et la ville de
Christchurch avant de rejoindre l’océan Pacifique. La rivière Avon offre une pittoresque promenade.
On embarque à bord d’un Punt traditionnel, une barque à fond plat que des canotiers
en costume édouardien propulsent avec agilité à l’aide d’une longue perche.
Comment s’imaginer au cœur de la troisième plus grande ville de Nouvelle-Zélande
et de ses 350 habitants ? La petite flottille de Punt,
assure la navigation depuis 1882. Une expérience pleine de charme qui
a su perdurer à travers les époques. La croisière se termine aux
hangars à bateaux d’Antigua. Ces bâtiments historiques forment avec les
promenades en barques, un véritable musée vivant. Plus que n’importe où ailleurs dans le monde,
l’océan, la terre et le ciel se conjuguent à la perfection dans l’île du Sud de la
Nouvelle-Zélande et en font une destination idéale pour les amoureux de la nature.
